Archives des étiquettes : États-Unis

Sahel: réduction de la mission américaine

La ministre des Armées Florence Parly à Washington va tenter de convaincre son homologue américain Mark Esper de ne pas retirer à la France un soutien crucial contre les groupes djihadistes au Sahel.

“Je m’échine à éviter que les Américains s’en aillent”, a confié la semaine dernière le chef d’état-major des Armées, le général François Lecointre, qui assure que ses interlocuteurs militaires “conviennent que cela n’aurait aucun sens” au regard de l’ampleur de la menace djihadiste en Libye et au Sahel, où la branche locale du groupe Etat islamique (EI), en particulier, multiplie les attaques meurtrières.

Les responsables français ne cachent pas leur inquiétude face à la volonté affichée des Etats-Unis de réduire les moyens consacrés depuis deux décennies à la “guerre contre le terrorisme” pour concentrer leurs efforts sur les menaces constituées par la Chine et la Russie.

“Il y a un risque réel de voir Daech reconstituer au Sahel le sanctuaire qu’il a perdu au Proche-Orient”, insiste-t-on dans l’entourage de Florence Parly.

Au Sahel, Pentagone apporte avec ses bases au Niger un soutien significatif aux 4.700 soldats français de l’opération Barkhane en matière de logistique, de ravitaillement et surtout de surveillance, avec des drones équipés d’un système d’interception des communications qu’ils sont à ce jour les seuls à pouvoir fournir.

Les inquiétudes concernant le retrait des États-Unis se sont accrues, et les responsables occidentaux disent que la région du Sahel, située au sud du désert du Sahara, risque de devenir un vaste refuge pour les terroristes qui planifient des attaques dans le monde entier.

Al Baghdadi: images d’opération antiterroriste

Le département américain de la Défense a publié les images du raid militaire mené le week-end dernier en Syrie qui a abouti à la mort du chef du groupe Etat islamique (EI), Abou Bakr al Baghdadi, prévenant que le groupe djihadiste pourrait tenter de mener une attaque en représailles. 

https://twitter.com/thehill/status/1189958726473658369?s=21

Les images aériennes, en noir et blanc et granuleuses, montrent les forces spéciales américaines se rapprocher du complexe dans lequel Baghdadi se trouvait, pendant qu’un avion américain faisait feu sur des combattants situés à proximité du bâtiment. 

https://twitter.com/thehill/status/1189958726473658369?s=21

Une autre vidéo, la plus spectaculaire, montre un épais nuage de fumée noire s’élever du sol après que les bombes américaines ont rasé le complexe.

Le général Kenneth McKenzie, à la tête du commandement central américain qui supervise les troupes déployées au Moyen-Orient, a déclaré que la destruction du bâtiment avait en partie pour but “de s’assurer que celui-ci ne serait pas un sanctuaire ni mémorable sous aucune forme”.

Nouvelle course aux armements

Pierre-Emmanuel Thomann, géopolitologue OPINION Les États-Unis, moins d’un mois après leur sortie effective le 2 août du traité INF sur les missiles à portée intermédiaire signé en 1987 (500 à 5.500 km), ont tiré un missile de portée intermédiaire au large de la Californie le 19 août pour tester cette nouvelle arme auparavant interdite par le traité. Ce nouveau missile conventionnel est susceptible de porter aussi une tête nucléaire. La Russie s’est aussi immédiatement définitivement retirée du traité INF en réaction de la décision des États-Unis.

Ce tir de missile révèle la réalité suivante: Pour être déjà en mesure de lancer un nouveau missile, un mois après la sortie du traité, des recherches avaient donc été entreprises par les États-Unis sur le développement d’un nouveau missile intermédiaire, alors que ce type de missile était encore interdit. Il est stupéfiant qu’aucun européen membre de l’UE ou de l’OTAN n’ai relevé cet aspect. Cet évènement renforce la thèse de ceux qui accusent les États-Unis d’avoir utilisé le prétexte d’un soi-disant non respect du traité INF de la part des Russes pour développer leur propre missile. De plus, en sortant du traité unilatéralement, les États-Unis perdent un moyen de pression vis à vis de la Russie. La Chine qui n’a signé aucun traité en la matière est aussi la cible des États-Unis qui cherchent à maintenir leur suprématie stratégique en Eurasie, de Lisbonne à Pékin. La Chine refuse jusqu’à présent d’engager des négociations sur un nouveau traité plus large promu par les États-Unis qui pratiquent l’escalade comme moyen de pression.

En tant que puissance maritime inégalée dans le monde, le États-Unis sont pourtant déjà capables de tirer des missiles de moyenne portée sur les territoires Russe et Chinois à partir de l’espace maritime, alors que la Russie et la Chine, avant tout des puissances continentales ayant pour priorité la sécurité de leur environnement terrestre, ont jusqu’à présent développé moins de capacité maritimes. Comme les capacités maritimes (missiles embarqués à bord des navires de surface, des sous-marins ou des aéronefs) n’ont jamais été intégrés dans le traité INF qui porte sur les missiles sol-sol et sol air, une asymétrie a toujours existé en faveur des États-Unis.
Il faut aussi souligner que les environnements de sécurité des États-Unis et de la Russie ne sont pas comparables. La question de la position géographique des territoires des États-Unis et de la Russie est un élément central pour comprendre que l’on ne peut pas simplement raisonner en termes d’équivalence des armements. La Russie est entourée dans son environnement géographique proche de nombreux États dotés de capacité balistiques accrues.
Le territoire de la Russie est donc situé dans un environnement stratégique difficile au contact de puissances nucléaires comme la Chine et des zones de rivalités géopolitiques comme la Caucase, l’Asie centrale, l’Extrême Orient, tandis que les États-Unis ont pour voisins le Canada et le Mexique. La production par les États-Unis de nouveaux missiles en réponse au nom respect supposé des accords par les Russes et les déploiement de missiles chinois n’apporte ni un gain de sécurité aux États-Unis, entourés des Océans Pacifique et Atlantique, et n’a pas d’effet de dissuasion, ni sur la Russie, ni sur la Chine non plus qui doivent se positionner face à d’autres menaces provenant du continent eurasien. Cette décision fournit même une incitation de la part des Russes et des Chinois pour renforcer leur propre arsenal.
Après s’être retirés unilatéralement du Traité ABM en 2002, du traité INF en 2019, les États-Unis, ont aussi souligné que le renouvellement 2021 d’un traité de réduction des armes nucléaires, Start II (traité de réduction des armes stratégiques signé en 2012) ne serait pas automatiquement reconduit.

