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Mali: trois soldats français tués

L’Elysée annonce que trois soldats de la force anti-djihadiste Barkhane ont perdu la vie au cours de la journée, lors d’une opération militaire menée au Mali. Florence Parly, ministre des Armées, a fait part dans un communiqué de son « émotion » et sa « profonde tristesse » à la suite des décès du brigadier-chef Tanerii Mauri, du chasseur de première classe Dorian Issakhanian, et du chasseur de première classe Quentin Pauchet du 1er régiment de chasseurs de Thierville-sur-Meuse.

« Le matin du 28 décembre, au cours d’une mission dans la région d’Hombori au sud du Mali, leur véhicule a explosé au contact d’un engin explosif improvisé », relate le communiqué du ministère, évoquant une « mission essentielle à la lutte contre le terrorisme au Sahel […] dont les progrès mettent progressivement le Mali en situation d’assumer sa propre sécurité ».

Les trois hommes sont « morts dans l’accomplissement de leur devoir, alors qu’ils étaient engagés dans une zone où des groupes terroristes attaquent les populations civiles et menacent la stabilité régionale, tout comme notre propre sécurité », salue aussi le ministère. Florence Parly a souhaité rendre « hommage à la force de leur engagement qui fait honneur à la pugnacité et au courage des chasseurs de Conti Cavalerie » et « présente ses sincères condoléances à leurs familles, à leurs proches, à leurs frères d’armes ».

Lugano: l’attaque au couteau

Une femme âgée de 28 ans a été arrêtée et placée en garde à vue le 24 novembre à Lugano, en Suisse, après avoir tenté d’étrangler une autre femme et blessé une seconde à la gorge avec un couteau à lame dentée, a annoncé le procureur général de la Confédération, qui a dit soupçonner un mobile terroriste.

“Le 24.11.2020, un #attentat à motivation présumément #terroriste a été perpétré contre plusieurs personnes dans un grand magasin de #Lugano. Le ministère public de la Confédération a ouvert une procédure pénale”, a déclaré de son côté la police fédérale sur Twitter.

Une des victimes présente des blessures sérieuses mais ses jours ne sont pas en danger, la deuxième victime n’est que légèrement blessée, a indiqué la police du canton du Tessin.

“Une personne de nationalité suisse a été interpellée et a été placée en garde à vue (…) et le ministère public de la Confédération a ouvert une information judiciaire à son encontre”, a précisé le parquet dans son communiqué.

La Suisse estime compter des centaines de résidents représentant une menace potentielle ou ayant voyagé dans des zones de guerre.

Barkhane: opération contre des djihadistes

L’opération s’est déroulée le 6 novembre, à proximité d’In Tillit, à 80 km au sud de Gao, dans le nord du Mali. Comme le rapporte Le Parisien, l’état-major de l’armée française a annoncé une nouvelle opération de la force Barkhane contre des djihadistes liés à Al-Qaïda.

Selon les précisions du colonel Frédéric Barbry, porte-parole de l’état-major, un groupe de combattants a été repéré et frappé par un drone, avant qu’intervienne une trentaine de soldats appartenant au commando Montagne appuyés par deux hélicoptères d’attaque Tigre.

Le groupe de combattants a été repéré et frappé par un drone, avant qu’intervienne une trentaine de soldats appartenant au commando Montagne appuyés par deux hélicoptères d’attaque Tigre. L’opération s’est achevée au milieu de la nuit. L’armée française ne déplore aucun blessé et a fait deux prisonniers, sur lesquels aucun détail n’a été communiqué.

L’armée française ne déplore aucun blessé et a fait deux prisonniers, sur lesquels aucun détail n’a été communiqué.

Kadyrov accuse Macron de forcer le terrorisme

Le président de Tchétchénie (Russie) Ramzan Kadirov, a accusé Emmanuel Macron d’inspirer les “terroristes” en justifiant la publication de caricatures de Mahomet par le droit à la liberté d’expression.

