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Philippe propose un compromis

Après plus d’un mois de contestation sociale, le Premier ministre a proposé le 11 janvier, dans une lettre adressée aux partenaires sociaux, le retrait d’un âge pivot à 64 ans du projet de réforme des retraites, une mesure présentée comme un gage de “confiance” aussitôt saluée par la CFDT et l’Unsa.

Cette annonce, qui survient au lendemain d’une rencontre à Matignon entre Edouard Philippe et les partenaires sociaux, pourrait permettre à l’exécutif de renouer, au moins temporairement, le lien avec les syndicats réformistes, favorables à son projet de “système universel à points” mais qui avaient fait du maintien de l’âge pivot un point de désaccord.

Le projet de loi prévoira “que le futur système universel comporte un âge d’équilibre” mais “pour démontrer ma confiance envers les partenaires sociaux et ne pas préjuger de l’issue de leurs travaux concernant les mesures à prendre pour atteindre l’équilibre en 2027, je suis disposé à retirer du projet de loi la mesure de court terme que j’avais proposée, consistant à converger progressivement à partir de 2022 vers un âge d’équilibre de 64 ans en 2027”, écrit Edouard Philippe.

SNCF: €400M le coût de conflit

Le mouvement de grève contre la réforme du système des retraites a provoqué à ce stade un manque à gagner de €400 millions pour la SNCF, annonce le patron de la compagnie Jean-Pierre Farandou, dans un entretien au Monde.

“Le conflit n’est pas terminé, et il est encore trop tôt pour faire le bilan complet du coût pour l’entreprise de ce conflit”, prévient le président du directoire de la SNCF. “Ce que nous savons, c’est que nos estimations de perte de 20 millions d’euros de recettes par jour sont de bons ordres de grandeur.”

« Donc, au bout de vingt jours, on est à 400 millions d’euros de chiffre d’affaires qui n’aura pas été réalisé dans la période. C’est déjà une somme considérable”, ajoute-t-il. “Les comptes 2019 seront fortement impactés par ce conflit, d’autant plus qu’on n’est pas encore au bout du décompte des conséquences économiques”.

Macron demande de faire trêve Noël

Emmanuel Macron a exhorté samedi les syndicats qui refusent de suspendre le mouvement de grève dans les transports durant les vacances de Noël de “https://twitter.com/bfmtv/status/1208790163821932544?s=21 pour respecter les familles et la vie des familles”.

L’intersyndicale emmenée par la CGT et Force ouvrière et opposée au projet gouvernemental de réforme des retraites, mais aussi la CFDT-Cheminots, ont rejeté toute idée de trêve pour les fêtes de fin d’année faute d’avancées, selon elles, de la part du gouvernement sur les modalités du futur système universel par points.

“Les mouvements de grève se justifient, ils sont constitutionnellement protégés, mais je crois qu’il est des moments dans la vie d’une nation où il est bon aussi de savoir faire trêve pour respecter les familles et la vie des familles”, a estimé Emmanuel Macron lors d’une conférence de presse commune avec le président ivoirien Alassane Ouattara, au deuxième jour de sa visite en Côte d’Ivoire.

“Chacun comprendra que la trêve ne veut pas dire l’acceptation ou l’abandon mais simplement l’esprit de responsabilité et le respect dû aux Françaises et aux Français qui parfois sont séparés et veulent se retrouver dans ce moment des fêtes”, a-t-il ajouté en réponse à une question sur le mouvement qui affecte les transports publics français depuis le 5 décembre.

Delevoye a remis sa démission

Le haut-commissaire aux Retraites, Jean-Paul Delevoye, a remis sa démission au président de la République après une semaine de controverse sur ses activités parallèles qui avait fragilisé sa position en pleine contestation sociale.

President Macron a accepté “avec regret” la démission de l’ancien ministre de Jacques Chirac dont il a salué “la dignité” et l’”engagement personnel” dans les négociations sur l’avenir des retraites, fait-on savoir à l’Elysée. 

https://twitter.com/le_parisien/status/1206573424912609280?s=21

Jean-Paul Delevoye a justifié sa décision, initialement annoncée par Le Monde, par le souci de ne pas nuire au projet gouvernemental.

SNCF condamnée à payer les jours de repos des grévistes

La SNCF a été condamnée à payer les jours de repos des grévistes dont elle avait retenu le paiement. Dans un communiqué l’entreprise «prend acte du jugement» mais annonce qu’elle fera appel de cette décision estimant «qu’il ne lui appartient pas de payer des jours de repos si le salarié est en grève et qu’il n’a pas travaillé».

La SNCF annonce qu’elle fera appel de cette décision, qui inverse un jugement rendu en référé le 18 mai déboutant les syndicats de cheminots.

Dans son communiqué, la SNCF estime qu’il “ne lui appartient pas de payer des jours de repos si le salarié est en grève et qu’il n’a pas travaillé”. “Dans l’attente de l’arrêt qui sera rendu en appel, la SNCF appliquera le jugement du tribunal de grande instance et régularisera la situation des agents concernés”, ajoute cependant la direction de l’entreprise dans son communiqué.

#Grève: trafic en hausse pour vendredi

La grève des cheminots contre la réforme de la SNCF continue de s’effriter, avec un taux de participation en baisse jeudi et des prévisions de trafic en hausse pour vendredi.

Selon la direction de la SNCF, le taux de grévistes pour l’ensemble des personnels est tombé à 14,28% jeudi. Dans les rangs des agents soumis à une déclaration individuelle d’intention 48 heures à l’avance, il était de 43,7% chez les conducteurs, 38,9% chez les contrôleurs et 18,6% chez les aiguilleurs.

La SNCF prévoit que plus de 650 TGV circuleront vendredi, soit quatre TGV sur cinq, ainsi que trois Transiliens sur cinq, un TER sur deux, un intercités sur deux et sept trains sur dix sur les lignes internationales.

Le trafic ferroviaire sera perturbé

Le trafic ferroviaire sera perturbé dimanche (13/05/2018) en France, avant un lundi (14/05/2018) encore « plus dur », dans le cadre de la neuvième séquence de grève des cheminots qui débute samedi soir, a annoncé le directeur général adjoint du groupe SNCF Mathias Vicherat.

Depuis le début du mouvement, le 3 avril, le taux de grévistes est passé de plus de 30% à 15% des salariés, mais il se maintiendra toutefois au dessus des 50% ce week-end parmi les conducteurs (55%).

Un Transilien sur deux circulera dimanche, deux TER sur cinq, et un train Intercités sur trois. Pour les TGV, le trafic sera réduit à un train sur deux, tout comme pour les trains internationaux.

« La journée de lundi sera plus dure que les journées antérieures », a annoncé Mathias Vicherat lors d’une conférence de presse, évoquant “une journée particulière avec une forme de sursaut de mobilisation ».

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