Archives des étiquettes : Jean-Claude Juncker

Suisse à « rediscuter » la coopération avec l’UE

« … Nous n’avions pas souhaité faire un lien explicite entre le milliard de cohésion et l’accord cadre institutionnel. Il semble légitime que la Suisse contribue à la cohésion intérieure de l’UE puisqu’elle dispose d’un certain accès au marché européen. Mais nous allons rediscuter de cette question prochainement » – a dit Alain Berset, le President de la Confédération Suisse.

Lors de la visite de Jean-Claude Juncker (2017), le Conseil fédéral a annoncé qu’il verserait pour la deuxième fois 1,3 milliard à l’Union européenne pour contribuer au développement des pays les plus pauvres de l’Union. Malgré ce geste de bonne volonté, l’UE a pris la décision à limiter la reconnaissance d’une équivalence de la Bourse suisse que pour un an. Furieux de la décision prise par la Commission européenne, le Conseil fédéral va réétudier sa promesse de verser un « milliard de cohésion » à l’UE.

Philippe à Bruxelles pour « déficit excessif »

Les échanges entre Paris et la Commission européenne se sont multipliés ces dernières semaines afin que la France sorte du viseur de Bruxelles pour « déficit excessif« , puis présente, dans les années à venir, des budgets en accord avec les attentes de l’UE.

« La date de cette visite n’a pas été choisie au hasard« , assure une source européenne, ce déplacement étant organisé au lendemain de la limite fixée aux Etats membres pour remettre leurs prévisions budgétaires à la Commission, qui doit ensuite donner son opinion en novembre.

M. Philippe s’entretiendra avec le président de la Commission Jean-Claude Juncker, à qui il expliquera que ses perspectives budgétaires « s’inscrivent bien dans les règles européennes« , a détaillé Matignon. Cette visite est d’autant plus importante pour la France qu’elle ne peut se permettre de présenter un nouveau budget en décalage avec celui de ses partenaires européens au moment où elle leur propose de réformer en profondeur la zone euro.

La question catalane: dissolution de l’UE états-membres

Dr Pierre-Emmanuel Thomann, OPINION

Les menaces et les risques polymorphes qui affectent l’Union européenne menacent à court et long terme la poursuite de l’intégration européenne et son existence même selon le scénario le plus extrême:

  • la crise migratoire, l’immigration de masse et le multiculturalisme idéologique qui détricote la cohésion des nations et renforce une division Est-Ouest entre les États-membres
  • les conflits dans sa proximité géographique qui renforcent les tropismes divergents de ses États-membres en matière de priorités géopolitiques,  
  • les ingérences multiples des acteurs extérieurs

 Un autre risque de fragmentation potentielle émerge aussi avec le risque de dissolution interne de certains États-membres de l’Union européenne. En effet, le 1er octobre, le parlement de la Catalogne organise un référendum sur l’indépendance de cette province de l’Espagne. L’incertitude règne en ce qui  concerne l’aboutissement immédiat de cette initiative, mais la possibilité d’une crise européenne supplémentaire va certainement perdurer dans le temps. 

 Si l’indépendance de la Catalogne était déclarée après un « oui  » à ce référendum ou une autre tentative puisque le gouvernement espagnol semble déterminé à empêcher l’organisation du scrutin du 1er octobre, un effet domino risquerait de se produire dans d’autres États travaillés par des mouvements séparatistes nationaux et régionaux. Les conséquences ne seraient sans doutes pas immédiates, mais un référendum positif renforcerait politiquement les mouvements politiques séparatistes dans d’autres États-membres, notamment en Ecosse, Flandres, Corse, Padania, Pays Basque, et inspirerait probablement les minorités hongroises en Roumanie et les minorités russes dans les pays Baltes. L’Union européenne hériterait d’une nouvelle crise qui s’additionnerait à toutes les autres et compliquerait la situation actuelle. Une réforme fondamentale de l’Union européenne est nécessaire pour sauvegarder le projet européen, mais si certains États-membres se disloquent, la tâche sera impossible car le projet ne sera viable qu’avec des nations fortes et des États-membres puissants.  

