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La scolarisation obligatoire des enfants de trois ans

En ouverture des Assises de la maternelle, mardi matin à Paris, le président de la République Emmanuel Macron a déclaré la scolarisation obligatoire des enfants dès l’âge de 3 ans, au lieu de 6 ans d’aujourd’hui.

Une annonce qui n’est pas uniquement symbolique, car la proportion d’enfants scolarisés en maternelle, quoique très forte, a tendance à baisser depuis 2000. Si presque 100 % des enfants de 5 ans fréquentent l’école maternelle, seuls 97 % des enfants de 3 ans et 99 % de ceux qui sont âgés de 4 ans y sont inscrits. Cela signifie que de 20.000 à 30.000 enfants ne sont pas scolarisés chaque année, notamment parce que les parents qui ne travaillent pas préfèrent parfois les garder à la maison.

Le téléphone portable sera interdit dans les écoles

Les téléphones portables seront (GSM) seront interdits dans les écoles et les collèges à partir de la rentrée 2018 pour les élèves, a confirmé dimanche le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer.

“Est-ce qu’on va interdire les téléphones portables à l’école et au collège ? Réponse : oui”, a-t-il dit lors du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro. Prié de donner une date pour l’entrée en vigueur de l’interdiction, il a répondu : “A la rentrée 2018”.

Le ministre de l’Education nationale avait déjà indiqué en septembre qu’il souhaitait interdire les portables à l’école, une mesure qui figurait dans le programme électoral d’Emmanuel Macron, évoquant alors la possibilité d’installer des “casiers qui ferment” pour les déposer.

”Nous sommes en train de travailler sur cette question pour les modalités, a-t-il indiqué dimanche.

Radicalisation dans école maternelle

À l’heure où des signes de radicalisation ont été signalés dans une école maternelle en Flandre Orientale (Belgique), les établissements scolaires peinent toujours à faire face à la radicalisation. Et pour cause: il s’agit phénomène complexe et polymorphe auquel seule une réponse individualisée peut être apportée.

Tous les experts qui se frottent à la radicalisation au quotidien s’accordent à le dire: chaque cas nécessite une approche individualisée. Aucune grille de lecture ne permet de déceler avec certitude des cas de radicalisation. L’école n’échappe pas au phénomène et pour y répondre, les initiatives sont nombreuses. Certaines ASBL agréées fournissent aux établissements scolaires des formations en vue d’habiliter les enseignants à déceler et combattre ce phénomène (encadré ci-dessous). D’autres élaborent des activités culturelles ou des supports audiovisuels (films, documentaires, pièces de théâtres, etc.) ou soutiennent des projets de sensibilisation et de prévention.

Dans tous les cas, l’action des pouvoirs publics vise à renforcer leurs résistances morales aux dangers de ces radicalismes violents et à assurer leur éducation citoyenne.

Contacts de deuxième ligne mobilisés à la demande d’une école, les équipes mobiles de Direction générale de l’enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles agissent au «cas par cas». Cette unité sert principalement, d’après sa directrice générale adjointe Anne Hellemans, «à outiller l’administration à garder contact avec l’enfant, à créer du lien entre l’école et la famille». «Notre réponse différera si l’élève est en partance pour la Syrie ou s’il présente des premiers signes de radicalisation», martèle notre interlocuteur.

En étroite collaboration avec les équipes éducatives des différents établissements scolaires, ses agents analysent les inquiétudes. Si elles se révèlent fondées, elles sont transmises aux autorités policières ou d’aide à la jeunesse. Mais dans tous les cas, la priorité consiste à conserver le jeune dans le système scolaire. «Ceux qui s’intéressent à la problématique savent qu’elle est étroitement liée aux ruptures (familiale, sociétale, etc.). Donc on doit absolument éviter la rupture scolaire au risque de perdre définitivement l’enfant.»

Malgré cette armada de dispositifs pédagogiques et de personnes-ressources disponibles pour épauler les enseignants, la plupart d’entre eux se disent mal informés de leur existence et démunis face aux élèves qui empruntent la voie d’un radicalisme religieux, qui rappelons-le, n’est pas un délit synonyme d’emprisonnement.