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Russie: la réponse aux sanctions Navalny

La Russie va riposter prochainement aux sanctions que lui a imposées l’Union européenne après l’empoisonnement de l’opposant russe Alexeï Navalny en sanctionnant à son tour des responsables français et allemands, a annoncé jeudi, le 12 novembre, le ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

Sous l’impulsion de Paris et de Berlin, l’Union a sanctionné le mois dernier six proches du président russe Vladimir Poutine.

Alexeï Navalny a été hospitalisé le 20 août dans un état grave à Omsk, en Sibérie, puis transféré le surlendemain à l’hôpital de la Charité, à Berlin, qu’il a quitté le 23 septembre au terme de 32 jours d’hospitalisation dont 24 dans le coma. L’Allemagne a conclu à un empoisonnement à l’aide d’un agent innervant de la famille du Novitchok.

Haut Karabakh: négotiations à Moscou

Des diplomates français et américains sont attendus prochainement à Moscou pour des discussions au sujet du conflit au Haut-Karabakh, a annoncé jeudi, le 12 novembre, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

Un accord de cessez-le-feu permettant à l’Azerbaïdjan de conserver ses gains territoriaux dans l’enclave séparatiste majoritairement peuplée d’Arméniens de souche a été conclu lundi soir sous l’égide de la Russie, après six semaines de combats.

La Russie, la France et les Etats-Unis coprésident le groupe de Minsk, que l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a chargé de jouer les médiateurs dans ce conflit qui remonte au début des années 1990.

Navalny: sanctions contre la Russie

La France et l’Allemagne vont proposer aux autres pays de l’Union européenne d’imposer des sanctions supplémentaires contre la Russie en raison de l’empoisonnement de l’opposant Alexeï Navalny, annoncent le 7 octobre les ministres français et allemand des Affaires étrangères dans un communiqué conjoint.

Reprochant à Moscou de n’avoir pour l’instant apporté “aucune explication crédible” à cet empoisonnement au Novitchok, un agent neurotoxique militaire, sur le territoire russe, Paris et Berlin “transmettront à leurs partenaires européens des propositions de sanctions additionnelles” contre la Russie, précisent Jean-Yves Le Drian et Heiko Maas.

“Ces propositions viseront des personnes que nous considérons comme responsables de ce crime et de cette violation des normes internationales, en raison de leurs fonctions officielles, et une entité impliquée dans le programme Novitchok.”

Télé-travailleurs en vogue

Un été très calme, moins de touristes, plus de télétravailleurs: le commerce parisien a déjà été frappé par la crise de la COVID-19 ais il va maintenant devoir « se réinventer » pour s’adapter à des habitudes de consommation bien parties pour durer, selon des experts.

Pour une fois, Paris est à la traîne. La consommation alimentaire y apparaît « bien plus à la peine depuis le déconfinement que dans le reste du pays, où on recolle aux tendances de l’année dernière », pré-coronavirus, explique l’experte en produits de grande consommation chez Information Resources Inc (IRI), Emily Mayer.

Le commerce dans la capitale a évidemment connu une situation critique avec le confinement et la fermeture des magasins dits non-essentiels. Mais il a aussi été plus durement frappé que dans le reste de la France, ne serait-ce que parce que certains Parisiens sont partis se mettre au vert. Et depuis le déconfinement, « certains clients ne sont pas revenus », observe Emily Mayer après une conférence organisée par la CCI parisienne.

Ses données s’arrêtent à fin juillet, quand le point bas a sans doute été atteint par les quelque 7 600 commerces alimentaires de la capitale. « Je n’ai pas de doute sur le fait que les chiffres vont remonter », assure-t-elle. Mais sans même parler des inquiétudes persistantes sur la situation sanitaire, Paris voit deux de ses points forts durablement affectés : d’une part, les touristes, notamment internationaux, sont toujours beaucoup moins nombreux qu’à l’accoutumée.

