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Montel versus Philippot

Sophie Montel, qui vient de claquer la porte des Patriotes, mouvement créé par Florian Philippot après sa rupture avec la présidente du FN, rebaptisé Rassemblement national, porte aussi plainte contre X pour faux et usage de faux et détournement de fonds publics au préjudice de l’Union européenne.

Elle porte par ailleurs plainte pour les mêmes motifs auprès de l’Office de lutte anti-fraude européen (Olaf).

Elle accuse Florian Philippot d’avoir utilisé une délégation de signature et de paiement falsifiée pour utiliser au moins en partie la dotation financière qui lui est accordée par l’Union européenne au titre d’eurodéputée.

Norvège: le temps de mettre fin au tuerie des baleines

La Norvège doit mettre fin à toutes ses activités de chasse à la baleine, et l’UE devrait faire en sorte que les exportations de chair de baleine ne puissent pas transiter par ses ports, ont déclaré les députés européennes, appelant la Norvège à cesser la chasse à la baleine.

C’est ce qu’ont déclaré les députés dans une résolution de la plénière du PE de septembre à Strasbourg. Ils demandent à la Norvège de mettre un terme à ses activités de chasse à la baleine à des fins commerciales et de respecter le moratoire de la Commission Baleinière Internationale (CBI). Ils appellent la Commission européenne à fournir des données sur les expéditions de chair de baleine ayant transité par les ports de l’UE.

La Commission devrait également envisager toutes les méthodes possibles pour faire en sorte que la chair de baleine ne soit plus autorisée à transiter à travers les ports européens.

Les députés soulignent qu’en 1982, la Commission baleinière internationale (CBI) a instauré un moratoire sur toutes les formes de chasse à la baleine à des fins commerciales, entré en vigueur en 1986 et toujours en vigueur aujourd’hui. La Norvège a cependant poursuivi ses activités de chasse puis a repris ses activités de chasse commerciale en 1993, en opposant une objection formelle au moratoire.

La Norvège a tué plus de 13 000 baleines depuis l’entrée en vigueur de celui-ci. Elle établit unilatéralement ses propres quotas, et a relevé son quota de capture de baleines de Minke à 999 contre 880 en 2016, 90% des baleines tuées en Norvège sont des femelles enceintes.

Les exportations de chair de baleine en provenance de Norvège ont considérablement augmenté ces dernières années.

La protection des forêts

La protection des forêts est un élément essentiel de la lutte contre le changement climatique. Les députés demandent aux États membres de mieux compenser la déforestation.

L’Union européenne compte 182 millions d’hectares de forêts. Au total, les forêts et autres surfaces boisées couvrent 43 % de l’ensemble du territoire européen.

Sept États membres (la Finlande, la France, l’Allemagne, l’Italie, la Pologne, l’Espagne et la Suède) abritent plus de 70 % des forêts européennes.

Les forêts fournissent de nombreux services aux écosystèmes. Elles permettent de lutter contre l’érosion des sols grâce à la photosynthèse, participent au cycle de l’eau, protègent la biodiversité en fournissant un habitat à de nombreuses espèces sauvages et régulent le climat local.

En absorbant le dioxyde de carbone présent dans l’atmosphère, les forêts contribuent également à la lutte contre le changement climatique.


Le secteur UTCF inclut principalement les forêts et les terres agricoles, ainsi que les sols dont l’utilisation a changé, par exemple une forêt transformée en surface arable.

Si l’UTCF émet des émissions de gaz à effet de serre, il contribue également à l’absorption de CO2, notamment grâce aux forêts existantes ou à celles plantées.

Les forêts de l’Union européenne absorbent ainsi l’équivalent de 10,9 % des émissions totales de gaz à effet de serre produites dans l’Union européenne chaque année.

Il suffit de remplacer les pesticides par la biodiversité!

Chaque jour, nous entendons parler de la perte de biodiversité. Mais saviez-vous que l’UE peut aussi contribuer à ralentir le processus?

Récemment, la Commission européenne a proposé d’interdire les pesticides sur les zones d’intérêt écologique. Ces zones étaient initialement destinées, dans le cadre de la dernière réforme de la politique agricole commune, à ramener la biodiversité sur une toute petite partie des fermes conventionnelles (5% des terres arables) et à fournir des services essentiels aux écosystèmes, utiles pour l’agriculture. Malheureusement, un groupe d’eurodéputés conservateurs veulent bloquer cette initiative progressive. Le Parlement européen votera sur ce point le mercredi 14 juin à midi.

