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Macron refuse la réponse sur djihadistes

Le président irakien Barham Saleh a annoncé le 25 février que treize djihadistes avaient été remis aux autorités irakiennes et précisé qu’ils seraient jugés dans son pays, Emmanuel Macron refusant quant à lui de dire si des Français étaient concernés.

Selon deux sources militaires irakiennes, les Forces démocratiques syriennes (FDS), qui combattent l’Etat islamique (EI) avec l’appui de la coalition internationale, ont remis à l’Irak plus de 20 djihadistes étrangers, dont 14 Français.

Treize éléments de Daech” ont été capturés dans le cadre d’opérations militaires et ils ont été remis aux autorités irakiennes”, a dit Barham Saleh lors d’une conférence de presse au côté du président français, à l’Elysée.

Ils sont accusés d’avoir commis des crimes contre des Irakiens, des installations irakiennes en Irak, ils seront jugés selon la loi irakienne, et c’est ce que le droit international reconnaît”, a-t-il ajouté.

 

 

 

Lauréats du prix Nobel de la paix contre les violences sexuelles

Le gynécologue Denis Mukwege, qui soigne les victimes de violences sexuelles en République démocratique du Congo, et l’Irakienne Nadia Mourad, militante des droits de l’homme réduite en esclavage sexuel par l’Etat islamique, ont été déclarés  lauréats du prix Nobel de la paix.

Le comité Nobel norvégien leur a décerné ce prix pour leurs actions visant à mettre fin à l’utilisation de la violence sexuelle comme arme de guerre.

« La contribution des deux lauréats a été essentielle pour attirer l’attention sur ces crimes de guerre et pour qu’ils soient combattus », a déclaré le comité Nobel.

Chacun d’eux a, “à sa manière, contribué à donner une plus grande visibilité aux violences sexuelles commises en temps de guerre, de sorte que les auteurs de ces actes puissent être tenus pour responsables de leurs actes.”

Denis Mukwege, 63 ans, dirige l’hôpital Panzi de Bukavu, dans l’est de la RDC. Ouvert en 1999, cet hôpital accueille chaque année plusieurs milliers de femmes, dont beaucoup doivent subir une intervention chirurgicale à la suite de violences sexuelles.

Le risque terroriste aggravé

Le “risque terroriste” s’est accru depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir, a déclaré Marine Le Pen, en invoquant la politique de l’exécutif en la matière et son attitude à l’égard des combattants partis en Irak ou en Syrie à l’appui de son propos.

‘Depuis l’arrivée de M. Macron, on observe que le risque terroriste s’est objectivement aggravé’, a dit la présidente du Front national lors d’une conférence de presse à l’Assemblée nationale.

Selon Marine Le Pen, “le gouvernement a abaissé le niveau de protection de l’état d’urgence” en faisant voter en octobre une nouvelle loi antiterroriste et en mettant fin, parallèlement, à la loi d‘exception instaurée dans la foulée des attentats de novembre 2015.

“En second lieu, je voudrais soulever un paradoxe affolant”, a-t-elle ajouté. “La destruction de l’Etat islamique en Irak et en Syrie revient non à diminuer la menace terroriste pour les Français chez eux mais à l’augmenter”.

Car, a argué Marine Le Pen, président Macron se révèle “pusillanime et indécis” et le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, “muet de gêne” sur la question du retour éventuel de djihadistes passés dans les rangs de l’EI.

“S’il advenait que les revenants de l’Etat islamique, protégés de MM. Macron et Collomb, commettent des actes terroristes, nous les tiendrons pour politiquement responsables et pénalement complices de ces actes”, a-t-elle poursuivi.