Archives des étiquettes : FRANCE

Santé: la maladie du foie gras

C’est la première fois que des estimations officielles sont faites en France sur la maladie du foie gras. Environ 8 millions de Français ont le foie trop gras, selon l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).

Rapporté à la population française, les chercheurs estiment que 8 millions d’adultes ont un foie trop gras, soit 18,2% de la population. 200 000 auraient une maladie à un stade déjà avancé, pouvant mener rapidement à une cirrhose ou un cancer. Avoir un foie trop gras ne conduit pas nécessairement à une Nash, une « maladie du foie gras. » La Nash ne constitue que le dernier stade avant une cirrhose ou un cancer.

« Le terme de « maladie du foie gras » couvre un large spectre de gravité de la maladie, qui va d’un foie gras sans inflammation jusqu’à la Nash, avec des réactions inflammatoires, des lésions hépatiques et une possible fibrose », explique une récente étude publiée dans le journal médical allemand Deutsches Ärtzteblatt. L’étude explique qu’entre 5 et 20% des patients avec un foie gras vont développer une Nash, qui elle-même conduit à une fibrose élevée dans 10 à 20% des cas. Et 5% des foies avec fibrose évolueront vers une cirrhose.

Bruxelles: la manifestation pour la santé

Bruxelles 29.05.2021 Ce rassemblement, le seul autorisé dans la capitale ce samedi,le 29 mai, revendique plus de financements pour le secteur de la santé. Rassemblés sous une banderole géante « Pas de profits sur nos vies », ce sont non seulement des professionnels de la santé, mais également des citoyens solidaires et de nombreux autres mouvements qui se sont joints à la protestation. Ainsi, des membres de L’école en lutte, d’Extinction rébellion, de Youth for climate, du Réseau de lutte contre la pauvreté et de diverses associations féministes sont venus soutenir la santé, mais également porter leurs propres revendications.

« Nous exigeons un système de santé accessible à tous, riches comme pauvres, des conditions de travail décentes qui nous permettraient de remettre l’humain au centre des préoccupations », clament les organisateurs. « Il est totalement immoral de faire de l’argent sur la santé des gens. Nous demandons aussi la levée des brevets sur les médicaments et les vaccins. »

Différents travailleurs du secteur de la santé se sont succédé sur scène pour témoigner de leurs conditions de travail. Parole a également été donnée aux enseignants, aux sans-papiers et aux associations féministes. Quelques représentations musicales ont aussi eu lieu.

La manifestation pour la santé est un mouvement international. Des rassemblements similaires ont lieu ce samedi, notamment en France et en Italie, et se tiendront dans d’autres pays comme le Canada ou le Royaume-Uni dans les prochaines semaines.

Selon les estimations de la police de Bruxelles Capitale Ixelles, 1.500 personnes étaient présentes samedi à 15h au Mont de Arts à Bruxelles pour participer à la deuxième édition de la manifestation pour la santé.

Maire tabassé pour une remarque

Pour un banal rappel au règlement, il a été tabassé à coups de barres de fer. Ce dimanche après-midi, le maire d’Ouges, un petit village tranquille de 1 400 habitants, en Côte-d’Or, se baladait avec son épouse le long du canal de Bourgogne, lorsqu’il a croisé un homme circulant sur un quad.

Trop vite et sur un chemin réservé aux promeneurs. Sauf que le jeune resquilleur ameutera ses amis: le maire, Jean-Claude Girard, prendra une pluie de coups, et s’en sortira avec 2 jours d’ITT. C’est un coup de feu tiré en l’air par un riverain qui fera finalement fuir les agresseurs.

Aujourd’hui, le maire, quinquagénaire, «va bien», rassure-t-on à l’hôtel de ville. «Je viens de lui parler, raconte Yves Doussot, son premier adjoint. Les coups qu’il a reçus lui ont fait perdre connaissance, mais il n’a pas de séquelle grave.» Une enquête est en cours pour tenter de retrouver les agresseurs, qui ont aussi grièvement blessé un riverain qui tentait de s’interposer.

France prête $1,5 milliard au soudan

La France va prêter 1,5 milliard de dollars au Soudan pour l’aider à solder son arriéré avec le Fonds monétaire international (FMI), a annoncé lundi, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire.
Selon le ministre français Bruno Le Maire, ce prêt vise à « soulager le Soudan du fardeau de sa dette le plus tôt possible ». Cette annonce intervient quelques heures avant la tenue à Paris d’une Conférence internationale d’appui à la transition soudanaise.

