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Damien T. adepte des arts martiaux

Damien T., auteur présumé de l’agression du président de la République, et Arthur C. ont été interpellés par les gendarmes du Peloton de Surveillance et d’Intervention de la Gendarmerie (PSIG) de Valence.

Le profil de l’agresseur se précise. Un Drômois de 28 ans, suspecté d’avoir giflé le président Emmanuel Macron lors d’un déplacement à Tain-l’Hermitage dans la Drôme, ce mardi 8 juin a été interpellé. Il l’a été en compagnie d’un autre homme originaire du même département et du même âge qui l’accompagnait, a fait savoir le parquet de Valence.

L’un d’eux, Damien T., qui aurait porté le coup à Emmanuel Macron, est un adepte des arts martiaux historiques européens, une discipline qui compte environ 1500 pratiquants en France et promeut des formes de combat tombées dans l’oubli en Europe, d’après un profil Instragram à son nom où il apparaît en costume médiéval. Le Figaro ajoute qu’il est également pratiquant de kendo, un art martial japonais utilisant un sabre.

Comme le rapportent nos confrères de Libération, qui ont étudié les réseaux sociaux du jeune homme, il semble également qu’il s’informe via des acteurs importants de la fachosphère, sans pour autant apparaître comme un militant. Au-delà de l’hebdomadaire réactionnaire Valeurs actuelles, Libé a ainsi repéré des abonnements au YouTubeur d’extrême droite “Papacito”, ou à des comptes proches du RN et de l’ancien groupuscule Génération identitaire, tels que les “féministes” de Nemesis, le rappeur suprémaciste Kroc Blanc et les étudiants identitaires de La Cocarde.

“Les deux hommes interpellés sont deux Drômois âgés de 28 ans, inconnus de la justice”, précise Alex Perrin, procureur de la République à Valence. ”À ce stade des gardes à vue, leurs motivations ne sont pas connues”, a ajouté le magistrat, sans préciser davantage le profil des suspects.

Le chef de l’État souffleté en public, dans une scène filmée qui tourne en boucle dans les réseaux sociaux et sur les chaînes d’information. Le scénario du pire, tant redouté par la protection rapprochée de l’Élysée, s’est donc produit mardi dans la Drôme. Sans que les anges gardiens du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR) n’aient pu intervenir, Emmanuel Macron a été agressé vers 13 h 15 alors qu’il était au contact d’une foule de personnes rassemblées derrière une barrière de sécurité. Un homme arborant un T-shirt kaki, une barbe noire et une chevelure longue, lui a agrippé le bras gauche avant de lui assener la gifle. Damien T. et Arthur C. ont été interpellés par les gendarmes du peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (Psig) de Valence.

Selon lui, Damien T. vit de petites missions d’intérim après avoir entamé, sans les achever, des études de thanatopraxie. Ses deux associations visent à faire vivre la commune et son histoire, “assez riche avec Diane de Poitiers” (qui fut comtesse de Saint-Vallier), à “défendre la belle image de la France”.

Et d’expliquer le geste du jour par des rancœurs contre un discours d’Emmanuel Macron, en 2017, sur la diversité de la culture française ; par les difficultés ”à joindre les deux bouts” ; par le “gros ras-le-bol” face à un président “qui ne nous écoute pas”.“Ces gens-là, ça fait des années qu’ils n’ont pas voté”, conclut Loïc Dauriac au sujet des mis en cause.

Une vidéo de la scène publiée sur les réseaux sociaux montre un homme -Damien T.- portant un tee-shirt kaki, une barbe noire et une chevelure longue, porter une gifle au président de la République, tandis qu’une voix hurle le cri de guerre royaliste “Montjoie Saint Denis!”, exclamation fréquemment reprise par l’extrême droite, ainsi que ”À bas la Macronie”.

Pour Loïc Dauriac, il ne faut pas y voir une référence royaliste mais plutôt une allusion au film “Les Visiteurs”: en bon “médiéviste”, il aurait pu tout aussi bien lancer une réplique de la série télévisée “Kaamelott”.

“Vers 13h15, le président était remonté dans sa voiture après avoir visité un lycée et il est ressorti car des badauds l’appelaient. Il est allé à leur rencontre et c’est là que l’incident s’est produit”, avait indiqué précédemment la préfecture de la Drôme.

