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5G commence à la fin 2020

Le gouvernement souhaite que les enchères pour l’attribution des fréquences de téléphonie mobile de cinquième génération en France, décalées pour cause de coronavirus, aient lieu en septembre, afin que la 5G puisse commencer à être déployée à la fin de l’année, déclare Agnès Pannier-Runacher dans une interview au Figaro.

Notre objectif, et j’en ai fait part à l’Autorité de régulation des télécoms (Arcep), est que les enchères soient lancées rapidement. Septembre est un objectif raisonnable, compte tenu des contraintes, pour un lancement de la 5G avant la fin de l’année. C’est de la compétence de l’Arcep, mais son président, Sébastien Soriano, partage notre philosophie”, dit la secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie.

G5 Sahel demande d’annulation de la dette

Le Président du Conseil européen, SEM Charles Michel et le Président en exercice du G5 Sahel, SEM Mohamed Cheikh El Ghazouani, ont co-présidé aujourd’hui, 28 avril 2020, une visioconférence avec l’ensemble des Chefs d’État du G5 Sahel, la Présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, et le Haut Représentant de l’UE Josep Borrell, en présence de la Vice-Secrétaire Générale des Nations unies et du Président de la Commission de l’Union africaine.

Lors de cette visioconférence, les dirigeants ont adopté une Déclaration conjointe des membres du Conseil européen avec les États membres du G5 Sahel. Les dirigeants ont convenu de poursuivre les efforts conjoints afin d’élargir la Coalition pour le Sahel à d’autres partenaires internationaux.

Au vu de la gravité de la situation dans les pays du G5 Sahel ainsi que leur vulnérabilité face à la propagation du COVID-19, les co-Présidents ont souligné l’urgence d’une solidarité effective de la communauté internationale afin d’apporter une réponse efficace et durable à la pandémie du COVID-19 dans le monde, en Afrique et dans le Sahel en particulier, notamment pour limiter l’impact sanitaire et économique de cette crise.

À cet égard, les co-Présidents ont tenu à rappeler la Déclaration commune des membres du Conseil européen du 26 mars 2020 et ont souligné l’attachement de l’Union européenne à la coopération internationale et à des solutions multilatérales pour lutter contre la pandémie et ses conséquences. Le Président du Conseil européen a rappelé que l’Union européenne mettra tout en œuvre pour aider les pays et les communautés à faire face à la crise du COVID-19, notamment pour atténuer les incidences socioéconomiques négatives de la crise ainsi que pour renforcer la viabilité des chaînes de valeur et d’approvisionnement intégrées mondiales afin de les adapter au besoin et pour atténuer les incidences socioéconomiques négatives de la crise.

Les co-Présidents ont salué l’appel lancé par plusieurs dirigeants africains et européens le 15 avril 2020 – « Only a victory in Africa can end the pandemic everywhere ».

Les co-Présidents ont salué la Déclaration du Sommet extraordinaire du G5 Sahel tenu le 27 avril 2020, consacré à la pandémie de COVID-19 dans l’espace du G5 Sahel. Ils ont pris note de la sollicitation par le G5 Sahel de la communauté internationale à prendre en compte les demandes du G5 Sahel pour faire face à la crise du COVID-19. Ils se sont engagés à en informer les membres du Conseil européen, ainsi que les partenaires internationaux, en vue de d’examiner les demandes des pays africains pour l’annulation pure et simple de la dette africaine, en réponse aux conséquences de cette pandémie sens précédent.

Les co-Présidents appellent la communauté internationale à poursuivre les efforts afin soutenir les pays du G5 Sahel dans leurs efforts afin de combattre les conséquences du COVID-19.

Le Président en exercice du G5 Sahel à tenu à exprimer son appréciation pour la réponse de l’Union européenne à la dimension internationale de cette crise globale sans précédent. Il a salué la mémoire des milliers de victimes du COVID-19 de ces dernières semaines.

Les co-Présidents ont convenu qu’une rencontre de suivi, sous forme de visioconférence, sera organisée endéans les trois mois.

G5 Sahel demande soldat tchadiens

La France et les pays du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad) ont insisté sur l’envoi «dès que possible» de 500 soldats tchadiens dans la région dite des
«trois frontières », en proie à de fréquentes attaques djihadistes, entre Mali, Niger et Burkina Faso.

