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L’Élysée dépenses en hausse

L’année dernière, les dépenses de l’Élysée ont augmenté de 7%, selon les données obtenues par L’Obs Magazine. Avec les frais de déplacement, d’entretien, de rénovations et de repas, Président Macron a dépensé un peu moins que Nicolas Sarkozy mais bien plus que François Hollande.

«Nous travaillons plus, nous voyageons plus, nous recevons plus, et surtout nous investissons pour l’avenir en sollicitant nos fonds propres», a justifié le nouveau directeur de la communication, Joseph Zimet.

Selon le média, certaines dépenses se sont envolées, parmi lesquelles celles du parc automobile. En 2018, 89.669 euros supplémentaires ont été déboursés pour l’achat de nouvelles voitures: l’Élysée compte désormais 82 voitures contre 64 sous Hollande.

Après que la Cour des comptes a reproché à François Hollande de ne pas dépenser suffisamment sur les rénovations, le montant final du budget de l’Élysée s’est finalement élevé à €5,7 millions suite à d’importants investissements d’Emmanuel Macron en 2018. Le locataire de l’Élysée s’est révélé bien plus dépensier que son prédécesseur, selon le budget de la présidence passé au crible par la presse. Le magazine a constaté une hausse de 7% des dépenses du Palais entre 2017 et 2018.

PMA pour toutes les femmes

Le gouvernement a ouvert la voie à la première grande réforme sociétale du mandat d’Emmanuel Macron, un projet de loi sur la bioéthique qui aborde de nombreux sujets sensibles, à commencer par la procréation médicalement assistée (PMA) appelée à être étendue à toutes les femmes.

Ce texte à haute valeur symbolique, promis par le chef de l’Etat durant la campagne présidentielle mais plusieurs fois reporté, a été présenté en conseil des ministres.

C’est le point de départ du parcours législatif d’un projet défendu par les ministres Agnès Buzyn (Santé), Nicole Belloubet (Justice) et Frédérique Vidal (Recherche), qui sera examiné fin septembre en séance publique à l’Assemblée nationale puis au Sénat, avant une promulgation “fin du premier trimestre 2020”.

Nous avons recherché un équilibre entre ce que propose la science, ce que demande la société, et les valeurs éthiques de dignité et de solidarité”, a souligné Agnès Buzyn.

“Nous souhaitons porter cette loi de façon apaisée en prenant soin de respecter toutes les opinions parce que nous ne souhaitons absolument pas diviser la société”, a-t-elle ajouté lors d’une conférence de presse. “Nous pensons qu’il y a une maturation de la société sur ces questions-là (…) et que ce (la PMA pour toutes-JTA n’est plus vraiment un sujet sur lesquels les Français souhaitent se battre”.

C’est aussi l’aboutissement d’un long travail de consultations mené par l’exécutif, soucieux d’éviter une réédition des débats tendus qui ont agité l’Assemblée et une partie de la société lors de l’extension du mariage aux couples de même sexe, en 2012-2013, au début du quinquennat Hollande.

 

Hommage aux victimes des attentats de 13 novembre 2015

Emmanuel Macron a rendu hommage lundi aux victimes des attentats qui ont ensanglanté la région parisienne le 13 novembre 2015, les plus meurtriers jamais commis en France.

Le chef de l’Etat a observé une minute de silence et déposé une gerbe de fleurs sur les lieux des attaques, du Stade de France (Seine-Saint-Denis) au Bataclan, en passant par les cafés et restaurants de l‘Est parisien visés deux ans plus tôt.

Lors de ces étapes, les noms des 130 morts ont été lus à haute voix.

Muet, parfois les larmes aux yeux, Emmanuel Macron a ensuite participé à un lâcher de ballons devant la mairie du XIe arrondissement, près de sites attaqués.

Son prédécesseur François Hollande, la maire de Paris, Anne Hidalgo, l’ex-Premier ministre Manuel Valls, l’ex-ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve et d’autres personnalités ont participé aux hommages, sans prendre la parole.

“Il est important de sans cesse entretenir l’idée qu’on doit résister à la peur”, a déclaré le député de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon, venu déposer une gerbe de fleurs devant le Bataclan lors d’une cérémonie distincte.

Philippe appelle Hollande à « l’humilité »

Le Premier ministre Edouard Philippe a appelé François Hollande à faire preuve d’“humilité” après la mise en garde lancée lundi à Séoul par l’ancien chef de l’Etat contre la politique fiscale du gouvernement.