En effet, le président Emmanuel Macron confirmera cet engagement financier de la France à cette occasion, a précisé le ministre, qui s’exprimait dans le cadre du Forum des affaires France-Soudan organisé par l’organisation patronale française Medef, en présence du Premier ministre soudanais Abdallah Hamdok.

Réunis à Paris lundi 17 mai, une quinzaine de dirigeants africains, européens et arabes et des organisations internationales se sont engagés à soutenir la transition politique au Soudan. Des prêts ont notamment été consentis afin de couvrir les arriérés de paiements dus aux bailleurs internationaux et de permettre au pays de se libérer d’une partie de son énorme dette. Une nouvelle étape franchie pour les autorités, quelques mois après le retrait du Soudan de la liste américaine des Etats soutenant le terrorisme.

Mais, si l’étau financier se desserre, les problèmes économiques et sociaux persistent, reconnaît le premier ministre Abdallah Hamdok.

France: voyage à l’étranger

Dans notre budget pour les prochaines vacances, faut-il prévoir le coût d’un test de dépistage du Covid-19 pour pouvoir rentrer en France. Avec la réouverture progressive du pays et des frontières, la question commence à trotter dans la tête des futurs voyageurs.

Un test gratuit en France
Si les règles varient, aujourd’hui pour pouvoir se rendre dans un pays étranger il faut pouvoir présenter un test PCR négatif de moins de 48 heures. En France, c’est la Sécurité sociale qui prend en charge le coût d’un test de dépistage du coronavirus réalisé sur le territoire.
Si le voyageur n’a rien à débourser au départ, pour pouvoir revenir en France l’affaire est tout autre. Car pour revenir sur le sol français, un voyageur doit également montrer un test négatif de moins de 48 heures.

Problème : le test est payant quasiment partout dans le monde, même à l’échelle de l’Union Européenne (UE). Et les sommes peuvent vite monter. Il en coûtera ainsi entre 50 et 110 euros en Italie, jusqu’à 120 euros en Espagne et même 300 euros en Suède. Ce qui représente un vrai budget.

Interrogé sur cette question, le secrétaire d’État chargé des Affaires européennes, Clément Beaune, a expliqué que pour l’instant le remboursement des tests pour le retour des voyageurs français n’est pas envisagé. « Ce serait un effort pour la Sécurité sociale qui ne serait pas justifié », a-t-il indiqué lors du « Grand rendez-vous » Europe 1-CNews- Les Échos.

Pourtant une prise en charge existe, pour l’instant, pour un test réalisé dans un État membre de l’UE, de l’Espace Economique Européen (EEE) ou en Suisse. « Les tests de dépistage à caractère administratif (obligatoires pour entrer sur le territoire de certains États), et les tests à caractère médical (présence de symptômes) sont pris en charge par l’assurance maladie française lorsqu’on doit réaliser un test immédiatement nécessaire », assure l’Assurance Maladie sur son site.

L’Assurance maladie confirme que « dans l’UE, la prise en charge se fait à hauteur de ce qui est remboursable en France (forfait de 50 euros) (…) Il est considéré que le test PCR est un soin d’ordre médical ».

Pour obtenir ce remboursement, il faut présenter sa carte européenne d’assurance maladie au moment de la réalisation du test. En cas d’oubli, l’assuré pourra remplir une fois de retour en France le formulaire « soins reçus à l’étranger ». Toutefois, si le coût du test dépasse 50 euros, c’est à lui de régler la différence.

Gaza: trouver une « stabilisation durable »

«Le cessez-le-feu le plus rapidement possible» et «la capacité à trouver une solution de stabilisation durable pour la région». Voici les objectifs affichés par Gabriel Attal sur RTL ce 17 mai concernant le conflit israélo-palestinien, alors que les tensions dans la région perdurent. (Image: Mahmoud Abbas).

Plus de 200 morts et plus de 1.200 blessés, des immeubles détruits, les locaux de la chaîne Al-Jazeera et de l’agence AP bombardés, mais pour Benyamin Netanyahou, l’immeuble abritant des médias était «une cible parfaitement légitime». Pour essayer d’obtenir un «cessez-le-feu» entre Israéliens et Palestiniens, le porte-parole du gouvernement a promis ce lundi 17 mai sur RTL que la France allait lancer «une offensive diplomatique».

Lors d’un entretien avec le Président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, Emmanuel Macron a «fermement condamné les tirs revendiqués par le Hamas et d’autres groupes terroristes» vers Israël, fait savoir l’Élysée dans un communiqué publié le 13 mai.

