Archives des étiquettes : droit de l’homme

Macron: les vœux aux Français

À 20h, le président de la République a pris la parole pour célébrer la nouvelle année, qui « sera peut-être la fin de l’épidémie ». « Résolument optimiste », le chef d’État a toutefois indiqué que « les semaines à venir seront difficiles ». En nuançant tout de même : « Nous avons pour nous l’arme du vaccin […] et donc de vraies raison d’espérer. […] C’est pour cela qu’une nouvelle fois, j’en appelle au cinq millions de non-vaccinés : faites ce geste simple ».

Outre la pandémie, Emmanuel Macron a évoqué la présidence française de l’Union européenne, qui vient de débuter, la bonne forme de l’économie hexagonale ou encore l’élection présidentielle à venir. Il n’a d’ailleurs pas profité de ses vœux pour annoncer sa candidature.

Mais c’est bel et bien une phrase sur la vaccination qui a interpellé plus d’un téléspectateur. « La vaccination est notre plus sûr atout. […] les devoirs passent devant les droits », a-t-il proclamé. Et c’est bien la deuxième partie de cette phrase qui fait polémique sur les réseaux sociaux. « Ce soir, Macron nous fait de l’ancien régime », lance un internaute. Avant d’ajouter : « Jamais notre République n’acceptera cela. JAMAIS ! »

« Tu dérapes là », écrit un autre sur Twitter. Autre exemple de Twitto mécontent : « Si ça ce n’est pas une dérive autoritaire, je veux bien savoir ce que c’est ».

Suisses votent pour le pass sanitaire

28.11.2021 En pleine cinquième vague, les Suisses ont dit « oui » à la loi Covid ayant permis d’instaurer le pass sanitaire, selon les premières estimations publiées dimanche le 28 novembre, par l’institut de sondage gfs.bern.

Les opposants au pass sanitaire, qui avaient lancé le référendum, auraient donc sans surprise perdu le scrutin, les sondages réalisés avant le référendum ayant toujours donné une nette majorité au camp du oui. Seul le parti de la droite populiste UDC, première formation politique du pays, avait appelé à voter contre la loi.

Les opposants au pass sanitaire, qui avaient lancé le référendum, auraient donc sans surprise perdu le scrutin, les sondages réalisés avant le référendum ayant toujours donné une nette majorité au camp du oui. Seul le parti de la droite populiste UDC, première formation politique du pays, avait appelé à voter contre la loi.

Selon les premières projections chiffrées de l’institut de sondage gfs.bern, la loi a été acceptée à 63%, avec une marge d’erreur de 3 points.

Ce référendum, qui avait été lancé par les antipass, intervient alors que le nouveau variant Omicron détecté par l’Afrique du Sud et qualifié de « préoccupant » par l’Organisation mondiale de la santé, a replongé la planète en état d’alerte.

Signe des tensions inhabituelles en Suisse, la police a élevé un grillage devant le siège du gouvernement et du parlement à Berne, en prévision de manifestations dans la journée.

De nombreux politiciens, y compris le ministre de la Santé Alain Berset, qui depuis deux ans en est venu à incarner la lutte contre le Covid dans le pays alpin, ont été menacés de mort et sont désormais placés sous protection policière.

Les Suisses ont également dit oui à 61% à une initiative populaire sur les soins infirmiers qui demande à la Confédération de garantir une « rémunération appropriée » des prestations de soin. Une majorité des cantons doit aussi approuver pour qu’elle passe.

Ces deux votes interviennent alors que la Suisse connaît comme d’autres pays une flambée des infections depuis la mi-octobre.

Mais contrairement à d’autres pays dans le même cas, le gouvernement a refusé pour l’instant de durcir les mesures de lutte au plan national, faisant valoir que l’occupation des lits de soins intensifs par des patients Covid était relativement faible à ce jour (20%).

Royaume-Uni: distance de Cour européenne des droits de l’Homme

Londres souhaite prendre davantage de distance avec le continent. Le ministre britannique de la Justice, Dominic Raab, a déclaré, dimanche 17 octobre, vouloir empêcher la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) de « lui donner des ordres ». La loi britannique stipule actuellement que les juges doivent prendre en compte les décisions de la CEDH. Une situation que le gouvernement britannique entend changer.

