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Mélenchon annonce une réorganisation

Fragilisé par son revers aux élections européennes  Jean-Luc Mélenchon, le dirigeant de la France insoumise (LFI),  a annoncé une réorganisation du mouvement et promis de prendre du recul, tout en confirmant une ligne d’opposition radicale à Emmanuel Macron et son gouvernement.

LFI avait réuni à Paris une “Assemblée représentative” pour tirer les leçons de cet échec (6,31% des suffrages au lieu de 19,58% au premier tour de l’élection présidentielle de 2017 pour Jean-Luc Mélenchon).

“Une page est en train de se tourner (…), la fin du cycle de la période de l’élection présidentielle”, a-t-il déclaré dans son discours de clôture d’un week-end de débats.

Nous sommes en train d’adopter un organigramme (…) Il y a toute une équipe qui arrive. Ils sont jeunes et même très jeunes”, a-t-il ajouté. “Ce n’est plus moi qui ouvrirai toutes les réunions, ni moi qui les terminerai toutes. J’en ferai un certain nombre mais pas toutes.”

Jean-Luc Mélenchon s’est dit “triste” que les élections européennes “n’aient pas donné ce qu’on en attendait”.

“Oui c’est cruel, c’est douloureux quand on ne voit pas venir à la rescousse ceux pour lesquels on se bat”, a-t-il dit. “On n’a pas réussi à fédérer.”

 

 

 

Mélenchon appelle à Sentinelle « ne pas tirer »

Jean-Luc Mélenchon a exhorté l’armée à  « ne pas tirer » sur les manifestants et la population à se mobiliser en masse aux côtés des Gilets jaunes pour faire pièce à la violence, dans un appel aux accents dramatiques des assurances de l’exécutif et de l’état-major.

A la veille de la XIX journée de mobilisation des Gilets jaunes à Paris et en province, le chef de file de La France insoumise, après avoir demandé au Premier ministre de venir s’expliquer à l’Assemblée, a renouvelé ses critiques quant au déploiement de soldats du dispositif antiterroriste Sentinelle en appui des opérations de maintien de l’ordre et invité à « une désescalade« .

« Nous voulons dire à nos militaires que notre confiance en eux est totale et nous leur demandons conformément au droit qui leur est reconnu et au devoir qui leur est imposé de n’accomplir aucun acte contraire aux coutumes de la guerre et aux conventions internationales« , a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.

« Que quand bien même ils en recevraient l’ordre, ils n’y obéissent pas, qu’ils ne tirent pas », a-t-il ajouté.

#ActeXVIII: Marche pour le climat

Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont participé le 16 mars à la ‘marche du siècle‘, à Paris et ailleurs en France, à l’appel de nombreuses associations pour réclamer des « changements immédiats » en faveur du climat.

La manifestation à Paris à laquelle se sont mêlés de nombreux Gilets jaunes, s’est déroulée dans une atmosphère bon enfant sur toute la longueur du parcours, qui a abouti à la place de la République en fin d’après-midi.

Les organisateurs ont dénombré 107.000 personnes dans la capitale. La préfecture de police en a compté 36.000.

Les manifestants étaient également plusieurs milliers à Marseille, Lyon ou Bordeaux.

Tir de flash-ball: Castaner aurait dû démissionner

Une plainte a été déposée au nom de Jérôme Rodrigues, un Gilet jaune blessé à l’oeil à Paris lors de la onzième journée de mobilisation du mouvement #ActeXI, a annoncé dimanche (28.01.2019) son avocat sur BFMTV qui affirme que son client a été victime d’un tir de flash-ball.

La préfecture de Paris a saisi samedi soir l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) pour faire la lumière sur les circonstances dans lesquelles ce manifestant a été blessé.

Une enquête en recherche des causes des blessures a été ouverte samedi soir par le parquet de Paris qui a saisi l’IGPN, confirme-t-on dimanche de source judiciaire.

Nous avons déposé une plainte”, a déclaré Philippe de Veulle à la chaîne de télévision BFMTV en précisant avoir plusieurs témoignages.

Hier soir, on est allé tard au commissariat (du 13e arrondissement de Paris). “Des témoins se sont manifestés après. Il y a eu beaucoup de violence”, a-t-il ajouté.

Gilets Jaunes déplorent réaction du gouvernement

Les Gilets jaunes ont de nouveau manifesté le 5 décembre, samedi, le huitième d’affilée, à Paris et en province, estimant que leurs revendications n’ont pas été prises en compte par le pouvoir.

Dans la capitale, la préfecture de police a reçu deux déclarations officielles, la première pour un rassemblement sur l’avenue des Champs-Elysées suivi d’un déplacement vers la place de la Bourse, la seconde pour un cheminement au départ de l’Hôtel de ville en direction de l’Assemblée nationale.

Le différents cortèges ont convergé dans l’après-midi vers le Palais-Bourbon. Quelques heurts entre des manifestants et les forces de l’ordre ont éclaté non loin du musée d’Orsay.

Pour la première fois, une ébauche de service d’ordre interne accompagnait les différents défilés de ce mouvement sans leader désigné dont les actions s’organisent essentiellement via les réseaux sociaux.

Dès samedi matin, des centaines de personnes se sont rassemblées dans le quartier des Champs-Elysées avant de prendre la direction du centre de la capitale, drapeaux français en main et gilets fluorescents sur le dos.

 

Gilets jaunes appellent à de manifestations

L’exécutif et la majorité espèrent que les mesures d’urgence en cours d’adoption et la promesse du grand débat national permettront d’apaiser la crise des Gilets jaunes, à la veille d’un sixième samedi de mobilisation en France.

Emmanuel Macron a directement répondu à une pétition signée par plus de 1,1 million de personnes sur Internet, en donnant raison aux signataires et en les invitant au dialogue.

Vous avez subi de plein fouet la hausse des prix du carburant et avez décidé de réagir en signant cette pétition (…) vous avez raison”, Macron a écrit .

Vous dénoncez l’écart qui s’est peu à peu creusé entre le peuple et ses dirigeants (…). À nous de trouver des solutions pour faire, ensemble et dans le dialogue, de cette colère une chance”, ajoute-t-il.

Des porte-parole autoproclamés des Gilets jaunes ont pour leur part confirmé leur intention de poursuivre le mouvement et appelé à de nouvelles manifestations le 22 décembre.

Le Rassemblement nationale (RN) est prêt à « accueillir » des Gilets jaunes sur sa liste aux élections européennes de mai 2019, a indiqué vendredi l’eurodéputé Nicolas Bay.

#GiletsJaunes: la mobilisation a baissée

Pour le cinquième samedi consécutif, des Gilets jaunes ont manifesté partout en France sous la surveillance d’un important dispositif de sécurité notamment à Bordeaux, Toulouse et Paris, où les interpellations ont été bien moins nombreuses que la semaine passée.

Au terme d’une semaine marquée par les annonces d’Emmanuel Macron pour le pouvoir d’achat et l’attentat meurtrier de Strasbourg, la tension reste forte dans le pays, à dix jours de Noël, période cruciale pour le chiffre d’affaires des commerçants.

Le gouvernement, imité par de nombreux responsables politiques et syndicaux à l’exception notable de la CGT et de La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon, ont exhorté les “Gilets jaunes” à ne pas manifester cette semaine, invoquant le drame de Strasbourg et la fatigue des forces de l’ordre.

En comparaison avec le 8 décembre, “la mobilisation a baissé, ce qui est de mon point de vue nécessaire parce qu’il a été massivement répondu à leurs revendications et parce que le temps du dialogue est venu”, a commenté sur CNEWS le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand.

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