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Castex: non-retour à l’ante confinement

A la veille d’un nouveau conseil de défense à l’Elysée, le Premier ministre Jean Castex s’est montré prudent quant à une éventuelle réouverture des commerces dits non essentiels, que des professionnels réclament pour le 27 novembre.

“Si les indicateurs épidémiologiques suivent la tendance qui est la leur aujourd’hui, alors, autour du 1er décembre (…) avec des protocoles améliorés (…) on pourra effectivement envisager de rouvrir les commerces qui ne sont pas de première nécessité”, a-t-il dit.

Le Premier ministre, Jean Castex, a préparé les esprits des Français à une sortie progressive de l’actuel confinement, expliquant qu’il ne s’agirait pas d’un “retour à l’ante confinement”, de manière à éviter une nouvelle dégradation de la situation sanitaire.

“Mieux la phase actuelle de confinement produira ses effets, plus nous pourrons évoluer et passer à l’étape suivante qui ne sera pas le retour à l’ante confinement”, a dit Jean Castex, alors que la France est reconfinée depuis le 30 octobre.

“Il y aura des dispositions de freinage, qui sont en cours de calage, qui perdureront (…) parce que la situation se sera améliorée mais pas suffisamment, et puis surtout pour éviter qu’il y ait trop d’écart entre une période de confinement et une période de déconfinement”, a-t-il expliqué.

Selon le ministre de la Santé, Olivier Véran, le nouveau confinement a permis de freiner l’épidémie.

“On est sur la bonne voie”, a confirmé Jean Castex. “Notre pays tient le choc, notre pays se bat.”

Si l’ampleur de la “flambée épidémique” qui a précédé ce confinement a surpris, l’hypothèse d’un second confinement était sur la table du gouvernement français, a-t-il assuré en réponse aux accusations d’improvisation formulées par l’opposition.

“L’idée qu’une deuxième vague pouvait se produire était connue de tout le monde et le risque d’un reconfinement dans lequel nous nous trouvons était prévu, anticipé”, a-t-il dit.

Interrogé sur d’éventuelles dissensions au sein du gouvernement, en particulier avec le ministre de l’Economie Bruno Le Maire, Jean Castex a répondu : “Ce qui compte, ce sont les décisions prises à l’arrivée.”

“Les ministres expriment leur avis, c’est heureux (…) comme il est heureux qu’à la fin il y a quelqu’un qui décide, il s’agit du président de la République et du Premier ministre”.

Selon les derniers chiffres annoncés mardi soir, la France a franchi le cap des deux millions de cas confirmés de contamination depuis le début de l’épidémie, qui a fait plus de 46.200 morts dans les hôpitaux et les Ehpad.

“Nos efforts collectifs commencent à porter des fruits”, a toutefois estimé le directeur général de la santé, Jérôme Salomon.

COVID19: durcissement des mesures

Dans l’attente des annonces d’Emmanuel Macron face à l’accélération de l’épidémie de la COVID-19, la France se préparait mercredi, le 28 octobre, à un durcissement marqué des mesures de restriction de circulation, qui pourraient aller jusqu’à un reconfinement quasi général du pays, avec des conséquences sanitaires, sociales et économiques difficiles à évaluer.

Le président de la République doit présenter à 20h00 (19h00 GMT) les nouvelles mesures décidées pour tenter de freiner la propagation du coronavirus, au terme d’une journée durant laquelle il aura notamment réuni le conseil des ministres et un deuxième conseil de défense sanitaire en 24 heures.

“A l’occasion du Conseil de défense et de sécurité nationale, une nouvelle étape dans notre lutte contre le virus a été décidée sous l’autorité du président de la République”, a déclaré, sans plus de précision, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, à l’issue du conseil des ministres.

Face à l’augmentation exponentielle du nombre de cas d’infection et au risque de saturation des services de réanimation à brève échéance, le gouvernement prépare depuis plusieurs jours l’opinion à “des décisions difficiles”.

Mardi, le Premier ministre, Jean Castex, a réuni l’ensemble des forces politiques mais l’opposition est sortie déçue de ce rendez-vous en l’absence de détails sur les décisions à venir.

Les autorités sanitaires ont fait état mardi soir de 523 décès supplémentaires attribués au COVID-19 en 24 heures, près de deux fois le chiffre annoncé la veille, et de 33.417 nouvelles contaminations contre 26.771 lundi.

Le nombre de personnes actuellement hospitalisées en réanimation s’élève à 2.918, au plus haut depuis début mai, avant la levée du premier confinement.

Selon des sources consultées par Reuters, l’hypothèse privilégiée est celle d’un confinement national de quatre semaines qui pourrait démarrer jeudi soir. Il épargnerait les écoles, les collèges et une partie seulement des commerces.

