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Barkhane: la mort du légionnaire au combat

L’Elysée et le ministère des Armées, annonce le 4 mai soir la mort au combat du légionnaire de 1ère classe Kévin Clément, 21 ans, affecté au 1er Régiment étranger de cavalerie. Engagé au sein de l’opération Barkhane, il est tombé « au combat » ce lundi, lors d’un accrochage avec des terroristes dans la région de Ménaka, au Mali.

En milieu de matinée, son sous-groupement tactique désert, engagé dans une action de harcèlement zonal et de ratissage contre les groupes armés terroristes, a décelé plusieurs ennemis. Prise à partie à courte distance, l’unité de tête a riposté et a mis hors de combat deux djihadistes selon l’Etat Major des armées.

Au cours de cette action de feu, le 1ère classe Kévin Clément, embarqué à bord d’un véhicule blindé léger, a été grièvement blessé par un tir ennemi. Immédiatement pris en charge par l’équipe médicale déployée au sein de l’unité, il a été évacué par hélicoptère vers l’antenne chirurgicale de Gao, où son décès a été constaté précise le communiqué officiel.

Un drone Reaper a immédiatement été engagé pour contribuer à la sécurisation de l’unité, et a permis de constater que le sous-groupement tactique avait été engagé dans un combat de rencontre avec des éléments terroristes isolés.

Dans un communiqué, Florence Parly, ministre des armées précise que « le légionnaire Clément rejoint dans le sacrifice ultime son camarade le brigadier Dmytro Martynyouk, décédé le 1er mai. Ce lourd tribut payé par la Légion étrangère n’entame ni sa détermination ni son efficacité. Elle poursuit sa mission, à la manière de ses Anciens ». « Le ministère des Armées, et en particulier l’armée de Terre, sont aux côtés de la famille du légionnaire de 1ère classe Kévin Clément et de l’ensemble des militaires de l’opération Barkhane » ajoute encore le communiqué officiel.

Barkhane: 13 morts dans le combat

Treize militaires français ont été tués le 25 novembre soir dans l’ouest du Mali, Liptako, dans la collision de leurs deux hélicoptères alors qu’ils effectuaient une mission d’appui à des commandos Barkhane engagés au sol contre des groupes terroristes armés.

L’accident, l’un des plus grave pour le contingent Barkhane au Sahel depuis le début de l’opération en août 2014, s’est produit peu avant 20h00 (heure de Paris) dans le Liptako, région en proie à des attaques terroristes et des violences intercommunautaires meurtrières, précise l’état-major des armées dans un communiqué, à la suite d’une annonce de l’Elysée.

Selon toute vraisemblance”, ajoute l’état-major, une collision entre deux hélicoptères, un Tigre et un Cougar qui évoluaient à très basse altitude, serait à l’origine de l’accident.

“Ils participaient à une opération d’appui aux commandos de la force Barkhane qui étaient au contact de groupes armés terroristes”, dit l’état-major.

Engagés au sol depuis quelques jours, les commandos traquaient un groupe de terroristes, décelés quelques heures plus tôt, qui évoluaient en pick-up et à motos. Très rapidement, ils ont été renforcés par des hélicoptères et une patrouille de Mirage 2000”, relate l’état-major. 

Les soldats tués appartenaient à l’armée de Terre : il s’agissait de six officiers, six sous-officiers, et un caporal-chef.

Macron pense à l’otage Sophie Pétronin

La République « n’oublie pas«  Sophie Pétronin, retenue en otage depuis son enlèvement par des hommes armés au Mali en décembre 2016, a assuré Emmanuel Macron à l’occasion de l’hommage rendu aux deux commandos marine tués au Burkina Faso en libérant quatre autres otages, dont deux touristes français.

Je pense à cet instant à Sophie Pétronin, toujours aux mains de ses ravisseurs, nous ne l’oublions pas, la France ne l’oublie pas”, a dit le président lors d’une allocution dans la cour d’honneur des Invalides à Paris.

“Car la France est une nation qui n’abandonne jamais ses enfants quelles que soient les circonstances et fût-ce à l’autre bout de la planète”, a-t-il ajouté.