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Chantier de Notre-Dame reprendra mi-août

Le chantier de Notre-Dame de Paris reprendra mi-août avec des procédures renforcées et des moyens de décontamination supplémentaires, a annoncé le préfet de la région Ile-de-France, lorsque la suspension jusqu’à le 25 juillet en raison d’une protection contre le plomb jugée insuffisante. (Image: Eight Inc.)

Les installations de décontamination étaient sous-dimensionnées et que les règles de précaution n’étaient pas systématiquement appliquées, l’inspection du travail avait estimé dans un rapport rendu le 23 juillet.

Quelque 400 tonnes de plomb ont fondu lors de l’incendie de la cathédrale le 15 avril. Une partie s’est dispersée dans le centre de Paris, exposant travailleurs et riverains à des poussières toxiques.

La préfecture précise que de nouvelles unités de décontamination seront installées pendant la semaine du 12 août et que le chantier pourra alors reprendre progressivement.

Ces mesures “garantissent à la fois la sécurité des personnels intervenant sur le chantier et un strict contrôle des entrées et sorties du celui-ci, empêchant toute sortie d’élément polluant vers l’extérieur”, écrit-elle dans un communiqué.

 

Incendie en Haute-Corse et Alpes

Un incendie a ravagé plus de 2.000 hectares de forêt en Haute-Corse lundi et un autre a parcouru plus de 250 hectares de végétation sur la commune de Moustiers-Sainte-Marie (Alpes-de-Haute-Provence), selon le dernier bilan donné par les autorités.

L’incendie en Haute-Corse, qui s‘est déclaré sur les hauteurs de la commune de Ville di Paraso, avait déjà parcouru 500 hectares dimanche soir, selon la préfecture. Il se dirigeait vers les villages de Novella et Palasca.

Le feu n‘avait pas progressé dans la nuit, selon le commandant Marien Setti, qui s‘est exprimé sur franceinfo. Peu de dégâts matériels ont été constatés.

Près de 150 sapeurs-pompiers et 40 gendarmes étaient mobilisés ainsi que deux Tracker et deux Canadair.

L’incendie dans les Alpes-de-Haute-Provence, lui, poursuivait lundi sa progression dans une zone difficile d’accès, a-t-on appris auprès des secours.

Le sinistre, qui s‘est déclarée dimanche vers 14h30 dans une zone non habitée, a rapidement progressé vers le village de Sainte-Croix sous l‘effet d‘un vent violent.

Environ 250 hectares ont déjà été parcourus par le feu dans cette région touristique située dans le Parc naturel régional du Verdon.

Le feu de forêt près de Marseille

Le feu, qui a parcouru près de 240 hectares de forêt à Aubagne et Carnoux (Bouches-du-Rhône), à une vingtaine de kilomètres de Marseille, a été fixé dans la nuit de samedi, 19.08.2017,  à dimanche, a-t-on appris auprès des secours.

Environ 600 pompiers ont été mobilisés pour maîtriser l’incendie qui s’est déclaré dans un secteur boisé parsemé d’habitations individuelles.

Les moyens aériens ont repris avec la levée du jour pour noyer les flancs de l’incendie dans des zones souvent inaccessibles aux secours terrestres.

Selon la préfecture des Bouches-du-Rhône, 800 habitations ont été préservées par les pompiers. Aucun blessé n’a été signalé.

Les occupants d’un centre de vacances et de plusieurs habitations ont été autorisés, dans la nuit, à regagner leur lieu de villégiature et leur domicile.

Dimanche, 20.08.2017, la ligne SNCF restait coupée au trafic ferroviaire entre Aubagne et Cassis. Environ 2.300 personnes ont été contraintes de dormir dans des rames TGV mises à disposition par la SNCF dans les gares de Marseille, Toulon (Var) et Nice (Alpes-Maritimes).

Un autre incendie, qui s’était déclaré samedi à Puyloubier, près d’Aix-en-Provence, a été circonscrit après avoir parcouru une quarantaine d’hectares de végétation.

La situation reste toutefois tendue dans le sud de la France, où plusieurs départements ont été classés en risque incendie de « très sévère à exceptionnel ».

Dans les Bouches-du-Rhône, la préfecture a interdit l’accès du public dimanche à 23 des 24 massifs forestiers du département.

Des mesures similaires ont été prises dans le Vaucluse, le Var et le Gard, où un « épisode de vents forts, associés à la sécheresse des végétaux et aux températures élevées », impose selon les autorités une « extrême vigilance ».

La Haute-Corse: deux incendies ‘stabilisés’

La situation s’est stabilisée sur le front des deux incendies auxquels fait face la Haute-Corse, la diminution de l’intensité du vent permettant aux pompiers de progresser contre les flammes, annonce la préfecture samedi après-midi dans un communiqué.

L’incendie qui s’est déclaré dans la nuit de jeudi à vendredi au Cap Corse, dans le nord de l’île et a parcouru 1.800 hectares, « ne présente plus une menace pour les habitants », peut-on lire dans ce communiqué.

« Aucune habitation n’a été détruite et aucune victime n’est à déplorer », déclare la préfecture en précisant que les 882 personnes qui avaient été mises en sécurité au cours de la soirée de vendredi ont pu regagner leur lieu de résidence.

Le second sinistre, qui touche la commune de Manso, dans la région de la Balagne, près de Calvi, nord-ouest de la Corse, a parcouru 150 hectares. Ce feu de maquis et de forêt, difficilement accessible, « ne progresse plus », précise la préfecture.