La perspective d’un nouveau coup d’arrêt à l’activité économique a fait plonger les marchés financiers européens dès l’ouverture et en début d’après-midi, l’indice CAC 40 de la Bourse de Paris perdait 3,41%, au plus bas depuis le 25 mai, tandis que l’euro se dépréciait de plus de 0,6%.

BERCY PRÉPARE DES MESURES POUR “ACCOMPAGNER” L’ÉCONOMIE

“L’objectif principal, c’est la santé publique et nous travaillons actuellement sur toutes les hypothèses. Pour ce qui me concerne, avec Bruno Le Maire, nous préparons les dispositions qui seront nécessaires pour accompagner l’économie selon la nature des décisions prises”, a déclaré Olivier Dussopt, le ministre délégué auprès du ministre de l’Economie en charge des comptes publics, sur Sud Radio.

“Lorsque le pays s’arrête de fonctionner (…), c’est une perte entre deux et 2,5 points de PIB par mois de confinement général”, a-t-il précisé.

Dans les milieux médicaux, de nombreux spécialistes des maladies infectieuses et des épidémies réclament cependant les mesures les plus strictes possibles.

“Il faut prendre des mesures maintenant, et pas trop tard, si l’on attendait encore dix jours par exemple”, a ainsi déclaré Philippe Juvin, chef du services des urgences de l’hôpital Georges-Pompidou de Paris, sur RTL.

“Il y a eu une crise sanitaire, une crise économique, il ne faut pas maintenant qu’il y ait une crise de confiance qui conduise à la désobéissance comme ça a été vu dans d’autres pays”, a-t-il ajouté.

La piste d’un durcissement des mesures visant à obliger les Français à rester chez eux, rappelant le strict confinement décrété deux mois durant au printemps dernier, ne fait pas l’unanimité, y compris parmi les soutiens du chef de l’Etat.

“Je ne me prononce pas pour un reconfinement généralisé”, a ainsi dit François Bayrou, le commissaire au Plan, sur France Inter. “Mon sentiment à moi, c’est qu’on ne peut pas refermer le pays sur lui-même complètement.”

La France est loin d’être le seul grand pays à envisager de nouvelles mesures de restriction de la vie sociale et économique: en Allemagne, selon un projet que Reuters a pu consulter, Angela Merkel envisage entre autres de fermer tous les bars et les restaurants, les salles de sports, les cinémas ou encore les salles de spectacle à partir du 4 novembre.

COVID19: jusqu’à l’été prochain

Le président Emmanuel Macron a invité les Français à “tous jouer un rôle” dans la lutte contre l’épidémie liée à la COVID-19, avec qui il va falloir vivre, a-t-il prévenu, “au mieux jusqu’à l’été prochain.”

Le chef de l’Etat a visité un centre hospitalier du Val d’Oise alors que la France s’apprête à franchir officiellement dans les prochaines heures le cap du million de cas confirmés de contaminations au coronavirus et à passer à un stade supérieur du couvre-feu.

“Quand j’écoute les scientifiques (…) on voit bien qu’on se projette au mieux jusqu’à l’été prochain”, a-t-il dit au terme d’une visite au centre hospitalier René-Dubos de Pontoise.

“La question c’est comment vivre avec le virus dans cette période. Dans la phase où nous sommes, nous n’avons d’autre choix, compte tenu du nombre d’infections par jour, que de freiner c’est-à-dire de réduire notre vie sociale au maximum, limiter les contacts pour casser sa circulation”, a-t-il ajouté, alors que les deux-tiers des Français seront soumis à un confinement nocturne partir de ce vendredi,le 23 octobre à minuit.

Emmanuel Macron a invité chacun à “être les acteurs de la réponse au virus” en respectant notamment les gestes barrières et en téléchargeant l’application #TousAntiCovid en place depuis jeudi, le 22 octobre.

Le durcissement des mesures de restriction à l’oeuvre depuis plusieurs semaines n’a pas encore eu l’effet escompté sur la deuxième vague épidémique.

Essai européen de la chloroquine

Un essai clinique européen destiné à évaluer quatre traitements expérimentaux pour lutter contre le coronavirus a débuté en France, a annoncé le 22 mars l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).

https://twitter.com/coherence_e/status/1241804251287912455?s=21

Baptisé “Discovery”, il inclut notamment la chloroquine, un traitement contre le paludisme qui a obtenu des résultats prometteurs lors d’une étude menée sur un nombre réduit de patients à Marseille mais suscite le débat au sein de la communauté médicale.

Spécialiste des maladies infectieuses, Didier Raoult se dit convaincu d’avoir trouvé un remède contre le coronavirus.

