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Macron-Erdogan: contexte très tendu

Le président de la Turquie Recep Tayyip Erdogan s’en est pris une nouvelle fois samedi le 24 octobre à son homologue français en déclarant qu’Emmanuel Macron avait besoin de se faire soigner en raison de son attitude envers les musulmans et l’islam.

“Quel est le problème de cette personne qui s’appelle Macron avec les musulmans et l’islam ? Macron a besoin d’un traitement au niveau mental”, a déclaré le président Erdogan lors d’un congrès régional de son parti à Kayseri, dans le centre de la Turquie.

Le président Erdogan avait déjà condamné au début du mois les propos tenus par Emmanuel Macron au sujet du “séparatisme islamiste”, qu’il avait qualifiés de “provocation” en dénonçant “l’impertinence” de son homologue français.

Expulsion de 231 islamistes

Le gouvernement ordonnera l’expulsion de 231 personnes fichés S pour radicalisation, selon des informations d’Europe 1 deux jours après la mort de Samuel Paty, un enseignant décapité aux abords d’un collège de Conflans-Sainte-Honorine après avoir montré en classe des caricatures du prophète Mahomet. L’assassin du professeur du collège de Conflans-Sainte-Honorine, était d’origine tchétchène. Abdoullah Anzorov était né à Moscou avant de rejoindre la France avec ses parents à l’âge de 6 ans. À sa majorité, il a reçu un permis de séjour de dix ans. L’obtention du statut de réfugié provoque automatiquement la déchéance de la nationalité russe, c’est pourquoi il n’a jamais eu de contact avec l’ambassade de Russie.

Le ministère de l’intérieur s’est entretenu dimanche, le 18 octobre, avec les préfets de France pour les en avertir.

Les personnes concernées figurent dans le fichier de signalement pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste, le FSPRT, selon les deux médias.

Sur la liste, 180 personnes se trouvent actuellement en prison. Les 51 autres, encore en liberté, vont être arrêtées, précise un syndicat de police.

Le ministère de l’Intérieur a par ailleurs demandé à ses services d’examiner plus attentivement les dossiers des demandeurs d’asile en France, précise ce même syndicat.

Le ministère de l’Intérieur Gérald Darmanin n’était pas disponible dans l’immédiat.

Emmanuel Macron réunissait ce dimanche le 18 octobre un conseil restreint de défense à l’Elysée, à l’issue duquel des initiatives pourraient être annoncées.

Castex contre l’islamisme radical

Le Premier ministre, Jean Castex, a annoncé mercredi le 15 juillet son intention de “lutter contre l’islamisme radical sous toutes ses formes” et les “groupuscules violents” qui perturbent, notamment, les manifestations en France.

Le Premier ministre a dit aux forces de l’ordre son “profond respect et (s)a gratitude” et annoncé, sur le plan judiciaire, “des juges de proximité spécialement affectés à la répression des incivilités au quotidien”.

Dans son discours de politique générale à l’Assemblée nationale, il a annoncé pour la rentrée un “projet de loi contre les séparatismes” pour “éviter que certains groupes ne se referment autour d’appartenances ethniques ou religieuses”.

Lutter contre l’islamisme radical sous toutes ses formes est et demeure l’une de nos préoccupations majeures”, a souligné le chef du gouvernement.

Les violences conjugales, celles perpétrées en raison d’une couleur de peau ou d’une orientation sexuelle, le racisme et l’antisémitisme “seront combattus avec la dernière énergie”, a-t-il affirmé, dénonçant des “faits inacceptables qui exaspèrent à juste titre les Français” et qui “appellent une réponse de l’Etat ferme et sans complaisance”.

 

Espansion d’«Ecosystème» islamiste

La radicalisation est de plus en plus présente dans les institutions françaises, selon les conclusions d’un rapport du Sénat, concernant l’islamisme que ce soit dans les écoles, dans le sport ou plus généralement dans la société.

Ce rapport sénatorial, présenté ce jeudi le 9 juin, propose 44 mesures économiques, éducatives, sociales et culturelles, face à un phénomène que les membres de la commission qualifient d’«écosystème islamiste».

