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EI: $10M pour al-Maoula Al-Turkmani

Amir Mohammed Abdel Rahmane al-Maoula al-Salbi, surnommé Abou Omar al-Turkmani, a été identifié par plusieurs services de renseignements comme le successeur d’Abou Bakr al-Baghdadi à la tête d’une organisation terroriste l’État islamique (EI).

En réalité originaire d’une famille de la minorité turkmène d’Irak, Amir Mohammed Abdel Rahmane al-Maoula al-Salbi est l’un des rares non-Arabes dans la direction de Daesh. Il est d’ailleurs surnommé Abou Omar al-Turkmani («le Turkmène»).

Diplômé de l’université de Mossoul, Al-Turkmani aurait rencontré al-Baghdadi en 2004 dans la prison américaine de Bucca en Iraq, alors qu’il avait déjà rejoint le jihad. Lorsque ce dernier prend la tête de la branche irakienne d’Al-Qaïda, qui deviendra Daesh, Abou Omar al-Turkmani l’accompagne. En parallèle des actions terroristes, il jouera à ses côtés un rôle clé dans la persécution des Yazidis à partir de 2014, victimes de massacres, d’esclavage sexuel et d’expulsions.

Peu après la mort de Baghdadi dans une opération américaine en octobre 2019 en Syrie, l’EI avait désigné Abou Ibrahim al-Hachemi al-Qourachi comme nouveau «calife des musulmans». Mais ce nom, et donc son porteur, était inconnu des analystes, certains doutant même de son existence.

En le nommant al-Hashimi al Quraishi, la propagande jihadiste cherchait à en faire un leader d’origine arabe, mais surtout descendant du prophète. Cela afin de laisser entrevoir le rétablissement du «califat» (2014), que seul un Arabe peut diriger, selon le dogme islamique.

Alors qu’il cherche à réorganiser l’organisation, en s’appuyant sur plusieurs milliers de jihadistes toujours opérationnels en Irak et en Syrie, Amir Mohamad Abdel Rahmane al-Maoula al-Salbi a été placé depuis août 2019 sur la liste des «terroristes les plus recherchés» par les Etats-Unis. Ils offrent jusqu’à $10 million pour des informations permettant de le capturer.

Ce qui ne l’empêche pas d’avoir occupé des responsabilités importantes dans le groupe terroriste. Selon the Guardian, qui cite des responsables de deux services de renseignement non précisés, il est même «considéré comme l’un de ses idéologues».

Les disparitions successives des leaders de l’EI lui permettront ensuite de continuer son ascension, jusqu’à en prendre la direction à la suite d’al-Baghdadi.

EI revendique l’accident au Mali

La branche ouest-africaine du groupe Etat islamique (EI), l’Etat islamique-Province d’Afrique de l’Ouest (ISWAP), affirme avoir provoqué l’accident qui a coûté la vie il y a trois jours à 13 soldats de l’opération Barkhane au Mali. 

Cette revendication, rapportée par SITE Intel Group – un organisme américain qui suit l’activité de l’extrémisme islamiste – n’est étayée d’aucun élément de preuve.

 Le groupe ISWAP déclare que les deux hélicoptères impliqués dans la collision mortelle se sont percutés alors que l’un d’eux était pris sous le feu de ses combattants. Les 13 soldats à bord des deux appareils n’ont pas survécu. 

https://twitter.com/le_parisien/status/1199337967283658754?s=21

La France a annoncé la mort de 13 de ses soldats dans une collision “vraisemblablement accidentelle” entre un hélicoptère de combat Tigre et un hélicoptère de transport Cougar, qui étaient en appui, par nuit noire et à basse altitude, de commandos au sol traquant des combattants djihadistes armés.

L’Etat islamique a nouveau chef de guerre

L’Etat islamique (EI) a confirmé la mort de son chef Abou Bakr al Baghdadi et annoncé la nomination de son successeur, Abi Ibrahim al Hashemi al Qourashi. 

https://twitter.com/rita_katz/status/1189924858571952128?s=21

L’organisation terroriste a fait cette annonce via son organe de communication Amaq quatre jours après l’annonce, par les Etats-Unis, de la mort d’Abou Bakr al Baghdadi, qui avait proclamé le califat le 29 juin 2014. 

https://twitter.com/afpfr/status/1189991931968921602?s=21

Le dirigeant de l’EI a été tué lors d’un raid militaire américain dans le nord-ouest de la Syrie, selon le récit qu’en a fait Président Trump.

