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Everest: une photo de 7500 mètres d’altitude

Chaque année, des photographes venus des quatre coins de la planète s’efforcent de prendre les meilleurs clichés de la plus haute montagne du monde. Mais l’immensité de l’Everest rend presque impossible la réalisation d’une seule photo qui mette en valeur à la fois son ampleur et sa position dans le paysage himalayen.(Image ci-dessus: illustration).

Renan Ozturk, un alpiniste professionnel de 39 ans et cinéaste en mission pour le National Geographic, a souhaité relever le défi de réaliser une telle photo. Son projet était d’utiliser un drone spécialement modifié pour créer un panorama à 360 degrés qui montrerait l’Everest dans toute sa grandeur, mais aussi sa position dominante dans l’une des régions les plus hautes et escarpées sur Terre.

Et c’est ainsi que Renan Ozturk s’est retrouvé à grelotter dans le froid glacial du col nord de la montagne, s’efforçant de respirer l’air qui se fait particulièrement rare 7500 mètres d’altitude, soit à 1,5 kilomètre du sommet. Avant de se rendre sur place, il a passé près de huit mois à préparer ce moment et avait calculé qu’il n’aurait que 15 minutes pour capturer une image avant que la batterie de son drone ne s’épuise à cause des températures très basses.

Ce n’était pas la première tentative que l’alpiniste tentait de faire cette photo. En effet, à plusieurs reprises, lui et son équipe avaient essayé et échoué au cours du même voyage. « Si les vents sont trop forts, vous pouvez perdre le drone immédiatement. Parfois, lorsque vous êtes à plein régime en descendant, le drone monte toujours, ou vice versa, à cause des courants ascendants et descendants. Vous êtes à la merci du vent » a expliqué Renan Ozturk.

Mais Ozturk était préparé aux extrêmes. Avant d’atteindre l’Himalaya, il avait testé son drone dans un caisson hyperbare en Californie pour voir comment il réagirait à l’air raréfié de la montagne. Il a également travaillé avec le fabricant du drone, DJI, afin de débloquer certaines fonctions de sécurité, lui permettant de descendre rapidement et d’opérer plus loin du pilote.

Ceci étant dit, même avec ces mesures, la mission n’a pas été facile. « Lorsque nous faisions ces vols pour la première fois, vous ne savez pas si cela va fonctionner. Il y a toujours un sentiment de découverte et un sentiment de peur » a-t-il confié.

Népal ferme le “toit du monde“

Face aux risques liés au coronavirus, le Népal a pris ces dernières heures des décisions drastiques.

Le gouvernement népalais s’est réuni le 12 mars soir pour annoncer que toutes les expéditions de ce printemps sont annulées. Y compris celles, nombreuses, qui visaient l’Everest.

A l’annonce de la fermeture du versant tibétain du « toit du monde« , certaines agences avaient annoncé vouloir se reporter sur le versant népalais : c’est peine perdue. Du 14 mars au 30 avril, le Népal suspend la délivrance de tout visa à l’arrivée. Initialement prévu pour quelques pays (dont la France), ce dispositif est désormais étendu à toutes les arrivées. Un comité restreint composé du Ministre de la Défense et du Vice-Premier Ministre a travaillé sur le dossier de 12 mars pour en arriver à cette décision.

Elisabeth Revol a conquis l’Everest

Elisabeth Revol est devenue la première Française à réussir l’ascension sans oxygène, un an et demi après son sauvetage hors normes au Nanga Parbat, rapporte la presse. Elle a en outre gravi vendredi le Lhotse voisin (8.516 m).

Les autorités népalaises ont délivré 379 permis d’ascension de l’Everest pour la saison qui doit s’achever à la fin du mois.

Trois himalayistes indiens et un guide népalais ont trouvé la mort ces deux derniers jours sur les pentes de l’Everest, ce qui porte à sept le nombre de tués depuis le début de la période la plus propice à l’ascension du point culminant de la planète, rapportent vendredi les autorités népalaises.

 

L’Ama Dablam dans l’attente des grimpeurs

Moins connu que ses voisins de plus de 8.000 mètres, l’Ama Dablam est pourtant une destination très convoitée. Au fil des années, cette montagne a vu défiler des centaines de grimpeurs. Aujourd’hui, le fonctionnement des expéditions est calqué sur celui de l’Everest. On ne change pas une équipe qui gagne. Ama Dablam 2018: la voie est prêt!

Il y a quelques heures, une équipe de sherpas parvenait au sommet. Finalisant ainsi l’installation des cordes fixes jusqu’au point le plus haut pour cette saison automnale. Trois grimpeurs étaient passés avant eux il y a quelques jours, inaugurant le sommet avant que les cordes fixes ne soient en place. En quelques jours, ce sont près de 200 grimpeurs qui devraient se succéder sur ce sommet de 6.856 mètres.

Si l’ascension de l’Ama Dablam n’est pas si simple techniquement – elle nécessite de vraies bases en alpinisme – elle attire beaucoup de grimpeurs par son esthétique. Un passage de la voie normale est particulièrement exposé ; il cause de temps en temps des accidents. Gravi pour la première fois en 1961, l’Ama Dablam est considéré par beaucoup comme l’une des montagnes les plus belles du monde. Si vous souhaitez la gravir via une agence, comptez entre 8.000 et 12.000 Euros.