Le rapport préconise la réactivation de la police des cultes et le rétablissement de la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires.

Les sénateurs souhaitent également que toute association qui souhaite bénéficier de subventions de l’Etat s’engagent à signer «une charte incluant le respect des valeurs de la République».

Barkhane: la mort du légionnaire au combat

L’Elysée et le ministère des Armées, annonce le 4 mai soir la mort au combat du légionnaire de 1ère classe Kévin Clément, 21 ans, affecté au 1er Régiment étranger de cavalerie. Engagé au sein de l’opération Barkhane, il est tombé « au combat » ce lundi, lors d’un accrochage avec des terroristes dans la région de Ménaka, au Mali.

En milieu de matinée, son sous-groupement tactique désert, engagé dans une action de harcèlement zonal et de ratissage contre les groupes armés terroristes, a décelé plusieurs ennemis. Prise à partie à courte distance, l’unité de tête a riposté et a mis hors de combat deux djihadistes selon l’Etat Major des armées.

Au cours de cette action de feu, le 1ère classe Kévin Clément, embarqué à bord d’un véhicule blindé léger, a été grièvement blessé par un tir ennemi. Immédiatement pris en charge par l’équipe médicale déployée au sein de l’unité, il a été évacué par hélicoptère vers l’antenne chirurgicale de Gao, où son décès a été constaté précise le communiqué officiel.

Un drone Reaper a immédiatement été engagé pour contribuer à la sécurisation de l’unité, et a permis de constater que le sous-groupement tactique avait été engagé dans un combat de rencontre avec des éléments terroristes isolés.

Dans un communiqué, Florence Parly, ministre des armées précise que « le légionnaire Clément rejoint dans le sacrifice ultime son camarade le brigadier Dmytro Martynyouk, décédé le 1er mai. Ce lourd tribut payé par la Légion étrangère n’entame ni sa détermination ni son efficacité. Elle poursuit sa mission, à la manière de ses Anciens ». « Le ministère des Armées, et en particulier l’armée de Terre, sont aux côtés de la famille du légionnaire de 1ère classe Kévin Clément et de l’ensemble des militaires de l’opération Barkhane » ajoute encore le communiqué officiel.

Migrants fiche S venant du Proche-Orient

Les autorités françaises ont entrepris de repasser au crible des demandeurs d’asile susceptibles d’être venus du Proche-Orient en 2016 en même temps qu’un iraquien soupçonné d’avoir été un cadre de l’organisation Etat islamique (EI), mis en examen et écroué en mars dernier, a déclaré le ministre de l’Intérieur.

Le cas d’Ahmed H., 33 ans, arrêté dans le Calvados début mars, illustre une des questions qui hantent les gouvernements et les services de renseignements européens : des extrémistes islamistes susceptibles de commettre des attentats en Europe se sont-ils mêlés aux flux de migrants venant du Proche-Orient ?

Cela a semble-t-il été le cas de plusieurs membres des commandos qui ont tué 130 personnes et en ont blessées plus de 400 le 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis.

Gérard Collomb a déclaré à des journalistes, en marge d’un déplacement en Dordogne, qu’Ahmed H. avait été surveillé par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) tout de suite après qu’il ait obtenu le statut de réfugié, en 2017.

 

 

Sortie de prison des condamnés pour terrorisme

Le Premier ministre, Edouard Philippe, a promis mercredi (30/05/2018) un suivi “sans naïveté” des condamnés pour faits de terrorisme à leur sortie de prison, un sujet de préoccupation qualifié de “majeur” par le procureur de la République, François Molins.

Selon ce magistrat, sur plus de 500 personnes aujourd’hui détenues en France pour terrorisme, une vingtaine devraient être libérées cette année et une vingtaine d’autres en 2019.

Or “on court un risque majeur, qui est celui de voir sortir de prison (…) des gens qui ne seront pas du tout repentis, qui risquent même d’être encore plus endurcis compte tenu de leur séjour en prison”, expliquait lundi sur BFMTV François Molins.