Al Baghdadi: images d’opération antiterroriste

Le département américain de la Défense a publié les images du raid militaire mené le week-end dernier en Syrie qui a abouti à la mort du chef du groupe Etat islamique (EI), Abou Bakr al Baghdadi, prévenant que le groupe djihadiste pourrait tenter de mener une attaque en représailles. 

https://twitter.com/thehill/status/1189958726473658369?s=21

Les images aériennes, en noir et blanc et granuleuses, montrent les forces spéciales américaines se rapprocher du complexe dans lequel Baghdadi se trouvait, pendant qu’un avion américain faisait feu sur des combattants situés à proximité du bâtiment. 

https://twitter.com/thehill/status/1189958726473658369?s=21

Une autre vidéo, la plus spectaculaire, montre un épais nuage de fumée noire s’élever du sol après que les bombes américaines ont rasé le complexe.

Le général Kenneth McKenzie, à la tête du commandement central américain qui supervise les troupes déployées au Moyen-Orient, a déclaré que la destruction du bâtiment avait en partie pour but “de s’assurer que celui-ci ne serait pas un sanctuaire ni mémorable sous aucune forme”.

Djihad: retour des combattants français et familles

Le dernier bastion de l’Etat islamique (EI) est tombé. Quelle est la situation sur place, alors que de nombreux djihadistes français sont détenus dans des prisons comme dans des camps ? Gwendoline Idelon, analyste pour le Centre d’Analyse du Terrorisme (CAT), décrit ce qu’elle a vu en se rendant dans le nord de la Syrie.

Dans quel état est le nord-est de la Syrie, cette région contrôlée par les forces kurdes?  Gwendoline Idelon décrit ce qu’elle a vu en se rendant dans le nord de la Syrie, et ce qu’elle a pu apprendre en rencontrant sur place magistrats, diplomates et chefs militaires. 

« Nous avons pu rapidement nous rendre compte que l’Etat Islamique n’avait pas disparu du nord-est syrien », explique-t-elle. « Le retour au calme est loin d’être acquis. Depuis mars, on a enregistré près de 400 attaques terroristes dans le nord est syrien. A Raqqa, détruite à plus de 80%, le climat de tension est encore palpable. Les forces kurdes se tiennent en périphérie de la ville, pour éviter les heurts avec la population arabe qui y vit, pour la plupart sympathisant de l’idéologie de l’EI. »

« Il est impératif pour nous que ces djihadistes français soient rapatriés parce que l’on pense qu’il n’est pas concevable pour les victimes du terrorisme que des individus potentiellement impliqués dans des attentats en France, et il y en a plusieurs, échappent à la justice de ce pays », souligne Gwendoline Idelon.

« Ils doivent répondre de leurs actes ici, en France. Il y a un réel risque de fragmentation de la menace. Actuellement, 400 terroristes français sont détenus. C’est autant de revenants sur le territoire national. Mais il y encore 300 djihadistes français qui sont sur le territoire syrien, mais non détenus. D’autres ont réussi à gagner des zones de combat en Afghanistan et en Libye Ils sont en train de se disperser ; c’est maintenant qu’il faut agir, ou l’on va perdre totalement le contrôle sur ces individus. Et rien ne les empêchera de revenir en France pour perpétrer des attaques » Idelon a résumé.

Etudiant de Lyon allégeance à Abou Bakr al-Baghdadi

L’auteur présumé de l’attentat au colis piégé à Lyon, qui a fait 13 blessés, a reconnu avoir fait allégeance à l’Etat islamique (EI), selon la source judiciaire.

Mohamed Hachem M., étudiant algérien de 24 ans, est en garde à vue depuis le 27 mai, ainsi que son frère cadet. Leur gardes à vue se poursuivaient jeudi après-midi, a annoncé le parquet de Paris.

Celle de leurs parents a en revanche été levée en début d’après-midi en l’absence d’élément les incriminant à ce stade, a précisé le parquet, dont la section anti-terroriste s’était saisie de cette affaire.