Présentant «ses condoléances» suite aux «nombreuses pertes de civils palestiniens résultant des opérations militaires et des affrontements en cours avec Israël», le Président de la République a demandé à Mahmoud Abbas «d’user de tous les moyens de son influence pour que le calme soit rétabli au plus vite».

En outre, le 14 mai, Emmanuel Macron a insisté sur «l’urgence d’un retour à la paix» au Proche-Orient lors d’un entretien téléphonique avec Benyamin Netanyahou. Il a rappelé le «droit à se défendre» d’Israël et a exprimé «sa préoccupation au sujet des populations civiles à Gaza».

Depuis le 10 mai, 197 Palestiniens ont été tués, dont au moins 58 enfants, et plus de 1.200 blessés. Côté israélien, 10 personnes ont été tuées, dont un enfant, et 294 blessées après des tirs de roquettes depuis Gaza.

Réaffirmant le «droit naturel à l’autodéfense» de l’État hébreu après «des attaques non provoquées contre Jérusalem», M.Netanyahou a laissé entendre que l’offensive israélienne contre l’enclave palestinienne allait continuer.

En outre, selon le Premier ministre israélien, l’immeuble abritant des médias à Gaza, détruit samedi 15 mai par une frappe israélienne, était «une cible parfaitement légitime». Le bâtiment abritait également «un bureau de renseignement pour l’organisation terroriste palestinienne […] qui prépare et organise des attaques terroristes contre des civils israéliens», a-t-il expliqué sur la chaîne américaine CBS, faisant référence au Hamas.

Droit à se défendre d’Israël

Bien qu’Emmanuel Macron ait reconnu le «droit à se défendre» d’Israël tout en exprimant «sa préoccupation au sujet des civils à Gaza», Bernard-Henri Lévy a estimé sur BFM TV que la France devait se ranger du côté de l’État hébreu dans le conflit au Proche-Orient. Le philosophe dénonce «une provocation» de la part du Hamas.

​«La France ne peut pas chez elle combattre l’islamisme radical, combattre le séparatisme, les mortiers d’artifice tirés contre ses forces de police, et ne pas se tenir en même temps aux côtés d’une autre démocratie, une grande démocratie, Israël, qui ne reçoit pas des mortiers d’artifice mais des obus de mortiers réels. Bien sûr qu’elle doit se tenir aux côtés d’Israël», a assuré l’écrivain.

Le philosophe tient le Hamas pour responsable de cette flambée de violences, car, selon lui, c’est ce mouvement qui «a décidé de balancer une pluie de roquettes sur Israël». «Une provocation au détriment du peuple palestinien lui-même, et des civils israéliens», selon Bernard-Henri Lévy.

Pour lui, l’expulsion de familles palestiniennes de leurs maisons situées à Jérusalem-Est dans le contexte de la construction et de l’expansion des colonies israéliennes qui avait déclenché des manifestations dans la ville ne peut justifier les actions du Hamas.

Emmanuel Macron a «fermement condamné les tirs revendiqués par le Hamas et d’autres groupes terroristes» vers Israël, lors d’un entretien avec le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a déclaré l’Élysée dans un communiqué jeudi 13 mai.

Tout en lui présentant «ses condoléances» pour les «nombreuses pertes de civils palestiniens résultant des opérations militaires et des affrontements en cours avec Israël», le Président de la République a demandé à Mahmoud Abbas «d’user de tous les moyens de son influence pour que le calme soit rétabli au plus vite».

Emmanuel Macron a également insisté vendredi 14 mai sur «l’urgence d’un retour à la paix» au Proche-Orient lors de son entretien téléphonique avec Benyamin Netanyahou. Il a néanmoins souligné le «droit à se défendre» d’Israël tout en exprimant «sa préoccupation au sujet des populations civiles à Gaza» et en ayant «présenté ses condoléances» pour les victimes des tirs «revendiqués par le Hamas et d’autres groupes terroristes».

20M de Francais vaccinés

Président Macron a annoncé ce samedi 15 mai sur Twitter que 20 millions de Français avaient reçu une première dose de vaccin contre le Covid-19. “20 millions de Français vaccinés !”, avait également écrit le Premier ministre Jean Castex.

″À tous ceux qui se sont mobilisés pour atteindre cet objectif: merci pour votre engagement et votre exceptionnelle mobilisation. À tous nos compatriotes éligibles qui ne sont pas encore vaccinés: rendez-vous sur santé.fr.”, a-t-il ajouté.