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« Paris centre a plus souffert que la province »
« La baisse des ouvertures de boutiques de luxe permet de mesurer le choc lié à l’épidémie de Covid-19 », observe Antoine Salmon, du groupe spécialisé en commerce d’entreprises Knight Frank France. « Avec 34 inaugurations en 2019 à Paris contre 46 en 2018, celles-ci avaient déjà nettement diminué l’an passé » dans la foulée du mouvement des Gilets jaunes. Et « en 2020, seules 12 ont pour l’instant été recensées ».

Par ailleurs, le télétravail continue de peser sur les ventes de certains commerces. « Une des très grosses clientèles des Champs-Élysées, ce sont les salariés du huitième arrondissement », explique le délégué général du comité des Champs-Élysées, Edouard Lefebvre. « Le 8e, c’est 37 000 habitants pour 190 000 salariés, et l’évolution de la façon de travailler fait qu’on a une clientèle quotidienne non résidente bien moins présente dans les enseignes ».

Même constat à l’autre bout de la rue de Rivoli, pour la directrice du célèbre Bazar de l’Hôtel de Ville (BHV), Amandine De Souza. Depuis la réouverture, le BHV a d’abord connu –30% de fréquentation par rapport à 2019, pour se stabiliser « aux alentours de –25 à –20% selon les semaines ».

« Paris centre a plus souffert que la province et la périphérie, parce que les gens télétravaillent, sont partis se confiner et certains ne sont pas revenus », a-t-elle synthétisé mi-septembre. « On attendait de voir le mois de septembre, et ce qu’on voit pour l’instant c’est que la partie trafic est relativement stable ». L’enseigne compense toutefois par un taux de transformation (c’est-à-dire le nombre de personnes qui effectuent un achat) en progression, à quasiment 50% selon la dirigeante.

Emily Mayer rappelle que le télétravail concerne notamment les cadres du tertiaire, c’est-à-dire une clientèle dont le pouvoir d’achat est souvent important. Elle se dit toutefois confiante quant à la capacité des commerçants à s’adapter, eux qui ont montré une « très belle énergie » pendant le confinement.

La mairie de Paris a pris certaines mesures pour les épauler, notamment un allègement de charges de quelque 10 millions d’euros sur six mois, ainsi que des adaptations de contrats et exonérations de redevances décidées pour certains. Les collectivités ont mis en place un fonds « Résilience Île-de-France » de 100 millions d’euros pour soutenir les petites entreprises en difficulté.

Reste à savoir si ces tendances sont temporaires ou si elles vont durer. « Il y a un phénomène de société qui est en cours », estime pour sa part Edouard Lefebvre. « Comme dans toute crise, on observe un phénomène très conjoncturel, cette fermeture soudaine, qui se transforme en phénomène structurel », qui va demander à beaucoup de « se réinventer ».

Selon les informations de RTL, la fréquentation dans la capitale a chuté de 95%. La moitié des hôtels sont restés fermés en juillet, et les trois-quarts en août. Pour ceux qui ont ouvert, le taux d’occupation n’est que de 32%, soit bien en dessous du seuil de rentabilité.

Pour Jean-Marc Blanquet d’Orx, président de l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie (UMIH) en Île-de-France, c’est toute une profession qui est en train de couler. « Nous sommes tombés à 25 % d’hôtels ouverts sur Paris. Les palaces, il n’y en a qu’un d’ouvert. […] Ceux qui sont ouverts le regrettent déjà », déclare-t-il au micro de RTL. Il déplore notamment que les touristes chinois et américains n’aient pas pu venir en France.

COVID19: revolt de Horeca

Le secteur français de l’hôtellerie-restauration a exigé le 24 septembre le retrait immédiat des nouvelles mesures de restriction visant les bars et restaurants annoncées par le ministre de la Santé Olivier Véran, sous peine de saisir les tribunaux.

Olivier Véran a annoncé mercredi soir (23.09.2020) la fermeture des bars et restaurants dès samedi le 26 septembre dans la métropole d’Aix-Marseille et en Guadeloupe, et la fermeture des bars à partir de 22h00 dans une dizaine de grandes villes dont Paris à partir du 28 septembre, afin de lutter contre une reprise de l’épidémie de COVID-19.

“La profession demande le retrait immédiat de ces décisions. Les organisations professionnelles défendront l’intérêt du secteur devant les tribunaux si besoin”, déclarent quatre groupements interprofessionnels (*) dans un communiqué commun.

“Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance a indiqué en réunion téléphonique que de nouvelles mesures de soutien seront annoncées dans la journée. Si elles ne sont pas à la hauteur des attentes exprimées, nous cesserons tous travaux avec le gouvernement jusqu’à nouvel ordre”, ajoutent-ils.

GNC (Groupement national des chaînes hôtelières), UMIH (Union des métiers des industries de l’hôtellerie), GNI (Groupement national des indépendants hôtellerie et restauration), SNRTC (Syndicat national de la restauration thématique et commerciale)

COVID19: fermeture des bars-resto-cafés

Les bars et les restaurants seront totalement fermés dès lundi (28/09/2020), de même que tous les établissements recevant du public, “sauf s’il existe un protocole sanitaire strict”, a précisé le ministre

“J’apprends avec étonnement et colère une décision pour laquelle la Mairie de Marseille n’a pas été consultée » a écrit Michèle Rubirola.

« Rien dans la situation sanitaire ne justifie cette annonce. Je n’accepte pas que les Marseillais soient victimes de décisions politiques que personne ne peut comprendre”, a commenté Michèle Rubirola, la maire de Marseille, sur Twitter.

Dans les zones d’alerte macimale, des mesures de soutien à l’économie seront proposées et le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire les précisera dans les jours à venir, a dit Olivier Véran.

“L’Etat est et restera aux côtés des entreprises concernées par les mesures liées à la crise sanitaire. Avec Alain Griset nous réunirons par téléphone demain à 11h30 les représentants des secteurs hôtellerie, cafés, restaurants, événementiel et salle de sport”, a annoncé sur Bruno Le Maire sur Twitter.

Giscard toujours hospitalisé

L’ancien président Valéry Giscard d’Estaing,94, hospitalisé à Paris pour une “légère infection aux poumons”, n’est pas atteint par le nouveau coronavirus et il “se sent bien”, a fait savoir le 15 septembre son cabinet dans un communiqué.

L’ex-chef de l’Etat, qui a dirigé la France de 1974 à 1981, a été admis le 14 septembre à l’hôpital Georges-Pompidou “où une légère infection aux poumons a été diagnostiquée”, précise-t-on de même source.

“Les médecins ont écarté une infection au coronavirus”, ajoute son cabinet. “Valéry Giscard d’Estaing suit un traitement de quelques jours et fait savoir qu’il se sent bien, aujourd’hui.”

Agé de 94 ans, Valéry Giscard d’Estaing était entré à l’Elysée de 48 ans et avait inscrit son septennat sous le signe de la modernité, autorisant le divorce par consentement mutuel, dépénalisant l’avortement et abaissant de 21 ans à 18 ans l’âge de la majorité.

Castex condamne la publication sur Obono

Le Premier ministre Jean Castex a qualifié de “publication révoltante” méritant “une condamnation sans ambiguïté” la représentation faite dans le journal Valeurs actuelles de la députée de Paris Danièle Obono en esclave.

“Cette publication révoltante appelle une condamnation sans ambiguïté”, écrit le chef du gouvernement sur Twitter. “Je partage l’indignation de la députée Danièle Obono et l’assure du soutien de l’ensemble du gouvernement.”

“La lutte contre le racisme transcendera, toujours, tous nos clivages”, a soulginé Jean Castex.

Dans son dernier numéro, Valeurs actuelles annonce en “une” un récit de politique-fiction de “Danièle Obono au temps de l’esclavage”. Cet épisode comporte des dessins présentant la députée La France Insoumise (LFI) comme une esclave.

Cette dernière, qui a reçu le soutien de nombreux responsables politiques de divers bords, a qualifié ce récit de “merde raciste dans un torchon illustrée par les images d’une députée française noire africaine repeinte en esclave”.

Dans un communiqué diffusé le sur Twitter, Valeurs actuelles a défendu “une fiction” dans “l’univers atroce de l’esclavage africain du XVIIIe siècle” dont le contenu “n’a rien de raciste” et dénoncé la “mauvaise foi” de certaines réactions indignées.