France prête $1,5 milliard au soudan

La France va prêter 1,5 milliard de dollars au Soudan pour l’aider à solder son arriéré avec le Fonds monétaire international (FMI), a annoncé lundi, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire.
Selon le ministre français Bruno Le Maire, ce prêt vise à « soulager le Soudan du fardeau de sa dette le plus tôt possible ». Cette annonce intervient quelques heures avant la tenue à Paris d’une Conférence internationale d’appui à la transition soudanaise.

En effet, le président Emmanuel Macron confirmera cet engagement financier de la France à cette occasion, a précisé le ministre, qui s’exprimait dans le cadre du Forum des affaires France-Soudan organisé par l’organisation patronale française Medef, en présence du Premier ministre soudanais Abdallah Hamdok.

Réunis à Paris lundi 17 mai, une quinzaine de dirigeants africains, européens et arabes et des organisations internationales se sont engagés à soutenir la transition politique au Soudan. Des prêts ont notamment été consentis afin de couvrir les arriérés de paiements dus aux bailleurs internationaux et de permettre au pays de se libérer d’une partie de son énorme dette. Une nouvelle étape franchie pour les autorités, quelques mois après le retrait du Soudan de la liste américaine des Etats soutenant le terrorisme.

Mais, si l’étau financier se desserre, les problèmes économiques et sociaux persistent, reconnaît le premier ministre Abdallah Hamdok.

Macron un «mauvais Président»

Si Emmanuel Macron se présentait à la présidentielle, 61% des Français ne voteraient pas pour lui, car autant estiment qu’il est un «mauvais Président», indique un sondage réalisé par BVA.

À un an de la présidentielle, six Français sur 10 (61%) affirment qu’ils ne voteront pas pour Emmanuel Macron au premier tour s’il se représente. Et ce, alors que sa cote de popularité se stabilise à un niveau supérieur que celle de ses prédécesseurs, indique un sondage réalisé par BVA et publié le 23 avril.

Toutefois, 11% des personnes interrogées se sont déclarées prêtes à voter pour Emmanuel Macron dès le premier tour, tandis que 28% ont affirmé qu’elles «pourraient le faire».

Le chef de l’État tombe notamment en disgrâce chez les 35-64 ans (66% de rejets), les ouvriers (69%) et les chômeurs (76%).

Suppression de l’ENA

Président Macron a annoncé ce jeudi 8 avril la suppression prochaine de l’École normale d’administration (ENA) dans le cadre de sa réforme de la haute fonction publique. Symbole de la pensée unique et de la reproduction sociale, elle sera remplacée par l’Institut du service public (ISP), un centre de formatage à grande échelle.
(Image: illustration).

Le Président de la République avait laissé courir cette idée depuis le 25 avril 2019, à l’occasion d’une conférence de presse. Depuis, cet effet d’annonce avait fait couler beaucoup d’encre sans être suivi par des actes concrets, au point qu’on s’était convaincu que cette mesure allait finir dans les oubliettes de l’Élysée. Mais voilà, cette fois c’est officiel, l’ENA va être supprimée.

La prestigieuse Ecole nationale d’administration, qui depuis 1945 fournit au pays ses plus hauts dirigeants, y compris quatre des six derniers présidents, était devenue le symbole d’un entre-soi au pouvoir, « l’énarchie », qui alimente ressentiments et soupçons.

Le 25 avril 2019, Emmanuel Macron avait créé la surprise en annonçant la suppression de l’ENA et la fin des grands corps (Conseil d’État, Cour des Comptes, Inspection des finances, Mines, Ponts etc.). Devant les 600 cadres de la haute administration réunis en visioconférence pour la Convention managériale de l’Etat, il a déclaré jeudi que le nouvel ISP assurerait le socle de formation commun de tous les élèves administrateurs de l’Etat. Qu’ils soient préfets, ambassadeurs, recteurs ou directeurs des administrations et des grands corps.

