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Jean-Marie Le Pen: le RN ‘trop timide’

Quelques mois après leur arrivée massive à l’Assemblée nationale, les 89 députés du Rassemblement national tentent de faire leur place. Mais comme il l’a confié au Journal du dimanche le 27 août, leur présence serait trop timide pour Jean-Marie Le Pen. « Il y a une certaine absence médiatique du RN (…) Je les trouve silencieux. Ils doivent réagir », a-t-il déclaré au sujet du parti. Avant de poursuivre : « Lorsqu’on fait référence à la droite, on entend parler en permanence des Républicains mais jamais du RN. ». L’ancien président du Front national a souhaité donner un conseil au Rassemblement national : « La position raisonnable, c’est d’être agressif à l’égard du pouvoir », a lancé Jean-Marie Le Pen, qui estime que les députés doivent s’imposer pour mettre la macronie en difficulté.

Enfin, le père de Marine Le Pen s’est aussi exprimé sur l’élection du prochain président du parti, qui se tiendra en novembre prochain. « Je ne suis ni dans sa tête ni dans son cœur », a réagi Jean-Marie Le Pen au fait que sa fille ne soit pas candidate. Deux hommes s’affronteront pour briguer la présidence du RN : il s’agit de l’actuel président par intérim Jordan Bardella, et du maire de Perpignan et ex-compagnon de Marine Le Pen, Louis Aliot. « Je ne soutiendrai personne (…) Je n’ai pas de préférence », a confié Jean-Marie Le Pen.  Enfin, ce dernier a fait part de son espoir de voir le Rassemblement national s’emparer de l’Elysée en 2027, que ce soit grâce à Marine Le Pen, ou peut-être même Jordan Bardella.

PMA pour toutes les femmes

Le gouvernement a ouvert la voie à la première grande réforme sociétale du mandat d’Emmanuel Macron, un projet de loi sur la bioéthique qui aborde de nombreux sujets sensibles, à commencer par la procréation médicalement assistée (PMA) appelée à être étendue à toutes les femmes.

Ce texte à haute valeur symbolique, promis par le chef de l’Etat durant la campagne présidentielle mais plusieurs fois reporté, a été présenté en conseil des ministres.

C’est le point de départ du parcours législatif d’un projet défendu par les ministres Agnès Buzyn (Santé), Nicole Belloubet (Justice) et Frédérique Vidal (Recherche), qui sera examiné fin septembre en séance publique à l’Assemblée nationale puis au Sénat, avant une promulgation “fin du premier trimestre 2020”.

Nous avons recherché un équilibre entre ce que propose la science, ce que demande la société, et les valeurs éthiques de dignité et de solidarité”, a souligné Agnès Buzyn.

“Nous souhaitons porter cette loi de façon apaisée en prenant soin de respecter toutes les opinions parce que nous ne souhaitons absolument pas diviser la société”, a-t-elle ajouté lors d’une conférence de presse. “Nous pensons qu’il y a une maturation de la société sur ces questions-là (…) et que ce (la PMA pour toutes-JTA n’est plus vraiment un sujet sur lesquels les Français souhaitent se battre”.

C’est aussi l’aboutissement d’un long travail de consultations mené par l’exécutif, soucieux d’éviter une réédition des débats tendus qui ont agité l’Assemblée et une partie de la société lors de l’extension du mariage aux couples de même sexe, en 2012-2013, au début du quinquennat Hollande.

 

Jean-Marie Le Pen et Bruno Gollnisch à rembourser €600 000

Jean-Marie Le Pen et Bruno Gollnisch, devront rembourser au Parlement européen près de 600.000 euros indûment versés au titre de l’assistance parlementaire, a décidé mercredi la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE).

En 2016, le Parlement européen a décidé que Jean-Marie Le Pen avait indûment reçu 320.000 euros pour un collaborateur engagé comme assistant parlementaire local et devait les rendre.

Une décision analogue a été prise la même année concernant Bruno Gollnisch, pour un montant de près de 276.000 euros.

Les deux eurodéputés du FN avaient saisi le tribunal de l’UE pour faire annuler ces décisions, finalement confirmées mercredi par la CJUE.

Le tribunal de l’UE estime notamment que Jean-Marie Le Pen et Bruno Gollnisch n’ont pas été en mesure de démontrer que leur assistant assurait des tâches effectives pour eux.

Jean-Marie Le Pen scandalisé par mise en examen de sa fille

Jean-Marie Le Pen a jugé vendredi « scandaleux » que sa fille Marine ait été mise en examen pour la diffusion sur Twitter de photos de victimes de l’Etat islamique, soulignant qu’il incombait à l’Etat de montrer quel est le « visage de l’ennemi ».

La présidente du Front national a été mise en examen jeudi pour diffusion, en 2015, de messages à caractère violent susceptibles d’être vus par des mineurs, délit passible de trois ans de prison et 75.000 euros d’amende.

“Je trouve scandaleux qu’elle soit mise en examen pour avoir publié des images qui démontraient la cruauté, la férocité de Daech”, a réagi Jean-Marie Le Pen sur BFM TV.

“C’est extravagant, parce que ces images étaient d’abord sur le net, on pouvait les voir, et ensuite c’est le rôle de l’Etat de montrer quel est le visage de l’ennemi. Que Marine Le Pen l’ai fait et soit poursuivie pour ça….”, a-t-il ajouté.