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ONU appele à cessez-le-feu en Libye

Le Conseil de sécurité de l’ONU a appelé à un cessez-le-feu urgent en Libye dans un communiqué soutenu par les Etats-Unis et qui condamne, quatre jours après, l’attaque meurtrière d’un camp de migrants près de Tripoli.

« Les membres du Conseil de sécurité soulignent la nécessité pour toutes les parties d’urgemment procéder à une désescalade et s’engager dans un cessez-le-feu », selon le communiqué négocié pendant une réunion le 3 juillet mais dont l’adoption a été retardée par Washington sans raison apparente.

Fissure géoéconomique entre États-Unis et l’UE

Pierre-Emmanuel Thomann OPINION Le retrait unilatéral des accords commerciaux multilatéraux pour maintenir la primauté géoéconomique américaine selon la nouvelle doctrine « America First » du président américain Donald Trump inquiète les adeptes du multilatéralisme. Cet abandon du  multilatéralisme  dénoncé par les Européens est toutefois à relativiser car les institutions multilatérales ont toujours masqué un rapport de forces plus favorable aux États-Unis avant l’émergence du monde multicentré. Ce tropisme s’exprime aujourd’hui de manière plus explicite et au travers de la recherche d’accords bilatéraux.  

 Ce qui est en revanche nouveau, c’est que le président américain désigne les Européens explicitement comme des adversaires dans le domaine économique.

Les États-Unis considèrent que leurs lois nationales sont au dessus des règles internationales, et pratiquent donc de plus en plus l’extraterritorialité en  sanctionnant ou menaçant de le faire les entreprises européennes  qui ont des liens commerciaux avec l’Iran, la Russie, ou la Chine. Les États-Unis pratiquent  aussi des pressions de manière explicites en liant sécurité et commerce à l’OTAN afin d’accroitre les exportations d’armements et les exportations américaines de gaz de schiste.

 Les Européens avaient rêvé pendant longtemps d’un partenariat euro-atlantique équilibré mais  avec Donald Trump et sa ligne directrice «America First», ce partenariat devient de plus en plus asymétrique et hiérarchique au détriment de l’Union européenne. L’Amérique de Trump semble favoriser une forme de multipolarité, mais sans l’Union européenne. Le maintien d’un scénario exclusif euro-atlantiste par inertie permet en réalité pour les gouvernements européens d’éviter les responsabilités. C’est la pente la plus facile, mais elle est lourde de conséquences pour l’avenir, notamment la marginalisation des Européens dans le jeu mondial et leur dérive vers le  statut de variable d’ajustement des autres puissances. Les États membres de l’Union européenne sont devenus de plus en plus dépendants des États-Unis qui restent leur arsenal militaire principal,  mais aussi vulnérables aux législations extraterritoriales, sous contrôle du cyberespace dominé par Google, Apple, Facebook et Amazon (les GAFA), tributaires des liens financiers et commerciaux transatlantiques, sous domination de la culture de masse et des idées avec les think tanks euro-atlantistes hégémoniques. Le lien fort avec les États-Unis, qui a été jusqu’à présent au cœur de la mondialisation et de ces flux géopolitiques, a progressivement affaibli l’héritage westphalien des nations européennes suite à leur adhésion à l’idéologie de la société ouverte et multiculturaliste.

 Il serait temps pour les  États membres de l’Union européenne de mieux protéger leurs intérêts géoéconomiques en tirant profit du monde multipolaire, en élargissant leurs alliances dans le monde avec des partenaires plus prévisibles, et en rapatriant aussi leurs usines sur le sol européen et en réhabilitant les frontières, instruments de souveraineté, notamment en s’inspirant des politiques de Donald Trump.    

 

L’Europe-champ de bataille de la guerre nucléaire?

Dr.Pierre-Emmanuel Thomann – géopolitologue. OPINION. Les États-Unis, sous l’impulsion du président Donald Trump, ont déclaré être ouverts à lancement des négociations pour un désarmement nucléaire avec la Russie et la Chine. Cette proposition suit leur retrait du traité INF (traité sur les missiles nucléaires intermédiaires) en février 2019, suivi de celui de la Russie. Toutefois, de manière assez prévisible, la Chine a décliné cette offre.

Les Américains et les Russes se rejettent toutefois la responsabilité de la relance de la course aux armements. L’OTAN a soutenu le retrait et l’ultimatum américain qui exige un démantèlement par la Russie de missiles qu’elle estime de son côté conformes au traité. L’OTAN n’envisage pour l’instant pas d’installer de nouveaux missiles à moyenne portée  mais la situation pourrait évoluer. La sortie unilatérale des États-Unis du traité INF, après celle du traité ABM (Traité de défense anti-missile) en 2001, est-elle préméditée afin d’installer sur le territoire européen des missiles à courte et moyenne portée sur la base des systèmes anti-missiles à double usage et susceptibles d’évoluer ? Les nouveaux missiles seraient évidemment ciblés en représailles par des missiles russes.

Les Russes ont déjà annoncé le développement d’un nouveau missile de portée supérieure à 500 km.  Cette escalade serait un prétexte pour augmenter les dépenses militaires contre la « menace russe » et  faire financer par les Européens l’installation de missiles dans le cadre de la protection de l’OTAN. On peut aussi désormais craindre une fragilisation du traité New START (traité de réduction des armes stratégiques) signé en 2012 et susceptible d’être prolongé en 2021.