« Avec mon équipe, nous estimons avoir trouvé un traitement. Je suis convaincu qu’à la fin tout le monde utilisera ce traitement. »

L’essai “a pour but d’analyser l’efficacité et la tolérance des options thérapeutiques pour les patients dans un temps limité”, explique l’Inserm dans un communiqué.

Outre la chloroquine, il doit évaluer le remdesivir, le lopinavir en combinaison avec le ritonavir, ce dernier traitement étant associé ou non à l’interféron bêta.

Dans son volet français, l’essai inclura au moins 800 patients atteints de formes sévères du coronavirus.

COVID19: l’épidémie poursuit sa progression

En Europe, où plus de 20.000 cas sont déjà signalés, l’épidémie poursuit sa progression inexorable, bouleversant la vie quotidienne des populations, de la limitation de déplacements aux fermetures de frontières.

L’Italie a enregistré 250 nouveaux décès liés au coronavirus en 24 heures, un nouveau record, ce qui fait grimper le nombre des morts à 1.266, selon un bilan publié vendredi par la Protection civile.

L’Italie, le pays le plus touché du monde après la Chine, voit aussi le nombre des personnes contaminées faire un bond sur son territoire : il passe de 15.113 à 17.660, dont 1.328 en soins intensifs.

Le nombre de décès dus au coronavirus aux Pays-Bas a doublé, passant de cinq à dix, a indiqué vendredi l’Institut royal pour la Santé et l’Environnement (RVIM). Depuis jeudi, 190 cas supplémentaires ont été testés positifs au nouveau virus, portant ainsi le nombre de personnes infectées à 804 depuis le début de la pandémie.

L’Espagne a enregistré 120 morts et plus de 4.200 cas de contamination par le nouveau coronavirus, ont annoncé vendredi les services de santé du gouvernement.

Le chef du gouvernement Pedro Sanchez devait donner en début d’après-midi une conférence de presse après la publication de ces chiffres qui marquent un nouveau bond dans la propagation de l’épidémie. La veille au soir, le bilan était de 84 morts et 3.004 cas.

La France, par la voix de son président Emmanuel Macron, a rejoint dans la soirée la liste des pays dont les écoles, crèches et universités vont fermer. Le chef de l’Etat de l’un des pays les plus touchés d’Europe par la pandémie a demandé aux séniors de plus de 70 ans de rester chez eux, sans toutefois décider le report du premier tour des élections municipales, prévu dimanche. De probables fermetures de frontières seront probablement nécessaires dans les jours ou les semaines à venir, « mais il faudra les prendre à l’échelle européenne », a annoncé M. Macron, qui a assuré que l’UE devra réagir « fort et vite » pour surmonter la crise économique mondiale provoquée par la pandémie.

Le Premier ministre français Édouard Philippe a annoncé vendredi que le gouvernement abaissait à 100 personnes la taille limite des rassemblements en France, au lieu de mille précédemment, pour « freiner » la progression du coronavirus. « Nous allons faire passer cette limite aux rassemblements de 100 personnes.

COVID19 décès en France

Un touriste chinois âgé de 80 ans affecté par le coronavirus (COVID-19)et hospitalisé à Paris est décédé, devenant ainsi la première victime de l’épidémie en dehors de l’Asie.

“J’ai été informée hier soir du décès du patient de 80 ans qui était hospitalisé à l’hôpital Bichat depuis le 25 janvier dernier et qui était atteint d’une infection pulmonaire par le coronavirus”, a déclaré le 15 février la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, lors d’une courte déclaration à la presse.

Depuis le 24 janvier 2020, 11 cas d’infection au coronavirus ont été détectés en France. A la date de samedi, quatre patients étaient guéris et sortis de l’hôpital, dont un médecin généraliste qui avait été contaminé par un patient.

“Il reste six patients hospitalisés dont l’état n’inspire pas d’inquiétude aujourd’hui”, a souligné la ministre. 25 janvier dernier et qui était atteint d’une infection pulmonaire par le coronavirus”, a déclaré samedi la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, lors d’une courte déclaration à la presse.

Ce patient, originaire de la province de Hubei, épicentre de l’épidémie, était arrivé en France le 16 janvier dernier. Il avait été hospitalisé à Bichat le 25 janvier, où son état s’était rapidement dégradé.

Agnès Buzyn a précisé que l’état de santé de la fille de ce patient, également touchée par le virus, n’inspirait en revanche plus d’inquiétude et que cette dernière devrait sortir rapidement de Bichat, où elle avait également été prise en charge.

Depuis le 24 janvier 2020, 11 cas d’infection au coronavirus ont été détectés en France. A la date de samedi, quatre patients étaient guéris et sortis de l’hôpital, dont un médecin généraliste qui avait été contaminé par un patient.

“Il reste six patients hospitalisés dont l’état n’inspire pas d’inquiétude aujourd’hui”, a souligné la ministre.