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Le Maire: «un bon accord» pour «nouvelle» Europe

L’accord conclu le 21 juillet à l’aube par les dirigeants des Vingt-Sept sur un plan de relance massif de l’économie européenne constitue l’acte de naissance d’une nouvelle Europe, plus solidaire, a salué le ministre français de l’Economie, des Finances et de la Relance, Bruno Le Maire.
Les dirigeants de l’UE se sont accordés le 21 juillet à l’aube, à l’issue d’un sommet marathon de plus de quatre jours à Bruxelles, sur un plan de relance d’une économie européenne fragilisée par les répercussions économiques de la crise sanitaire liée à la COVID-19, doté de €750 milliards, répartis entre €390 milliards de subventions et €360 milliards de prêts.

“C’est un bel accord, c’est un bon accord et c’est l’acte de naissance d’une nouvelle Europe donc c’est effectivement un jour historique parce que pour la première fois de son histoire l’Europe accepte de lever de la dette en commun (…) pour donner de l’argent aux Etats membres afin qu’ils puissent reconstruire, relancer leur économie”, a déclaré Bruno Le Maire.

“C’est l’acte de naissance de cette nouvelle Europe qui sera plus solidaire, plus verte et puis plus franco-allemande”, a-t-il ajouté en plaidant une nouvelle fois pour une accélération des processus de décision des instances de l’Union européenne.

Il faut que l’Europe puisse décider aussi fort que ce matin mais plus rapidement”, a souligné Bruno Le Maire en réitérant son appel à abandonner la règle de l’unanimité au profit de la majorité qualifiée pour les décisions sur la fiscalité.

Le ministre a également précisé que la France obtiendrait €40 milliards de subventions issus de ce plan de relance européen, qui contribueront au financement du plan de relance national.

“La relance c’est maintenant, il n’y a pas un instant à perdre donc nous disposons dès maintenant de 40 milliards d’euros supplémentaires que nous allons pouvoir ajouter à l’argent du budget français (…) à l’intérieur des 100 milliards” prévus pour le plan de relance national, a-t-il souligné.

Au-delà des mesures déjà mises en place depuis le début de la crise sanitaire pour soutenir une économie française pénalisée notamment par près de deux mois de confinement, le dernier volet des mesures de relance nationales s’intègrera dans ce plan de relance de €100 milliards qui sera présenté le 24 août en conseil des ministres.

Ce texte prévoira des dépenses pour la formation des salariés, pour l’investissement des entreprises, ainsi que pour la transition écologique, à hauteur de 30%, a éxpliqué Bruno Le Maire.

COVID19: Italie refuse le projet de l’UE

Le Premier ministre italien Giuseppe Conte n’accepte « pas le projet préparé » lors d’un sommet par tele-conférence pour trouver une réponse économique commune à la pandémie de coronavirus, selon des sources gouvernementales italiennes. 

L’Italie souhaite que l’Union européenne se dote « d’instruments financiers novateurs et réellement adaptés à une guerre », selon l’agence italienne Agi qui cite du Premier ministre. Dans cette riposte à la catastrophe économique qui menace l’UE, s’affrontent les tenants d’une plus grande solidarité financière, les pays Méditerranéens, moins vertueux en matière budgétaire, et ceux du nord.

Royaume-Uni sur la voie d’un Brexit par défaut

A huit jours de la date prévue du #Brexit, les dirigeants européens s’apprêtent à accorder au Royaume-Uni un report de courte durée, conditionné à une ratification encore très hypothétique par le Westminster de l’accord de retrait conclu en novembre 2018.

Selon le projet de conclusions de la rencontre des vingt-sept chefs d’Etat et de gouvernement européens, ces derniers sont prêts à repousser la date du Brexit au 22 mai si la Chambre des communes vote l’accord la semaine prochaine. La date aurait toutefois évolué depuis.

Le texte ajoute qu’aucune prolongation n’est possible après les élections européennes, qui s’étaleront du 23 au 26 mai.

