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Internet menacé par surveillance autoritaire

Symbole d’une globalisation sans limite, moteur d’une démocratisation accélérée, l’internet a nourri les plus grands espoirs de liberté. Or aujourd’hui, cette liberté recule. Il suffit de constater les mesures envisagées par le parlement russe –  Douma – devant permettre de débrancher le réseau internet national du monde extérieur.

Ces jours-ci, l’Inde du premier ministre Narendra Modi veut obliger les Facebook, Google, Twitter voire TikTok à installer des outils de contrôle pour bloquer des informations qu’elle juge « illégales ». Elle envisage de sommer de retirer des contenus susceptibles d’inciter à la haine, de violer la sphère privée.

« C’est extrêmement inquiétant. Nous allons attaquer ces mesures devant la justice quitte à monter à la Cour suprême. On est en train d’introduire un système de surveillance autoritaire à la chinoise. Cela peut provoquer des dommages considérables à la capacité d’innovation de l’Inde», Directeur de l’Internet Freedom Foundation à New Delhi, Apar Gupta confie au Temps.

Le Drian réclame un accès immédiat de l’OIAC à Douma

Le ministre français des Affaires étrangères a exhorté vendredi (20/04/2018) la Russie et la Syrie à accorder un accès “complet” et “immédiat” à l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) pour la laisser mener son enquête sur le site de l’attaque chimique présumée du 7 avril à Douma.

Le travail de la mission de l’OIAC dans la ville syrienne de Douma a été reporté à cause d’un échange de tirs survenu dans cette ville, relate mercredi (18/04/2018) l’agence Reuters.

“A cette heure, les enquêteurs de l’OIAC n’ont toujours pas accès au site de l’attaque chimique de Douma”, déclare Jean-Yves Le Drian dans un communiqué. “Or, la mission de l’OIAC a pour mission d’établir si une attaque chimique a bien eu lieu et de dire quelle est la nature de l’agent chimique utilisé.”

“Cette obstruction nuit évidemment à la qualité de l’enquête. Il est vraisemblable que cette attitude vise à faire disparaître les preuves et les éléments matériels liés à l’attaque chimique sur le site même où elle s’est produite.”

Il réclame “un accès complet, immédiat et sans entrave” pour les enquêteurs de l’OIAC.

Le groupe extrémiste Jaysh al-Islam a accusé les forces gouvernementales syriennes d’avoir eu recours le 7 avril 2018 à des armes chimiques contre un hôpital de Douma, dans la Ghouta orientale. Les États-Unis se sont alignés sur ces accusations. Le lendemain, la diplomatie russe a qualifié d’«intox» ces informations.

 

 

Macron: les frappes contre la Syrie « possible »

La France a la preuve que le régime syrien a eu recours à l’arme chimique à Douma, dans la Ghouta orientale, et décidera d’une éventuelle action militaire, en coordination avec les Etats-Unis, une fois que toutes les informations auront été vérifiées, a déclaré jeudi Emmanuel Macron.

Le chef de l’Etat, lors d’une interview sur TF1 et LCI, s’est placé avec prudence dans une perspective militaire en soulignant que l’”objectif de guerre” de la France en Syrie restait la lutte contre le groupe Etat islamique (EI) et qu’elle ne laisserait “en aucun une escalade se faire”.

Mardi (10/04/2018), lors d’une conférence de presse à Paris au côté du prince héritier d’Arabie saoudite, Emmanuel Macron avait affirmé qu’une décision quant à de possibles frappes contre les “capacités chimiques” de la Syrie serait annoncée “dans les prochains jours”.

“Nous aurons des décisions à prendre en temps voulu, quand nous le jugerons le plus utile et le plus efficace”, a-t-il tempéré jeudi, entretenant l’incertitude sur la nature et le calendrier d’une riposte à l’attaque présumée chimique du 7 avril.