L’Europe serait en première ligne pour les risques encourus de guerre nucléaire dans le cadre de la rivalité croissante entre les États-Unis et la Russie car en cas de conflit, l’Europe deviendrait le champ de bataille principal. Il existe une asymétrie des risques, puisque un missile de portée intermédiaire américain installé en Europe ou sur un navire de guerre pourrait atteindre une ville russe, mais les missiles russes de même portée n’atteindraient pas les villes américaines.  D’où la tentation de leur emploi et le risque d’escalade avec des missiles à plus longue portée.

En conclusion, il serait urgent que les dirigeants des États européens  se penchent sur cet enjeu majeur afin de ne pas se cantonner à un rôle de supplétifs. Autrement dit, éviter de laisser la sécurité de leur citoyens dépendre de manœuvres américaines et russes, sans influencer le cours de choses. La sécurité des Européens est également trop importante pour la confier uniquement aux représentants et experts des complexes militaro-industriels.

En fin de compte, il s’agit de rétablir un minimum de confiance en englobant la problématique des missiles  nucléaires dans une nouvelle architecture de sécurité européenne  basée sur de nouveaux équilibres géopolitiques plus en phase avec le monde multicentré.

Nikki Haley a démissionné

Donald Trump a annoncé  qu’il avait accepté la démission de Nikki Haley, l’ambassadrice des Etats-Unis auprès des Nations unies, qui abandonnera son poste à la fin de l’année.

S’exprimant devant des journalistes dans le Bureau ovale de la Maison blanche, avec à ses côtés Nikki Haley, le président a salué l’”incroyable travail” qu’elle a effectué aux Nations unies.

Il a précisé qu’elle l’avait informé il y a six mois qu’elle voulait quitter son poste “pour prendre un peu de temps libre” et a souhaité qu’elle revienne un jour aux responsabilités dans une autre fonction.

“Nous sommes heureux pour vous, dans un sens, mais nous n’aimons pas vous perdre (…) Nous espérons que vous reviendrez un jour, peut-être dans d’autres fonctions, vous pourrez avoir le choix”, a dit Donald Trump.

Nikki Haley, qui est âgée de 46 ans, a déclaré pour sa part qu’elle ferait campagne pour la réélection de Trump à la présidence en 2020.

L’Iran se vengera après l’attentat d’Ahvaz

Le corps des Gardiens de la révolution islamique, unité d’élite des forces de sécurité iraniennes, ont promis une vengeance “mortelle et sans pitié” au lendemain de l’attaque terroriste qui a coûté la vie à 25 personnes lors d’un défilé militaire à Ahvaz dans le sud-ouest de l’Iran.

Cet attentat, l’un des plus meurtriers jamais commis contre les gardiens, organisation paramilitaire dépendant directement de l’ayatollah Ali Khamenei, constitue un coup dur porté à l’appareil sécuritaire iranien au moment où les Etats-Unis et l’Arabie saoudite tentent d’isoler l’Iran au Moyen-Orient.

Le pouvoir à Téhéran n’a d’ailleurs pas tardé à accuser certains de ses voisins du Golfe, accentuant la tension déjà grande avec le régime saoudien dans la région.

Les Gardiens ont une connaissance complète des centres de déploiement des chefs des terroristes criminels (…) Dans un avenir proche, ils vont affronter une vengeance mortelle et sans pitié”, affirme un communiqué.

Cette mise en garde a été reprise par le président Hassan Rohani qui s’exprimait avant son départ de Téhéran pour participer à New York à l’Assemblée générale des Nations unies.

“La réplique de l’Iran (à cette attaque) viendra, et se fera dans le cadre du droit et de nos intérêts nationaux”, a prévenu Hassan Rohani, en ajoutant que les Etats-Unis regretteraient leur “agressivité”.

Les petits pays fantoches de la région sont soutenus par l’Amérique, et les Etats-Unis (…) leur donnent les capacités nécessaires”, a-t-il continué.

Pour le président iranien, les Etats-Unis soutiennent financièrement et militairement des groupes de l’opposition iranienne issus de la minorité arabe du sud-ouest du pays.

Washington se comporte comme une brute pour laquelle quiconque a un pouvoir peut agir en toute impunité à travers le monde, a-t-il poursuivi. Les Etats-Unis entendent créer une insécurité en Iran mais n’y parviendront pas, a-t-il promis.

 

France condamne l’escalade de violence à Tripoli

Paris, Rome, Washington et Londres ont dénoncé  “l’escalade persistante de la violence” dans la capitale libyenne Tripoli et appelé à un arrêt des combats, dans une déclaration conjointe transmise par le ministère français des Affaires étrangères par voie de communiqué.

Tripoli est depuis plusieurs jours le théâtre d’affrontements meurtriers entre milices rivales.

Les gouvernements de la France, des Etats-Unis, de l’Italie et du Royaume-Uni condamnent fermement l’escalade persistante de la violence à Tripoli et dans ses alentours qui a fait de nombreuses victimes”, peut-on lire dans ce communiqué.

 

L’immigration est « une chose très négative » pour l’Europe

Donald Trump a déclaré que l’immigration était “une chose très négative” pour l’Europe, entraînant un “changement de culture” et des problèmes de sécurité.

Je pense qu’elle (l’immigration) est en train de changer la culture, c’est une chose très négative pour l’Europe. Je sais que, politiquement, ce n’est pas forcément correct de dire cela mais je le clame haut et fort”, a dit le président américain lors d’une conférence de presse à l’issue d’un entretien avec Theresa May à Chequers, résidence de campagne de la Première ministre britannique.

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