Vendredi soir, 19,7 millions de personnes avaient reçu au moins une injection et 8,7 deux injections (soit 13% de la population totale et 16,6% de la population majeure). Les chiffres de samedi n’étaient pas encore disponibles.

Après 20 millions mi-mai, le gouvernement s’est fixé comme objectif 30 millions de primo-vaccinés à la mi-juin et a ouvert depuis mercredi la vaccination aux plus de 18 ans, sans conditions, pour des doses disponibles du jour au lendemain.

Intérêts de la France au Haut-Karabakh

Quels intérêts géopolitiques de la France au Caucase du Sud?
OPINION Pierre-Emmanel Thomann – géopolitologue La France est l’État-membre de l’OTAN et de l’UE qui a eu la position la plus proche de la Russie au sujet du Haut-Karabagh avec la dénonciation de la présence de mercenaires islamistes syriens envoyés par la Turquie. Elle n’a cependant apporté qu’un soutien moral à l’Arménie, cherchant à maintenir une position neutre en raison de son rôle au processus de Minsk. La diplomatie Française est pourtant en recul puisque le groupe de Minsk de l’OSCE, dont elle partage la co-présidente avec la Russie et les Etats-Unis, a été marginalisé lors de l’accord de cessez-le-feu négocié par la Russie. La Russie est de toute manière le seul État qui avait toutes les cartes en main pour stopper le conflit au Haut-Karabagh en faisant pression sur la Turquie et les belligérants.

Au sujet du Haut-Karabagh, la France et l’Allemagne n’ont pas négocié de réponse commune en raison de leurs positions divergentes vis à vis de la Turquie, mais aussi à propos de la Russie. La France est l’État le plus en pointe pour s’opposer à l’expansion de la Turquie en Méditerranée orientale et pour promouvoir une nouvelle architecture de sécurité européenne avec la Russie. Vis à vis de la Turquie, l’Allemagne préfère la négociation à la confrontation. L’Allemagne cherche avant tout à préserver l’unité de l’OTAN et ne veut pas mettre en cause ses liens économiques ni ses flux migratoires avec la Turquie. Elle possède une très grande diaspora turque, et elle est prisonnière du chantage turc après avoir confié à la Turquie la garde des frontières de l’UE, lors de la crise migratoire en 2015.

Les enjeux géopolitiques du Caucase du Sud, au carrefour de l’Europe et de l’Asie, concernent pourtant l’Europe toute entière et en particulier la France qui a, en plus, des intérêts stratégiques en Méditerranée orientale, même si le Caucase n’a jamais fait partie de son pré-carré. La France possède aussi un héritage civilisationnel commun avec l’Arménie chrétienne et une forte diaspora arménienne assimilée à la nation française. Or l’expansionnisme territoriale de nature pan-turquiste et islamiste de la Turquie menace l’Arménie, avant-poste oriental de la civilisation occidentale, et risque aussi de déstabiliser la Méditerranée et l’Europe balkanique, avec des prolongements sur le territoire européen en raison de la présence des diasporas turques qui sont autant de leviers pour le président Recep Tayyip Erdogan.

Le Caucase étant éloigné de la France et faisant partie de la zone d’influence russe, une posture spécifique de la France qui aille au delà de l’aide humanitaire et culturelle pour protéger le patrimoine de la région n’en demeure pas moins importante. C’est la présence militaire russe qui sera décisive pour protéger le Haut-Karabagh, mais la France peut aider à stabiliser la situation. S’impliquer dans le Caucase du Sud permet aussi à la France de faire pression sur la Turquie en la prenant à revers.

Outre la promotion de la stabilité pour tous les peuples du Caucase, son rôle devrait avoir pour objectif d’endiguer l’expansionnisme turc, mais avant tout sur les territoires où elle peut jouer un rôle décisif, c’est à dire en Méditerranée orientale. Dans son rôle de défenseur de la liberté des nations, Arménie et Azerbaïdjan comprises, la France a pourtant aussi un rôle à jouer pour contribuer à ce que le Haut-Karabagh ne soit pas conquis dans son entièreté lors d’un conflit futur. La Turquie considère que l’Arménie est un obstacle à ses ambitions territoriales panturques, et va jusqu’à considérer que la Turquie et l’Azerbaïdjan sont deux États pour une même nation. L’Azerbaïdjan était un État resté jusqu’à présent indépendant et laïque. Il serait judicieux d’éviter une emprise croissante de la Turquie sur l’Azerbaïdjan.

