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COVID19: l’épidémie poursuit sa progression

En Europe, où plus de 20.000 cas sont déjà signalés, l’épidémie poursuit sa progression inexorable, bouleversant la vie quotidienne des populations, de la limitation de déplacements aux fermetures de frontières.

L’Italie a enregistré 250 nouveaux décès liés au coronavirus en 24 heures, un nouveau record, ce qui fait grimper le nombre des morts à 1.266, selon un bilan publié vendredi par la Protection civile.

L’Italie, le pays le plus touché du monde après la Chine, voit aussi le nombre des personnes contaminées faire un bond sur son territoire : il passe de 15.113 à 17.660, dont 1.328 en soins intensifs.

Le nombre de décès dus au coronavirus aux Pays-Bas a doublé, passant de cinq à dix, a indiqué vendredi l’Institut royal pour la Santé et l’Environnement (RVIM). Depuis jeudi, 190 cas supplémentaires ont été testés positifs au nouveau virus, portant ainsi le nombre de personnes infectées à 804 depuis le début de la pandémie.

L’Espagne a enregistré 120 morts et plus de 4.200 cas de contamination par le nouveau coronavirus, ont annoncé vendredi les services de santé du gouvernement.

Le chef du gouvernement Pedro Sanchez devait donner en début d’après-midi une conférence de presse après la publication de ces chiffres qui marquent un nouveau bond dans la propagation de l’épidémie. La veille au soir, le bilan était de 84 morts et 3.004 cas.

La France, par la voix de son président Emmanuel Macron, a rejoint dans la soirée la liste des pays dont les écoles, crèches et universités vont fermer. Le chef de l’Etat de l’un des pays les plus touchés d’Europe par la pandémie a demandé aux séniors de plus de 70 ans de rester chez eux, sans toutefois décider le report du premier tour des élections municipales, prévu dimanche. De probables fermetures de frontières seront probablement nécessaires dans les jours ou les semaines à venir, « mais il faudra les prendre à l’échelle européenne », a annoncé M. Macron, qui a assuré que l’UE devra réagir « fort et vite » pour surmonter la crise économique mondiale provoquée par la pandémie.

Le Premier ministre français Édouard Philippe a annoncé vendredi que le gouvernement abaissait à 100 personnes la taille limite des rassemblements en France, au lieu de mille précédemment, pour « freiner » la progression du coronavirus. « Nous allons faire passer cette limite aux rassemblements de 100 personnes.

Touriste tué par un taureau en Espagne

Une homme, 62, est mort dans le centre de l’Espagne après avoir été encorné lors d’un lâcher de taureaux avant une corrida, a annoncé le maire de la municipalité de Cuellar.

Cet homme a reçu «plusieurs coups de corne mortels dans le thorax, le cou. Rien n’a pu être fait» pour le sauver, a déclaré Carlos Fraile, maire de la ville de Cuellar située au nord-ouest de Madrid, dans une vidéo mise en ligne par un média local.

L’homme était un spectateur de ce lâcher de taureaux lorsqu’il a été chargé par la bête dans un champ et ne courait pas devant l’animal.

Les plus célèbres lâchers de taureaux sont ceux des fêtes de la San Fermin qui attirent des touristes venus du monde entier en juillet à Pampelune (nord de l’Espagne) et où des centaines de personnes courent à leurs risques et périls devant les taureaux dans les rues de la ville.

A Pampelune 35 personnes ont été blessées cette année dont huit encornés. Depuis 1911, au moins 16 coureurs y sont morts dont le dernier en 2009.

Assange contre l’espionage

Les avocats de Julian Assange, fondateur, rédacteur en chef et porte-parole de WikiLeaks, ont porté plainte contre un groupe d’Espagnols accusés d’avoir exercé un chantage sur lui, qui aurait été « espionné » dans l’ambassade d’Equateur à Londres où il était réfugié, selon une source au sein de son équipe d’avocat, qui a requis l’anonymat.