A leur arrivée au Conseil européen, à Bruxelles, plusieurs dirigeants ont prévenu qu’un troisième rejet de l’accord à la Chambre des communes la semaine prochaine mettrait le Royaume-Uni sur la voie d’un Brexit par défaut.

Theresa May avait demandé à l’UE un report jusqu’au 30 juin prochain.

L’Italie réclame l’aide de l’UE

L’Italie a bloqué jeudi l’adoption de déclarations communes sur le commerce et la défense au sommet européen de Bruxelles afin de faire pression sur les autres pays pour qu’ils s’alignent sur ses positions sur l’immigration, ont dit des diplomates européens.

Le président du Conseil italien, Giuseppe Conte, a empêché l’adoption de ces déclarations communes, qui critiquaient notamment les droits de douane américains et approuvaient des mesures de rétorsion, en soulignant qu’il réclamait d’abord un compromis sur l’ensemble des sujets au menu de ce sommet, notamment sur l’immigration.

Cette attitude inhabituelle de la part d’un chef de gouvernement a été critiquée par d’autres pays. “Certains dirigeants ont été surpris”, a dit un diplomate européen.

L’Italie réclame l’aide de ses partenaires européens pour l’accueil des migrants traversant la Méditerranée.

“Comme un pays membre a réservé sa position sur l’ensemble des conclusions, aucune conclusion n’a été adoptée à ce stade”, a dit un porte-parole du président du Conseil, Donald Tusk, dans un communiqué.

L’UE27 passe à la deuxième étape de Brexit négociations

Le Conseil européen se félicite des progrès réalisés au cours de la première étape des
négociations, qui sont exposés dans la communication de la Commission et dans le rapport conjoint, et décide qu’ils sont suffisants pour passer à la deuxième étape, qui concerne la transition et le cadre des relations futures.

Il invite le négociateur de l’Union et le Royaume-Uni à achever les travaux portant sur l’ensemble des questions relatives au retrait, y compris celles qui n’ont pas encore été abordées au cours de la première étape, conformément aux orientations du Conseil européen du 29 avril 2017, à consolider les résultats obtenus et à commencer à rédiger les parties correspondantes de l’accord de retrait. Il souligne que les négociations au cours de la deuxième étape ne pourront avancer que si l’ensemble des engagements pris au cours de la première étape sont pleinement respectés et fidèlement traduits en termes juridiques dans les meilleurs délais.

 

Macron pour l’Europe « plus forte » à Tallinn

Emmanuel Macron a fait état d’un “consensus commun” entre Européens sur la nécessité de refonder l‘UE au lendemain d’un dîner informel à Tallinn où ses propositions pour l’avenir de l’Europe ont reçu un accueil poli mais prudent.

Quarante-huit heures après son appel à plus « d’audace », le chef de l’Etat a eu l’occasion pendant trois heures jeudi soir de sonder ses partenaires réunis dans la capitale estonienne à l’occasion d’un sommet sur le numérique.

“Les discussions d‘hier soir sont à mes yeux très fructueuses et montrent la prise de conscience collective d‘un sursaut indispensable en Europe, d‘une nouvelle méthode à mettre en oeuvre”, s‘est réjoui Emmanuel Macron vendredi matin à son arrivée au sommet.

“Nous sommes aujourd‘hui tous convaincus que l‘Europe doit avancer plus vite, plus fort, pour plus de souveraineté, plus d‘unité et plus de démocratie”, a-t-il dit devant la presse. “Il y a en tout cas un consensus commun pour avancer”.

Motif de satisfaction côté français : l’engagement pris par le président du Conseil européen Donald Tusk, qui présidait le dîner, de consulter les dirigeants dans les deux prochaines semaines sur la méthode à suivre, en amont du sommet de Bruxelles les 19 et 20 octobre.

“C’est pour moi une avancée”, a déclaré Emmanuel Macron, en marge d’un bain de foule à Tallinn, insistant sur la nécessité d’une approche “concrète”. “Je ne souhaite pas que nous nous en lisions dans des débats techniques, sur les instruments ou l‘institutionnel”.