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Otan-Russie: une réunion le 12 janvier

Le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, a décidé de convoquer une réunion du Conseil Otan-Russie le 12 janvier 2022 en sa qualité de président de cette instance de dialogue entre les anciens ennemis de la Guerre froide mise en veilleuse depuis des années, en raison des tensions accrues entre Moscou et l’Occident, a indiqué dimanche un responsable de l’Alliance atlantique.

« Nous sommes en contact avec la Russie à propos de cette réunion », a-t-il affirmé à l’agence Belga.

Le Conseil de l’Atlantique nord (CAN, qui rassemble les trente Etats-membres de l’Otan) s’était déclaré le 16 décembre « prêt à avoir un dialogue substantiel avec la Russie » en dépit des tensions sans précédent avec Moscou. Et jeudi, l’Union européenne et l’Otan ont réaffirmé leur soutien à l’Ukraine, menacée par un renforcement des capacités militaires de la Russie, un pays voisin avec lequel elle est en conflit depuis 2014.

Les alliés avaient une nouvelle fois demandé « comme nous le faisons depuis longtemps », précisait le communiqué – la tenue d’une réunion du Conseil Otan-Russie, dans un avenir proche.

« Nous sommes au fait des propositions que la Russie a présentées récemment au sujet de la sécurité européenne », avaient indiqué les membres de l’Otan.

La Russie a récemment présenté deux projets de traités pour bannir tout élargissement de l’Alliance atlantique, notamment à l’Ukraine, et mettre fin aux activités militaires occidentales à proximité des frontières russes. Selon Moscou, il s’agit du seul moyen de juguler l’aggravation des tensions.

« Il est clair que tout dialogue avec la Russie doit reposer sur la réciprocité, aborder les préoccupations de l’Otan concernant les actions de ce pays, être fondé sur les principes fondamentaux et les documents qui forment le socle de la sécurité européenne, et se dérouler en consultation avec les partenaires européens de l’Otan. Nous sommes prêts, si la Russie ?uvre concrètement à la réduction des tensions, à travailler au renforcement des mesures de confiance », avait répondu l’Alliance en rappelant son caractère défensif.

Pour les alliés, l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) « est aussi une enceinte pertinente dans ce contexte ».

La dernière réunion du COR remonte au 5 juillet 2019.

Le 12 janvier, l’Otan réunira également pour deux jours son Comité militaire, la plus haute autorité militaire de l’Alliance atlantique, rassemblant à son siège bruxellois les chefs d’état-major des armées alliées..

OTAN condamne le tir de missile russe

Le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, a dénoncé mardi, le 16 novembre, à Bruxelles comme « un acte irresponsable » la destruction d’un satellite en orbite par l’armée russe.

Cette destruction a généré de nombreux débris – plus de 1.500, selon Washington -, créant « un risque pour la station spatiale internationale (ISS) mais aussi pour la station chinoise », a déclaré M. Stoltenberg à la presse.

Les Etats-Unis avaient condamné dès lundi ce tir de missile antisatellite comme « dangereux et irresponsable ».

La Russie a reconnu mardi, le 16 novembre, avoir effectué un tir d’essai contre l’un de ses vieux satellites en orbite, confirmant les accusations de Washington, mais soutenant que cela n’avait posé aucun risque pour l’ISS.

M. Stoltenberg a également estimé que cette destruction était « une source d’inquiétude », car « elle démontre que la Russie développe actuellement de nouveaux systèmes d’armement qui peuvent détruire des satellites ainsi que des capacités spatiales utilisées pour des infrastructures de base sur terre, comme des communications, la navigation ou des systèmes d’alerte de tir de missiles ».

Cette destruction a eu pour conséquence directe de menacer la sécurité des astronautes à bord de l’ISS, selon Washington, et relancé les craintes de voir l’espace se transformer en un champ de bataille entre les grandes puissances.

Sommet de Londres – l’OTAN 70 ans

En dépit de leurs désaccords persistants, les dirigeants des pays membres de l’Otan ont adopté lors d’un sommet à Londres, une déclaration commune dans laquelle ils réaffirment leur “solidarité, unité et cohésion” et ouvrent la voie à une réflexion sur la stratégie de l’organisation, réclamée par certains de ses membres.

https://twitter.com/reuters/status/1202292735283257345?s=21

La solidarité, l’unité et la cohésion sont des principes fondamentaux de notre Alliance”, peut-on lire dans cette déclaration à l’issue du sommet de Watford, dans la banlieue de la capitale britannique, à l’occasion des 70 ans de l’Otan. 

https://twitter.com/jensstoltenberg/status/1201820085062688768?s=21

“Alors que nous oeuvrons ensemble à prévenir les conflits et à préserver la paix, l’Otan reste le fondement de notre défense collective et le forum essentiel pour les consultations et la prise de décision en matière de sécurité entre Alliés”, ajoutent les dirigeants des 29 Etats membres.

