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Expulsion de 231 islamistes

Le gouvernement ordonnera l’expulsion de 231 personnes fichés S pour radicalisation, selon des informations d’Europe 1 deux jours après la mort de Samuel Paty, un enseignant décapité aux abords d’un collège de Conflans-Sainte-Honorine après avoir montré en classe des caricatures du prophète Mahomet. L’assassin du professeur du collège de Conflans-Sainte-Honorine, était d’origine tchétchène. Abdoullah Anzorov était né à Moscou avant de rejoindre la France avec ses parents à l’âge de 6 ans. À sa majorité, il a reçu un permis de séjour de dix ans. L’obtention du statut de réfugié provoque automatiquement la déchéance de la nationalité russe, c’est pourquoi il n’a jamais eu de contact avec l’ambassade de Russie.

Le ministère de l’intérieur s’est entretenu dimanche, le 18 octobre, avec les préfets de France pour les en avertir.

Les personnes concernées figurent dans le fichier de signalement pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste, le FSPRT, selon les deux médias.

Sur la liste, 180 personnes se trouvent actuellement en prison. Les 51 autres, encore en liberté, vont être arrêtées, précise un syndicat de police.

Le ministère de l’Intérieur a par ailleurs demandé à ses services d’examiner plus attentivement les dossiers des demandeurs d’asile en France, précise ce même syndicat.

Le ministère de l’Intérieur Gérald Darmanin n’était pas disponible dans l’immédiat.

Emmanuel Macron réunissait ce dimanche le 18 octobre un conseil restreint de défense à l’Elysée, à l’issue duquel des initiatives pourraient être annoncées.

Macron: €10M pour l' »Islam des Lumières »

Emmanuel Macron s’attaque à l’islam radical. Le président français a présenté le 2 octobre une série de mesures destinées à lutter contre la diffusion de l’idéologie islamiste et la tenir ainsi à l’écart de la République.

« Il s’agit d’essayer ensemble de bâtir une organisation qui va nous permettre de bâtir un islam des Lumières dans notre pays, c’est-à-dire un islam qui va être en paix avec la République, en respectant toutes les règles de séparation et en permettant d’apaiser toutes les voix.

Ce n’est pas le travail de l’Etat de structurer l’islam, mais nous devons, nous, permettre, accompagner cette émergence (…) D’abord, et c’est le premier point en la matière, en libérant l’islam en France des influences étrangères. »

Il s’agit d’essayer ensemble de bâtir une organisation qui va nous permettre de bâtir un islam des Lumières dans notre pays, c’est à dire un islam qui va être en paix avec la République.
Emmanuel Macron veut s’attaquer aux « écoles parallèles » qui, selon lui, ont fait progresser l’endoctrinement ces dernières années en France.

Mesure la plus forte de ce projet de loi contre le séparatisme : l’instruction obligatoire à l’école pour tous dès l’âge de 3 ans à partir de la rentrée 2021. L’école à domicile sera strictement limitée aux impératifs de santé. Cette mesure concernerait environ 50 000 enfants.

En parallèle, le président français plaide pour une meilleure compréhension de l’islam avec davantage d’enseignement de la langue arabe et des postes dédiés à l’islamologie dans l’enseignement supérieur.

Droits de l’homme et Islam radical

Dr Pierre-Emmanuel Thomann, géopolitologue Alors que la victoire militaire contre l’Etat islamique en Syrie vient d’être annoncée par les gouvernements européens et américains après la chute de son dernier territoire en Syrie, on oublie que cette guerre comprend une autre dimension géopolitique bien plus importante. Cette guerre est avant tout  un conflit global entre l’islam radical et politique et le modèle de civilisation occidental, tous deux caractérisés par différent variantes. Ce conflit perdure car l’idéologie à la racine de l’Etat islamique est encore vivace et sévit déjà sur d’autre territoires, comme, en Libye, au Sahel, en Afghanistan mais aussi en Europe.   

Ce confit global mélange ainsi des éléments de guerre classique, comme la guerre contre l’Etat Islamique, mais aussi  la guerre des idéologies sur les territoires mettant en scène des représentations rivales, l’islam radical et politique contre l' »Occident » pour le contrôle des populations, au Moyen Orient mais aussi en Europe. On pourrait ainsi qualifier cette guerre de conflit de civilisation entre l’Islam politique et radical et la civilisation européenne dans ses composantes organiques et culturelle.  L’enjeu est la conquête du territoire et des populations qui y vivent et les deux idéologies s’entrechoquent  sur différents théâtres, les territoires nationaux, européens, mondiaux et le cyber espace. D’un côté, il s’agit de faire prévaloir en Europe, les valeurs européennes, mais aussi le respect de ses coutumes, cultures et traditions, face à un prosélytisme islamiste qui voit l’Europe comme une terre de conquête pour s’attirer de nouvelles loyautés dans les populations au moyen de la propagande et la violence. L’immigration de masse vers l’Europe en provenance des pays à risques augmente mécaniquement les risques et constitue une bombe à retardement géopolitique au sein des sociétés face au prosélytisme islamiste  

Ce conflit dans sa dimension civilisationelle est bien plus difficile à gagner, car la marge de manœuvre des Européens est réduite par la vision très idéologique des droits de l’homme et de la protection des minorités qui s’est imposée dans le projet européen, notamment avec la   jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme, qui interprète la Convention européenne des droit de l’homme.

Marc Bossuyt, professeur émérite à l’Université d’Anvers et ancien président de la Cour constitutionnelle de Belgique, a ainsi critiqué les arrêts de la cour européenne des droits de l’homme dans le domaine de l’immigration et des extraditions, y compris lorsque des personnes suspectées de terrorisme sont en cause, car elles favorisent dans certains cas le respect des droits fondamentaux au détriment de la sécurité nationale. Les failles juridiques sont instrumentalisées par les islamistes et leurs soutiens     

Pour gagner le volet civilisationel de cette guerre, les Etats européens devront agir avec plus de fermeté et exiger une réforme de la Convention européenne des droits de l’Homme qui a été élaborée temps de paix alors que nous visons une situation exceptionnelle. Ce changement de posture exige évidemment au préalable une mutation idéologique et politique au sein des nations afin de s’éloigner du modèle de la société ultralibérale ouverte à tous les flux et contrer  l’affaiblissement démographique qui affaiblit la civilisation européenne.