Pour atteindre cet objectif, c’est une politique d’alliances régionales qui serait adéquate. La seule manière pour les Français de renforcer leur poids dans leur proximité géographique est de se rapprocher au niveau bilatéral de la Russie pour endiguer la Turquie, avec les États européens favorables à cette approche, notamment la Grèce, Chypre et l’Italie, et dans le mesure du possible, l’Allemagne. Un rapprochement avec les pays riverains de la Méditerranée comme l’Egypte et la Syrie serait aussi utile. La Russie se trouverait ainsi moins seule dans son objectif de contenir la Turquie. Dans le cas contraire, la Russie sera tentée de s’accorder avec la Turquie contre les intérêts des États européens. Si la France ne cherche pas à construire des alliances européennes plus ciblées, en coordination avec la Russie qui se renforce aussi dans le pourtour géographique de l’UE, elle risque d’être écartée non seulement du Caucase, mais des zones plus proches et stratégiques pour ses intérêts en Syrie et en Libye.

Une inflexion de la position des États-Unis n’est pas non plus à exclure, même si les fondamentaux géopolitiques vont se prolonger. Si la nouvelle administration aux États-Unis se préoccupe de leur alliance avec les Européens, c’est le moment pour eux d’essayer de faire passer le message que l’impunité de la Turquie et l’hostilité envers la Russie ne correspondent ni aux intérêts de la France ni aux intérêts de l’Europe.

La réactivation du groupe de Minsk (bien que ce format n’ai pas été décisif pour l’obtention de l’accord de cessez-le-feu) peut à nouveau jouer un rôle à l’avenir car la Russie a peut-être intérêt à ne pas donner trop d’espace à la Turquie, mais cela dépend aussi de la bonne volonté des Européens. Des initiatives pour contrer et faire pression sur la Turquie peuvent être complémentaires, notamment au sein de l’Union européenne (avec la remise en cause de l’accord douanier et les aides de préadhésion entre l’UE et la Turquie), au Conseil de l’Europe, ou au moyen de coalition plus restreintes si cela s’avère impossible en raison des désaccords entre États-membres.

Contrairement à ce qui est affirmé par la diplomatie française, la France n’est pas obligée de maintenir une position de stricte neutralité (qui est par contre dans l’intérêt de la Russie), d’autant plus que la Turquie soutient ouvertement l’Azerbaïdjan et cherche à marginaliser la France. C’est bien évidemment aussi pour défendre le principe de l’équilibre en Europe et en Eurasie que la France devrait exprimer une position plus claire. Si à l’avenir, le rôle de médiateur de la Russie restera central, l’alliance turco-azérie avec le soutien non explicite des États-Unis et du Royaume-Uni en plus de la complaisance de l’OTAN et de l’UE, aboutit à une configuration très déséquilibrée en défaveur des Arméniens. La France, en soutenant de manière plus franche l’Arménie, en coordination avec les alliés européens les plus proches comme la Grèce et Chypre, pourrait contribuer à rétablir la balance vis à vis de la Turquie, en synergie avec la Russie.
La France pourrait aussi soutenir un processus d’autodétermination pour les Arméniens du Haut-Karabagh. Toutefois cette option ne serait possible que dans le cadre d’une négociation plus globale entre grandes puissances pour résoudre les différents « conflits gelés » dans l’ « étranger proche » de la Russie, c’est à dire une nouvelle architecture européenne et eurasienne de sécurité.

En ce qui concerne le Haut-Karabagh, plusieurs scénarios sont envisageables :
-soit les Arméniens du Haut-Karabagh déclarent leur indépendance après un processus d’autodétermination, et fusionnent éventuellement avec l’Arménie, mais cette option rencontrera l’opposition de l’Azerbaïdjan et la Turquie (les troupes russes seraient perçues comme troupes d’occupation),
-soit le Haut-Karabagh se vide progressivement de ses habitants faute de perspectives et deviendra un territoire investi par les Azéris, option qui rencontrera l’opposition des Arméniens et des Russes (il n’y aurait plus de raison pour la présence des troupes russes d’interposition),
-Soit les Arméniens du Haut-Karabagh choisissent l’autodétermination, mais de manière officieuse en renforcent leurs liens avec la Russie qui leur octroierait des passeports russes, un peu comme en Abkhazie et Ossétie du Sud ; cette option permet aux troupes russes d’interposition de rester ( d’où la réticence des Arméniens du Haut-Karabagh à fusionner avec l’Arménie et de préserver les intérêts de la Russie pour endiguer l’expansion géopolitique de l’OTAN et de la Turquie) ; ce scénario d’un protectorat russe sous le régime de l’ambiguïté est la plus susceptible à ce stade d’offrir la sécurité aux habitants du Haut-Karabagh en raison des rivalités géopolitiques entre les puissances impliquées et si les perspectives de nouvelle architecture de sécurité européenne et eurasienne ne se matérialisent pas.
La clé de la résolution du conflit ne réside donc pas dans une négociation limitée aux enjeux du Haut-Karabagh, ni dans la mise en œuvre des résolutions des Nations Unies et des recommandations du groupe de Minsk selon une approche purement normative, mais dans l’émergence d’une nouvelle configuration géopolitique à l’échelle européenne et eurasienne qui permette de stabiliser les zones d’influences entre grandes puissances, c’est à dire négocier une nouvelle architecture de sécurité européenne et eurasienne (voir schéma : le chaînon manquant de la sécurité européenne).