Interpellé à ce sujet lors des questions d’actualité à l’Assemblée nationale, Edouard Philippe a déclaré que des procédures avaient été mises en place pour effectuer un “suivi particulier” des individus entrant dans cette catégorie.

“C’est un suivi extrêmement attentif (…), respectueux de la loi mais sans naïveté qu’il faut mettre en oeuvre et pour lequel l’ensemble des services de l’Etat s’est organisé”, a dit le Premier ministre. “Un dispositif spécifique d’accompagnement permanent des mineurs a aussi été mis en place.”

Seront mis à contribution les services de renseignement pénitentiaires et intérieurs, les préfectures, la gendarmerie, la police nationale, mais aussi les maires, a-t-il expliqué.

“Il faut organiser de la meilleure des façons possibles la relation entre les maires (…) et les services de l’Etat”, a-t-il souligné. “Nous y sommes prêts mais je sais que cet exercice est redoutablement délicat et qu’il exigera des discussions longues avec chacun des maires concernés.”

Collomb s’est précipité vers #Marseille

Un homme a été abattu dimanche à la gare Saint-Charles à #Marseille après avoir poignardé mortellement deux femmes, a annoncé le ministère de l’Intérieur.

L’homme a crié “Allah Akbar!” (Dieu est grand) en attaquant les deux passantes, indique-t-on de source policière. Il a ensuite été abattu par les militaires de l’opération Sentinelle.

Le parquet antiterroriste s’est saisi du dossier pour assassinats en relation avec une entreprise terroriste et tentative d’assassinat sur une personne dépositaire de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste, apprend-on auprès du parquet.

Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, a indiqué sur Twitter qu’il se rendait “immédiatement sur les lieux”.

Toulouse: l’incident terroriste et l’alert à la bombe

Le bâtiment U2 de l’Université Toulouse-III Paul-Sabatier, dans le quartier de Rangueil à Toulouse, a été évacué vers 8h30 ce jeudi suite à une alerte à la bombe. Un sac suspect a en effet été retrouvé dans une salle de classe.

Les démineurs sont intervenus sur place. Au moins 300 étudiants et personnels ont dû être évacués de ce bâtiment situé en plein milieu du campus route de Narbonne. Le bâtiment U2 comprend des dizaines de salles de classe et quatre amphithéâtres qui accueillent de très nombreux étudiants des différentes facultés de Toulouse III.

Hier un homme criant «Allahu akbar» s’est jeté, sans arme, sur des piétons et des fonctionnaires de l’unité de la compagnie de sécurité et d’intervention (CSI), l’avenue Frédéric Estèbe, dans le quartier des Minimes à Toulouse, en blessant au total sept personnes. L’individu a été arrêté.

La lutte contre « terrorisme islamiste »

Le Président Macron a confirmé  la lutte contre le “terrorisme islamiste” comme la priorité de sa politique étrangère, annonçant la tenue, début 2018 en France, d’une conférence consacrée à la lutte contre le financement du terrorisme.

S’exprimant devant les 170 ambassadeurs de France réunis comme chaque rentrée à Paris, le chef de l’Etat a estimé que la sécurité des Français était “la raison d’être” de la diplomatie française.

“Assurer la sécurité de nos concitoyens fait de la lutte contre le terrorisme islamiste la première priorité de notre politique étrangère”, a-t-il déclaré. “Oui je parle bien d’un terrorisme islamiste et j’assume parfaitement l’emploi de cet adjectif”.

“L’angélisme n’est pas de mise à cet égard”, a-t-il ajouté, tout en mettant en garde contre un “soupçon général” envers les “millions de musulmans qui vivent en Europe et qui n’ont aucun rapport avec ces doctrines fanatiques”.

Frappée depuis deux ans par une série d’attentats, la France est actuellement engagée militairement dans la lutte contre les groupes djihadistes, dans la bande sahélo-saharienne, en Libye et sur le front irako-syrien, a rappelé Emmanuel Macron.

“Oui, Daesh est notre ennemi, le retour de la paix et la stabilisation de l’Irak puis de la Syrie sont à cet égard une priorité vitale pour la France”, a-t-il dit.

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