 Les efforts de Madrid pour endiguer ce processus semblent stimuler au contraire le mouvement séparatiste en Catalogne. A l’inverse du gouvernement espagnol, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a déclaré qu’il respecterait le choix des Catalans dans la cas d’un « oui » à l’indépendance. Il a aussi souligné que la Catalogne pourrait alors ensuite engager une procédure d’adhésion à l’UE. Dans le contexte du Brexit, la tentation est grande pour les intégrationnistes de l’UE de voir favorablement la fragmentation des États-nations, afin de renforcer le pouvoir des institutions européennes et engager une fuite en avant fédérale. Si la Catalogne déclarait son indépendance, cela renforcerait sans doute l’éventualité d’une indépendance de l’Écosse. L’Union européenne, dans le cas d’une indépendance de l’Écosse, pourrait chercher à faire adhérer ce nouvel État à l’UE et ainsi punir le Royaume-Uni sur la voie du Brexit. L’UE pourrait ainsi prétendre qu’elle continue son expansion alors qu’elle est actuellement en phase de régression géopolitique. 

 Pourtant, il semble impossible aujourd’hui que le gouvernement espagnol, opposé au séparatisme, n’approuve un tel scénario.  La crise potentielle qui émergerait ne pourrait pas être résolue autrement que par des négociations politiques, mais constituerait une impasse à la suite de la divergence d’interprétation entre les institutions européennes et l’Espagne, et les États-membres entre eux. 

Dr Pierre-Emmanuel Thomann, géopolitologue, président d’Eurocontinent

Menaces UE 2017

Immigration: l’UE propose un plan d’action pour soutenir l’Italie

 

«La situation désastreuse en Méditerranée n’est ni nouvelle ni passagère. Au cours des deux dernières années et demie, nous avons réalisé d’immenses progrès sur la voie d’une véritable politique migratoire de l’UE, mais l’urgence de la situation nous impose désormais d’accélérer sensiblement notre action collective et de ne pas laisser l’Italie livrée à elle-même. » A expliqué le président de la Commission européenne, M. Jean-Claude Juncker.

Les pertes de vies et la persistance des flux de migrants principalement économiques sur la route de la Méditerranée centrale constituent un problème structurel et continuent de susciter une préoccupation vive et pressante non seulement pour l’Europe, mais également pour tout le continent africain. Le 30 juin, le ministre de l’intérieur italien, M. Marco Minniti, a adressé une lettre au président du Conseil des ministres, au ministre de l’intérieur estonien, M. Andres Anvelt, et au commissaire chargé des affaires intérieures et de la migration, M. Dimitris Avramopoulos, pour les avertir que la situation en Italie deviendrait bientôt intenable.

Face à une situation de plus en plus pressante le long de la route de la Méditerranée centrale, la Commission expose une série de mesures immédiates que les États membres de l’UE, la Commission européenne et les agences de l’UE ainsi que l’Italie elle-même peuvent prendre.

Forts des travaux accomplis ces deux dernières années pour sauver des vies en mer et gérer l’accroissement du nombre des arrivées par la route de la Méditerranée centrale, tous les acteurs doivent à présent intensifier et accélérer leurs efforts à la mesure de l’urgence croissante de la situation et conformément aux engagements pris par les dirigeants de l’UE.

Commentant ce plan d’action, le président de la Commission européenne a déclaré : «  Nos efforts doivent porter sur la solidarité – avec ceux qui fuient la guerre et les persécutions et avec ceux de nos États membres sur lesquels s’exerce la pression la plus forte. Parallèlement, nous devons agir, au soutien de la Libye, pour lutter contre les passeurs et renforcer le contrôle aux frontières afin de réduire le nombre de personnes entreprenant des voyages périlleux à destination de l’Europe.»Commentant ce plan d’action, le président de la

La Commission européenne propose une série de mesures, dont une enveloppe supplémentaire de 35 millions d’euros pour accroître le financement en faveur de la gestion des migrations en Italie, à prendre dès maintenant afin d’accélérer l’action collective de l’Union européenne le long de la route de la Méditerranée centrale.

