Archives des étiquettes : Italie

UE: von der Leyen conflit d’intérêt

Brussels 31.10.2022 Lecourrier-du-soir.com avait promis à ses lecteurs de leur apporter du nouveau dans l’immense scandale de conflit d’intérêt dans lequel est impliquée Ursula Von Der Leyen dont le mari a bénéficié (à travers sa société Orgenesis INC) d’un financement de 320 millions d’euros de la Commission Européenne dirigée par Ursula.

L’affaire, relayée il y a deux jours par Lecourrier-du-soir.com, secoue la classe politique italienne et attise un intérêt particulier des médias d’investigation de ce pays qui veulent en faire une affaire d’Etat. Pour rappel, les 320 millions d’euros dont il est question ici concernent le financement d’un projet de thérapie génique de l’université de Padoue en Italie. Un projet dont fait partie Heiko Von Der Leyen (le mari de Von Der Leyen). Son laboratoire américain, Orgenesis, a été sélectionné.

Jusqu’à tout récemment, Heiko (mari de Von Der Leyen) siégeait dans le conseil de surveillance de ce projet ambitieux auquel participent plusieurs autres laboratoires dont Pfizer. Mais, l’affaire est beaucoup plus scandaleux qu’on ne le pense d’après les dernières informations fournies par les journalistes d’investigation.

En effet, d’après Maddalena Roy, le plus scandaleux dans cette histoire est que la société Orgenenis Italy qui a été sélectionnée dans ce projet financé par la Commission Européenne est la branche du laboratoire Orgenesis INC, basé aux Etats-Unis, et dirigé par Heiko Von Der Leyen.

Et le scandale est là : la branche italienne de Orgenesis américain a été créée dans la ville d’Udine en Italie à la date du 14 janvier 2022. Mais, entre le 14 janvier et le 14 octobre 2022, Orgenesis Italy détenait une licence de constitution qui était inactive et ne pouvait pas facturer. Pourtant, malgré son inactivité, la société a pu prendre part à l’appel d’offres et sera même sélectionnée.

Les choses sont donc claires : pour la journaliste italienne, la société Orgenesis Italy a uniquement été créée pour participer à ce projet financé à hauteur de 320 millions d’euros.

Dans un documentaire publié ce 25 octobre par le média italien MediasInfinity, une journaliste a pu joindre Rosario Rizzuto qui fut l’ex recteur de l’université de Padoue et l’un des responsables du projet financé par l’UE.

Interrogé sur le cas de Heiko Von der Leyen, sa réponse est hallucinante : “nous ne savions pas que c’était le mari de Von Der Leyen. Nous l’avons appris plus tard”, dit-il.

Europe expulse diplomates russes

Le Danemark expulse 15 diplomates russes pour espionnage, annonce le ministre danois des Affaires étrangères. (Image: Moscou, Russie)

Après l’Allemagne, la Lituanie, les Pays-Bas ou encore la France, c’est au tour du Danemark et de l’Italie d’expulser des diplomates russes de son territoire pour espionnage. «Nous avons établi que les 15 agents de renseignement expulsés ont mené des activités d’espionnage sur le sol danois», a déclaré à la presse Jeppe Kofod, le ministre danois des Affaires étrangères, disant vouloir «envoyer un signal clair à la Russie: l’espionnage sur le sol danois est inacceptable». Côté italien, ce sont 30 diplomates russes qui ont été exclus pour les mêmes raisons.

Les pays européens ont décidé l’expulsion concertée de dizaines de diplomates russes, une quarantaine pour l’Allemagne et 35 pour la France. Selon les Etats-Unis, les alliés de Kyiv travaillent sur de nouvelles sanctions contre Moscou.

Italie: le pass sanitaire pour les transports

L’Italie, comme ses voisins européens, fait face à un rebond des contaminations au coronavirus et a adopté ce nouveau train de mesures pour tenter de l’enrayer.

Seule exception à cette règle: les personnes récemment guéries du Covid-19, qui ont elles aussi accès au « super pass sanitaire » accordé aux vaccinés. Le pass sanitaire de base, accessible avec un test négatif, est en revanche suffisant pour aller sur son lieu de travail.

Le pass sanitaire de base, jusqu’ici exigé pour prendre l’avion ou les trains longe distance, sera désormais aussi exigé pour les transports locaux (bus, métro et trains régionaux).

Des contrôles ont commencé lundi, le 6 matin dans les gares à travers tout le pays et un nombre record de 1,3 million de pass sanitaires ont été téléchargés dimanche en vue de ce tour de vis.

A Rome, un quinquagénaire dépourvu de pass s’est ainsi vu infliger lundi matin une amende de 400 euros à sa descente de bus près de la Piazza del Popolo dans le centre historique, selon le quotidien Il Corriere della Sera. « Je ne l’ai pas parce que je voulais me faire vacciner dans les prochains jours », s’est-il justifié.

