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Gaza: médiation au Proche-Orient

Emmanuel Macron et son homologue égyptien Abdel Fattah Al-Sissi s’entretiennent ce mardi midi, le 18 mai 2021, par visioconférence avec le roi Abdallah II de Jordanie, et espèrent la mise en place d’un cessez-le feu. (Image: archive)

Le président français et son homologue égyptien s’entretiennent ce mardi midi, par visioconférence, avec le roi Abdallah II de Jordanie, pour travailler à une médiation au Proche-Orient qui vise « à un cessez-le-feu rapide et éviter que le conflit ne s’étende », a annoncé l’Elysée.

Emmanuel Macron avait déjà discuté lundi avec le président égyptien, présent à Paris, et annoncé leur intention commune de solliciter l’appui de la Jordanie pour mener une médiation dans le conflit entre Israël et les Palestiniens.

Etats-Unis refuse la déclaration conjointe

Les frappes israéliennes ont tué dimanche, le 16 mai 2021, 42 Palestiniens à Gaza dans la journée la plus sanglante de cette semaine d’escalade de violence, tandis que la réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU n’a abouti à aucune avancée.

« Le carnage a continué aujourd’hui. Ce cycle insensé d’effusion de sang, de terreur et de destruction doit cesser immédiatement », a déclaré à l’ouverture de la réunion le secrétaire général Antonio Guterres, redoutant que l’explosion de violence ne provoque « une crise sécuritaire et humanitaire incontrôlable ».

Mais cette troisième session virtuelle n’a accouché d’aucune proposition. Selon plusieurs diplomates interrogés par l’AFP, les Etats-Unis, à la position jugée incompréhensible par nombre de ses alliés, continuaient dimanche à refuser toute déclaration conjointe permettant d’aboutir rapidement à un arrêt des hostilités.

Au total, 42 Palestiniens, dont au moins huit enfants et deux médecins, ont été tués dimanche dans des bombardements israéliens sur Gaza, enclave pauvre de deux millions d’habitants sous blocus israélien depuis près de 15 ans, selon le ministère de la Santé local. Il s’agit du plus lourd bilan quotidien depuis le début des violences: au total, depuis le 10 mai, 197 Palestiniens ont été tués, dont au moins 58 enfants, et plus de 1.200 blessés. Côté israélien, 10 personnes ont été tuées dont un enfant, et 282 blessées après des tirs de groupes armés palestiniens depuis Gaza, dont le Hamas au pouvoir.

Cette nuit, l’armée israélienne a de nouveau mené des dizaines de frappes sur la bande de Gaza, ont indiqué des témoins dans l’enclave palestinienne, où des groupes armés ont de nouveau tiré des roquettes vers Israël.

Gaza: trouver une « stabilisation durable »

«Le cessez-le-feu le plus rapidement possible» et «la capacité à trouver une solution de stabilisation durable pour la région». Voici les objectifs affichés par Gabriel Attal sur RTL ce 17 mai concernant le conflit israélo-palestinien, alors que les tensions dans la région perdurent. (Image: Mahmoud Abbas).

Plus de 200 morts et plus de 1.200 blessés, des immeubles détruits, les locaux de la chaîne Al-Jazeera et de l’agence AP bombardés, mais pour Benyamin Netanyahou, l’immeuble abritant des médias était «une cible parfaitement légitime». Pour essayer d’obtenir un «cessez-le-feu» entre Israéliens et Palestiniens, le porte-parole du gouvernement a promis ce lundi 17 mai sur RTL que la France allait lancer «une offensive diplomatique».

Lors d’un entretien avec le Président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, Emmanuel Macron a «fermement condamné les tirs revendiqués par le Hamas et d’autres groupes terroristes» vers Israël, fait savoir l’Élysée dans un communiqué publié le 13 mai.

Présentant «ses condoléances» suite aux «nombreuses pertes de civils palestiniens résultant des opérations militaires et des affrontements en cours avec Israël», le Président de la République a demandé à Mahmoud Abbas «d’user de tous les moyens de son influence pour que le calme soit rétabli au plus vite».

En outre, le 14 mai, Emmanuel Macron a insisté sur «l’urgence d’un retour à la paix» au Proche-Orient lors d’un entretien téléphonique avec Benyamin Netanyahou. Il a rappelé le «droit à se défendre» d’Israël et a exprimé «sa préoccupation au sujet des populations civiles à Gaza».

Depuis le 10 mai, 197 Palestiniens ont été tués, dont au moins 58 enfants, et plus de 1.200 blessés. Côté israélien, 10 personnes ont été tuées, dont un enfant, et 294 blessées après des tirs de roquettes depuis Gaza.