« Je ne pense pas que ce soit le travail de la Cour européenne de Strasbourg de nous donner des ordres sur des choses comme le NHS [service public de santé], notre protection sociale ou nos forces de police », a déclaré dans une interview au Sunday Telegraph le ministre, qui avait défendu avec ardeur le Brexit. Ces services publics devraient être régis par des « parlementaires élus » plutôt que par une « législation judiciaire », selon lui.

Droits de l’homme et Islam radical

Dr Pierre-Emmanuel Thomann, géopolitologue Alors que la victoire militaire contre l’Etat islamique en Syrie vient d’être annoncée par les gouvernements européens et américains après la chute de son dernier territoire en Syrie, on oublie que cette guerre comprend une autre dimension géopolitique bien plus importante. Cette guerre est avant tout  un conflit global entre l’islam radical et politique et le modèle de civilisation occidental, tous deux caractérisés par différent variantes. Ce conflit perdure car l’idéologie à la racine de l’Etat islamique est encore vivace et sévit déjà sur d’autre territoires, comme, en Libye, au Sahel, en Afghanistan mais aussi en Europe.   

Ce confit global mélange ainsi des éléments de guerre classique, comme la guerre contre l’Etat Islamique, mais aussi  la guerre des idéologies sur les territoires mettant en scène des représentations rivales, l’islam radical et politique contre l' »Occident » pour le contrôle des populations, au Moyen Orient mais aussi en Europe. On pourrait ainsi qualifier cette guerre de conflit de civilisation entre l’Islam politique et radical et la civilisation européenne dans ses composantes organiques et culturelle.  L’enjeu est la conquête du territoire et des populations qui y vivent et les deux idéologies s’entrechoquent  sur différents théâtres, les territoires nationaux, européens, mondiaux et le cyber espace. D’un côté, il s’agit de faire prévaloir en Europe, les valeurs européennes, mais aussi le respect de ses coutumes, cultures et traditions, face à un prosélytisme islamiste qui voit l’Europe comme une terre de conquête pour s’attirer de nouvelles loyautés dans les populations au moyen de la propagande et la violence. L’immigration de masse vers l’Europe en provenance des pays à risques augmente mécaniquement les risques et constitue une bombe à retardement géopolitique au sein des sociétés face au prosélytisme islamiste  

Ce conflit dans sa dimension civilisationelle est bien plus difficile à gagner, car la marge de manœuvre des Européens est réduite par la vision très idéologique des droits de l’homme et de la protection des minorités qui s’est imposée dans le projet européen, notamment avec la   jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme, qui interprète la Convention européenne des droit de l’homme.

Marc Bossuyt, professeur émérite à l’Université d’Anvers et ancien président de la Cour constitutionnelle de Belgique, a ainsi critiqué les arrêts de la cour européenne des droits de l’homme dans le domaine de l’immigration et des extraditions, y compris lorsque des personnes suspectées de terrorisme sont en cause, car elles favorisent dans certains cas le respect des droits fondamentaux au détriment de la sécurité nationale. Les failles juridiques sont instrumentalisées par les islamistes et leurs soutiens     

Pour gagner le volet civilisationel de cette guerre, les Etats européens devront agir avec plus de fermeté et exiger une réforme de la Convention européenne des droits de l’Homme qui a été élaborée temps de paix alors que nous visons une situation exceptionnelle. Ce changement de posture exige évidemment au préalable une mutation idéologique et politique au sein des nations afin de s’éloigner du modèle de la société ultralibérale ouverte à tous les flux et contrer  l’affaiblissement démographique qui affaiblit la civilisation européenne.

 

 

 

Une tentative d’assassinat d’un journaliste azéri à Toulouse

Un journaliste azéri, réfugié à Toulouse avec sa famille depuis 2010, a été visé vendredi (30.03.2018) matin par des coups de feu à Colomiers,, commune limitrophe de Toulouse (Haute-Garonne), vers 9 heures. Rahim Namazov était accompagné de sa femme qui a été touchée par les tirs et est décédée.

Le couple était en voiture quand il a été pris pour cible par sept coups de feu. Le journaliste a été touché par un tir dans le dos. Son pronostic vital est engagé. Selon le parquet de Toulouse qui a été saisi, « la femme du journaliste a été atteinte d’une balle dans la tête ». La police judiciaire est chargée de l’enquête sur cette fusillade.

Rahim Namazov a été expulsé de son pays, l’Azerbaïdjan où il était emprisonné et menacé de mort.