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Calédoniens restent dans la France

Le premier ministre français Edouard Philippe est arrivé en Nouvelle Calédonie au lendemain du référendum sur l’indépendance. La victoire du ‘Non’ à 56,4 % signe le maintien de l’archipel dans la France et la poursuite de la présence française en Océanie.

« Il n’y a pas d’ambiguïté sur le désir des Calédoniens de rester dans la France »assure Sonia Backès, présidente des Républicains calédoniens, l’un des principaux partis non-indépendantistes, bien que le résultat ne soit pas aussi franc que laissaient présager les sondages. Une victoire qui paraît d’autant plus incontestable que la participation a été historique et flirte avec les 80 %

La représentativité réelle des Kanak dans ce scrutin révèle le manque de considération donné à leur droit d’autodétermination. Les estimations sur la proportion de Kanak parmi les inscrits oscillent entre 43 % selon Pierre-Christophe Pantz, docteur en géopolitique, et 63 % selon le FLNKS (Front de libération nationale kanak et socialiste). Le haussariat [haut-commissariat de la République en Nouvelle-Calédonie] estime le nombre de votants de statut coutumier à 46 % (ce qui inclut aussi ceux qui étaient de statut coutumier et ont opté depuis pour le statut de droit commun) mais ne fournit aucun chiffre précis sur la proportion de votants kanak, selon Le Monde.

Catalogne va déclarer l’indépendance suite à référendum

La Catalogne appliquera la loi référendaire votée début septembre par le Parlement catalan qui prévoit une déclaration d’indépendance en cas de référendum faisant ressortir une majorité de “oui”,  devait déclarer dimanche le chef de l’exécutif catalan Carles Puigdemont lors d’une émission de télévision.

La loi votée début septembre pour préparer le référendum du 1er octobre prévoit que le Parlement de Catalogne déclare l’indépendance de la région dans les 48 heures d’un vote “oui” proclamé par le bureau électoral.

“La déclaration d’indépendance, que nous n’appelons pas une déclaration ‘unilatérale’ d’indépendance, est prévue par la loi référendaire en application des résultats. Nous appliquerons ce que dit la loi”, devait déclarer Carles Puigdemont à TV3, selon des extraits diffusés sur le site internet de la chaîne de télévision catalane.

Le gouvernement autonome de Catalogne a publié vendredi soir les résultats définitifs du référendum de dimanche dernier qui avait été interdit par le Tribunal constitutionnel. Le “oui” à l’indépendance l’a emporté avec 90,18% des voix exprimées par les quelque 2,3 millions d’électeurs qui se sont déplacés malgré le déploiement des forces de police, soit une participation de 43% des inscrits.

La « violence injustifiée » contre les Catalans

Les Catalans ont malgré les difficultés et des heurts avec la police participé dimanche, 1.10.2017, à un référendum de l’indépendance  de la région organisé en défi aux autorités espagnoles, fermement résolues à en empêcher la tenue.

Selon les services d’urgence catalans, 38 personnes ont été blessées, la plupart légèrement, après que la police espagnole a chargé des manifestants qui protestaient contre la fermeture d’un bureau de vote à Barcelone et tiré des balles en caoutchouc.

Le président de la Généralité, le gouvernement régional catalan, Carles Puigdemont, a accusé les autorités de Madrid de recourir à une “violence injustifiée” et de donner à l’étranger une “image épouvantable de l‘Espagne”.

“La violence injustifiée, disproportionnée et irresponsable de l’Etat espagnol n’a pas seulement échoué à décourager les Catalans de voter, elle a aussi contribué à lever tous les doutes qui se posaient aujourd‘hui”, a-t-il déclaré à des journalistes.

Bien que Madrid ait décrété le référendum illégal, de longues files d‘attente s’étaient formées avant l‘aube dans toute la Catalogne devant des écoles et autres lieux destinés à servir de bureau de vote.

Dans certains endroits, les organisateurs avaient au dernier moment amené des urnes dans de grands sacs en plastique. Les autorités ont conseillé aux électeurs d‘imprimer eux-mêmes chez eux leur bulletin de vote.

En cas de fermeture par la police de leur bureau de vote, les gens pouvaient voter n’importe où ailleurs, l’exécutif régional disposant de ce qu’il appelle “un recensement universel”.