Réaffirmant le «droit naturel à l’autodéfense» de l’État hébreu après «des attaques non provoquées contre Jérusalem», M.Netanyahou a laissé entendre que l’offensive israélienne contre l’enclave palestinienne allait continuer.

En outre, selon le Premier ministre israélien, l’immeuble abritant des médias à Gaza, détruit samedi 15 mai par une frappe israélienne, était «une cible parfaitement légitime». Le bâtiment abritait également «un bureau de renseignement pour l’organisation terroriste palestinienne […] qui prépare et organise des attaques terroristes contre des civils israéliens», a-t-il expliqué sur la chaîne américaine CBS, faisant référence au Hamas.

Gaza: Déclaration de PM Netanyahu

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré ce samedi 15 mai 2021 au soir : Déclaration de PM Netanyahu

« Cela fait cinq jours que le Hamas a honteusement tiré des missiles sur Jérusalem et d’autres villes israéliennes dans une attaque totalement non provoquée.

La semaine dernière, des millions d’Israéliens ont été contraints de se réfugier dans des abris anti-bombes alors que les missiles pleuvaient sur nos villes. Plusieurs Israéliens ont été tués. Beaucoup d’autres ont été blessés. Vous savez, et je sais, qu’aucun pays ne tolérerait cela. Israël ne le tolérera pas.

Israël a répondu avec force à ces attaques et nous continuerons à répondre avec force jusqu’à ce que la sécurité de notre peuple soit rétablie et restaurée.

Nous avons éliminé des dizaines de terroristes du Hamas et détruit des centaines de sites terroristes, notamment des lance-missiles et des bâtiments que le Hamas utilisait pour planifier et perpétrer ces attaques.

Il y a deux nuits, Israël a également sérieusement dégradé l’infrastructure terroriste du Hamas. Nous avons détruit une partie du vaste réseau de tunnels souterrains que le Hamas utilise pour attaquer Israël.

Je veux rappeler au monde qu’en tirant sur nos villes, le Hamas commet un double crime de guerre. Il vise nos civils et se cache derrière des civils palestiniens, les utilisant effectivement comme boucliers humains.

Comme toujours, Israël fait tout son possible pour protéger ses civils et mettre les terroristes palestiniens hors d’état de nuire. Nous l’avons encore démontré aujourd’hui en avertissant les civils de quitter le bâtiment utilisé par les services de renseignements terroristes du Hamas. Ils ont quitté les lieux avant que la cible ne soit détruite et c’est pourquoi vous n’entendez pas parler de victimes suite à l’effondrement de ces tours terroristes, car nous prenons un soin particulier à éviter ces victimes civiles, exactement le contraire de ce que fait le Hamas.

Vaincre le Hamas ne sert pas seulement les intérêts d’Israël, mais aussi ceux de tous ceux qui recherchent la paix, la stabilité et la sécurité au Moyen-Orient.

Je tiens à remercier les nombreux amis d’Israël au sein de la communauté internationale qui ont fermement approuvé les actions qu’Israël a engagées pour se défendre. Je veux remercier le président des États-Unis Joe Biden et je veux remercier les nombreux pays, y compris les pays européens, qui ont fait flotter le drapeau israélien par solidarité sur leurs bâtiments gouvernementaux.

Personne ne devrait avoir le moindre doute sur le choix qui est si clair ici, et je veux remercier le président Biden pour son soutien clair et sans équivoque. Vous ne pouvez pas mettre sur un pied d’égalité une démocratie qui privilégie la vie et une organisation terroriste qui glorifie la mort.

Je veux aussi dire un mot sur la violence à laquelle nous avons assisté ces derniers jours dans les villes israéliennes, de Lod à Bat Yam, d’Akko à Haïfa. L’État juif ne tolérera pas les pogroms contre nos citoyens. Nous ne permettrons pas à nos citoyens juifs d’être lynchés ou de vivre dans la crainte de bandes arabes meurtrières. Nous ne tolérerons pas que des synagogues soient incendiées et que des biens soient brûlés.

En même temps, nous ne permettrons pas aux Juifs de prendre la loi entre leurs mains et d’attaquer des Arabes innocents, ou de lyncher un Arabe innocent ; cela s’est produit, cela a été tenté. Nous ne permettrons pas ces attaques contre des Juifs ou des Arabes innocents. Tolérer ces justiciers et cette violence inacceptables, c’est ouvrir la voie à l’anarchie.

Israël est l’État juif et démocratique, où tous nos citoyens, Juifs, Arabes et tous les autres, sont égaux devant la loi et recevront une protection égale de la part de ceux qui appliquent la loi.

