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Chef d’Al-Qaïda au Maghreb neutralisé

Le leader d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), l’Algérien Abdelmalek Droukdal, a été tué par les forces françaises dans le nord du Mali, près de la frontière algérienne, a annoncé le 5 mai la ministre française des Armées Florence Parly, confirmant des informations obtenues plus tôt par l’AFP de sources concordantes.

Ce chef historique du jihad au Maghreb, mentor de plusieurs groupes jihadistes sahéliens, a été tué le 4 mai à Talhandak, au nord-ouest de la ville malienne de Tessalit.

«Plusieurs de ses proches collaborateurs» ont également été «neutralisés», a assuré la ministre, Florence Parly, sur Twitter, sans plus de détails.

«Abdelmalek Droukdal, membre du comité directeur d’Al-Qaïda, commandait l’ensemble des groupes qaïdistes d’Afrique du Nord et de la bande sahélienne, dont le JNIM, l’un des principaux groupes terroristes actifs au Sahel», dirigé par le touareg malien Iyad Ag Ghaly, selon la ministre.

Sahel: réduction de la mission américaine

La ministre des Armées Florence Parly à Washington va tenter de convaincre son homologue américain Mark Esper de ne pas retirer à la France un soutien crucial contre les groupes djihadistes au Sahel.

“Je m’échine à éviter que les Américains s’en aillent”, a confié la semaine dernière le chef d’état-major des Armées, le général François Lecointre, qui assure que ses interlocuteurs militaires “conviennent que cela n’aurait aucun sens” au regard de l’ampleur de la menace djihadiste en Libye et au Sahel, où la branche locale du groupe Etat islamique (EI), en particulier, multiplie les attaques meurtrières.

Les responsables français ne cachent pas leur inquiétude face à la volonté affichée des Etats-Unis de réduire les moyens consacrés depuis deux décennies à la “guerre contre le terrorisme” pour concentrer leurs efforts sur les menaces constituées par la Chine et la Russie.

“Il y a un risque réel de voir Daech reconstituer au Sahel le sanctuaire qu’il a perdu au Proche-Orient”, insiste-t-on dans l’entourage de Florence Parly.

Au Sahel, Pentagone apporte avec ses bases au Niger un soutien significatif aux 4.700 soldats français de l’opération Barkhane en matière de logistique, de ravitaillement et surtout de surveillance, avec des drones équipés d’un système d’interception des communications qu’ils sont à ce jour les seuls à pouvoir fournir.

Les inquiétudes concernant le retrait des États-Unis se sont accrues, et les responsables occidentaux disent que la région du Sahel, située au sud du désert du Sahara, risque de devenir un vaste refuge pour les terroristes qui planifient des attaques dans le monde entier.

#Syrie: Parly est fière d’une mission « relativement complexe »

D’après la ministre des Armées Florence Parly, douze missiles ont été tirés par les forces françaises : neuf missiles Scalp, d’une portée supérieure à 250 kilomètres, et pour la première fois en mission, troi missiles de croisière navals MdCN, d’une portée de 1 000 mètres et d’une précision chirurgicale. Les Scalp ont été tirés par cinq avions Rafale, qui ont décollé de France vendredi soir, et les MdCN par une frégate multimissions (FREMM) située en Méditerranée.

« C’était une mission relativement complexe au niveau militaire, qui a nécessité beaucoup de coordination entre nos trois pays« , précise la source élyséenne.

Les tirs français se sont concentrés sur les sites de la région de Homs. Au total, les Occidentaux ont tiré 103 missiles de croisière, dont 71 ont été interceptés par la défense antiaérienne syrienne, selon le ministère russe de la Défense.

« L’agression américaine  a donné une preuve que les Etats-Unis ne sont pas intéressés par l’objectivité de l’enquête (#OPCW), cherchent à détruire la voie de la résolution pacifique en Syrie et à déstabiliser la situation dans la région. Cela n’a rien à voir avec les objectifs déclarés de lutte contre le terrorisme international » a dit Gen.S.Routskoi (#Rutskoy), du Ministère de la Défense de la Russie

Un retour de deux chasseurs Rafale

La ministre des Armées a annoncé un allègement du dispositif militaire français au Levant, avec le retour de deux chasseurs Rafale, une adaptation attendue face au recul territorial de l’Etat islamique (Daech).

“Au Levant, l’opération Chammal s’adapte à la situation sur le terrain : Daech est à terre mais n’a pas disparu. En conséquence, deux Rafale viennent de rentrer en France”, précise Florence Parly sur Twitter.

“Le reste du dispositif est pour l’instant maintenu et la formation des unités irakiennes se poursuit”, ajoute-t-elle.

Lancée en septembre 2014 en Irak puis étendue un an après à la Syrie dans le cadre de la coalition internationale armée contre l’EI (Daech), l’opération Chammal mobilise aujourd’hui quelque 1.200 militaires français sur ces deux théâtres d’opérations.

L’armée de l’air française apporte notamment un soutien aérien aux forces armées irakiennes et aux peshmergas kurdes, avec des frappes et des missions de renseignement.

Des militaires français forment également les unités irakiennes à Bagdad et Erbil et les forces kurdes.

Douze Rafale étaient jusqu’à présent engagés dans le dispositif ainsi que des Mirage 2000 D et N, précise-t-on au ministère.

Une revue stratégique de défense

Florence Parly lancera vendredi la préparation de la loi de programmation militaire pour la période 2019-2025, avec l’objectif réaffirmé de porter le budget de la Défense à 2% du PIB d’ici six ans.

Emmanuel Macron a confié à la nouvelle ministre des Armées « la responsabilité de conduire une revue stratégique de défense et de sécurité nationale », annonce le ministère dans un communiqué.

Le député européen Arnaud Danjean, nouvelle « prise de guerre » pour le chef de l’Etat dans les rangs des Républicains, présidera un comité de rédaction de 16 membres qui se réunira pour la première fois, sous l’autorité de Florence Parly.