“Vous forcez des gens à devenir terroristes, (…) en ne leur laissant pas le choix, en créant les conditions pour faire grandir l’extrémisme dans la tête des jeunes”, a écrit Ramzan Kadirov dans un message posté sur le réseau social Instagram en s’adressant à Emmanuel Macron. “Vous pouvez carrément vous présenter comme le leader et l’inspiration du terrorisme dans votre pays.”

“Ces mots sont bien la preuve des provocations que le président de la République dénonce. Nous ne nous laissons pas intimider et mettons en garde ceux qui attisent la haine – ce qui est inacceptable dans le cas de Kadirov”, a réagi l’Elysée.

Ramzan Kadirov, ancien rebelle djihadiste pendant les guerres de Tchétchénie (1994 – date du déclenchement de l’offensive militaire russe – à 1996) des années 1990 devenu président avec l’appui du Kremlin et personnellement le président Poutine, a minimisé le fait que l’assassin de Samuel Paty, un professeur de collège tué et décapité le 16 octobre dernier près de son collège de Conflans-Sainte-Honorine en région parisienne, soit un réfugié d’origine tchétchène, déclarant qu’il avait grandi en France.

Lors d’un hommage national rendu à l’enseignant la semaine dernière à la Sorbonne, Emmanuel Macron a déclaré que la France ne renoncerait pas aux caricatures, y compris celles de Mahomet, déclenchant la colère d’une partie de la communauté musulmane.

N.Karabakh: Stepanakert sous la frappe

Les combats entre Arméniens et Azerbaïdjanais pour le Nagorny Karabakh faisaient toujours rag de nouvelles frappes azerbaïdjanaises ayant touché la principale ville de la région séparatiste et Bakou répétant sa détermination, même si Erevan a entrouvert la porte d’une médiation.

Parallèlement, la France a accusé la Turquie d’envenimer la situation en envoyant, selon elle, des « jihadistes » de Syrie pour combattre avec les Azerbaïdjanais. Des accusations démenties par Bakou et qu’Ankara n’a pas officiellement commenté.

Mais selon les décomptes de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), au moins 28 combattants pro-Ankara ont péri depuis le début des hostilités.

Vladimir Poutine, sans accuser directement la Turquie, a exprimé pour la première fois sa « profonde préoccupation » quant à leur présence supposée au Karabakh, lors d’un entretien avec le Premier ministre arménien Nikol Pachinian.

Témoignant de la recrudescence des combats, Stepanakert, 50.000 habitants environ, a été de nouveau touchée par des frappes dans la soirée, forçant les habitants à se réfugier dans les caves ou des abris, selon un correspondant de l’AFP.

Un responsable séparatiste, Grigori Martyrossian, a assuré aux journalistes que « des bâtiments publics, résidentiels et des infrastructures » ont été endommagés, ajoutant toutefois qu’il n’était pas question d’évacuer la ville.

Un autre haut-représentant du Nagorny Karabakh, Artak Beglarian, a précisé à la presse que « pour la première fois, Stepanakert a été touchée par des systèmes de missiles lourds » et fait état de dix blessés dans la ville.

Dans un communiqué, la diplomatie arménienne a amorcé le 2 octobre une timide ouverture, se disant prête à « s’engager » avec les trois pays chargés de la médiation, France, Etats-Unis et Russie, pour « rétablir un cessez-le-feu ».

Mais au sixième jour des affrontements, les hostilités n’ont qu’une issue selon Bakou: le retrait arménien du Nagorny Karabakh, région azerbaïdjanaise majoritairement peuplée d’Arméniens et qui a fait sécession à la chute de l’URSS.

« Si l’Arménie veut voir la fin de cette escalade, (…) l’Arménie doit mettre fin à l’occupation », a déclaré à la presse Hikmet Hajiyev, conseiller de la présidence azerbaïdjanaise.