Je suis pleinement confiant qu’Israël sera capable de faire face à ces menaces extérieures et intérieures. J’ai confiance en notre armée. J’ai confiance en notre police. Et par-dessus tout, j’ai confiance dans la résolution et la détermination du peuple d’Israël.

Comme nous l’avons toujours fait, nous surmonterons cette tempête et en sortirons plus forts que jamais.

Droit à se défendre d’Israël

Bien qu’Emmanuel Macron ait reconnu le «droit à se défendre» d’Israël tout en exprimant «sa préoccupation au sujet des civils à Gaza», Bernard-Henri Lévy a estimé sur BFM TV que la France devait se ranger du côté de l’État hébreu dans le conflit au Proche-Orient. Le philosophe dénonce «une provocation» de la part du Hamas.

​«La France ne peut pas chez elle combattre l’islamisme radical, combattre le séparatisme, les mortiers d’artifice tirés contre ses forces de police, et ne pas se tenir en même temps aux côtés d’une autre démocratie, une grande démocratie, Israël, qui ne reçoit pas des mortiers d’artifice mais des obus de mortiers réels. Bien sûr qu’elle doit se tenir aux côtés d’Israël», a assuré l’écrivain.

Le philosophe tient le Hamas pour responsable de cette flambée de violences, car, selon lui, c’est ce mouvement qui «a décidé de balancer une pluie de roquettes sur Israël». «Une provocation au détriment du peuple palestinien lui-même, et des civils israéliens», selon Bernard-Henri Lévy.

Pour lui, l’expulsion de familles palestiniennes de leurs maisons situées à Jérusalem-Est dans le contexte de la construction et de l’expansion des colonies israéliennes qui avait déclenché des manifestations dans la ville ne peut justifier les actions du Hamas.

Emmanuel Macron a «fermement condamné les tirs revendiqués par le Hamas et d’autres groupes terroristes» vers Israël, lors d’un entretien avec le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a déclaré l’Élysée dans un communiqué jeudi 13 mai.

Tout en lui présentant «ses condoléances» pour les «nombreuses pertes de civils palestiniens résultant des opérations militaires et des affrontements en cours avec Israël», le Président de la République a demandé à Mahmoud Abbas «d’user de tous les moyens de son influence pour que le calme soit rétabli au plus vite».

Emmanuel Macron a également insisté vendredi 14 mai sur «l’urgence d’un retour à la paix» au Proche-Orient lors de son entretien téléphonique avec Benyamin Netanyahou. Il a néanmoins souligné le «droit à se défendre» d’Israël tout en exprimant «sa préoccupation au sujet des populations civiles à Gaza» et en ayant «présenté ses condoléances» pour les victimes des tirs «revendiqués par le Hamas et d’autres groupes terroristes».

Gaza: Destruction de l’agence AP

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’est entretenu samedi le 15 mei par téléphone avec le président américain Joe Biden de la frappe israélienne qui a détruit à Gaza l’immeuble abritant les locaux de l’agence américaine Associated Press (AP), selon un communiqué de ses services.

Benjamin Netanyahu «a souligné lors de cette conversation qu’Israël faisait tout pour éviter de s’en prendre à des personnes non impliquées» dans le conflit, rapporte ce communiqué, insistant sur le fait que l’évacuation des personnes de l’immeuble, «où se trouvaient des cibles terroristes», avait été organisé en amont du raid.

«Nous sommes choqués et horrifiés par le fait que l’armée israélienne vise et détruise l’immeuble abritant le bureau d’AP et d’autres médias à Gaza», a dit dans un communiqué le patron de l’agence Associated Press (AP), Gary Pruitt. «Ils connaissent depuis longtemps l’emplacement de notre bureau et savaient que des journalistes s’y trouvaient. Nous avons été avertis que l’immeuble serait frappé», a-t-il ajouté.

L’armée israélienne a affirmé que des équipements au «renseignement militaire» du Hamas, le mouvement islamiste au pouvoir dans l’enclave, se trouvaient dans l’immeuble visé.

PARIS: manifestation pro-Palestine

Malgré l’interdiction de l’événement par la préfecture, entre 150 et 200 manifestants se sont réunis vers Barbès, à Paris. Environ 4 200 policiers tentent de disperser le rassemblement. Plusieurs autres manifestations, autorisées, sont prévues en France.