Le président tchadien Idriss Déby a mis la pression sur ses partenaires le 10 avril en annonçant que son armée, allié clé de la force française Barkhane au Sahel, allait cesser de participer à des opérations hors des frontières de Tchad. En janvier, Deby avait accepté d’envoyer un bataillon supplémentaire de 480 hommes dans la région des trois frontières, au sein de la Force du G5 Sahel.

Sahel: réduction de la mission américaine

La ministre des Armées Florence Parly à Washington va tenter de convaincre son homologue américain Mark Esper de ne pas retirer à la France un soutien crucial contre les groupes djihadistes au Sahel.

“Je m’échine à éviter que les Américains s’en aillent”, a confié la semaine dernière le chef d’état-major des Armées, le général François Lecointre, qui assure que ses interlocuteurs militaires “conviennent que cela n’aurait aucun sens” au regard de l’ampleur de la menace djihadiste en Libye et au Sahel, où la branche locale du groupe Etat islamique (EI), en particulier, multiplie les attaques meurtrières.

Les responsables français ne cachent pas leur inquiétude face à la volonté affichée des Etats-Unis de réduire les moyens consacrés depuis deux décennies à la “guerre contre le terrorisme” pour concentrer leurs efforts sur les menaces constituées par la Chine et la Russie.

“Il y a un risque réel de voir Daech reconstituer au Sahel le sanctuaire qu’il a perdu au Proche-Orient”, insiste-t-on dans l’entourage de Florence Parly.

Au Sahel, Pentagone apporte avec ses bases au Niger un soutien significatif aux 4.700 soldats français de l’opération Barkhane en matière de logistique, de ravitaillement et surtout de surveillance, avec des drones équipés d’un système d’interception des communications qu’ils sont à ce jour les seuls à pouvoir fournir.

Les inquiétudes concernant le retrait des États-Unis se sont accrues, et les responsables occidentaux disent que la région du Sahel, située au sud du désert du Sahara, risque de devenir un vaste refuge pour les terroristes qui planifient des attaques dans le monde entier.

Niger: 89 mort à Chinagodrar

Le bilan de l’attaque commise le 9 janvier contre un camp militaire du Niger s’est alourdi à au moins 89 morts, soit plus que la précédente attaque meurtrière à Inates (10/12/2019) revendiquée par l’Etat islamique (Daech), selon l’agence Anadolu.

Le gouvernement nigérien avait fait état jeudi de 25 soldats tués et de 63 “terroristes neutralisés” lors de cette attaque survenue à Chinagodrar, à 200 km environ au nord de la capitale Niamey.

Contacté par Reuters, le ministre de la Défense Issoufou Katambe a fait savoir qu’un nouveau bilan serait annoncé le 13 décembre à l’issue d’une réunion du conseil national de sécurité.

Barkhane: l’opération anti-terroriste en cours

L’armée française a tué 33 terroristes au centre du Mali dans le cadre de Barkhane, l’opération menée depuis 2014 par la France contre les groupes armés djihadistes dans la région du Sahel, a annoncé Emmanuel Macron.

S’exprimant à l’occasion d’une conférence devant la communauté française d’Abidjan, la capitale de la Côte d’Ivoire, le président a ajouté que l’intervention avait également permis de faire un prisonnier et de libérer deux gendarmes maliens.

L’État major des Armées (EMA) a par la suite confirmé que 33 combattants de “groupes terroristes armés” avaient été tués par Barkhane, précisant que l’opération était toujours en cours.

Cette dernière n’a pas eu lieu dans la même zone du Mali où, il y a un près d’un mois, 13 militaires français avaient été tués dans la collision de leurs deux hélicoptères, alors qu’ils effectuaient, de nuit, une mission d’appui à des commandos Barkhane engagés au sol contre des djihadistes.

“Ce matin, grâce à l’engagement de nos troupes de la force Barkhane, nous avons pu neutraliser au Sahel 33 terroristes, faire un prisonnier et libérer deux gendarmes maliens retenus en otage”, a déclaré Emmanuel Macron.

L’EMA a ajouté qu’il s’agissait d’une opération “d’opportunité” dans la nuit du 20 au 21 dans la forêt de Ouagadou, près de la frontière avec la Mauritanie, à 150 kilomètres au nord-ouest de la ville de Mopti, notant que c’était la zone d’action de la Katiba Macina, groupe lié à Al Qaïda.

