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Propagation du variant Delta

Les pays européens, où un fort rebond de l’épidémie est attendu dans les prochaines semaines, tentent d’en contenir la propagation, avec le durcissement des conditions d’accès en France et au Royaume-Uni.

En Grèce, Mykonos, l’île de la fête, devra cesser de danser à partir de 01H00 du matin, au lendemain de l’imposition d’un couvre-feu nocturne similaire en Catalogne.

La France imposera dès samedi le 17 juillet minuit des tests du Covid-19 de moins de 24 heures aux voyageurs non vaccinés en provenance du Royaume-Uni, de l’Espagne, du Portugal, de Chypre, de la Grèce et des Pays-Bas. Jusqu’à présent des tests de 72 heures étaient acceptés, sauf pour ceux venant du Royaume-Uni qui devaient présenter un test de moins de 48H.

Alors que les contaminations grimpent rapidement sous l’effet du variant Delta, la France a élargi sa liste des pays «rouges» à de nouveaux pays : la Tunisie, le Mozambique, Cuba et l’Indonésie.

Le port du masque en extérieur fera aussi sont retour dans certaines régions de l’Est et du Sud-Ouest du pays.

Le durcissement des mesures sanitaires annoncé lundi par le président Emmanuel Macron – élargissement du pass sanitaire notamment aux commerces, restaurants, lieux de culture, avions ou trains ainsi que l’obligation vaccinale pour certaines professions – a suscité la colère d’une partie de la population.

Plusieurs cortèges ont défilé samedi le 17 juillet à Paris et dans plusieurs grandes villes pour dénoncer la «dictature» sanitaire imposée par M. Macron et des mesures qu’ils considèrent comme étant liberticides. Ces dernières sont toutefois admises par une très large majorité de Français, selon un sondage publié mardi.

Inquiet de la «présence persistante» en France du variant Beta, identifié pour la première fois en Afrique du Sud, le gouvernement britannique a lui décidé de soumettre ceux qui en viennent à une quarantaine, même s’ils sont vaccinés.

Grecs protestent contre la migration

Des milliers de Grecs ont protesté sur les îles égéennes qui accueillent les plus importants camps de migrants, réclamant le départ immédiat de demandeurs d’asile. Les îles de Lesbos, Samos et Chios observaient une grève générale de 24 heures, avec fermeture des magasins et des services publics.

Des milliers d’habitants ont manifesté sur les ports de ces trois îles proches de la Turquie, brandissant de nombreux drapeaux grecs, avec comme principal slogan : «Nous voulons récupérer nos îles, nous voulons récupérer nos vies».

Au bord de l’asphyxie, le camp de Moria sur l’île de Lesbos, dont les conditions sordides sont dénoncées par le Haut commissariat aux réfugiés de l’Onu (HCR), accueille plus de 19.000 demandeurs d’asile pour une capacité de 2.840 personnes.

Rencontrée sur la manifestation, Vassiliki Ververi, une quinquagénaire, a estimé que «la Grèce et surtout les îles grecques payaient le prix des migrations».

«A Lesbos il y a trente mille migrants actuellement sur une population de 80.000 ; nous serons prochainement une minorité sur notre propre île», a-t-elle déploré.

«C’est difficile pour les migrants et pour nous», assène Zoi Yannaka, kinésithérapeute, 50 ans, qui a participé à un rassemblement à l’appel du parti communiste grec à Mytilène, port de Lesbos.

«Ces personnes doivent partir, ce n’est pas qu’on ne les aime pas, mais ils vivent dans des conditions sordides», explique-t-elle.

Les demandeurs d’asile «doivent être répartis sur toute la Grèce», a estimé un retraité de 72 ans, Efstratios Peppas, «et l’Europe doit assumer ses responsabilités. Elle aussi doit prendre des migrants».

Discours depuis la Pnyx

Le président Macron effectué, jeudi 7 septembre, une visite d’Etat de deux jours en Grèce. C’est depuis la colline du Pnyx, avec l’acropole en toile de fond, que le président français a choisi de prononcer un discours solennel, consacré au « nouveau projet européen » qu’il prône depuis son élection en mai dernier. Son discours est à voir en direct sur franceinfo.fr.

Emmanuel Macron est accompagné du ministre de l’Economie Bruno Le Maire et d’une quarantaine de patrons de grands groupes français. La France, qui représente 10% des investissements étrangers directs en Grèce, ne veut pas laisser les opportunités qui s’ouvrent, avec la reprise économique, et le programme de privatisations, a