En approuvant la décision du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, la maire socialiste ne fait pas l’unanimité dans son camp. À contre-courant. Contrairement à une partie de la gauche, Anne Hidalgo soutient la décision de Gérald Darmanin d’interdire les manifestations pro-Palestine à Paris, et notamment celle prévue samedi. Cette décision a été justifiée par le ministre de l’Intérieur pour les «graves troubles à l’ordre public» qui «furent constatés en 2014» dans la capitale. À l’époque, alors que la situation s’embrasait au Proche-Orient, des phrases telles que «mort aux juifs» avaient été prononcées dans les cortèges.

« Parce que nous refusons de taire notre solidarité avec les Palestiniens, et que l’on ne nous empêchera pas de manifester, nous serons présents [au métro] Barbès » samedi « à 15 heures », avait ainsi affirmé un peu plus tôt l’Association des Palestiniens en Ile-de-France, ainsi qu’une petite trentaine d’autres organisations, tels Attac, l’Action antifasciste Paris-Banlieue, la CGT ou le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA). Le cortège devait ensuite se diriger vers la place de la Bastille, avait également précisé à l’Agence France-Presse (AFP) Walid Atallah, l’un des organisateurs.

La manifestation, interdite par la Préfecture de police, a été vite dispersée dans le quartier de Barbès par un très important dispositif policier. Des manifestations autorisées ont lieu dans plusieurs autres villes.

Gaza: forces terrestres ne sont pas entrées

Après avoir annoncé la présence de ses soldats dans la bande de Gaza, l’armée israélienne a fait marche arrière vendredi, le 14 mei, en évoquant un «problème de communication en interne» alors que le bilan palestinien de ses frappes a franchi le seuil des 100 morts.

Deux heures avant cette clarification, le porte-parole avait annoncé que «l’aviation israélienne et des troupes au sol mènent actuellement une attaque dans Gaza».

Interrogé par l’AFP, il a confirmé que des soldats étaient entrés «dans» la bande de Gaza contrôlée par les islamistes du Hamas, sans préciser leur nombre, ni la durée, ni l’étendue de l’opération.

Tsahal avait massé jeudi chars et véhicules blindés le long du territoire palestinien d’où les troupes israéliennes s’étaient retirées unilatéralement en 2005. Le ministère de la Défense a donné le feu vert à l’armée pour mobiliser au besoin des milliers de réservistes.

Les forces terrestres israéliennes ne sont pas entrées dans la bande de Gaza pendant la nuit mais ont participé à frapper des cibles à l’intérieur de l’enclave, a déclaré le porte-parole des Forces de défense israéliennes, Jonathan Conricus, suite aux informations données annonçant la présence des soldats dans la bande de Gaza.

Un grand jour pour le peuple d’Israël

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a salué “un grand jour” pour le peuple et l’Etat d’Israël.

Donald Trump  a adressé un message vidéo diffusé lors de l’inauguration, estimant que “les Etats-Unis restent pleinement attachés à faciliter un accord de paix durable”.

Jason Greenblatt, émissaire de Donald Trump au Proche-Orient, a estimé sur Twitter que l’installation de l’ambassade américaine à Jérusalem, “mesure longtemps attendue”, était une “condition nécessaire” à l’élaboration d’une “paix durable” dans la région.

Dans son discours, Jared Kushner a également défendu cette position. “Jérusalem doit demeurer une ville qui rassemble les gens de toutes les religions”, a-t-il dit.

A Washington, en revanche, la Maison blanche a condamné le Hamas qu’elle accuse de porter la responsabilité des morts et de les avoir provoquée.

Emmanuel Macroncondamne les violences” commises dans la bande de Gaza et il s’entretiendra dans les prochains jours avec les acteurs de la région, a fait savoir l’Elysée.

Le pape Francois appelle à la réconciliation

Dimanche, lors de sa bénédiction Urbi et Orbi, le souverain pontife a réclamé la fin de «l’extermination» en Syrie et appelé à «la réconciliation» en Terre sainte, lorsque à Gaza, des soldats israéliens ont tué au moins 16 Palestiniens lors d’une manifestation.

S’exprimant depuis la loggia de la basilique Saint-Pierre, il a aussi demandé « les fruits de la paix pour le monde entier, à commencer par la bien-aimée et tourmentée Syrie, dont la population est épuisée par une guerre qui ne voit pas de fin ».

Le pape François a aussi appelé « à la réconciliation en Terre Sainte », où sont frappées « des personnes sans défense ».

« Invoquons des fruits de réconciliation pour la Terre Sainte, blessée encore ces jours-ci par des conflits ouverts qui n’épargnent pas les personnes sans défense », a plaidé le pape François, alors que des affrontements entre des manifestants palestiniens de Gaza et des militaires israéliens ont fait vendredi 16 morts, le bilan le plus meurtrier depuis la guerre de 2014.