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Alpes: la fermeture de la station de ski

11.07.2022 En raison des fortes chaleurs constatées ces dernières semaines, la station de ski des 2 Alpes (Isère) va mettre fin plus tôt que prévu, ce dimanche, le 10 juillet, à son activité de ski d’été sur son glacier.

L’information n’est pas anodine. La station des 2 Alpes a pris la décision de fermer l’accès à son glacier pour les skieurs d’été. «On arrête ce dimanche vers 14h», a confirmé auprès de l’AFP Fabrice Boutet, le directeur général de Sata Group, qui gère la célèbre station. La fermeture devait initialement se produire le 17 juillet, soit une semaine plus tard.

Le glacier est victime du déficit de précipitations survenu au cours de l’hiver dernier et des fortes chaleurs des dernières semaines, a-t-il indiqué.

Dans ces conditions, il n’est pas possible d’offrir «un produit à la hauteur au ski de compétition et au ski technique». Le glacier des 2 Alpes est réputé pour accueillir chaque été des centaines de sportifs d’équipes nationales de ski et de membres de clubs. Beaucoup s’y trouvaient cette semaine pour s’entraîner.

«Il faut savoir être raisonnable et se dire que les conditions de glacier aujourd’hui ne sont pas optimum et qu’il est important qu’on le protège et qu’on le laisse plutôt aux promeneurs, aux contemplatifs», a précisé le dirigeant de la station. En effet, si le glacier sera fermé aux skieurs, il restera cependant ouvert aux promeneurs et aux vététistes. Ils auront accès à un belvédère et à un restaurant d’altitude.

«La sécurité n’est pas du tout remise en cause», a tenu à prévenir Fabrice Boutet, en indiquant que la configuration du glacier, une calotte située sur un dôme, n’est «pas du tout la même» que celle de la Marmolada, glacier suspendu dans les Dolomites (Italie) où un effondrement a fait neuf morts il y a une semaine.

Interrogé sur le réchauffement climatique qui se répercute de plus en plus sur l’état des glaciers, le directeur de station n’a pas éludé. «On n’est pas des climatosceptiques, on sait très bien qu’il y a du réchauffement climatique (…) Le ski d’été tel qu’on l’a connu dans les années 80-90, lorsqu’on était 5-6000 sur le glacier, il faut l’oublier. On ne le retrouvera pas», a-t-il asséné, en pointant qu’il fallait désormais «s’adapter».

Le glacier des 2 Alpes, en Isère, était le dernier accessible aux skieurs dans les Alpes françaises. Celui de Tignes (Savoie) a fermé le 1er juillet, un mois avant la date initiale. Ceux de Val-d’Isère (Savoie) et de l’Alpe d’Huez (Isère) n’ont pas ouvert cette année, faute d’enneigement suffisant.

Haute-Savoie: l’accident dur le glacier

24.03.2022 Deux personnes sont mortes jeudi, le 23 juin, en Haute-Savoie dans l’accident de leur avion de tourisme. Le drame s’est déroulé en fin d’après-midi peu après le décollage de l’appareil d’Albertville « pour un survol du massif du Mont-Blanc ». Une enquête judiciaire a été ouverte pour déterminer les circonstances du drame.(Image: illustration)
Deux personnes sont mortes jeudi en Haute-Savoie dans l’accident de leur avion de tourisme dans le massif du Mont-Blanc, sur le glacier d’Argentière, a indiqué vendredi la préfecture du département.

Le drame s’est noué en fin d’après-midi peu après le décollage de l’appareil d’Albertville (Savoie) « pour un survol du massif du Mont-Blanc », quand le contact avec les victimes a été perdu. Le plan « SATER » (sauvetage aéro-terrestre) a été alors déclenché par les préfets de la Savoie et de Haute-Savoie, explique la préfecture de Haute-Savoie dans un communiqué.

