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Suisse-UE: libre circulation en question

En Suisse, les électeurs décideront par référendum — appelé localement une votation populaire — ce dimanche 27 septembre si les citoyens de l’Union européenne doivent être autorisés à travailler et à habiter, ou non, dans le pays. Les résultats de cette votation fédérale pourraient modifier les relations avec ses voisins européens.

L’initiative aurait également un impact sur les 460 000 citoyens suisses dans l’UE. Certains ont qualifié cette initiative de « Brexit suisse », car le pays a déjà adopté plusieurs dispositions du droit communautaire par le biais de traités bilatéraux.

En effet, si la Suisse n’est actuellement pas membre de l’UE, elle a toutefois adhéré à certains de ses principes clés, comme la libre circulation des personnes. Cela signifie que les citoyens de l’UE peuvent vivre et travailler en Suisse, et inversement pour les ressortissants suisses ailleurs dans l’Union. Cela permet également à la Suisse de participer au marché unique de l’UE, à savoir la libre circulation des biens et des services.

Mais ce référendum – intitulé « Pour une immigration modérée (initiative de limitation) » – vise à mettre fin à la libre circulation des citoyens de l’UE en Suisse, rendant difficile l’embauche de ces derniers par les entreprises.

L’UDC (Union démocratique du centre), parti de droite conservatrice, avait mis l’initiative sur l’immigration aux voix pour le mois de mai, mais le vote a été retardé par la pandémie de Covid-19.

Les électeurs helvétique décideront du sort des citoyens de l’UE, en même temps que quatre autres votations de portée plus domestique, notamment sur la chasse et ou a l’acquisition de nouveaux avions de combat par l’armée de l’air suisse.

Nantes: un migrant rwandais a détruit l’orgue

Le bénévole du diocèse de Nantes qui a avoué avoir mis le feu à la cathédrale de Nantes le 18 juillet est “apeuré” et a été “dépassé” par l’ampleur prise par les événements, a déclaré dimanche le 26 juillet son avocat.

“Avec ces aveux, il y a une sorte de soulagement : c’est quelqu’un qui est apeuré, qui est en quelque sorte dépassé”, a dit Me Quentin Chabert lors d’une conférence de presse à la mi-journée. “Il était important pour lui, avec cette coopération, de faire preuve de sa sincérité.”

L’avocat a en revanche refusé de s’exprimer sur l’”obligation de quitter le territoire français” (OQTF) qui avait été signifiée en novembre 2019 à ce ressortissant rwandais, âgé de 39 ans.

“Sur sa situation administrative (…), on glose à l’heure actuelle sur des éléments que visiblement personne ne maîtrise réellement”, a dit l’avocat. “Il y a une certaine complexité dans cette situation. Il faut être extrêmement vigilant là-dessus : ça appelle des commentaires, sur les réseaux sociaux, qui ne sont pas adaptés du tout à la situation réelle.”

« Je ne veux pas rentrer dans le débat des questions administratives, ça alimente la fachosphère”, a ajouté Me Quentin Chabert.

Le suspect avait déjà été entendu une première fois le 18 juillet, le jour-même de l’incendie, en raison de certaines “incohérences” dans son récit, avant d’être remis en liberté.

Il a été de nouveau entendu le 25 juillet soir sur la foi des nouveaux éléments recueillis par les ingénieurs spécialisés dépêchés sur place par le laboratoire central de la préfecture de police de Paris, a annoncé le procureur de Nantes.

“Les premiers résultats communiqués par le laboratoire central de la préfecture de police de Paris amènent à privilégier la piste criminelle”, a expliqué samedi Pierre Sennès.

Une enquête judiciaire a été ouverte pour dégradations, détériorations ou destruction du bien d’autrui par incendie et confiée à l’antenne nantaise de la Direction interrégionale de la police judiciaire de Rennes (DIPJ).

L’infraction visée dans la réquisitoire introductif du parquet de Nantes est théoriquement punie d’une peine de dix ans d’emprisonnement et 150.000 euros d’amende.