Tout en contestant “fermement” les accusations de racisme à son encontre, le journal présente des excuses à Danièle Obono.

La députée Danièle Obono a reçu le soutien d’Emmanuel Macron ce samedi 29 août. Selon les informations de plusieurs sources, le chef de l’Etat a téléphoné à la parlementaire pour lui apporter son soutien. Auprès d’elle, il a également fermement condamné la publication.

ONU: la crise diplomatique sur l’Iran

Une résolution américaine ayant pour objectif de prolonger l’embargo sur les ventes d’armes en Iran a été rejetée, vendredi, le 14 août par le Conseil de sécurité des Nations unies. Les États-Unis ont dénoncé un vote « inexcusable », avant d’annoncer vouloir déclencher un retour imminent au régime de sanctions internationales contre la République islamique.

La France est disposée à prendre part à la réunion que propose la Russie sur l’embargo sur les ventes d’armes à l’Iran, a annoncé vendredi, le 14 août, l’Elysée.

Vladimir Poutine a proposé que les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies discutent en visioconférence de l’embargo sur les ventes d’armes conventionnelles à l’Iran, qui expire cet automne mais que les Etats-Unis veulent prolonger sans limitation dans le temps.

“Nous confirmons notre disponibilité de principe”, a-t-on dit à l’Elysée. “Nous avons déjà par le passé déployé des initiatives dans le même esprit”, ajoute-t-on.

Seuls deux des 15 membres du Conseil ont voté pour la résolution, mettant en exergue les divisions entre Washington et ses alliés européens depuis que le président Trump s’est retiré unilatéralement de l’accord sur le nucléaire iranien en mai 2018.

« Les Etats-Unis ont échoué dans cette conspiration, humiliés », a déclaré M.Rohani lors d’une conférence de presse retransmise à la télévision. « A mon avis, ce jour restera dans l’histoire de notre pays et dans l’histoire de la lutte contre l’arrogance mondiale. »

Téhéran a raillé Washington pour son incapacité à obtenir plus qu’une seule voix de soutien, celle de la République dominicaine. Les alliés européens de Washington se sont tous abstenus.

Conséquence de ce vote, les Etats-Unis vont probablement essayer d’imposer unilatéralement un retour des sanctions de l’ONU, ce qui risque de plonger le Conseil dans l’une des pires crises diplomatiques de son histoire, avertissent des experts.

Au lieu de s’opposer à la vente d’armes, le Conseil de sécurité encourage l’Iran »

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a vivement critiqué le 15 aout le rejet de la résolution américaine appelant à prolonger l’embargo sur les ventes d’armes contre l’Iran, qualifiant cette décision de « scandaleuse ».

Aïd: un mouton s’échappe sur A3

La scène cocasse a été saisie par un automobiliste sur l’autoroute A3, ce vendredi le 31 juillet, matin vers 11 h 15 en Seine-Saint-Denis.

« La cavalcade éperdue d’un mouton sur l’autoroute A3 en direction de Bondy », indique le témoin, qui a partagé la photo où l’on voit notamment un homme courir derrière l’animal, bien déterminé à fuir.

La course débridée a en tout cas suscité de nombreux commentaires amusés des internautes, certains s’imaginant que le mouton ne voulait pas finir dans une assiette à quelques heures de la grande fête musulmane de l’Aïd. Et ce, alors que les abattoirs mobiles aménagés pour l’occasion fonctionnent depuis ce vendredi matin en Île-de-France.

« Il sait ce qu’il va lui arriver aujourd’hui… Il sauve sa peau ! » s’exclame par exemple Martine, sur le réseau social Facebook. « Il tente d’échapper à son destin », renchérit Aurélie.

De son côté Élisabeth en appelle carrément à la grâce de l’animal après cet acte de bravoure : « Il mérite de retourner dans un pré après cette mésaventure ! » lance-t-elle dans un appel jeté comme une bouteille à la mer.

On ne connaît pas les circonstances dans lesquelles l’ovin s’est retrouvé dans cette situation sur le bitume. Contactés ce vendredi midi, les pompiers disent d’ailleurs ne pas avoir été mobilisés pour la capture de l’animal.

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