La plainte concerne aussi plusieurs employés de l’ambassade et du ministère équatorien des affaires étrangères « qui pourraient avoir une responsabilité » dans cette affaire, sur laquelle une enquête a été ouverte, a ajouté cette source.

Près de 400 migrants ont été secourus ce week-end en Méditerranée alors qu’ils tentaient la traversée entre le Maroc et l’Espagne, ont rapporté les services de sauvetage espagnols.

Les personnes secourues se trouvaient à bord de neuf embarcations dans le détroit de Gibraltar et dans l’ouest de la Méditerranée, les deux points de passage les plus fréquents vers l’Espagne, ont été secourus samedi, a indiqué la garde-côte espagnole sur Twitter. Deux autres migrants ont été secourus dimanche.

Trois cent quatre-vingt-quinze migrants, qui se trouvaient à bord de neuf embarcations dans le détroit de Gibraltar et dans l’ouest de la Méditerranée, les deux points de passage les plus fréquents vers l’Espagne, ont été secourus samedi, a indiqué la garde-côte espagnole sur Twitter. Deux autres migrants ont été secourus dimanche.

Alors que le nombre total de migrants cherchant à atteindre les rivages européens est en baisse par rapport au pic de l’année 2015, l’Espagne connaît une augmentation constante des arrivées par la mer depuis plus d’un an.

 

 

Protestation contre déplacement de la dépouille de Franco

Au moins mille personnes se sont rassemblées dimanche au mausolée de Franco, à 50 kilomètres de Madrid, pour protester contre la décision du gouvernement socialiste de Pedro Sanchez d’en débarrasser la dépouille du dictateur.

Le gouvernement socialiste de Pedro Sanchez, porté au pouvoir début juin, répète son intention de transférer les restes du dictateur hors du mausolée.

Le transfert, d’abord annoncé pour juillet, devrait finalement avoir lieu plus tard, a déclaré dimanche au journal El Mundo le ministre de l’Equipement José Luis Abalos, très proche de Pedro Sanchez, sans donner de date.

Le mausolée abrite les corps de quelque 27.000 combattants franquistes ainsi que d’environ 10.000 opposants républicains, raison pour laquelle Franco, qui l’avait inauguré le 1er avril 1959, le présentait comme un lieu de « réconciliation« .

 

 

 

 

 

 

 

Migrants d’Aquarius seront hébergés en France

Soixante-dix-huit migrants illegaux secourus en juin par l’Aquarius sont arrivés d’Espagne ce jeudi et seront hébergés dans trois régions françaises, a annoncé le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb.

Le refus du nouveau gouvernement italien de laisser accoster le navire et ses plus de 600 migrants avait déclenché une crise politique en Europe, qui a débouché sur un accord des 28 chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE fin juin pour durcir leur réponse commune aux migrations.

Ces 78 migrants illegaux, originaires principalement d’Erythrée et du Soudan et identifiés par l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides (Ofpra) comme relevant d’un besoin de protection au titre de l’asile, seront hébergés dans les Hauts-de-France, en Provence-Alpes-Côte d’Azur et en Auvergne-Rhône-Alpes, précise le ministère dans un communiqué.

L’Espagne – la destination pour les migrants

L’Espagne devient le nouveau point d’entrée principal des migrants fuyant l’Afrique à destination de l’Union européenne, au vu des chiffres portant sur les cinq premiers mois de 2018.

De janvier à mai compris, 19.000 migrants et réfugiés sont arrivés en Espagne, soit presque autant que pour l’ensemble de 2017, et, pour la première fois, plus que le nombre de ceux qui arrivent en Italie.

L’afflux s’est intensifié ces dernières semaines, le nouveau gouvernement italien, qui comprend la Ligue (Lega Nord) ayant fermé les ports de la Péninsule à la majeure partie des candidats à l’asile, déclarent des responsables des opérations de secours.