L’incendie du 18 juillet a détruit le grand orgue, de précieuses oeuvres d’art et des vitraux de la cathédrale. La restauration de l’édifice – dont la construction avait été entamée par le dernier duc de Bretagne François II (1435-1488) – devrait prendre au total “au moins trois ans”, a évalué mercredi lors d’une conférence de presse Pascal Prunet, architecte en chef des Monuments historiques.

«Guerre urbaine» à Chanteloup-les-Vignes

Des violences urbaines ont éclaté dans la soirée du 2 novembre à Chanteloup-les-Vignes (Yvelines). Des policiers ont été attaqués en tombant dans un guet-apens et un cirque flambant neuf a brûlé. Des tirs de mortier ont retenti, selon Le Parisien.

Des violences urbaines ont éclaté, dans la soirée du samedi 2 novembre, à Chanteloup-les-Vignes, dans les Yvelines, rapportent France Bleu et Le Parisien. Selon ce dernier qui cite des sources policières, les événements ont commencé après 21h.

La maire de la ville dénonce une situation  «à pleurer».

Le préfet des Yvelines Jean-Jacques Brot a «condamné avec la plus grande fermeté l’incendie de l’Arche». Il «prive la population d’un lieu de culture précieux et reconnu», déplore le préfet promettant que «les auteurs seront retrouvés et punis». Ce cirque avait coûté 900.000 euros, selon France Bleu.

Etats-Unis: restrictions sur le droit d’asile

«Grande victoire à la Cour suprême des Etats-Unis pour la frontière sur le droit d’asile», s’est réjoui, sur Twitter, Donald Trump. La plus haute juridiction du pays a validé une mesure qui limite strictement les demandes d’asile aux Etats-Unis de migrants venant d’Amérique centrale.

 

Selon les organisations de défense des droits civiques et humains, qui avaient contesté cette directive devant un tribunal fédéral d’Oakland (Californie), cette mesure revient à exclure des procédures d’asile l’écrasante majorité des demandeurs arrivant à la frontière sud des Etats-Unis en provenance d’Amérique centrale.

Plusieurs centaines de milliers de personnes, souvent des familles avec enfants, sont potentiellement concernées par cette mesure controversée. Donald Trump a fait de la lutte contre l’immigration clandestine l’un des emblèmes de sa présidence et cherche à tout prix à réduire l’arrivée de migrants à la frontière sud des Etats-Unis. 

L’assassin afghan dans un état « psychotique »

L’attaque à l’arme blanche qui a fait un mort et huit blessés à Villeurbanne (Rhône) le 31 août  est le fait d’un homme d’Afghanistan non fiché et apparemment “psychotique” que rien ne semble lier à une organisation terroriste, a déclaré  le procureur de Lyon.

“Il y a une absence de faits permettant de rattacher son passage à l’acte à une entreprise terroriste”, a dit le procureur, Nicolas Jacquet, lors d’une conférence de presse.

Le magistrat lyonnais dirige l’enquête à laquelle le parquet national antiterroriste, à Paris, est toutefois “étroitement associé”.

L’agresseur  d’origine afghane, maîtrisé le 1 septembre par des passants et des chauffeurs de bus puis placé en garde à vue, est un ressortissant connu sous deux identités différentes, qui serait âgé de 27, 31 ou 33 ans selon les diverses dates de naissance figurant dans son dossier.

Sans aucun antécédent judiciaire, il n’est pas connu des services spécialisés au titre de la radicalisation”, a indiqué Nicolas Jacquet.

La perquisition menée dans le centre d’hébergement pour réfugiés où il logeait n’a pas non plus révélé d’éléments dénotant une possible radicalisation.

“L’expert psychiatre qui a pu l’examiner évoque un état psychotique, envahissant avec des délires paranoïdes à thématique multiples dont celle du mysticisme et de la religion”, a encore déclaré le procureur.

