Archives des étiquettes : croisière

MSC: World Europa paquebot au gaz

19.06.2022 Le paquebot MSC World Europa de retour de mer, ce samedi 18 juin à Saint-Nazaire. C’est un peu avant 20 h que le géant de 333 mètres de l’armateur italo-suisse, fidèle client des chantiers de l’Atlantique, s’est présenté dans l’estuaire avant la manœuvre d’entrée toujours millimétrée dans la forme C de l’entreprise.

Cette mini-croisière d’essais en mer avec 500 techniciens, membres d’équipage et d’organismes de contrôle revêtait une importance particulière pour ce premier paquebot propulsé au gaz naturel liquifié. C’est du reste ce carburant moins polluant que le fuel lourd qui sera désormais majoritaire dans la conception de ces navires.

Ce nouveau géant aura la particularité d’être le premier paquebot au gaz naturel liquéfié (GNL) construit aux Chantiers de l’Atlantique. Mais d’autres suivront dès 2023, comme MSC Euribia, dernier navire de la classe Meraviglia, lui aussi équipé au GNL. Ce procédé réduit les émissions de polluants atmosphériques locaux : 99 % des oxydes de soufre, 85 % des oxydes d’azote et de 25 % les émissions de CO2.

MSC World Europa sera livré à l’armateur italo-suisse en octobre 2022. Le navire partira ensuite pour des croisières dans le golfe Persique entre Dubaï (port d’attache), Abu Dhabi et le Qatar.

Venice: croisières sous le feu des critiques

Après 17 mois d’interruption pour cause de pandémie, un premier navire de croisière a levé les amarres samedi à Venise, réveillant la polémique entre partisans et opposants à la présence de ces monstres des mers dans la célèbre lagune italienne.

Les deux camps ont manifesté chacun de leur côté pour défendre leurs positions: alors que l’énorme silhouette du MSC Orchestra se profilait au large de la place Saint-Marc, des manifestants brandissant des banderoles « Non aux navires de croisière » ont crié leur opposition à bord de petites embarcations à moteur.

Les défenseurs de l’environnement et du patrimoine culturel accusent les grosses vagues engendrées par ces navires, longs de plusieurs centaines de mètres et hauts de plusieurs étages, d’éroder les fondations des immeubles de la Sérénissime, inscrite au patrimoine de l’Unesco, et de mettre en péril le fragile écosystème de sa lagune.

Les partisans des bateaux de croisière mettent de leur côté en avant les nombreux emplois que leur présence génère pour Venise, dont l’économie vit essentiellement du tourisme, ce qui l’a particulièrement affectée durant la pandémie.

Le MSC Orchestra, arrivé vide jeudi, le 3 juin, en provenance du port grec du Pirée, est reparti avec environ 650 passagers, qui ont dû présenter un test négatif datant de moins de quatre jours et se soumettre à un nouveau test pour pouvoir embarquer.

Le gouvernement du premier ministre italien Mario Draghi s’est engagé ce printemps à sortir les navires de croisière de la lagune de Venise, mais atteindre cet objectif prendra du temps. Même une solution provisoire détournant les plus gros navires du canal de la Giudecca n’est pas probable avant l’année prochaine. Débarrasser le lagon des navires, qui mesurent plus de 250 mètres de long et pèsent plus de 90 000 tonnes, pourrait prendre des années.

Venise est devenue l’une des destinations de croisière les plus importantes au monde au cours des deux dernières décennies, et en 2019 a servi d’escale lucrative pour 667 navires de croisière transportant près de 700 000 passagers, selon l’association Cruise Lines International (CLIA).