“J’ai observé qu’il formulait des critiques acerbes et acides sur la politique française depuis l’étranger”, a dit le chef du gouvernement sur Public Sénat. “Si M. Hollande voulait être critique sur la fiscalité, sur les mesures qui sont prises par ce gouvernement, il aurait pu peut-être faire preuve d’une forme d’humilité.”

Le Premier ministre a pris pour exemple l‘invalidation par le Conseil constitutionnel de la taxe à 3% sur les dividendes instaurée en 2012, qui va – selon le gouvernement – contraindre l‘Etat à rembourser 10 milliards d‘euros aux entreprises.

“J’aimerais que ceux qui aujourd‘hui, à 10.000 km, alors qu’ils ne se sont pas présentés aux élections pour défendre leur bilan, commentent de façon acide et acerbe ce que nous faisons aujourd’hui pour réparer le pays prennent une certaine forme d’humilité sur ce qu’ils ont fait hier, sur les responsabilités qu’ils ont dans les dérèglements de l’économie française”, a dit Edouard Philippe.

François Hollande, qui s’était jusque-là montré plutôt discret, a profité de son premier déplacement à l’étranger depuis son départ de l‘Elysée, lundi à Séoul, pour répondre aux critiques formulées par son successeur et ancien conseiller sur TF1 dimanche soir.

Emmanuel Macron avait notamment tancé l‘engagement de son “prédécesseur” à “inverser” la courbe du chômage et l’avait accusé d‘avoir fait partir “les gens qui réussissaient” en augmentant l’impôt sur la fortune (ISF) et en créant une taxe de 75% sur les hauts revenus.

Audrey Azoulay à la tête de Unesco

La Française Audrey Azoulay, ancienne ministre de la culture de Francois Hollande, a été élue, vendredi 13 octobre, directrice générale de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), succédant à la Bulgare Irina Bokova. La candidate française était opposée au Qatari Hamad Al-Kawari.

Mme Azoulay a obtenu 30 voix, son adversaire 28, des 58 membres du conseil exécutif, dont le choix doit être encore validé par la conférence générale des Etats membres, le 10 novembre.

Elle était entrée au Centre national du cinéma (CNC) comme directrice financière en 2006, avant de devenir, de 2011 à 2014, la numéro deux de cet organisme en charge du système d’aide à la création cinématographique. Amie de l’actrice Julie Gayet, Audrey Azoulay a ensuite conseillé le président François Hollande sur les questions culturelles depuis août 2014, nommée en pleine crise des intermittents du spectacle.

Nommée ministre de la Culture le 14 février 2016, dans le gouvernement de Manuel Valls, puis prolongée par celui de Bernard Cazeneuve, Audrey Azoulay était appréciée dans les milieux culturels.

Fille d’André Azoulay – conseiller des rois du Maroc Hassan II et Mohamed VI –, née à Essaouira en 1972, Audrey Azoulay est énarque, issue de la promotion Averroès en 2000. Titulaire d’une maîtrise de gestion à Paris Dauphine et d’une maîtrise d’administration des affaires à l’université britannique de Lancaster, elle a été magistrate à la Cour des comptes après avoir occupé plusieurs fonctions à la direction des médias du ministère de la culture.

 

Les réformes des allocations logement

Le gouvernement a annoncé que les trois allocations logement (APL, ALF et ALS) baisseraient de cinq euros par mois à partir du 1er octobre, suscitant la consternation des associations d’aides au plus démunis et des syndicats. Les aides au logement en France bénéficient à environ 6.5 millions de personnes.

« Nous devons engager une réforme globale des aides personnelles au logement », a déclaré le ministre de la Cohésion des territoires, Jacques Mézard sur RTL. Les aides personnelles au logement feront l’objet d’une réforme globale afin de mettre fin à un « système pervers », il a dit.

« C’est comme un camion fou, un paquebot ivre (…) Nous sommes avec des montants qu’il faut arriver à maîtriser mais surtout avec des réformes structurelles à mettre en place », a-t-il dit. Le ministre a expliqué que le montant annuel des seules APL était de 19 milliards d’euros, et de 30 milliards pour l’ensemble des aides au logement.

Mézard a justifié cette décision également par le fait que, selon lui, les APL créaient un « système pervers » dont il faut sortir. « Quand on met un euro de plus sur l’APL, ça fait 78 centimes de hausse des loyers », a-t-il expliqué.

Cette réforme des APL prendra place dans une loi logement, dont le projet de loi sera présenté à l’automne, a-t-il dit. « Je crois qu’il faut avoir une vision globale de la politique du logement », a fait valoir le ministre.