Perspectives: la pertinence d’une nouvelle architecture de sécurité européenne et eurasienne
Pour une résolution des différents « conflits gelés » sur le flanc oriental de l’Europe, en particulier le Haut-Karabagh dont l’avenir n’est toujours pas déterminé, une nouvelle architecture de sécurité européenne et eurasienne de sécurité reste donc pertinente à l’avenir. Il est illusoire de croire à la résolution des différents conflits au cas par cas, car ils font partie d’une problématique systémique plus large, la rivalité entre la Russie, la Turquie, et les États-Unis. Ils peuvent être réactivés à tout moment en fonction des évolution des rapports de force.

Tant que la menace d’un élargissement de l’OTAN pèsera sur l’étranger proche de la Russie, et que l’UE se considèrera comme une entité complémentaire à l’OTAN, il n’y aura pas d’avancée significative. Il est aussi un intérêt pour la France à promouvoir cette nouvelle architecture européenne de sécurité avec la Russie, pour un meilleur équilibre géopolitique en Europe et Eurasie selon la vision gaullienne de l’Atlantique à l’Oural (au pacifique dirait t’on aujourd’hui). Cela exige un arrêt de l’élargissement de l’OTAN, mais aussi de l’UE, afin que l’Europe ne soient plus le théâtre de la rivalité russo-américaine. selon une vision exclusivement euro-atlantiste.
Perspectives: la pertinence d’une nouvelle architecture de sécurité européenne et eurasienne
Pour une résolution des différents conflits gelés sur le flanc oriental de l’Europe, en particulier le Haut-Karabagh dont l’avenir n’est toujours pas déterminé, une nouvelle architecture de sécurité européenne et eurasienne de sécurité reste pertinente à l’avenir. Il est illusoire de croire à la résolution des différents conflits au cas par cas, car ils font partie d’une problématique systémique plus large, la rivalité entre la Russie, la Turquie, et les États-Unis. Ils peuvent être réactivés à tout moment en fonction des évolution des rapports de force.

Tant que la menace d’un élargissement de l’OTAN pèsera sur l’étranger proche de la Russie, et que l’UE se considèrera comme une entité complémentaire à l’OTAN, il n’y aura pas d’avancée significative. Il est aussi de l’intérêt de la France de promouvoir cette nouvelle architecture européenne de sécurité avec la Russie, pour un meilleur équilibre géopolitique en Europe et Eurasie selon la vision gaullienne de l’Atlantique à l’Oural (au Pacifique dirait t’on aujourd’hui). Cela exige un arrêt de l’élargissement de l’OTAN, mais aussi de l’UE, afin que l’Europe ne soient plus le théâtre de la rivalité russo-américaine. selon la vision euro-atlantiste exclusive.

Russie: la réponse aux sanctions Navalny

La Russie va riposter prochainement aux sanctions que lui a imposées l’Union européenne après l’empoisonnement de l’opposant russe Alexeï Navalny en sanctionnant à son tour des responsables français et allemands, a annoncé jeudi, le 12 novembre, le ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

Sous l’impulsion de Paris et de Berlin, l’Union a sanctionné le mois dernier six proches du président russe Vladimir Poutine.

Alexeï Navalny a été hospitalisé le 20 août dans un état grave à Omsk, en Sibérie, puis transféré le surlendemain à l’hôpital de la Charité, à Berlin, qu’il a quitté le 23 septembre au terme de 32 jours d’hospitalisation dont 24 dans le coma. L’Allemagne a conclu à un empoisonnement à l’aide d’un agent innervant de la famille du Novitchok.

« Entrées précédentes