Comme l’avait expliqué Mediapart dès avril 2019, le projet du chef de l’État relève davantage du coup de bluff que d’une véritable « révolution ». Il s’agit avant tout, pour celui qui affirmait, en 2017, que « l’establishment [avait] essayé de [le] tuer », de s’attaquer à un symbole des élites françaises, pour mieux se démarquer de cette « caste » qu’il dit ne pas aimer, alors même qu’il en est le pur produit. « Les hauts fonctionnaires se sont constitués en caste, et donnent le sentiment de diriger dans l’ombre les affaires du pays », écrivait-il en 2016, dans Révolution (XO Éditions), avant de continuer, dans la lignée de ses prédécesseurs, à placer lesdits hauts fonctionnaires à tous les postes clés du pouvoir, une fois élu.

Erdogan: « Macron est un fardeau… »

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a souhaité que la France “se débarrasse dès que possible” du “problème” Emmanuel Macron, qu’il a qualifié de “fardeau” pour son pays.

“Macron est un fardeau pour la France. Macron et la France traversent actuellement une période très dangereuse. Mon espoir est que la France se débarrasse du problème Macron aussi vite que possible”, a partagé ses pensées Recep Tayyip Erdogan auprès de journalistes à l’issue des prières musulmanes du vendredi.

Interrogé sur ces propos au cours d’une interview avec le média en ligne Brut, Emmanuel Macron a réclamé du “respect”.

“Je ne suis jamais rentré dans la réponse ad hominem. Je crois dans le respect”, a dit le président français. “L’invective entre dirigeants politiques n’est pas la bonne méthode.”

Le président Erdogan a multiplié les invectives contre le président Macron ces derniers mois sur fond de désaccords profonds entre Paris et Ankara sur de nombreux dossiers – conflits en Libye et au Haut-Karabakh, différends territoriaux en Méditerranée orientale et sur tout l’islam en France.

Au sujet du Haut-Karabakh, où l’Azerbaïdjan, appuyé par Ankara, a pu reprendre en novembre des territoires peuplés d’Arméniens au terme de six semaines de conflit, la Turquie accuse la France, qui copréside le groupe de Minsk de OSCE chargée d’une médiation, de ne pas être objective.

Recep Tayyip Erdogan a déclaré vendredi que la France, qui abrite une importante communauté arménienne, ne pouvait plus prétendre au statut de médiateur en raison de son soutien à l’Arménie.

Le président turc a aussi vivement critiqué l’adoption la semaine dernière par le Sénat français d’une résolution pour la reconnaissance d’une république du Haut-Karabakh à la suite de la défaite militaire des séparatistes soutenus par l’Arménie.

“(Le président azerbaïdjanais) Ilham Aliev a donné un conseil aux Français. Qu’a-t-il dit? ‘S’ils aiment tant les Arméniens, alors ils devraient donner Marseille aux Arméniens”. Je formule la même recommandation. S’ils les aiment tant, ils devraient donner Marseille aux Arméniens”, a dit président Erdogan.

Heurts avec les « black blocs »

Plusieurs heurts ont éclaté entre manifestants et forces de l’ordre samedi, le 28 novembre, en marge de la manifestation parisienne contre un article controversé de la proposition de loi “sécurité globale”, et plus largement contre les violences policières après deux affaires récentes où l’attitude des forces de l’ordre a fait polémique.

Le cortège était parti de la place de la République pour rallier celle de la Bastille, dans une atmosphère à grande majorité pacifique, mais quelques éléments masqués, dont des “black blocs”, ont fait usage de la violence.

Certains ont lancé des feux d’artifice sur les forces de l’ordre, installé des barricades, jeté des pierres et incendié du mobilier urbain. Les policiers ont répondu par du gaz lacrymogène et des grenades de désencerclement.

Plusieurs voitures ont été brûlées, ainsi qu’un kiosque à journaux, une brasserie a également été incendiée.

Des milliers de manifestants – militants d’extrême-gauche, écologistes et anti-racistes, gilets jaunes, étudiants, journalistes ou simples citoyens – ont défilé dans la journée notamment à Lille, Strasbourg et Paris derrière des pancartes ou l’on peut lire “Qui nous protège de la police?” ou “Etat d’urgence permanent”.

L’article 24 interdit de filmer des membres des forces de l’ordre dans l’intention de nuire à leur intégrité “physique ou psychique”. Les syndicats de journalistes et les mouvements de défense des droits de l’homme estiment qu’il restreindra la liberté d’expression.

