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Eoliennes: 100K tonnes de déchets

20.06.2022 L’UE produira 100 000 tonnes de déchets de pales d’éoliennes d’ici 2025. L’Amérique les enterre, et l’Europe aussi aura une montagne de déchets de pas moins de 100 000 tonnes de pales d’éoliennes non recyclables d’ici 2025. Des photos de pales d’éoliennes enterrées ont circulé sur les médias sociaux ces derniers jours.

D’ici quelques années, les premières pales en Europe devront être remplacées. M. De Vriese prévoit que le pic se situera aux alentours de 2040. « Cela prendra encore 20 ans, mais c’est le moment de réfléchir aux solutions possibles, car nous ne les avons pas encore.»

Le biologiste Richard Steenvoorden a répondu: « Arrêtez de construire des éoliennes et commencez dès maintenant avec des centrales nucléaires ordinaires, et misez sur le thorium plus tard. De cette manière, nous nous assurons un avenir énergétiquement sûr. Arrêtez la pollution par le conte de fées des ‘énergies renouvelables’ et économisez sur les déchets et l’utilisation des terres.»

La bourgmestre et membre du Parlement (N-VA) Sophie De Wit a souligné le côté sombre du passage au vert : « Tout comme les panneaux solaires, les éoliennes finissent par provoquer une grande montagne de déchets. C’est ce qu’on appelle l’énergie verte ». Son collègue Tomas Roggeman a ajouté : « Quelle était la valeur ajoutée des éoliennes par rapport à l’énergie nucléaire?»

« Être contre l’énergie nucléaire, à cause des déchets nucléaires, mais par la suite les parties non dégradables des éoliennes ont été enterrées. Nous sommes devenus fous», a tweeté Leon Baten du Café Weltschmerz.

Transition aux énergies vertes

La Banque Mondiale a lancé un fonds doté de USD50 millions destiné à investir dans des sites miniers situés dans les pays en développement. Il vise à accompagner la transition énergétique en finançant l’extraction de minerais et métaux nécessaires aux énergies vertes. Il prévoit d’instaurer des pratiques responsables dans un secteur pourtant connu pour ses nombreuses atteintes à l’environnement et aux droits humains.

La Banque Mondiale va gérer un fonds pour financer l’extraction des minerais nécessaires pour la transition énergétique. Elle a réuni USD50 millions auprès d’investisseurs privés et publics comme Rio Tinto, Anglo American et le gouvernement allemand qu’elle investira dans les cinq prochaines années dans des mines situées dans les pays émergents.

La fabrication d’éoliennes, de panneaux solaires ou encore de batteries pour les véhicules électriques ou le stockage d’énergie nécessite des volumes croissants de certains matériaux, ce qui est source de pollution. La Banque Mondiale estime que, si les pays respectent les objectifs de l’Accord de Paris, la demande pour des minerais comme le lithium devrait augmenter de 965 % d’ici 2050, celle pour le graphite de 383 % et pour le nickel de 108 %.

Promouvoir des pratiques responsables:

Le nouveau fonds entend mettre l’accent sur les pratiques des sites miniers, pour faire en sorte que l’extraction et la transformation des minerais et des métaux respectent l’environnement. Les experts de l’institution internationale veulent également intervenir au niveau des autorités des pays en développement pour améliorer le cadre de la filière d’extraction et de transformation des minerais. Les projets financés pourront notamment avoir pour objectif d’utiliser eux-mêmes des énergies renouvelables pour diminuer leur empreinte carbone, ou encore de réduire leur utilisation d’eau ou leur impact sur la déforestation.

La partie s’annonce cependant difficile pour la Banque Mondiale. Les sites d’extraction de minerais pour les technologies propres font partie des plus controversés en termes de risques ESG (environnementaux, sociaux, gouvernance), comme l’illustre une étude récente de Novethic « Industrie minière : un gisement intarissable de risques ESG ».

Beaucoup de sites miniers actuels engendrent un impact important sur l’environnement, étant donné les techniques nécessaires au traitement des minerais.