Alors que l’Union européenne cherche à contenir les dissensions internes sur sa politique migratoire, certains responsables, à Bruxelles, ne cachent pas qu’ils craignent de voir l’Espagne devenir un nouveau point de tension, même si le nombre total des arrivées de migrants partant d’Afrique du Nord vers l’Europe est en net recul.

“Nous ne devons pas laisser ça éclater”, dit un diplomate européen. L’itinéraire Maroc-Espagne était maintenu sous contrôle depuis des années. “Ce n’est pas catastrophique pour le moment, mais nous y prêtons davantage attention”.

Les migrants arrivent chaque semaine à bord de canots pneumatiques, sans même, dans la plupart des cas, assez de carburant pour achever la traversée, et les gardes-côtes espagnols sont sous pression. Les autorités espagnoles ont entrepris de former davantage de sauveteurs pour faire face à l’accroissement des arrivées, déclarent des représentants syndicaux des gardes-côtes.

Mettez fin aux sanglantes corridas!

Plus de 100 soutiens de PETA Royaume-Uni et du groupe de protection animale espagnol AnimaNaturalis ont marché au rythme des tambours en direction de la Plaza Consistorial de Pampelune, en Espagne. Armés de panneaux proclamant « Mettez fin aux sanglantes corridas », les manifestants ont donné de la voix afin de protester contre la cruelle course de taureaux organisée chaque année pendant la Feria de San Fermín. Répartis entre « coureurs » et « taureaux », ils ont tiré des fusées rouge sang dans le ciel pour réclamer la fin de la torture et du massacre annuel de taureaux.

Gouvernement espagnol socialiste et féminin

Le nouveau gouvernement espagnol, dirigé par le socialiste Pedro Sanchez, 46 ans, après la chute du conservateur Mariano Rajoy, a prêté jeudi 7 juin devant le roi Felipe VI. Avec onze femmes et six hommes, dont un astronaute au ministère des sciences, c’est l’exécutif le plus féminin que l’Espagne ait jamais connu.

C’est aussi le plus minoritaire depuis le rétablissement de la démocratie. Le Parti socialiste ne dispose que de 84 députés sur 350 et dépendra donc de la marge de manœuvre que voudront bien lui laisser le parti de gauche radicale Podemos, les nationalistes basques et les indépendantistes catalans, qui ont soutenu la motion de censure contre M. Rajoy.

Aux Affaires étrangères arrive un europhile enthousiaste, l’ex-président du Parlement européen Josep Borrell. Il avait déjà été ministre dans les gouvernements de Felipe González (1982-1996) et s’était engagé récemment contre le processus indépendantiste de sa région d’origine, la Catalogne.

Pedro Sanchez le nouveau premier ministre espagnol

Le Parlement espagnol a voté vendredi matin une motion de censure renversant le chef du gouvernement Mariano Rajoy. Le patron du Parti socialiste, Pedro Sanchez, lui succède officiellement.

« Aujourd’hui, nous écrivons une nouvelle page de l’histoire de la démocratie dans notre pays », a déclaré M. Sanchez vendredi matin, avant que le Parlement n’adopte la motion de censure contre M. Rajoy et lui accorde dans le même temps sa confiance.

Mariano Rajoy avait survécu à plusieurs crises majeures, de la récession, face à laquelle il a imposé une sévère cure d’austérité, aux mois de blocage politique en 2016 jusqu’à la tentative de sécession de la Catalogne en 2017. Mais la condamnation de son parti, le Parti populaire (PP), pour corruption a provoqué sa chute.

S’étant rapproché de Mariano Rajoy ces derniers mois sur la question de l’indépendance de la Catalogne, Pedro Sanchez restera désormais pour le Partido Popular comme le tombeur d’un chef du gouvernement qui avait survécu à de nombreuses crises.

« Pedro Sanchez passera à l’histoire comme le Judas de la politique espagnole », a lancé récemment Fernando Martínez-Maillo, coordinateur de la formation conservatrice tandis que Mariano Rajoy l’a accusé d’être « prêt par ambition personnelle (…) à s’allier avec n’importe qui à n’importe quel prix ».

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