“Le mot qu’on entend tout le temps c’est interdire, et en même temps on n’a plus confiance en la police. Avec la loi ça va être pire. On est tous concernés par ce qui est en train de se passer”, déclare Priscilla, responsable de magasin âgée de 26 ans, venue manifester.

La mobilisation contre cet article a pris un relief nouveau après la violente évacuation de migrants sur la même place de la République, et après la violente interpellation d’un producteur de musique noir par des policiers.

Au cours de la « marche pour les libertés » qui a très rapidement dégénéré, au moins un policier a été violemment lynché par les manifestants. La scène, qui s’est déroulée vers 18 heures, a été filmée par Amar Taoualit, journaliste reporter d’images. Dépassés, une dizaine de policiers dos-à-dos a tenté de quitter un coin chaud de l’émeute. Chargés par les manifestants, les policiers ont alors été contraints de rompre la formation et de se battre au corps à corps. L’un d’entre eux s’est retrouvé isolé, est tombé au sol, et a alors été violemment lynché par les manifestants. Couvert de coups et d’insultes, l’homme a été récupéré in extremis par ses collègues, avant d’être exfiltré hors du dispositif des forces de l’ordre.

Face au tollé suscité par cette dernière affaire, le président de la République Emmanuel Macron a évoqué une agression dont les images “nous font honte”.

Le préfet de police de Paris a écrit pour sa part samedi aux policiers pour les appeler à ne pas s’éloigner de la ligne républicaine.

“Dévier de la ligne républicaine qui nous sert de guide, c’est renier ce que nous sommes, c’est ébranler le pacte de confiance qui nous unit à nos concitoyens, c’est perdre le sens de notre mission”, a-t-il dit dans un courrier relayé via Twitter. “J’attends (…) de chacun d’entre vous qu’il tienne cette ligne jusqu’au bout.”

COVID19: un allègement des restrictions

Emmanuel Macron a annoncé le 24 novembre un allègement en trois étapes des restrictions destinées à enrayer l’épidémie due à la COVID-19 en France, avec la réouverture des commerces dès samedi et un confinement levé pour passer Noël en famille.

“Le retour à la normale ne sera pas pour demain mais nous pouvons maîtriser l’épidémie dans la durée”, a dit le président lors d’une allocution télévisée d’une demi-heure à l’adresse de Français reconfinés depuis le 30 octobre.

Le protocole présidentiel, conditionné à l’amélioration de la situation sanitaire, comporte trois dates : le 28 novembre, qui verra la réouverture des commerces, le 15 décembre avec la perspective des fêtes et le 20 janvier qui pourrait voir les restaurants reprendre du service.

Une campagne de vaccination contre le COVID-19, qui a fait plus de 50.000 morts en France, pourrait commencer “fin décembre début janvier” pour les plus fragiles, sous réserve de la validation d’un vaccin par les autorités sanitaires. “Je ne rendrai pas la vaccination obligatoire”, a précisé le président.

A partir de samedi prochain, la réouverture des commerces et des services à domicile, possible jusqu’à 21h00, coïncidera avec un assouplissement du confinement.

Les déplacements, avec attestation, seront ainsi autorisés dans un rayon de 20 km pour une durée de trois heures et les offices religieux seront possibles dans la limite de 30 personnes.
Librairies, disquaires et bibliothèques pourront de nouveau accueillir le public.

La deuxième étape débutera le 15 décembre. Si le reflux de l’épidémie se confirme, “le confinement pourra être levé” afin de pouvoir passer Noël en famille, a dit Emmanuel Macron.

“J’en appelle à votre sens des responsabilités. Il ne s’agira pas à coup sûr de vacances de Noël comme les autres”, a dit le président, invitant les Français à limiter au maximum le nombre d’adultes présents dans une même pièce au même moment.

Pour les réveillons des 24 et 31 décembre, les rassemblements sur la voie publique ne seront pas tolérés.

Cinémas, théâtres, musées pourront rouvrir mi-décembre dans le cadre de protocoles sanitaires stricts dans la limite du couvre-feu général qui restera en vigueur entre 21h00 et 07h00 du matin.

Pour ce qui est des stations de sports d’hiver, le chef de l’Etat a prévenu qu’il serait “impossible d’envisager une ouverture pour les fêtes” mais plutôt “courant janvier, dans de bonnes conditions”.

La troisième étape commencera le 20 janvier, avec la réouverture possible des bars, restaurants et salles de sports.