Près de 250 pompiers sont mobilisés contre ces deux incendies. Deux colonnes de pompiers – soit 140 hommes – sont arrivées en renfort dans la matinée, notamment de Marseille, et trois Canadair et quatre Trackers étaient à l’oeuvre samedi contre les flammes, a déclaré le préfet de Haute-Corse.

Un incendie en Corse-du-Sud

Un incendie préoccupe encore les pompiers en Corse-du-Sud, a appris franceinfo auprès des pompiers. L’incendie de Palneca a désormais détruit 160 hectares de pinède au niveau du col de Verde à la limite de la Haute-Corse, selon un dernier bilan fourni par la sous-préfecture à 12h30. D’après le maire de Palneca, Pierre Santoni, l’enquête « s’oriente vers la piste criminelle ». 

Depuis le lever du jour, 200 pompiers, appuyés par quatre Canadair, un Dash (avion gros-porteur bombardier d’eau) et trois hélicoptères, sont mobilisés. « Les pompiers travaillent d’arrache-pied, mais ils n’arrivent malheureusement pas à contenir » le feu, a expliqué Pierre Santoni sur franceinfo, précisant que, « les villageois ne sont pour l’instant pas menacés ».

Dans la nuit de mercredi à jeudi (2-3/08) la lutte contre les flammes a été particulièrement compliquée dans ce terrain accidenté et difficile d’accès. Des pompiers ont été incommodés par des coups de chaleur et par la fumée. Mercredi soir, des randonneurs et des baigneurs ont dû être évacués par hélicoptère.

Départs de feu dans le Sud de la France

Plusieurs départs de feu ont eu lieu mardi 1er août dans les Bouches-du-Rhône, les Alpes-Maritimes, le Gard et la Corse. Suivez l’évolution de la situation en direct avec franceinfo.

 

Départs de feu à Istres et à Aix-en-Provence. Un incendie s’est déclaré dans le sud de la commune d’Istres en milieu d’après-midi. Deux cents pompiers ont été mobilisés pour combattre les flammes. Ils sont aidés de deux Canadair et d’un hélicoptère, rapportent nos confrères de France 3 Provence-Alpes. Un autre feu s’est déclaré à 14h30 à proximité d’Eguilles, non loin d’Aix-en-Provence. Au total, au moins 20 hectares ont brûlé, selon les pompiers.

Cinquante hectares brûlés au-dessus de Grasse. Dans les Alpes-Maritimes, un incendie de forêt a débuté à 15 heures entre Saint-Vallier et Saint-Cézaire, à proximité de Grasse. Trois bombardiers d’eau Canadair ainsi qu’un Dash ont été réquisitionnés, et 260 pompiers sont sur les lieux.

Incendie « pas encore maîtrisé » en Corse. Enfin, plusieurs incendies d’origine volontaire se sont déclarés dans la nuit et au petit matin au sud de Bastia. Selon France 3 Corse ViaStella, le feu est « sous contrôle mais pas encore maîtrisé« . Un peu moins d’un hectare a été ravagé par les flammes.

La stratégie des arbres pour renaître

Les études menées sur les régions méditerranéennes en France, en Italie, en Espagne ou en Grèce ont montré que les espaces naturels touchés par les incendies ont de fortes capacités de régénération. Ils sont capables de se reconstituer à l’identique si les feux ne sont pas trop fréquents. Le cas échéant, « les feux empêchent les pins de parvenir à maturité sexuelle et les souches des feuillus s’épuisent progressivement, explique encore l’INRA. Les arbres disparaissent et laissent place durablement à une garrigue ou un maquis ».

Depuis des millénaires, la forêt méditerranéenne a appris à vivre avec le feu. Des recherches de l’Inra montrent que les espèces ont chacune développé leur stratégie pour résister aux flammes ou renaître de leurs cendres. De quoi guider les choix des forestiers pour reconstituer une forêt après le passage d’incendies et aménager préventivement le territoire.

La plupart des espèces de feuillus (chênes) se régénèrent en produisant des rejets alors que la plupart des arbres résineux meurent et se régénèrent par graines.
Les pins maritimes et les pins d’Alep par exemple constituent des banques de graines aériennes dans leurs cônes maintenus fermés par la résine. Les graines restent en dormance plusieurs années attendant les conditions favorables à la germination. Le feu, en faisant fondre la résine, permet l’ouverture des écailles du cône et fait tomber les graines sur un sol débarrassé des autres espèces et chauffé par le feu ; ce qui va accélérer la levée des graines. Les pins seront les premiers à recoloniser un territoire. Ces particularités témoignent de leur adaptation évolutive aux feux fréquents. En outre, l’effet débroussailleur du feu les favorise plusieurs années avant la repousse des feuillus. Ces derniers sont facilement tués à cause de leur écorce plus fine et se reconstitueront moins vite. Pour se régénérer après l’incendie, ils produisent des rejets à partir de leur souche restée vivante dans le sol, et parfois le long du tronc. Plus rarement dans le houppier, quand le dommage est modéré. Quand les dommages sont très importants, la régénération s’opère au pied.

La diversité des réponses des espèces à un régime de feu et leur capacités de régénération font dire que les espaces naturels méditerranéens se reconstituent souvent à l’identique après le passage du feu. Mais attention, trop fréquents aux mêmes endroits, les feux empêchent les pins de parvenir à maturité sexuelle et les souches des feuillus s’épuisent progressivement. Les arbres disparaissent et laissent place durablement à une garrigue ou un maquis.

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