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Femmes voilées comme «sorcières d’Halloween»

*Injurieuses, racistes» et «qui outrepassent la liberté d’expression des parlementaires», les paroles de Jean-Louis Masson comparant les femmes voilées aux sorcières d’Halloween a fait réagir le vice-président du Sénat, David Assouline. Il compte saisir le bureau du Sénat, pouvant ainsi mener à des sanctions.

Les 26 membres du bureau du Sénat, présidé par Gérard Larcher (LR), examineront ainsi les propos de Jean-Louis Masson en novembre. Suite à cela, ce dernier risque des sanctions disciplinaires qui vont d’un simple rappel à l’ordre à l’exclusion temporaire, toujours selon la même source. Et de préciser que cette instance sénatoriale pourrait prendre en compte les anciennes interventions de Jean-Louis Masson, qui en 2015 avait assimilé «l’immigration d’aujourd’hui» aux «terroristes de demain».

Le vice-président socialiste du Sénat, David Assouline, a fustigé la comparaison entre les femmes voilées et les sorcières d’Halloween, faite par le sénateur Jean-Louis Masson, du micro-parti Démocratie et république. Le 30 octobre dans une déclaration transmise en exclusivité au Parisien, pointé le racisme émanant des propos de l’homme politique:

« Je saisirai le bureau du Sénat le 6 novembre [lors de la prochaine session, ndlr] à propos des paroles du sénateur Masson […] que j’estime injurieuses, racistes et incitatrices à la haine, et qui outrepassent la liberté d’expression des parlementaires à laquelle je suis particulièrement attaché ».

Halloween: nuit des violences

Des violences et des échauffourées avec les forces de l’ordre ont eu lieu dans la nuit de 31 Octobre à l’occasion des festivités d’Halloween, entraînant l’interpellation de 116 personnes, notamment en Seine-Saint-Denis et à Lyon.

Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, avait demandé à tous les préfets une “mobilisation renforcée” après la diffusion sur les réseaux sociaux d’appels à la « purge » contre des policiers, notamment dans l’Essonne.

Halloween doit rester une fête, la purge, ce n’est pas une blague, la purge, c’est une menace”, a-t-il déclaré lors d’un déplacement à Paris.

“Nous ne laisserons rien passer”, a ajouté le ministre de l’Intérieur en estimant que les faits avaient “moins de gravité” que l’an dernier grâce à la mobilisation de 15.000 policiers et gendarmes sur tout le territoire.

Dans un communiqué, Christophe Castaner a fait état de 116 interpellations, qui ont donné lieu à 82 gardes à vue.

Un jeune homme qui a reconnu avoir lancé un appel à la ‘purge’  sur le réseau social Snapchat a été interpellé lundi et a été remis en liberté mardi dans l’attente de sa comparution devant la justice le 28 novembre prochain.