Selon Bercy, tous ces établissements fermés administrativement bénéficieront d’un droit d’option entre une aide défiscalisée mensuelle allant jusqu’à 10.000€ ou une indemnisation de 20% du chiffre d’affaires mensuel réalisé à la même période de l’année précédente avec un plafond de 100.000€.

Les lycées, où l’enseignement se fait souvent en demi-classes, pourront rouvrir le 20 janvier avec la totalité des élèves. Il en sera de même 15 jours plus tard dans les universités.

“Nous devons tout faire pour éviter une troisième vague”, a insisté le président.

Pour “casser la chaîne de contamination”, il a demandé au gouvernement et au Parlement de réfléchir à la possibilité “s’assurer de l’isolement des personnes contaminées y compris de manière plus contraignante”. Des personnes qui “seront accompagnées sur le plan sanitaire, matériel, psychologique”.
Pour ce qui est de l’accès au vaccin, qui devrait être possible à partir de la fin décembre, un comité scientifique et un collectif de citoyens seront mis en place.

“La vaccination doit se faire de manière claire, transparente en partageant à chaque étape toutes les informations”, a dit le président, alors qu’une partie des Français se dit réticente à se faire vacciner.
Dans un pays déprimé où “les esprits sont fatigués et les débats s’échauffent”, le chef de l’Etat a invité ses concitoyens à “ne jamais céder au complotisme, à l’obscurantisme, au relativisme”.

“Aujourd’hui, nous tenons ensemble, demain nous vaincrons ensemble”, a-t-il conclu.

COVID19: tolerance au retrour de vacances

Président Macron a annoncé ce mercredi soir, un nouveau confinement à partir de vendredi, le 30 octobre. Une tolérance sera de mise pour les retours de vacances.

Confinés à partir de minuit dans la nuit de jeudi à vendredi (29/10-30/10), pourra-t-on rentrer de vacances ce week-end? Emmanuel Macron a annoncé ce mercredi soir un nouveau confinement qui s’appliquera sur tout le territoire jusqu’au 1 er décembre, afin de faire face au rebond très important de l’épidémie de Covid-19.

Que les vacanciers qui sont partis pour ces vacances de la Toussaint se rassurent : il sera toujours possible de rentrer chez soi jusqu’à dimanche soir (le 1 novembre), marquant la fin des congés scolaires. La rentrée est en effet prévue lundi 2 novembre au niveau national et les écoles resteront ouvertes.

« Il y aura une tolérance durant ce week-end de retours pour que chacune et chacun puisse revenir de son lieu de vacances, pour que les familles puissent s’organiser », a déclaré Emmanuel Macron mercredi soir. Il sera ainsi possible de « se déplacer d’une région à l’autre », ce qu’il ne sera ensuite plus possible de faire dans les semaines suivantes.

Car comme du 17 mars au 11 mai dernier, sortir de chez soi ne sera possible que dans certains cas. Outre un rendez-vous médical ou un déplacement pour se rendre sur son lieu de travail, ces dérogations valent pour « porter assistance à un proche», faire des « courses essentielles » ou prendre l’air à « proximité de son domicile ».
Il faudra, dans tous les cas, se munir d’une attestation de déplacement correctement remplie, comme cela est déjà le cas à partir de 21 heures dans les 54 départements sous couvre-feu depuis samedi dernier.

COVID19: durcissement des mesures

Dans l’attente des annonces d’Emmanuel Macron face à l’accélération de l’épidémie de la COVID-19, la France se préparait mercredi, le 28 octobre, à un durcissement marqué des mesures de restriction de circulation, qui pourraient aller jusqu’à un reconfinement quasi général du pays, avec des conséquences sanitaires, sociales et économiques difficiles à évaluer.

Le président de la République doit présenter à 20h00 (19h00 GMT) les nouvelles mesures décidées pour tenter de freiner la propagation du coronavirus, au terme d’une journée durant laquelle il aura notamment réuni le conseil des ministres et un deuxième conseil de défense sanitaire en 24 heures.

“A l’occasion du Conseil de défense et de sécurité nationale, une nouvelle étape dans notre lutte contre le virus a été décidée sous l’autorité du président de la République”, a déclaré, sans plus de précision, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, à l’issue du conseil des ministres.