Fonds de solidarité avec l’Italie: 1,2 milliard d’euros

La Commission européenne propose de mobiliser le Fonds de solidarité de l’Union européenne à hauteur de 1,2 milliard d’euros, à la suite des séismes qui ont frappé les régions italiennes des Abruzzes, du Latium, des Marches et de l’Ombrie en 2016 et 2017; il s’agit de la somme la plus élevée jamais mobilisée en une seule fois.

« Nous n’avons pas oublié. Pour sa résilience, son courage inébranlable et sa détermination à aller de l’avant, la population italienne mérite toute notre admiration. Nous avions promis de ne pas laisser l’Italie affronter seule cette tragédie et nous honorons cet engagement. L’Union soutiendra la reconstruction dans les quatre régions touchées et contribuera au financement de la restauration de la Basilique de San Benedetto à Norcia. Nous allons travailler main dans la main avec le gouvernement et les autorités locales pour que les habitants de ces régions puissent tourner la page de ce chapitre douloureux et se construire un nouvel avenir, » – le président de la Commission européenne, M. Jean-Claude Juncker, s’est exprimé en ces termes.

La Commission Juncker contre l’évasion fiscale

La Commission Juncker a fait de la lutte contre l’évasion fiscale, le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme l’une de ses priorités.

Aujourd’hui, la quatrième directive anti-blanchiment entre en vigueur. Elle renforce les règles actuelles et rendra la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme plus efficace. Cette directive améliore également la transparence pour prévenir l’évasion fiscale. Cette entrée en vigueur intervient alors que les discussions avec le Parlement européen et le Conseil sur l’adoption de mesures supplémentaires visant à renforcer davantage la directive sont déjà à un stade avancé.

Aujourd’hui, la Commission publie également un rapport qui aidera les autorités des États membres à mieux lutter contre les risques de blanchiment de capitaux dans la pratique. Comme cela est requis par la nouvelle directive, la Commission a évalué les risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme des différents secteurs et produits financiers. Le rapport publié aujourd’hui identifie les domaines les plus à risque et les techniques les plus utilisées par les criminels pour blanchir des fonds illicites.

EU-Suisse: Viva ERASMUS!

univer-zurich

Les négociations sur sa participation de la Suisse au programme ‘ERASMUS’ pourront reprendre à partir de début de 2017.

Erasmus est le programme de l’UE pour l’enseignement tertiaire, souvent présenté comme le programme d’échange des étudiants. Lorsqu’il a été créé en 1987, il s’adressait en effet exclusivement aux étudiants.

À l’heure actuelle, le programme est également destiné aux personnels des établissements d’enseignement supérieur : ils bénéficient de possibilités de séjours à l’étranger, ce qui favorise les collaborations au niveau européen.

« Les autorités suisses et les institutions européennes n’ont pas ménagé leurs efforts afin d’aboutir à une solution concertée qui soit en mesure de garantir la pleine intégrité de l’un de nos principes fondateurs: la libre circulation des personnes, – le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker a souligné= -La Commission suivra étroitement la mise en œuvre de cette solution ».

« L’année 2017 pourrait constituer une étape charnière dans l’approfondissement des relations entre l’Union européenne et la Suisse, ceci en vue de promouvoir toujours plus la vitalité de notre espace de liberté, de toutes les libertés, au bénéfice de l’ensemble de nos citoyens« .

Suite au vote du Parlement suisse concernant la loi fédérale sur les étrangers du 16 décembre 2016 et suite à la réunion du comité conjoint UE-Suisse la fin de décembre, la Commission salue les progrès des relations bilatérales entre l’Union européenne et la Suisse dans plusieurs domaines. Le Président Juncker exprime l’espoir que l’année 2017 pourra être une année charnière pour l’approfondissement des relations bilatérales.

(Source: Commisson Européenne)

Illustration: ETH Zurich: Université Einstein

 

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