Il reconnaît partiellement les faits mais dit n’avoir pas de souvenir précis de leur déroulement en dehors des premières minutes de son périple meurtrier”, a précisé le magistrat, qui a fait état de propos “incohérents et confus”. “Il a indiqué être musulman et avoir entendu dans l’après-midi des voix insulter Dieu et lui donner l’ordre de tuer.”

Selon Nicolas Jaquet, l’agresseur pense en outre “avoir reconnu dans sa première victime un individu avec lequel il était en contention après son passage en Angleterre il y a quelques années, il dit avoir agi par vengeance”.

Les premiers éléments de l’enquête ont également permis de préciser le parcours de l’assaillant, qui serait arrivé pour la première fois en France en 2009, à une époque où il était encore mineur, puis est passé au moins par l’Italie, l’Allemagne et la Norvège avant d’entrer à nouveau en France en juin 2016.

Il est titulaire d’une carte de séjour temporaire avec demande de renouvellement valable jusqu’au 31 janvier 2020.

 

 

Quotas migratoires Fillon-Macron

Emmanuel Macron a ouvert la porte, dans sa lettre de cadrage du “grand débat national” qui s’ouvre mardi, à l’instauration de quotas migratoires, une mesure qui ne figurait pas dans son programme et qui était défendue par François Fillon en 2017.

Cette suggestion a aussitôt été dénoncée par plusieurs associations, au premier rang desquelles SOS Racisme qui a estimé que la lettre laissait “lourdement sous-entendre que nous accueillions trop d’immigrés et que ces derniers et leurs enfants n’étaient pas suffisamment ‘intégrés’”.

Propos graves et irresponsables qui sonnent comme une diversion nauséabonde”, a dénoncé l’association dans un communiqué publié dimanche soir. “Il y a dix ans Sarkozy posait la question des quotas”, a rappelé de son côté Pierre Henry, directeur de France Terre d’asile, sur Twitter. “La commission Mazeaud répondait inapproprié – anticonstitutionnel, anticonventionnel. On recommence les enflammades sur un sujet hors sujet ?

L’instauration de quotas pour réguler l’accueil de migrants est une question qui agite la classe politique française depuis plusieurs années. Absente du programme d’Emmanuel Macron lors de la campagne présidentielle de 2017, la mesure a notamment été défendue par le candidat des Républicains (LR) François Fillon.

Ce dernier, tout comme le candidat souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, proposait d’inscrire dans la Constitution le principe de quotas fixés par la loi, en plafonnant le nombre de titres de séjour pouvant être délivrés chaque année au titre de l’immigration professionnelle et familiale.

La présidente du Front national devenu entre temps Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, plaidait, elle, pour une réduction de l’immigration légale à 10.000 personnes par an.

Que proposez-vous pour améliorer l’intégration dans notre Nation?”, écrit Emmanuel Macron dans cette “lettre aux Français” diffusée dimanche soir. “En matière d’immigration, une fois nos obligations d’asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ? Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer ?”.

 

Surveillance renforcée de La Manche

Le gouvernement français a annoncé le renforcement de la surveillance des plages et ports du Pas-de-Calais pour lutter contre la multiplication des traversées illégales de migrants dans la Manche, de plus en plus fréquentes récemment.

La France va continuer de travailler « en bonne intelligence » avec le Royaume-Uni mais ne prévoit pas d’augmenter les moyens mis en oeuvre face à la multiplication des tentatives de traversées de la Manche par des embarcations de migrants, a déclaré le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux.

 

L’évacuation des migrants à Grande-Synthe

Les forces de l’ordre sont intervenues le matin  à Grande-Synthe, près de Dunkerque, dans le Nord, pour évacuer 1.800 migrants installés dans des abris de fortune, annonce la préfecture du Nord.

