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Antarctique avec les fleurs tropicales

L’Antarctique n’a pas toujours été qu’un désert glacial. Des scientifiques ont découvert qu’une forêt tropicale existait près du point le plus méridional de la Terre.

C’est un sol forestier qui a mis la puce à l’oreille des chercheurs, trouvé au fond de l’océan, près du glacier de l’île du Pin. Restes de plantes à fleurs, pollens, spores, racines. Des trouvailles inédites à cet emplacement, à environ 800 km du pôle Sud.

Dans une carotte de sédiments venant d’une zone proche du célèbre glacier de l’île du Pin (Pine Island Glacier),dans la mer d’Amundsen, les chercheurs ont en effet trouvé des sols forestiers préservés datant du Crétacé: des pollens et des spores ainsi qu’un réseau dense de racines. Et les premiers restes de plantes à fleurs jamais trouvés à de si hautes latitudes. Une découverte qui semble incroyable pour une région qui connait tout de même chaque année, une nuit polaire de quatre mois.

Guterres propose la réunion l’ONU Amazonie

Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres a évoqué l’idée d’organiser en marge de l’Assemblée générale le mois prochain une réunion consacrée à la situation en Amazonie, plus grande forêt tropicale du monde, où les incendies se multiplient.

Pour tenter d’enrayer les incendies qui se multiplient en Amazonie, Jair Bolsonaro a signé tard un décret interdisant les brûlis agricoles dans tout le Brésil pendant 60 jours. Le président brésilien fait face à une pression internationale de plus en plus accrue.

Noémia n’est pas la seule à souffrir de cet air toxique qui s’accumule. À Porto Velho, la capitale régionale, des dizaines de personnes patientent dans la salle d’attente des urgences pédiatriques. Elle ne désemplit pas, il y a 20 % d’admissions en plus depuis le début des feux.

Bolsonaro annonce la réunion sur Amazonie

Le président brésilien Jair Bolsonaro a annoncé que les dirigeants des pays d’Amérique du Sud, sauf le Venezuela, se réuniraient le 6 septembre dans la ville colombienne de Leticia pour mettre au point une politique commune afin de défendre la forêt d’Amazonie.

Jair Bolsonaro  a annoncé la réunion du mois prochain à l’issue d’un entretien à Brasilia avec le président chilien Sebastian Pinera.

Il a par ailleurs accepté l’aide du Chile, qui a proposé d’envoyer quatre appareils bombardiers d’eau afin de combattre les incendies d’Amazonie.

Ce dernier a apporté son total soutien à son homologue brésilien, soulignant que la souveraineté des pays de la région devait être respectée.

 

Les langues des arbres

Vous appréciez le silence lors de vos promenades en forêt? Sachez qu’il masque en fait une intense activité! Car les arbres ressentent le monde extérieur, se défendent contre les agresseurs et échangent des messages entre eux par les sols ou par les airs, en particulier en cas de danger. L’univers de la communication végétale commence à peine à être défriché.

Le vent est un grand allié, car il peut transporter des signaux d’alarme d’une plante à l’autre, sous forme de substances volatiles comme l’éthylène. Le cas des acacias de la savane africaine est exemplaire. Dans les années 1980, en Afrique du Sud, des milliers d’antilopes koudous en captivité ont commencé à mourir mystérieusement. Le professeur Wouter Van Hoven de l’Université de Pretoria a démasqué les coupables: il s’agissait des acacias, qui, pour se défendre d’une agression trop importante, enrichissaient leurs feuilles en tanins, des substances amères et toxiques pour les herbivores, lorsqu’elles sont ingérées en trop grande quantité. Il s’est avéré que les acacias attaqués libéraient dans l’air de l’éthylène qui allait alerter les autres acacias de la menace!

Cette découverte a ouvert la piste à une longue série d’études sur les composés organiques volatils émis par les plantes. Dans son best-seller La Vie secrète des arbres, le forestier allemand Peter Wohlleben raconte que certaines substances volatiles libérées par les plantes leur permettent de réguler leur microclimat pour qu’il soit humide et frais.

Les informations entre les arbres peuvent aussi circuler à travers le sol, grâce à une association symbiotique entre les racines des arbres et les mycorhizes, des champignons microscopiques. Une équipe suisse de l’Institut Paul Scherrer en collaboration avec des chercheurs de l’Université de Bâle a contribué en 2016 à éclaircir ces mécanismes d’échange de substances.

Dans leur étude publiée dans Science, les chercheurs ont montré que des épicéas, mais aussi des hêtres, des pins et des mélèzes utilisent ces «routes» souterraines pour envoyer à d’autres arbres du dioxyde de carbone (CO2), essentiel pour la photosynthèse.

#Bialowieza – la forêt menacée

Après plusieurs avertissements, la Commission européenne intente un recours contre la Pologne devant la cour de justice de l’UE. Le programme d’exploitation de la forêt de Bialowieza, l’une des dernières forêts primaires d’Europe. Le 25 mars 2016, les autorités polonaises ont adopté une décision permettant le triplement des opérations d’exploitation forestière dans ce district, ainsi que l’exploitation forestière de zones jusqu’à présent exclues de toute intervention. « Ces mesures, qui comprennent l’abattage d’arbres centenaires, représentent une menace grave pour l’intégrité de ce site Natura2000, qui protège des espèces et des habitats tributaires des forêts anciennes, y compris pour le bois mort qu’elles offrent », estime la Commission.

Compte tenu de l’ampleur des opérations forestières qui ont été lancées, la Commission demande également à la Cour l’adoption de mesures provisoires obligeant la Pologne à suspendre immédiatement l’abattage des arbres. Mais la menace ne semble pas impressionner le gouvernement polonais. « Nous n’avons pas peur d’un différend devant la Cour de justice de l’UE (…) Nous défendons juste le droit environnemental basé sur Natura 2000« , a déclaré le ministre polonais de l’environnement Jan Szyszko à l’agence de presse PAP.