La cible était un regroupement de combattants dans une zone très boisée, a encore dit l’EMA, précisant à Reuters que l’opération, guidée par un drone Reaper, a impliqué des dizaines de commandos héliportés appuyés par des hélicoptères Tigre.

Le chef de la Katiba Macina, groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), soit la branche sahélienne d’Al Qaïda, est le prédicateur Amadou Koufa, cible prioritaire de Barkhane.

Révision de la mission au Sahel

La France étudie “toute les options stratégiques” pour son engagement militaire au Sahel, y compris “une plus grande implication des alliés”, a lancé Emmanuel Macron le 28 novembre, trois jours après la mort de 13 soldats de l’opération Barkhane au Mali.

La France, qui commencé l’opération Barkhane en août 2014, a déployé quelque 4.500 hommes dans la bande sahélo-saharienne. Elle bénéficie de l’appui de la mission de paix de l’Onu, la Minusma, qui compte quelque 13.000 hommes, et depuis 2017 d’un soutien opérationnel ponctuel des 5.000 hommes de la force conjointe du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad).

Les forces françaises disposent également du soutien logistique des Etats-Unis, de l’Espagne, du Royaume-Uni, de l’Allemagne, du Canada, de la Belgique et de l’Estonie.

“La mission qui est la nôtre là-bas est importante, néanmoins le contexte que nous sommes en train de vivre au Sahel me conduit aujourd’hui à regarder toutes les options stratégiques”, a annoncé Emmanuel Macron, évoquant implicitement la multiplication des foyers djihadistes et la recrudescence des violences intercommunautaires.

“Dans ce contexte-là, et en fonction des décisions que la France aura à prendre, une plus grande implication des alliés est évidemment quelque chose qui serait tout à fait bénéfique”, a-t-il jugé.

Le chef de l’Etat a précisé que la question avait été abordée lors du conseil de Défense hebdomadaire à l’Elysée. “Les prochaines semaines seront consacrées à un travail en profondeur que j’ai demandé au gouvernement et à nos armées pour regarder les modalités de notre intervention.”

“Je le dis, toute les options sont aujourd’hui ouvertes”, a souligné Emmanuel Macron, alors que le débat politique en France resurgit sur l’opportunité d’un retrait du Sahel. 

L’UE s’engage en reconstruction à Sahel

A la suite de l’attaque meurtrière contre le Quartier Général de la Force Conjointe du G5 Sahel à Sévaré au Mali, le 29 juin dernier, l’Union européenne a décidé de financer la totalité de la reconstruction d’un nouveau Quartier Général et de poursuivre son soutien afin d’assurer la continuité de l’action de l’Etat-major de la Force sur place.

Cette décision fait suite à une concertation étroite entre le Commandant de la Force avec la mission militaire européenne « EUTM » au Mali, la coopération de défense française et les forces de l’opération « Barkhane ». L’UE poursuivra ce travail de concertation avec le nouveau Commandant de la Force dès qu’il sera en fonction.

« L’Union européenne est le premier partenaire du G5 Sahel. L’attaque contre le quartier général de la Force conjointe du G5 Sahel au Mali est aussi une attaque contre notre priorité commune de ramener la paix dans la région » – la haute représentante Federica Mogherini a déclaré.  « Nous avons ainsi décidé de soutenir pleinement la reconstruction du quartier général de Sévaré, au Mali, confirmant notre engagement déterminé aux côtés des pays du G5, pour permettre aux institutions de contrôler pleinement leurs territoires et de lutter contre le terrorisme et les trafics d’êtres humains, d’armes et de drogue. Garantir la sécurité, le développement de la région est également un investissement dans notre propre sécurité. »

Ces décisions font suite à la réunion ministérielle UE/G5 Sahel qui s’est tenue à Bruxelles sous la présidence de Federica Mogherini et du Ministre nigérien des Affaires étrangères, Kalla Ankourao le 18 juin dernier, et de la Conférence internationale de haut niveau sur le Sahel de février dernier au cours de laquelle l’Union européenne a apporté son soutien à la Force conjointe à hauteur de 100 millions d’euros. La stabilité et le développement des pays de la région, ainsi qu’une meilleure gestion des zones frontalières et la lutte contre les trafics qui y sévissent sont les principaux objectifs partagés par l’Union et le G5 Sahel.