La Russie avait proposé avant le retrait américain un « moratoire sur le déploiement d’armes de portée intermédiaire », rejeté par l’OTAN. L’OTAN a pourtant affirmé ne pas vouloir se lancer dans une course aux armements et refuse jusqu’à présent la perspective d’installer de nouveau missiles sur le territoire européen.

Toutefois, cette posture étant par nature précaire face au risque d’escalade entre les États-Unis, la Russie et la Chine qui ferait des Européens les grands perdants d’une nouvelle course aux armements, l’idée d’une nouvelle architecture européenne de sécurité de Lisbonne à Vladivostok devient encore plus pertinente. En effet, seule une négociation d’envergure continentale incluant la Russie est susceptible de rétablir la confiance et maîtriser cette nouvelle course aux armements sur les missiles à portée intermédiaire qui n’a pas de sens pour les intérêts géopolitiques des nations européennes.

 

Etats-Unis: restrictions sur le droit d’asile

«Grande victoire à la Cour suprême des Etats-Unis pour la frontière sur le droit d’asile», s’est réjoui, sur Twitter, Donald Trump. La plus haute juridiction du pays a validé une mesure qui limite strictement les demandes d’asile aux Etats-Unis de migrants venant d’Amérique centrale.

 

Selon les organisations de défense des droits civiques et humains, qui avaient contesté cette directive devant un tribunal fédéral d’Oakland (Californie), cette mesure revient à exclure des procédures d’asile l’écrasante majorité des demandeurs arrivant à la frontière sud des Etats-Unis en provenance d’Amérique centrale.

Plusieurs centaines de milliers de personnes, souvent des familles avec enfants, sont potentiellement concernées par cette mesure controversée. Donald Trump a fait de la lutte contre l’immigration clandestine l’un des emblèmes de sa présidence et cherche à tout prix à réduire l’arrivée de migrants à la frontière sud des Etats-Unis. 

Trump menace des tarifs sur vins français

Le Président américain a déclaré qu’il n’incombait pas à la France mais aux Etats-Unis de taxer les entreprises américaines, en référence à la “taxe GAFA” votée par l’Assemblée Nationale que conteste Donald Trump et face à laquelle il envisage d’imposer des droits de douane sur les vins français.

Le texte adopté début juillet prévoit qu’une taxe de 3% sur les revenus s’appliquera rétroactivement au 1er janvier 2019 aux sociétés réalisant un chiffre d’affaires sur leurs activités numériques d’au moins €750 million au niveau mondial et de plus de €25 million sur le sol français, le rendement atteindra rapidement €500 millions par an.

« Je n’aime pas ce que la France a fait », a lancé le président américain. « Je ne veux pas que la France impose des taxes sur nos sociétés. C’est très injuste »« S’ils le font, nous imposerons des tarifs douaniers sur leurs vins », a-t-il ajouté. « Des tarifs douaniers comme ils n’en ont jamais vu », a-t-il insisté.

 

L’UE protègera exportateurs de vins français aux Etats-Unis

L’Union européenne (UE) se montrera solidaire de la France et n’hésitera pas à riposter si les Etats-Unis devaient alourdir les droits de douane sur certains produits français, dont le vin, a prévenu samedi le président du Conseil européen Donald Tusk.

Le président américain, Donald Trump, a plusieurs fois menacé de prendre des mesures de rétorsion après l’adoption, en France, d’une taxe sur les géants du numérique (GAFA), américains pour la plupart. Il a cité en premier lieu les vins français, qui pourraient être taxés “comme jamais ils ne l’ont été auparavant”.

Je protégerai le vin français avec une véritable détermination”, a répliqué Donald Tusk (UE) lors d’une conférence de presse à Biarritz, où s’ouvre le sommet du G7, en présence d’Emmanuel Macron et de Donald Trump, notamment.

 

Croissance d’export de cognac

Les ventes de cognac, tirées par la demande des États-Unis , ont connu une cinquième année consécutive de croissance, tant en valeur (+6,9%) qu’en volume (+2,5%), a annoncé le 19 août le Bureau national interprofessionnel du cognac (BNIC).

L’eau-de-vie charentaise s’écoule à 98% à l’export, la France ne représentant que le cinquième marché.

Au total 211,1 millions de bouteilles ont été vendues pour un chiffre d’affaires de €3,4 milliards durant la campagne 2018-2019, selon l’organisme interprofessionnel (BNIC), qui se vante d’avoir “largement” contribué à l’excédent commercial des vins et spiritueux.

Avec un quart de la valeur totale des vins et spiritueux français à l’export, le cognac “se place en tête des grandes appellations”, a souligné le BNIC.

 

« Entrées précédentes