« La tombée de la nuit et les conditions météorologiques ne permettant pas le survol du secteur où l’aéronef avait été détecté pour la dernière fois, les opérations de recherches ont été suspendues jusqu’au lever du jour » vendredi, précise-t-on de même source. « Fortement endommagé » au sol, l’avion a été découvert à 06H30 par l’équipage de l’hélicoptère du peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM), « en plein centre du glacier d’Argentières à 2.600 mètres d’altitude ». Ses deux occupants – un instructeur et son élève – n’ont pas survécu à l’accident.

Une enquête judiciaire a été ouverte pour déterminer les circonstances du drame.

COVID19: retraités confinés en Patagonie

Âgés en moyenne de 70 ans, ils pensaient échapper à la crise du COVID-19 en quittant la France mi-mars direction l’Argentine. Mais ils sont aujourd’hui rattrapés par l’épidémie dans un hôtel de luxe.

Un voyage organisé qui tourne mal: 23 retraités français sont confinés depuis le 13 mars au fin fond de l’Argentine. Parmi eux, 8 contaminés et un homme toujours en réanimation. Le dossier serait suivi avec « beaucoup d’attention » par le Quai d’Orsay.

Pour les touristes en voyage au bout du monde, le piège s’est refermé lentement. Au moment du départ, il n’y avait que deux cas dans le pays. Le coronavirus n’était qu’une rumeur lointaine.

Pourtant, très vite, la crise a rattrapé les voyageurs. Dès le mercredi 11 mars, alors que l’OMS déclarait une situation de pandémie mondiale , le président argentin Alberto Fernandez (élu en décembre) annonçait que les personnes arrivant de pays à risque, dont la France, devaient rester confinés pendant 14 jours et ne pas fréquenter les lieux publics. Le lendemain, il interdisait les vols en provenance des mêmes pays à compter du 16 mars.

A Buenos Aires, la police a commencé à effectuer des descentes dans les hôtels. Les pouvoirs publics ont mis en place un numéro pour dénoncer les étrangers qui violaient leur quarantaine : 15.000 appels en 24 heures, selon la presse locale.

Les journaux ont évoqué l’expulsion manu militari de plusieurs centaines de voyageurs.

La psychose n’avait toutefois pas encore atteint le sud du pays. Vendredi 13 mars, les passerelles qui surplombent le sublime glacier Perito Moreno, dans le sud de la Patagonie, sont bondées. Tout en admirant les icebergs turquoises qui dérivent sur le Lago Argentina, les touristes savent néanmoins que leurs jours dans le pays sont comptés.

Le stress a commencé à monter. Sera-t-il possible de rentrer ? A force de persévérance, le voyageur finira par joindre une opératrice, qui lui trouvera une solution via le Brésil, pas (encore) considéré comme un pays à risque.

D’autres n’ont pas eu cette chance. Car en quelques jours, la situation s’est tendue dans le pays. Le 15 mars, le gouvernement a fermé tous les parcs nationaux. Les hôtels, même dans les zones les plus reculées, ont reçu des consignes précises : confinement des clients, désinfection des chambres… Sur les routes, des barrages filtrants sont mis en place, et les touristes en quarantaine sont raccompagnés à leur hôtel par la police.

La liste des pays à risque s’est allongée. Mardi 17 mars, le gouvernement a annoncé que tous les vols intérieurs seraient annulés pour quelques jours à compter du 20. L’ambassade de France a commencé à répertorier les Français en recherche d’un moyen de rapatriement. L’Argentine comptait alors 79 cas confirmés. Le premier a été diagnostiqué le 3 mars.

Un glacier de Trift s’est effondré

Une partie du glacier de Trift (VS) s’est effondrée dimanche sans provoquer de victime ou de dégâts et les habitants qui avaient été évacués la veille peuvent rentrer chez eux dans la journée, a annoncé la police cantonale.

Plus de 220 personnes résidant dans la station de ski de Saas-Fee (VS) avaient été évacuées samedi pour des raisons de sécurité car les autorités s’attendaient à un éboulement imminent.