Face à l’augmentation exponentielle du nombre de cas d’infection et au risque de saturation des services de réanimation à brève échéance, le gouvernement prépare depuis plusieurs jours l’opinion à “des décisions difficiles”.

Mardi, le Premier ministre, Jean Castex, a réuni l’ensemble des forces politiques mais l’opposition est sortie déçue de ce rendez-vous en l’absence de détails sur les décisions à venir.

Les autorités sanitaires ont fait état mardi soir de 523 décès supplémentaires attribués au COVID-19 en 24 heures, près de deux fois le chiffre annoncé la veille, et de 33.417 nouvelles contaminations contre 26.771 lundi.

Le nombre de personnes actuellement hospitalisées en réanimation s’élève à 2.918, au plus haut depuis début mai, avant la levée du premier confinement.

Selon des sources consultées par Reuters, l’hypothèse privilégiée est celle d’un confinement national de quatre semaines qui pourrait démarrer jeudi soir. Il épargnerait les écoles, les collèges et une partie seulement des commerces.

La perspective d’un nouveau coup d’arrêt à l’activité économique a fait plonger les marchés financiers européens dès l’ouverture et en début d’après-midi, l’indice CAC 40 de la Bourse de Paris perdait 3,41%, au plus bas depuis le 25 mai, tandis que l’euro se dépréciait de plus de 0,6%.

BERCY PRÉPARE DES MESURES POUR “ACCOMPAGNER” L’ÉCONOMIE

“L’objectif principal, c’est la santé publique et nous travaillons actuellement sur toutes les hypothèses. Pour ce qui me concerne, avec Bruno Le Maire, nous préparons les dispositions qui seront nécessaires pour accompagner l’économie selon la nature des décisions prises”, a déclaré Olivier Dussopt, le ministre délégué auprès du ministre de l’Economie en charge des comptes publics, sur Sud Radio.

“Lorsque le pays s’arrête de fonctionner (…), c’est une perte entre deux et 2,5 points de PIB par mois de confinement général”, a-t-il précisé.

Dans les milieux médicaux, de nombreux spécialistes des maladies infectieuses et des épidémies réclament cependant les mesures les plus strictes possibles.

“Il faut prendre des mesures maintenant, et pas trop tard, si l’on attendait encore dix jours par exemple”, a ainsi déclaré Philippe Juvin, chef du services des urgences de l’hôpital Georges-Pompidou de Paris, sur RTL.

“Il y a eu une crise sanitaire, une crise économique, il ne faut pas maintenant qu’il y ait une crise de confiance qui conduise à la désobéissance comme ça a été vu dans d’autres pays”, a-t-il ajouté.

La piste d’un durcissement des mesures visant à obliger les Français à rester chez eux, rappelant le strict confinement décrété deux mois durant au printemps dernier, ne fait pas l’unanimité, y compris parmi les soutiens du chef de l’Etat.

“Je ne me prononce pas pour un reconfinement généralisé”, a ainsi dit François Bayrou, le commissaire au Plan, sur France Inter. “Mon sentiment à moi, c’est qu’on ne peut pas refermer le pays sur lui-même complètement.”

La France est loin d’être le seul grand pays à envisager de nouvelles mesures de restriction de la vie sociale et économique: en Allemagne, selon un projet que Reuters a pu consulter, Angela Merkel envisage entre autres de fermer tous les bars et les restaurants, les salles de sports, les cinémas ou encore les salles de spectacle à partir du 4 novembre.

Macron-Erdogan: contexte très tendu

Le président de la Turquie Recep Tayyip Erdogan s’en est pris une nouvelle fois samedi le 24 octobre à son homologue français en déclarant qu’Emmanuel Macron avait besoin de se faire soigner en raison de son attitude envers les musulmans et l’islam.

“Quel est le problème de cette personne qui s’appelle Macron avec les musulmans et l’islam ? Macron a besoin d’un traitement au niveau mental”, a déclaré le président Erdogan lors d’un congrès régional de son parti à Kayseri, dans le centre de la Turquie.

Le président Erdogan avait déjà condamné au début du mois les propos tenus par Emmanuel Macron au sujet du “séparatisme islamiste”, qu’il avait qualifiés de “provocation” en dénonçant “l’impertinence” de son homologue français.

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