Une opération de mise à l’abri de 1.800 migrants basés à Grande-Synthe est en cours depuis 08h00 ce matin (06h00 GMT)”, indique-t-elle dans un communiqué, en précisant qu’elle s’inscrit dans le cadre d’une ordonnance d’évacuation rendue par le tribunal de Dunkerque le 11 octobre à la demande de la mairie.

« … Avec Castaner comme avec tous ses prédécesseurs, ce cirque se poursuivra tant qu’on ne traitera pas les causes, » a écrit Marine Le Pen dans son microblog Twitter.

« Combien de temps avant que des centaines de nouveaux entrants s’y installent, pour ensuite être relogés en priorité par le gouvernement alors que 3,5 millions de Français sont mal-logés ou sans-abri ? » a posé la même question Nicolas Bay.

 

 

Sommet européen informel à Salzbourg

Le président français s’exprimait après un sommet européen informel, à Salzbourg (Autriche), où les Vingt-Huit ont tenté d’apaiser les fortes tensions des derniers mois sur les migrations et de faire avancer les négociations sur le Brexit.

Après la crise économique et financière qui a frappé la zone euro et la crise politique liée aux migrations, “aujourd’hui, l’Europe, c’est le risque de divisions multiples pour des raisons différentes, avec à chaque fois la même ligne : le refus d’une solidarité suffisante”, a-t-il dit aux journalistes.

“La crise que l’Europe vit ces 10 dernières années, c’est une crise existentielle, la capacité à savoir si le projet politique conduit par les pères fondateurs, qui a consisté à savoir conjuguer les intérêts nationaux pour définir quelque chose de plus grand, peut toujours prévaloir”, a-t-il ajouté.

Répondant par l’affirmative, Emmanuel Macron, qui cherche des alliés pour constituer une force au Parlement européen, a jugé que “c’est la bataille que tous les progressistes en Europe, que tous les démocrates doivent conduire”.

Il a désigné une nouvelle fois ses adversaires, évoquant sans les nommer le ministre de l’Intérieur italien, Matteo Salvini, des dirigeants d’Europe de l’Est refusant d’accueillir des réfugiés ou les partisans du Brexit.

Il a ainsi fustigé “ceux qui expliquent : moi (…) j’aime l’Europe quand elle me donne de l’argent, quand elle permet la prospérité à mon peuple, quand elle permet à mes travailleurs d’aller mieux gagner leur vie dans des pays voisins. Mais, chez moi, pas un seul migrant, (…) pas un seul réfugié”.

 

“A un moment donné, le règlement se fera simplement (…), les pays qui ne veulent pas davantage de Frontex (l’agence chargée de frontières extérieures de l’UE, NDLR) ou de solidarité, ils sortiront de Schengen”, a poursuivi Emmanuel Macron. “Les pays qui ne veulent pas davantage d’Europe, ils ne toucheront plus les fonds structurels et donc il faut qu’au printemps prochain nous ayons cette discussion en vérité.”

“C’est un combat historique, ce n’est pas une élection comme les autres”, a encore déclaré le président français.

Français opposent l’accueil des migrants

Une majorité de Français (54%) est opposée à l’accueil par la France d’une partie des migrants recueillis en Méditerranée, selon un sondage Ifop pour Atlantico publié le 18 aout.

Les personnes interrogées se disent en revanche à 46% favorables “à ce que les migrants qui arrivent par dizaines de milliers sur les côtes grecques et italiennes soient répartis dans les différents pays d’Europe et à ce que la France en accueille une partie”.

C’est quatre points de plus qu’en juin et sept points de plus qu’il y a un an, signe d’une évolution de l’opinion française sur ce sujet.

En début de semaine, le gouvernement de Malte a autorisé le navire humanitaire Aquarius transportant 141 migrants recueillis au large de la Libye à accoster dans un de ses ports dans le cadre d’un accord avec cinq Etats européens, qui prévoit notamment l’accueil de 120 rescapés par la France et l’Espagne.

Le sondage Ifop a été réalisé via un questionnaire en ligne du 14 au 16 août auprès de 1004 personnes.

 

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