Ce week-end, toujours à Rome, le port obligatoire du masque à l’extérieur est entré en vigueur dans les artères les plus commerçantes, particulièrement fréquentées en vue des chats de Noël.

L’Italie, premier pays européen durement frappé par la pandémie début 2020, a enregistré jusqu’ici plus de 134.000 décès. Même si les contagions sont en hausse, elle fait mieux que ses voisins, avec entre 15.000 et 20.000 nouveaux cas quotidiens enregistrés ces derniers jours.

Presque 85% des plus de 12 ans sont complètement vaccinés, la campagne pour la 3ème dose est en cours et les vaccins seront bientôt disponibles pour les enfants âgés de 5 à 11 ans.

Le pass sanitaire de base, introduit en août, était requis pour aller au cinéma, au théâtre, au musée, dans les restaurants. En octobre, il était devenu obligatoire sur tous les lieux de travail.

A partir de ce lundi, le « super pass sanitaire », qui peut être obtenu uniquement si on est vacciné ou récemment guéri du Covid, sera exigé pour toutes les activités culturelles et à l’intérieur des restaurants.

En revanche, le pass de base est suffisant pour manger en terrasse ou prendre un café debout au bar.

Venice: croisières sous le feu des critiques

Après 17 mois d’interruption pour cause de pandémie, un premier navire de croisière a levé les amarres samedi à Venise, réveillant la polémique entre partisans et opposants à la présence de ces monstres des mers dans la célèbre lagune italienne.

Les deux camps ont manifesté chacun de leur côté pour défendre leurs positions: alors que l’énorme silhouette du MSC Orchestra se profilait au large de la place Saint-Marc, des manifestants brandissant des banderoles « Non aux navires de croisière » ont crié leur opposition à bord de petites embarcations à moteur.

Les défenseurs de l’environnement et du patrimoine culturel accusent les grosses vagues engendrées par ces navires, longs de plusieurs centaines de mètres et hauts de plusieurs étages, d’éroder les fondations des immeubles de la Sérénissime, inscrite au patrimoine de l’Unesco, et de mettre en péril le fragile écosystème de sa lagune.

Les partisans des bateaux de croisière mettent de leur côté en avant les nombreux emplois que leur présence génère pour Venise, dont l’économie vit essentiellement du tourisme, ce qui l’a particulièrement affectée durant la pandémie.

Le MSC Orchestra, arrivé vide jeudi, le 3 juin, en provenance du port grec du Pirée, est reparti avec environ 650 passagers, qui ont dû présenter un test négatif datant de moins de quatre jours et se soumettre à un nouveau test pour pouvoir embarquer.

Le gouvernement du premier ministre italien Mario Draghi s’est engagé ce printemps à sortir les navires de croisière de la lagune de Venise, mais atteindre cet objectif prendra du temps. Même une solution provisoire détournant les plus gros navires du canal de la Giudecca n’est pas probable avant l’année prochaine. Débarrasser le lagon des navires, qui mesurent plus de 250 mètres de long et pèsent plus de 90 000 tonnes, pourrait prendre des années.

Venise est devenue l’une des destinations de croisière les plus importantes au monde au cours des deux dernières décennies, et en 2019 a servi d’escale lucrative pour 667 navires de croisière transportant près de 700 000 passagers, selon l’association Cruise Lines International (CLIA).

Bruxelles: la manifestation pour la santé

Bruxelles 29.05.2021 Ce rassemblement, le seul autorisé dans la capitale ce samedi,le 29 mai, revendique plus de financements pour le secteur de la santé. Rassemblés sous une banderole géante « Pas de profits sur nos vies », ce sont non seulement des professionnels de la santé, mais également des citoyens solidaires et de nombreux autres mouvements qui se sont joints à la protestation. Ainsi, des membres de L’école en lutte, d’Extinction rébellion, de Youth for climate, du Réseau de lutte contre la pauvreté et de diverses associations féministes sont venus soutenir la santé, mais également porter leurs propres revendications.

« Nous exigeons un système de santé accessible à tous, riches comme pauvres, des conditions de travail décentes qui nous permettraient de remettre l’humain au centre des préoccupations », clament les organisateurs. « Il est totalement immoral de faire de l’argent sur la santé des gens. Nous demandons aussi la levée des brevets sur les médicaments et les vaccins. »

Différents travailleurs du secteur de la santé se sont succédé sur scène pour témoigner de leurs conditions de travail. Parole a également été donnée aux enseignants, aux sans-papiers et aux associations féministes. Quelques représentations musicales ont aussi eu lieu.

