Archives des étiquettes : Facebook

Loi e-Privacy pour trois ans

Bruxelles 22.07.2021 La Commission européenne veut que les conversations privées soient analysées automatiquement, quand bien même elles seraient chiffrées. Au début du mois, la loi européenne ePrivacy a été votée pour une durée de trois ans. Celle-ci autorise l’analyse des conversations et communications par les entreprises de réseaux sociaux dans le but de lutter contre la pédopornographie. Ce n’est pas vraiment une nouveauté : cela fait un moment que les conversations non chiffrées sont vérifiées par les plateformes, qui bloquent l’envoi de messages illégaux (malware, contenu haineux ou pédopornographique). Google peut lire chaque mail envoyé, tandis que Facebook scanne automatiquement les conversations Messenger.

Cette loi ePrivacy instaure une surveillance automatisée des échanges numériques qui n’est pas obligatoire, mais qui a été accueillie négativement par une partie de l’industrie, surprise d’un recul soudain après l’instauration du RGPD. Les militants du numérique y voient même la fin de la vie privée dans la correspondance électronique. Cette loi pourrait affecter le chiffrement de bout en bout déjà présent sur certaines plateformes (Signal, WhatsApp, iMessage), car certains acteurs estiment qu’elle pourrait décourager les entreprises à développer une solution sécurisée. Malheureusement, c’est généralement par un moyen de conversation chiffré que s’organisent les activités illégales : cette loi est donc actuellement limitée.

Pour l’automne 2021, la Commission européenne a donc annoncé une proposition de loi visant à aller encore plus loin. Celle-ci a pour but de rendre la surveillance des messageries obligatoire pour toutes les plateformes, y compris celles chiffrées. Autrement dit, WhatsApp ou Signal seraient forcés de créer une faille dans leur chiffrement pour surveiller les conversations.

Cette loi demande la création d’«un cadre juridique qui crée une obligation pour les fournisseurs de services concernés de détecter, de signaler et de retirer de leurs services les abus sexuels commis sur des enfants, applicable aux contenus anciens et nouveaux, ainsi qu’aux menaces textuelles telles que le grooming [processus de manipulation psychologique]». Ce projet est évidemment très controversé.

Le député européen Patrick Breyer, membre du Parti pirate, pointe dans un billet de blog les dérives que cette loi pourrait amener. Il y critique notamment la fiabilité de l’algorithme de surveillance, qui pourrait accidentellement envoyer de mauvais messages et mettre des bâtons dans les roues des enquêteurs. Pour lui, la création d’une porte dérobée représente un danger, et cette surveillance temporaire pourrait mener à des abus sur le long terme.

Facebook cryptomonnaie Libra soulève des risques

La société américaine créée en 2004 par Mark Zuckerberg (Image ci-dessus) ‘Facebook ne peut être autorisé à développer sa cryptomonnaie Libra en Europe, a expliqué le ministre français de l’Economie et des Finances  Bruno Le Maire, estimant que cela soulève des “risques d’abus de position (…) des risques de souveraineté (…) et des risques pour les consommateurs et pour les entreprises”.

“Libra soulève aussi une risque systémique à partir du moment ou il y a deux milliards de consommateurs. Toute défaillance dans le fonctionnement de cette monnaie, dans la gestion de ses réserves pourrait créer des désordres financiers considérables”, a annoncé Bruno Le Maire, lors d’une conférence de l’OCDEconsacrée aux défis des cryptomonnaies.“Toutes ces préoccupations sur Libra sont sérieuses, je veux dire donc avec beaucoup de clarté (que) dans ces conditions nous ne pouvons pas autoriser le développement de Libra sur le sol européen.”

Le ministre joint ainsi sa voix à celles de responsables politiques et banquiers centraux à travers le monde mettant en garde contre les dangers du projet Libra, dévoilé vers la mi-juin par Facebook, qui veut le lancer au premier semestre 2020.

Réseaux sociaux: la chance aux cambrioleurs

Avec le développement des réseaux sociaux, nous sommes de plus en plus nombreux à partager à distance des moments de notre vie avec nos proches et nos amis. Mais ces « posts » peuvent avoir des conséquences désagréables…
Savez-vous que près de 78% des cambrioleurs utilisent les réseaux sociaux comme Facebook, Instagram… pour cibler leurs victimes et savoir quand elles ne sont pas chez elles pour opérer en toute tranquillité ?
Il existe pourtant quelques règles simples pour limiter les risques.

Vous n’avez pas forcément envie de partager votre vie intime avec la terre entière, que votre employeur tombe sur ces photos de soirée pas vraiment avantageuses ou que des personnes mal intentionnées utilisent certaines informations contre vous.
La première règle est de vérifier quelles sont les personnes capables de voir ce que vous publiez sur les réseaux sociaux et de faire en sorte que seuls vos amis aient accès à vos publications.
Si vous êtes à l’aise avec les paramètres de votre compte, vous pouvez tout à fait prévoir plusieurs cercles de diffusion : un cercle avec vos connaissances plus lointaines, vos collègues, un cercle d’amis proches, un cercle avec les membres de votre famille… et ainsi choisir qui peut accéder à tel type d’information.

Vous avez restreint vos publications à vos amis… mais êtes-vous sûr de bien tous les connaître ?
N’acceptez jamais comme amis des personnes que vous ne connaissez pas directement. L’ami de l’ami de votre ami n’est pas forcément votre ami ! Cette règle est d’autant plus valable que vous publiez des informations à caractère privé.

Vous n’êtes pas chez vous (coincé au bureau, en soirée chez des amis, en week-end ou en vacances…). Est-ce bien judicieux de le clamer haut et fort ? Quelqu’un pourrait profiter de ces informations pour visiter votre domicile en votre absence…

C’est toujours tentant de partager en temps réel les bons moments lorsque vous les vivez mais ce n’est pas toujours une bonne idée. Par exemple, il vaut mieux attendre votre retour de vacances pour poster vos photos. Un selfie sur fond de paysage lointain indique à coup sûr que vous n’êtes pas chez vous… Une information bien tentante pour un cambrioleur.

 

Musée Rubens réponde Facebook avec l’humour

Confrontée à la censure d’une œuvre du peintre flamand Peter Paul Rubens sur Facebook, la Maison de Rubens à Anvers, conjointement avec plusieurs musées et offices du tourisme des Flandres, a adressé une lettre à Mark Zuckerberg, accompagnée d’une vidéo parodique pointant du doigt le ridicule des règles de modération de son réseau social.

La Flandre – la destination idéale pour apprécier les maîtres flamands dans toute leur gloire – a décidé de dénoncer de manière ludique la censure artistique sur les plateformes de médias sociaux. À la Maison de Rubens, les « observateurs de la nudité » ayant un compte Facebook ont ​​été empêchés de regarder les toiles de Rubens comprenant de la nudité par un groupe d’ « agents de la police des médias sociaux » : le FBI (comprendre FaceBook Intelligence).

 

Zuckerberg répondra aux questions des députés européens

Mark Zuckerberg, fondateur et PDG de Facebook, répondra en personne aux questions des députés européens sur la captation des données personnelles de 87 millions d’utilisateurs de la plate-forme, a annoncé le président du Parlement européen, Antonio Tajani.

Il a ajouté que Zuckerberg pourrait être entendu dès la semaine prochaine.

“Le fondateur et PDG de Facebook a accepté notre invitation et sera à Bruxelles aussi tôt que possible, peut-être dès la semaine prochaine, pour rencontrer les présidents des groupes politiques”, indique Tajani dans un communiqué.