Au-delà des critiques du président américain qui l’a par le passé qualifiée d’”obsolète”, l’alliance est depuis quelques mois devenue la caisse de résonance des dissensions entre alliés, dont certains ont déploré l’absence de concertation au moment de l’offensive turque dans le Nord-Est syrien début octobre. 

Macron a reçu Stoltenberg à l’Elysée

Emmanuel Macron a reçu le 28 novembre à l’Elysée le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, trois semaines après ses propos sur la “mort cérébrale” de l’Alliance. Un entretien qu’il a dit “assumer totalement” lors d’une conférence de presse au côté de Jens Stoltenberg : “Il fallait peut-être un ‘wake-up call’, il a été donné, je m’en félicite.”

En bousculant l’Alliance, qui se réunit le 3 et 4 décembre à Londres pour le sommet de ses 70 ans, le président français entend nourrir un débat sur ses orientations stratégiques. La lutte antiterroriste au Sahel se mesure à cette aune selon
lui.

Pour Emmanuel Macron, l’avenir de l’Otan impose une “clarification sur notre ennemi commun. Le terrorisme qui a frappé chacun de nos pays : c’est contre les groupes terroristes que les militaires français se battent au Sahel.”

“L’engagement de la France au Sahel”, a-t-il souligné, “se fait au service de notre sécurité collective : c’est cela agir pour la sécurité de ses alliés, être à la hauteur de ses responsabilités militaires et opérationnelles”.

“Proclamer son attachement à la sécurité collective ne suffit pas, il se démontre. Une véritable Alliance, ce sont des actes, ce sont des décisions, pas des mots”, a-t-il souligné.

Dans une vive réplique aux Etats-Unis, notamment, qui réclament un meilleur “partage du fardeau” financier au sein de l’Otan, Emmanuel Macron a invité ses détracteurs à assister lundi à l’hommage national en l’honneur des 13 militaires, aux Invalides à Paris.

Si certains veulent voir ce qu’ils appellent le ‘cost-sharing’, ils peuvent venir le 2 décembre aux cérémonies que la France organisera, ils en verront le prix”, a-t-il asséné.

l’Initiative européenne d’intervention a débuté aux Champs-Elysées

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker et le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, figuraient parmi les 11 invités européens du président français. Ils sont conviés à déjeuner à l’Elysée.

Le défilé à pied avait débuté avec les emblèmes des dix pays participant à l’Initiative européenne d’intervention (IEI), née il y a un an sous l’impulsion du président Macron: France, Belgique, Royaume-Uni, Allemagne, Danemark, Pays-Bas, Estonie, Espagne, Portugal et Finlande. LIEI a pour ambition de favoriser une “culture stratégique commune” en Europe en vue d’engagements conjoints pour divers scénarios d’intervention – opération militaire ou catastrophe naturelle par exemple.

Le défilé aérien, ouvert par l’emblématique panache de fumigènes bleu-blanc-rouge de la Patrouille de France, intégrait notamment un avion de transport A400M allemand et un C130 espagnol.

Le chef de l’Etat a passé en revue les troupes sur l’avenue des Champs-Elysées avant de rejoindre la tribune officielle pour suivre le défilé militaire.

 

 

L’OTAN et futur de la sécurité

L’Otan s’attend à une hausse des dépenses de défense des pays alliés européens et canadien de 3,8% pour l’année 2018, a fait savoir jeudi (7/06/2017) le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, au terme de la première journée de rencontre des ministres de la Défense de l’Alliance. « Au cours des quatre dernières années, les alliés européens et du Canada ont augmenté leurs dépenses de défense à hauteur de 87 milliards de dollars », selon les premières estimations révélées par le chef de l’Otan.

Le ministre américain de la Défense Jim Mattis, arrivé mercredi soir à Bruxelles, va tenter de rassurer les alliés: « Les guerres commerciales ont un effet sur les relations sécuritaires », a-t-il reconnu dans l’avion le conduisant à Bruxelles.

« Mais à l’heure actuelle, ce n’est pas ce que je constate et je pense qu’il est encore prématuré d’appeler ça une guerre commerciale parce que (…) les choses vont évoluer », a-t-il prédit.