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Gaza: forces terrestres ne sont pas entrées

Après avoir annoncé la présence de ses soldats dans la bande de Gaza, l’armée israélienne a fait marche arrière vendredi, le 14 mei, en évoquant un «problème de communication en interne» alors que le bilan palestinien de ses frappes a franchi le seuil des 100 morts.

Deux heures avant cette clarification, le porte-parole avait annoncé que «l’aviation israélienne et des troupes au sol mènent actuellement une attaque dans Gaza».

Interrogé par l’AFP, il a confirmé que des soldats étaient entrés «dans» la bande de Gaza contrôlée par les islamistes du Hamas, sans préciser leur nombre, ni la durée, ni l’étendue de l’opération.

Tsahal avait massé jeudi chars et véhicules blindés le long du territoire palestinien d’où les troupes israéliennes s’étaient retirées unilatéralement en 2005. Le ministère de la Défense a donné le feu vert à l’armée pour mobiliser au besoin des milliers de réservistes.

Les forces terrestres israéliennes ne sont pas entrées dans la bande de Gaza pendant la nuit mais ont participé à frapper des cibles à l’intérieur de l’enclave, a déclaré le porte-parole des Forces de défense israéliennes, Jonathan Conricus, suite aux informations données annonçant la présence des soldats dans la bande de Gaza.

Aide de Pentagone à l’operation Barkhane

Américains et Britanniques prolongent pour l’instant leur soutien au Sahel à l’opération anti-islamiste française «Barkhane», en maintenant leurs moyens sur place, a affirmé le 24 avril la ministre des armées Florence Parly dans un entretien au quotidien régional Sud Ouest.

«Le Royaume-Uni a décidé de maintenir ses hélicoptères Chinook sur place. Quant aux Etats-Unis, ils ont différé leur décision de désengagement. Leurs moyens sont toujours en place », affirme-t-elle.

Washington avait ouvertement envisagé ces derniers mois de réduire drastiquement la voilure en Afrique de l’Ouest. Or Pentagone fournit aux 5 100 soldats français de l’opération «Barkhane » des capacités cruciales de renseignement et de surveillance, notamment grâce à ses drones, du ravitaillement en vol et du transport logistique pour un coût de 45 millions de dollars (41,5 millions d’euros) par an.

Fin novembre 2019, la base militaire de Pau et le 5e régiment d’hélicoptères de combat avaient déjà perdu sept des leurs, décédés dans un accident d’hélicoptères au Mali qui avait coûté la vie à treize militaires français, la plus importante perte de l’armée française en opération depuis 1983.

« Dans l’aérocombat et dans le domaine aérien de manière générale, le risque zéro n’existe pas », mais « nous faisons tout pour qu’il soit réduit à son minimum », assure la ministre dans les colonnes de Sud Ouest. « Je veux redire ma confiance et ma fierté à ce régiment. Au Sahel, son engagement est sans faille et ses hélicoptères un atout précieux », conclut-elle.