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Bolchoï: le changement d’affiche

02.05.2022 Le théâtre du Bolchoï de Moscou a annoncé le retrait de son affiche des spectacles prévus en mai de deux metteurs en scène ayant quitté la Russie et ayant communiqué publiquement leur opposition à l’offensive menée par celle-ci en Ukraine.

Dans un message publié sur Telegram lundi soir, le prestigieux théâtre a annoncé que le ballet « Nouréïev » de Kirill Serebrennikov et l’opéra « Don Pasquale » de Timoféï Kouliabine seraient remplacés par d’autres spectacles pour les six représentations prévues lors des jours fériés de mai.

Les raisons de ce changement ne sont pas connues. Joint par l’Agence France-Presse (AFP), le Bolchoï n’a pas commenté dans l’immédiat.

Ukraine: bombardements sur la capitale

16.04.2022 Guerre en Ukraine: après des déconvenues, la Russie veut remettre la pression sur Kiev (image)
Après des accusations de bombardements sur des villages russes et la perte du Moskva, un navire amiral, Moscou a repris ses bombardements sur la capitale ukrainienne.

Le répit à Kiev n’aura été que de courte durée. Alors que les troupes russes se sont retirées de la région, Moscou a lancé plusieurs frappes sur la capitale ce vendredi, le 15 avril, annonçant notamment la destruction d’une usine d’armement. La Russie dit agir en représailles au bombardement jeudi, le 14 avirl, de deux villages russes frontaliers de l’Ukraine, Klimovo et Spodariouchino, qui a fait sept blessés. « Le nombre et l’ampleur des frappes de missiles sur des sites de Kiev vont augmenter en réplique à toutes les attaques de type terroriste et aux sabotages menés en territoire russe », a mis en garde le ministère russe de la Défense.

L’Ukraine a rejeté ces accusations, affirmant que ces bombardements pourraient être des tentatives de « sabotage » de l’armée russe. Moscou chercherait à alimenter une forme « d’hystérie anti-ukrainienne » pour renforcer le soutien du peuple russe à l’invasion de l’Ukraine, voire trouver une prétexte à de futures offensives.

Ukraine: 50 jours de la guerre

Ce jeudi, le 14 avril, marque le cinquantième jour de la guerre en Ukraine. Le croiseur russe « gravement endommagé » par une explosion de munitions causée par un incendie, ont rapporté les agences d’Etat russes, citant le ministère de la Défense.

50 jours après le début de l’invasion russe en Ukraine, l’armée russe est surtout présente dans le Donbass, une portion à l’est de l’Ukraine, qu’elle cherche à contrôler. Elle est également présente au sud-est du pays, au-dessus de la Crimée, selon les cartes du ministère des armées.

Au cours des semaines précédentes, elle n’a pas réussi à atteindre le centre ou l’est du pays et est restée localisée sur les frontières nord, sud et est de l’Ukraine.

Cette guerre a tout de même fait des milliers de morts, et dans les villes occupées par l’armée russe sont faites des accusations de viols, de meurtres et de tortures.

L’OTAN: la morte vivante

A un mois du sommet des 70 ans de l’Otan, les propos de Président Macron sur une Alliance atlantique en état de “mort cérébrale” provoquent une onde de choc et relancent la polémique sur la raison d’être de l’organisation, déjà sous le coup des critiques répétées à partir de la guerre en Afghanistan. (Image: archive)

https://twitter.com/sputnik_fr/status/1193019632271155200?s=21

Depuis sa diffusion l’interview de Emmanuel Macron dans The Economist n’en finit plus de susciter des remous, de Berlin – où la chancelière Angela Merkel a pris ses distances avec un jugement “radical” – à Moscou où le ministère des Affaires étrangères a salué des “paroles sincères”. 

Le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg a pour sa part assuré que l’Alliance était “forte”, le Premier ministre canadien Justin Trudeau a insisté sur son “rôle extrêmement important” et le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a estimé que l’Otan restait “historiquement un des partenariats stratégiques les plus importants”. 

https://twitter.com/lemondefr/status/1192449321813336065?s=21

Les déclarations du Président – notamment sur le devenir de l’article 5 de l’Alliance atlantique, pierre angulaire du traité qui prévoit une solidarité automatique en cas d’agression contre un des Etats membres – laissent présager de vifs débats à Londres les 3 et 4 décembre entre les pays membres.

https://twitter.com/lucdebarochez/status/1192520148294545409?s=21

La position française est toutefois loin d’être une surprise. Le chef d État avait déjà donné le ton à l’issue du dernier Conseil européen à Bruxelles le 18 octobre, fustigeant “la faute lourde” de l’Otan et émettant des doutes sur la stratégie de l’alliance face aux crises contemporaines après l’offensive turque en Syrie. 

https://twitter.com/afpfr/status/1192391745088237568?s=21

“L’Otan en tant que système ne régule pas ses membres”, Macron a dit à ‘The Economist’. “C’est quoi, l’article 5 demain ? C’est-à-dire que si le régime de Bachar al Assad décide de répliquer à la Turquie, est-ce que nous allons nous engager, c’est une vraie question”. 

“Il faut clarifier maintenant quelles sont les finalités stratégiques que l’on veut poursuivre au sein de l’Otan”, ajoute-t-il.