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Manifestants contre-sommet G7 seront jugées

Dans le cadre des manifestations organisées en marge du sommet du G7 à Biarritz un total de 119 personnes ont été placées en garde à vue et une cinquantaine seront jugées, a annoncé le procureur de Bayonne.

Les 53 personnes concernées ont été jugées, le sont ou le seront d’ici début décembre “principalement pour des faits de participation à un groupement en vue de commettre des violences, transport ou port d’armes prohibés, violences et outrages sur personnes dépositaires de l’autorité publique”, précise-t-il dans un communiqué.

Les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène et de canons à eau contre des manifestants altermondialistes venus à Bayonne, à côté de Biarritz où les dirigeants du G7 étaient réunis.

Plus de 13.000 policiers et gendarmes ont été mobilisés dans la région le 24 août  pour prévenir tout débordement, notamment des black-blocs, en marge du #G7 auquel participaient 24 chefs d’Etat et de gouvernement, dirigeants d’institutions internationales, et délégations.

Des manifestations ont également eu lieu pendant le weekend entre Hendaye et Irun, en Espagne.

Macron-Bolsonaro: une guerre de mots

Le président brésilien, Jair Bolsonaro, a demandé à Emmanuel Macron, de retirer ses “insultes” faute de quoi son pays n’acceptera pas l’enveloppe d’urgence de $20 millions proposée par les pays du G7 pour aider à lutter contre les incendies d’Amazonie en cours. (Image: @ESA)

Depuis plusieurs jours les deux chefs d’Etat se livrent une guerre de mots, qui a viré à la crise diplomatique.

Jair Bolsonaro a d’abord reproché au chef de l’Etat français d’inscrire les feux en Amazonie à l’ordre du jour du G7 de Biarritz qui s’est tenu en l’absence du Brésil, symptôme à ses yeux d’une mentalité “colonialiste”, puis s’est moqué de la première Dame Brigitte Macron sur Facebook.

Emmauel Macron a jugé “tristes” les propos selon lui “irrespectueux” tenus par Jair Bolsonaro à l’encontre de son épouse et a dit espérer que le Brésil ait “très rapidement” un président “à la hauteur”.

Le 25 aout  1 113 nouveaux départs de feu ont été recensés au Brésil par l’Institut national de recherche spatiale (INPE). 

 

G7: Macron tente d’éviter la guerre du commerce

Le chef de l’Etat français a déclaré  avant le coup d’envoi du sommet du G7 (Etats-Unis, Japon, Allemagne, Royaume-Uni, France, Italie, Canada) qu’il présidera à Biarritz, qu’il tenterait durant les trois prochains jours de “convaincre” ses partenaires d’éviter les tensions commerciales et de s’engager dans une “forme de désescalade”.

L’un des objectifs de cette réunion du club des démocraties libérales, qui représentent 48% de la richesse mondiale, est de “convaincre tous nos partenaires que les tensions en particulier les tensions commerciales, sont mauvaises pour tout le monde”, a dit le chef de l’Etat français dans une allocution télévisée.

Nous devons réussir à avoir une forme de désescalade, à stabiliser les choses et à éviter cette guerre du commerce qui est en train de s’installer partout”, a-t-il ajouté, sans mentionner explicitement les tensions entre Pékin et Washington.

L’UE protègera exportateurs de vins français aux Etats-Unis

L’Union européenne (UE) se montrera solidaire de la France et n’hésitera pas à riposter si les Etats-Unis devaient alourdir les droits de douane sur certains produits français, dont le vin, a prévenu samedi le président du Conseil européen Donald Tusk.

Le président américain, Donald Trump, a plusieurs fois menacé de prendre des mesures de rétorsion après l’adoption, en France, d’une taxe sur les géants du numérique (GAFA), américains pour la plupart. Il a cité en premier lieu les vins français, qui pourraient être taxés “comme jamais ils ne l’ont été auparavant”.

Je protégerai le vin français avec une véritable détermination”, a répliqué Donald Tusk (UE) lors d’une conférence de presse à Biarritz, où s’ouvre le sommet du G7, en présence d’Emmanuel Macron et de Donald Trump, notamment.

 

Putine au fort de Brégançon avant G7

Vladimir Poutine reçu au fort de Brégançon par Emmanuel Macron à quelques jours du sommet du G7 à Biarritz, Emmanuel Macron accueille Vladimir Poutine au Fort de Brégançon. Les experts prédisent qu’une des questions importantes à l’ordre du jour serait un accord sur le nucléaire iranien, fragilisé par les États-Unis en 2018.

Au nom du « pragmatisme » prôné à l’international par Emmanuel Macron, l’Elysée envoie des signes de rapprochement à Moscou sur certains dossiers, tout en critiquant l’action du Kremlin dans d’autres. « Ce n’est pas parce que nous avons des divergences avec la Russie qu’il ne peut pas y avoir de discussion », résume une source élyséenne au journal Le Figaro. Le chef d’Etat souhaite mettre en place « dans le temps long, un dialogue de confiance exigeant, ambitieux, mais sans naïveté ni compromission ».