La manifestation pour la santé est un mouvement international. Des rassemblements similaires ont lieu ce samedi, notamment en France et en Italie, et se tiendront dans d’autres pays comme le Canada ou le Royaume-Uni dans les prochaines semaines.

Selon les estimations de la police de Bruxelles Capitale Ixelles, 1.500 personnes étaient présentes samedi à 15h au Mont de Arts à Bruxelles pour participer à la deuxième édition de la manifestation pour la santé.

ITALIE: L’OUVERTURE DE TOURISME

L’Italie a annoncé vendredi, le 14 mei, la fin de la mini-quarantaine de cinq jours imposée jusqu’ici aux voyageurs en provenance des pays de l’Union européenne, dans le but affiché de relancer son secteur touristique.

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L’Italie a annoncé vendredi la fin de la mini-quarantaine de cinq jours imposée jusqu’ici aux voyageurs en provenance des pays de l’Union européenne, dans le but affiché de relancer son secteur touristique.

«Le ministre de la Santé Roberto Speranza a signé une ordonnance qui prévoit l’entrée en provenance des pays de l’Union européenne, de la zone Schengen, de Grande-Bretagne et d’Israël avec un test (anti-covid, ndlr) négatif, annulant ainsi le système actuellement en vigueur de mini-quarantaine», a indiqué son ministère dans un communiqué.

Cette mesure entrera en vigueur à partir de dimanche, le 16 mei 2021.
L’Italie compte beaucoup sur les touristes étrangers pour relancer son économie, alors que le secteur touristique représente environ 13% de son PIB.

La péninsule a particulièrement souffert de l’épidémie de Covid-19, qui a entraîné en 2020 la pire récession depuis l’après-guerre, et cherche à se relever le plus rapidement possible en assurant aux touristes étrangers des règles simples et claires pour leur permettre d’entrer dans le pays.

Dans ce contexte, le ministre de la Santé a également annoncé l’ouverture de nouveaux aéroports aux vols «Covid-free» en provenance de davantage de pays.

Draghi renonce à son salaire

Le président du Conseil italien Mario Draghi a annoncé jeudi le 13 mei qu’il ne recevrait aucune rémunération liée à sa fonction, une décision qui intervient dans un contexte de défiance à l’égard de la classe politique transalpine.

Les responsables politiques italiens sont tenus de publier leurs déclarations d’impôts et Mario Draghi, nommé président du Conseil en février dernier, a profité de l’occasion pour annoncer qu’il renonçait au salaire d’environ 110’000 euros brut auquel il a droit, sans donner d’explication.

La déclaration d’impôts de Mario Draghi publiée mercredi montre que ce dernier a perçu des revenus de 583’470 euros brut en 2019.

Sur ce montant, 498’144 euros correspondent au cumul des pensions liées à ses mandats de directeur général du Trésor et de gouverneur de la Banque d’Italie, a précisé sa porte-parole.

Mario Draghi, âgé de 73 ans, en avait 54 lorsqu’il a quitté le Trésor en 2001 pour occuper un poste de direction au sein de la banque d’investissement Goldman Sachs à Londres. Il avait 64 ans lorsqu’il a quitté la Banque d’Italie.

Plusieurs médias italiens ont rapporté qu’il a touché une pension du Trésor de près de 15’000 euros bruts par mois depuis ses 59 ans. Sa porte-parole a déclaré ne pas être en mesure de le confirmer dans l’immédiat.

Alpes-Maritimes: Quatre Morts

Le bilan des intempéries meurtrières qui ont frappé le sud-est de la France et le nord de l’Italie vendredi se porte à sept morts au total dans les deux pays. Dans les Alpes-Maritimes, quatre corps ont été retrouvés pour l’heure. Mais le bilan pourrait s’alourdir, de nombreuses personnes étant portées disparues.

Alors que Jean Castex et Gérald Darmanin se sont rendus sur place ce week-end, c’est Emmanuel Macron qui prépare son déplacement. «Le président m’a annoncé sa venue prochaine», a écrit sur Twitter le député Eric Ciotti.

Pour l’heure, le bilan s’élève à trois morts côté français, avec la découverte de deux dépouilles supplémentaires ce lundi le 5 octobre à la mi-journée, selon Nice-Matin.

Des scènes apocalyptiques, des dégâts très importants et un bilan humain qui devrait encore s’alourdir dans les prochains jours. Les pluies diluviennes qui ont balayé plusieurs villages du nord des Alpes-Maritimes et l’extrême ouest de l’Italie le 2 octobre vont encore mobiliser des centaines de secouristes pendant plusieurs jours. A la recherche des disparus et aussi en soutien des habitants isolés.

Côté italien, les autorités ont déjà fait état de deux morts, dans le Piémont et le Val d’Aoste, à quelque centaines de kilomètres : un pompier volontaire de 53 ans et un homme qui s’est noyé lorsque sa voiture est tombée dans une rivière.