Faire en sorte que la biodiversité fonctionne pour les agriculteurs est bon pour les agriculteurs, bon pour les abeilles, bon pour le climat, bon pour l’économie, bon pour vous … et le groupe des Verts / ALE a toujours été poussé dans cette direction. Il a été démontré[1] que la biodiversité dite «fonctionnelle» des exploitations augmente  les rendements de 12% pour le blé, 26% pour les pois, 32% pour les carottes. Impressionnant, non?

Alors, comment ça marche? Voilà le truc: pour citer quelques exemples, cela s’explique par une augmentation de l’efficacité de la pollinisation car plus il y a de fleurs (ou « mauvaises herbes ») et moins de pesticides,  plus il y aura de pollinisateurs; également en jeu, une plus grande régulation des populations de parasites des cultures par les prédateurs naturels, de sorte qu’ils sont sous contrôle et ne profilèrent pas (pensez à ces coccinelles qui mangent des pucerons ou ces guêpes parasites qui pondent leurs œufs dans les chenilles, puis les larves les dévorent de l’intérieur!). Par ailleurs, la biodiversité fonctionnelle dépend du nombre d’espèces bénéfiques dans le sol qui défendent les cultures et contribuent à fournir des nutriments à leurs racines. Et ainsi de suite.

La règle générale, la voici: plus l’abondance et la variété des espèces sont nombreuses, plus résistantes sont ces fonctions émergentes de l’écosystème, fournies «gratuitement» pour les agriculteurs. Ces idées sont au fondement pour ce qu’on appelle «agroécologie».

Ces processus agroécologiques basés sur la biodiversité se produisent déjà en principe dans l’agriculture biologique et, pour cette raison, celles-ci ont été considérées comme «écologiques par définition» et ne sont donc pas obligées de remplir les mesures de protection de la PAC qui comprennent les zones d’intérêt écologique. Mais dans les systèmes agricoles conventionnels, où le manque de fertilité naturelle, de productivité et de lutte antiparasitaire est remplacé par la dépendance aux intrants chimiques, il faut désespérément renforcer ces processus tels que la pollinisation, la formation du sol, le cycle des nutriments et la séquestration du carbone, le cycle de l’eau permettant de réduire le risque d’inondation et de sécheresse, ainsi que le contrôle des populations de ravageurs par prédation, afin d’être plus résistant aux changements climatiques et d’assurer une productivité à long terme.

Un avantage majeur est que, plutôt que de réduire les rendements en «enlevant les terres agricoles» du but principal de la culture, cela augmente effectivement les rendements en rendant les terres agricoles existantes plus efficaces et productives. C’est ce que certains eurodéputés conservateurs ne veulent pas permettre,  parce qu’ils n’ont pas de vue d’ensemble et suivent les arguments de l’industrie agrochimique qui ne veut rien changer à l’actuelle dépendance extrême aux pesticides,  garantie de bénéfices pour ladite industrie.

Parce que les pesticides tuent non seulement les ravageurs visés, mais aussi les espèces d’animaux, de plantes, de bactéries et de champignons non ciblées, et parce que nous avons besoin de la biodiversité pour que l’écosystème puisse fonctionner, il convient de ne pas utiliser de substances ayant des effets néfastes sur la biodiversité. Donc, lorsque la Commission a proposé des règles de verdissement appropriées en interdisant les pesticides sur les zones d’intérêt écologique, nous avons applaudi: nous l’avions réclamé lors de la dernière réforme de la PAC, afin que ces zones puissent fonctionner correctement d’un point de vue agroécologique.

Avec une douzaine de mesures de simplification également incluses dans cet acte délégué qui rendra la vie plus simple aux agriculteurs-trices et aux administrations qui appliquent les règles relatives au verdissement de la PAC, la Commission européenne affiche pour une fois une volonté politique éclairée et forte.

Nous demandons aux eurodéputé-e-s de voter contre les pesticides dans les zones d’intérêt écologique en votant contre la motion de rejet. Le jour du vote, mais aussi dans la future réforme de la PAC et de la politique alimentaire, notre groupe s’efforcera de créer des alliances pour créer et préserver la productivité à long terme et la fertilité intrinsèque de nos systèmes de production alimentaire grâce à l’agroécologie.