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Belgique: le bilan des inondations

Le bilan des inondations meurtrières qui ont frappé la Belgique en fin de semaine dernière s’alourdit encore ce dimanche: on dénombre désormais 31 morts et 163 personnes sont toujours présumées portées disparues, selon un nouveau bilan du centre de crise. Un bilan qui risque encore de s’alourdir dans les prochaines heures.

Le centre de crise encourage par ailleurs les citoyens qui n’ont pas encore eu de contacts avec leurs proches à se signaler le plus rapidement possible aux services de secours. « Si vous êtes sans nouvelles d’un proche, nous vous invitons à prendre contact avec votre zone de police locale qui rassemble les informations sur les personnes disparues », indiquent les autorités.

À l’heure actuelle, le danger n’est plus imminent dans les zones touchées. Les opérations de sauvetage sont terminées mais des opérations de recherche sont toujours en cours dans un certain nombre de zones, ajoutent-elles en soulignant que « les importants travaux de nettoyage et l’estimation des dégâts matériels sont maintenant au centre des préoccupations ».

Le centre de crise avance par ailleurs une série de conseils pour les sinistrés qui voudraient rentrer chez eux. «N’entrez que si la lumière du jour est suffisante; portez des bottes en caoutchouc s’il y a plus de 5 cm d’eau afin d’éviter les risques d’électrocution ou de coupures et quittez les lieux si vous sentez une odeur de gaz», explique-t-il.

Les autorités rappellent enfin le numéro d’information gratuit 1771 pour les questions sur les démarches à entreprendre et assurent que le moyen le plus simple d’aider reste d’effectuer un don sur le compte de la Croix-Rouge BE70 0000 0000 2525 ou de s’inscrire sur la plateforme des volontaires de crise de la Croix-Rouge.

Ceuta: la crise migratoire

Il y a quelques jours, alors que des milliers de personnes ont afflué jusqu’à l’enclave espagnole de Ceuta, un migrant originaire du Sénégal a été réconforté par une aide bénévole venue apporter son soutien. Les images de leur accolade ont fait le tour de la toile en seulement 24 heures.

Sur la vidéo, Luna Reyes, qui oeuvre pour la Croix-Rouge, n’hésite pas à prendre l’homme dans ses bras et le serrer contre elle. Après un périple éprouvant au péril de sa vie, ce dernier avait réussi à rejoindre la plage de Tarajal.

Désorienté, le jeune migrant a pu être rassuré le temps de quelques minutes, grâce à l’accueil de la jeune femme, qui lui a notamment apporté de l’eau. «Il pleurait, je lui ai tendu la main et il m’a serré dans ses bras. Il s’est accroché à moi. Cette étreinte a été sa bouée de sauvetage» a-t-elle témoigné.

Une nouvelle crise migratoire au flanc méridional de l’Europe ? La montée de la tension à Ceuta a de quoi alarmer. Sous l’œil passif de la police marocaine, près de 8 000 Marocains, souvent très jeunes, ont réussi à se glisser en début de semaine à l’intérieur de l’enclave espagnole sur la côte septentrionale du royaume chérifien. Si la pression semblait s’être dissipée, jeudi 20 mai, après l’expulsion de 5 600 de ces migrants vers le Maroc, cet épisode va marquer durablement les relations entre Rabat et Madrid et, au-delà, Bruxelles.

L’attitude de Rabat constitue un fâcheux précédent. L’origine de la crise est connue : Rabat a vécu comme un geste d’inimitié inacceptable l’hospitalisation sur le sol espagnol de Brahim Ghali, le chef suprême du Front Polisario, mouvement séparatiste luttant pour l’indépendance du Sahara occidental. L’argument « humanitaire » mis en avant par Madrid a été jugé irrecevable à Rabat, qui avait promis que cette décision aurait des « conséquences » : elles sont venues sous la forme de la vague migratoire orchestrée vers Ceuta.