Avec la rencontre le 19 août, Emmanuel Macron tente d’abord d’arrimer son homologue russe dans le multilatéralisme et les débats qui animeront le prochain sommet du G7, groupe dont est exclue la Russie depuis l’entrée de la Crimée dans la Fédération en 2014, perçue comme « annexion » par l’UE.

La date choisie, le 19 août fait sens à cinq jours de l’ouverture à Biarritz, sous présidence française, du sommet du G7 réunissant les chefs d’Etat et de gouvernement des principales puissances économiques démocratiques (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Allemagne, Italie, Canada, Japon).

 

Rencontre Macron-Putin avant G7

Emmanuel Macron recevra Vladimir Poutine  le 19 août au fort de Brégançon (Var) avec l’objectif d’avancer vers une désescalade des crises ukrainienne (Donbass) et iranienne (JCPOA), cinq jours avant le sommet du G7 à Biarritz auquel le président russe n’est pas invité.

Les chefs d’Etat s’entretiendront également du conflit en Syrie, où la France demande l’arrêt des opérations militaires menées par les forces du président Bachar al Assad, soutenu par Moscou, dans la région d’Idlib, dernière enclave des rebelles.

Emmanuel Macron n’imagine pas dénouer ces crises lors de l’entretien en tête à tête suivi d’un diner élargi mais veut trouver des points d’entente autour d’intérêts communs.

Rien n’est simple, tout est compliqué”, souligne-t-on à l’Elysée. “Ce n’est pas un entretien, quel qu’il soit, et quelle qu’en soit l’intensité, qui permet de régler des problèmes aussi compliqués que ceux de l’Iran, de la Syrie, de l’Ukraine.”

Paris espère que l’appel du président ukrainien, Volodimir Zelenski, à reprendre les négociations pour mettre fin au conflit dans le Donbass sera entendu par Vladimir Poutine.

Les combats entre forces ukrainiennes et séparatistes soutenus par Moscou ont fait environ 13.000 morts depuis 2014.

Elu en avril, Volodimir Zelenski a promis de mettre fin à cette crise. Il a offert de s’entretenir en tête à tête avec Vladimir Poutine et appelé à des discussions au format “Normandie”, qui réunit Ukraine, Russie, France et Allemagne.

Le président Zelenski fait des offres auxquelles il nous semble que le président Poutine devrait répondre de manière encourageante”, dit-on à l’Elysée.

Pour enrayer l’escalade entre Washington et Téhéran et sauver l’accord de 2015 encadrant le programme nucléaire iranien, dénoncé l’an dernier par Donald Trump, Emmanuel Macron veut que Vladimir Poutine presse à ses côtés l’Iran de renoncer à enfreindre ses obligations.

“L’enjeu très immédiat est d’éviter que l’Iran se départisse d’un nombre supplémentaire de ses obligations”, après les écarts décidés ces dernières semaines en réaction aux sanctions commerciales américaines, dit-on à l’Elysée.

Il faut ensuite casser la situation actuelle, qui voit “les Iraniens opposer une politique de résistance maximale à la pression maximale exercée par les Etats-Unis”, en ouvrant la voie à une négociation, ajoute-t-on.

Alors que l’Iran, dont les exportations de pétrole se sont effondrées, enjoint les Européens de lui apporter le soutien économique que leur promettait l’accord de 2015, Paris souligne que le mécanisme Instex, conçu pour continuer à commercer malgré les sanctions, est prêt mais que le dispositif miroir nécessaire côté iranien ne l’est pas.

G7: ‘Six’ à renier leurs principes

Les Européens sont unis sur la défense des règles commerciales et de l’Accord de Paris sur le climat, à l’ouverture d’un sommet du G7 marqué par une forte opposition aux politiques non coopératives de Donald Trump, a déclaré vendredi une source à la présidence française.

Lors d’une réunion des dirigeants français, allemand, italien, britannique et des présidents de la Commission européenne et du Conseil européen, la chancelière Angela Merkel a proposé la création d’un mécanisme d’évaluation et de dialogue avec les Etats-Unis sur les questions commerciales pour résoudre la crise actuelle et en prévenir d’autres, a ajouté la source.

Les Européens souhaitent des références à des règles commerciales collectives et à l’Accord de Paris dans le communiqué final sur lequel les “Sept” travaillent, et ils n’accepteront pas de mise en cause de l’accord sur le nucléaire iranien, a-t-elle précisé.

Quelques heures après que Donald Trump a exprimé le souhait que la Russie soit réintégrée dans le G7, les Européens ont estimé qu’il faut d’abord montrer que le G7 fonctionne à sept, a dit la source.

Ils ont également estimé que les conditions n’étaient pas réunies pour un retour de la Russie, notamment en raison de la situation en Ukraine, a-t-elle ajouté.

Priée de dire si les exigences des Européens, flanqués des Canadiens et des Japonais, en particulier sur les questions commerciales, ne rendaient pas impossible un accord du président américain sur un communiqué commun, la source a déclaré que rien n’était impossible mais que cela supposerait d’importantes concessions.

Si le sommet échouait à parvenir à un communiqué commun, ce ne serait “pas un drame”, a-t-elle dit, en soulignant qu’Emmanuel Macron préférait ne pas avoir de communiqué à sept plutôt que de voir les “Six” renier leurs principes.