Un autre corps a été retrouvé près de la frontière, à Vintimille, selon les pompiers des Alpes-Maritimes, mais il n’avait pas encore été formellement identifié le 5 octobre soir par les autorités françaises comme une victime de la vallée de la Roya.

Par ailleurs, plusieurs corps en grande décomposition ont été retrouvés échoués dimanche sur une plage de Ligurie, en Italie. Ils « doivent très probablement correspondre » aux cercueils emportés dans les inondations de cimetières français, a déclaré ce lundi le préfet des Alpes-Maritimes. « Nous sommes en train de rassembler des éléments pour les identifier.

Mais c’est difficile car ils ont été retrouvés nus et nous n’avons pas d’éléments d’identification », a précisé le garde-côte Giuseppe Semeraro, du port d’Imperia.

Venice encourage le tourism durable

Cette semaine, les autorités italiennes ont peu apprécié le manque de respect du voisin autrichien, lorsque son ministre des Affaires étrangères Alexander Schallenberg annonçait l’ouverture aux citoyens de sept pays de l’UE, excluant les Italiens.

Après avoir rouvert ses confins le 3 juin, l’Italie espérait un geste réciproque de ses partenaires européens. Sans succès. Rome avait suscité l’étonnement à travers l’UE
lorsqu’elle avait annoncé mi-mai cette mesure, encouragée par une épidémie de la COVID-19 faiblissante. Mais la Péninsule, parmi les pays les plus touchés par le pandémie avec ses 234 000 cas et plus de 33 000 victimes, reste encore exclue d’une libre circulation renaissante.

Pour les Vénitiens, la COVID-19 n’est en réalité qu’un deuxième traumatisme après la marée haute record de novembre dernier et les intempéries ayant mis à genoux la ville. La librairie Acqua Alta s’en rappelle bien.

Une gondole reconvertie en bibliothèque au milieu de l’établissement n’avait pas permis de sauver des milliers de livres trempés.

Comme le week-end précédent, le 2 juin, ce n’est pourtant pas la marée qui inonde la boutique mais de nombreux touristes locaux profitant du jour de congé.

Par trois fois, les forces de l’ordre menacent la librairie de sanctions si les rassemblements ne sont pas évités.

Acqua Alta est victime de son succès. Avant même le retour d’un tourisme international, les problèmes de gestion de tels espaces étroits, comme des ruelles typiques de Venise, sont accentués par les mesures anti-coronavirus.

La ville accueille chaque année quelque 30 millions de personnes, soit plus de deux touristes pour chaque habitant chaque jour. 80% d’entre eux ne restent que quelques heures, asphyxiant des Vénitiens contraints de s’en aller, les services proposés étant tous exclusivement destinés à ce sur-tourisme.

Limiter donc l’entrée à 18 millions de personnes par an permettrait de développer un tourisme «de qualité» visant ceux qui souhaitent découvrir la cité en y passant au moins une nuit ou deux.

La ville pourrait ainsi cesser de concentrer son économie exclusivement sur le tourisme et développer d’autres secteurs comme l’exportation, à l’image par exemple de l’industrie du verre de Murano, qui ne souffre aujourd’hui que peu de l’absence de visiteurs. Les opportunités ne manquent pas: la COVID-19 peut être l’occasion de changements pour encourager le tourisme durable.

Soros: la survie de l’Union européenne

La Commission européenne, qui doit présenter sa proposition de plan de relance le 27 mai, a prévenu cette semaine qu’elle ne reprendrait pas en tant que telle l’idée franco-allemande d’un fonds de 500 milliards d’euros en dépenses budgétaires mais qu’elle panacherait prêts et subventions.

« La survie de l’Union européenne est en jeu à moins qu’elle n’émette des obligations perpétuelles afin d’aider les pays du bloc les plus touchés par l’épidémie de coronavirus, à l’image de l’Italie« , estime le milliardaire américain George Soros à quelques jours de la présentation par Bruxelles d’un plan de relance.

Si l’Union européenne est incapable de l’envisager à ce stade, « elle ne sera peut-être pas capable de survivre aux défis auxquels elle fait face actuellement”, déclare-t-il dans un échange par courriel avec des journalistes sous forme de questions-réponses.

“Il ne s’agit pas d’une possibilité théorique, cela pourrait être une réalité tragique”, ajoute l’homme d’affaires, connu pour son attaque spéculative contre la livre sterling en 1992, qui se dit également très préoccupé par la situation en Italie.

L’assouplissement des règles en matière d’aides d’État, qui sont favorables à l’Allemagne, a été particulièrement injuste pour l’Italie, qui était déjà l’homme malade de l’Europe et ensuite le pays le plus durement touché par le coronavirus”, poursuit George Soros.

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