Mohamed Hachem M., venu en France poursuivre ses études en informatique, n’avait pas obtenu le visa nécessaire et était en situation irrégulière. Mais il était jusqu’ici inconnu des services de police et de justice.

 

 

Iraq: Trois français condamnés à mort

Trois français membres de Daech condamnés à mort en Iraq.

Kévin Gonot, Léonard Lopez et Salim Machou – ils font partie des 12 français transférés en Iraq pour y être jugés.

Détails à suivre…

Lauréats du prix Nobel de la paix contre les violences sexuelles

Le gynécologue Denis Mukwege, qui soigne les victimes de violences sexuelles en République démocratique du Congo, et l’Irakienne Nadia Mourad, militante des droits de l’homme réduite en esclavage sexuel par l’Etat islamique, ont été déclarés  lauréats du prix Nobel de la paix.

Le comité Nobel norvégien leur a décerné ce prix pour leurs actions visant à mettre fin à l’utilisation de la violence sexuelle comme arme de guerre.

« La contribution des deux lauréats a été essentielle pour attirer l’attention sur ces crimes de guerre et pour qu’ils soient combattus », a déclaré le comité Nobel.

Chacun d’eux a, “à sa manière, contribué à donner une plus grande visibilité aux violences sexuelles commises en temps de guerre, de sorte que les auteurs de ces actes puissent être tenus pour responsables de leurs actes.”

Denis Mukwege, 63 ans, dirige l’hôpital Panzi de Bukavu, dans l’est de la RDC. Ouvert en 1999, cet hôpital accueille chaque année plusieurs milliers de femmes, dont beaucoup doivent subir une intervention chirurgicale à la suite de violences sexuelles.

Migrants fiche S venant du Proche-Orient

Les autorités françaises ont entrepris de repasser au crible des demandeurs d’asile susceptibles d’être venus du Proche-Orient en 2016 en même temps qu’un iraquien soupçonné d’avoir été un cadre de l’organisation Etat islamique (EI), mis en examen et écroué en mars dernier, a déclaré le ministre de l’Intérieur.

Le cas d’Ahmed H., 33 ans, arrêté dans le Calvados début mars, illustre une des questions qui hantent les gouvernements et les services de renseignements européens : des extrémistes islamistes susceptibles de commettre des attentats en Europe se sont-ils mêlés aux flux de migrants venant du Proche-Orient ?

Cela a semble-t-il été le cas de plusieurs membres des commandos qui ont tué 130 personnes et en ont blessées plus de 400 le 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis.

Gérard Collomb a déclaré à des journalistes, en marge d’un déplacement en Dordogne, qu’Ahmed H. avait été surveillé par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) tout de suite après qu’il ait obtenu le statut de réfugié, en 2017.

 

 

L’Etat Islamique revendique l’attaque au couteau

L’attaque a eu lieu autour de 21 heures dans le IIe arrondissement, près de l’Opéra, en plein cœur de la capitale, dans un quartier de bars, restaurants et théâtres très fréquenté le samedi (13/05/2018) soir. Un homme armé d’un couteau tué une personne.. Les terroristes de Daech ont revendiqué l’attaque au couteau survenue ce soir à Paris, qui a fait au moins un mort et plusieurs blessés, indiquent des médias.

Un homme s’est fait tirer dessus, autour de 21h, samedi 12 mai, dans le 2e arrondissement de Paris, après avoir blessé plusieurs passants à coups de couteau. Deux personnes sont mortes, dont l’assaillant. Le parquet antiterroriste a été saisi, tandis que l’organisation Etat islamique a revendiqué l’attaque.

« A ce stade et sur la foi d’une part de témoignages faisant état du fait que l’agresseur a crié « Allahou akbar » en attaquant les passants au couteau, compte tenu du mode opératoire, nous avons saisi la section antiterroriste du parquet de Paris sous la qualification d’association de malfaiteurs terroristes pour préparer la commission de crimes d’atteintes aux personnes et sous la qualification d’assassinat et tentatives d’assassinat sur personnes dépositaires de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste », – a dit le procureur de Paris François Molins.

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