Archives des étiquettes : COVID19

Jean Castex le nouveau Premier ministre

L’organisateur de la stratégie de déconfinement en France, Jean Castex, 55, a été choisi le 3 juillet par Emmanuel Macron pour succéder à Edouard Philippe au poste de Premier ministre.

“Le président de la République a nommé M. Jean Castex Premier ministre, et l’a chargé de former un gouvernement”, a annoncé l’Elysée dans un communiqué.

L’énarque et diplômé de droit public, également élu local, aura la lourde tâche de conduire la France sur un “nouveau chemin” voulu par le président de la République dans la perspective de la présidentielle de 2022, tout en étant lui-même une incarnation de “l’ancien monde”.

Jean Castex a été secrétaire général adjoint de l’Elysée lors de la présidence de Nicolas Sarkozy.

Les choses sont allées très vite vendredi matin, lendemain de l’annonce par Emmanuel Macron d’un remaniement de l’exécutif en vue de l’élection présidentielle de 2022.

L’Elysée a annoncé la démission d’Edouard Philippe avant de dévoiler, à peine trois heures plus tard, le nom de son successeur.

A deux ans de la présidentielle de 2022, le nouveau gouvernement devra “mettre en oeuvre la nouvelle étape du quinquennat, le projet de reconstruction sociale, économique, environnementale et locale dont le président a exposé les grandes orientations lors de son allocution du 14 juin et qui s’est précisée au cours du cycle de consultations approfondies conduit au cours des dernières semaines”, indiquait-on à l’ELysée dans la matinée.

Lagarde: le pire a «probablement passé»

La zone euro a “probablement passé” le pire de la crise économique provoquée par la pandémie de coronavirus même si la prudence s’impose, a déclaré vendredi Christine Lagarde, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE).

“Nous avons probablement passé le point bas, je dis cela avec une certaine appréhension car, bien sûr, une deuxième vague grave est possible”, a-t-elle déclaré lors d’un débat en ligne.

Tour Eiffel rouvert pour les visiteurs

La Tour Eiffel, fermé aux visiteurs depuis le 13 mars en raison de la pandémie liée à la COVID-19, a rouvert ce jeudi 25 juin après sa plus longue fermeture depuis la Seconde Guerre mondiale.

Jusqu’à début juillet, les visiteurs ne pourront emprunter que les escaliers pour grimper dans ce monument emblématique de 324 mètres, et ils ne pourront pas monter au-delà du deuxième étage.

Les ascenseurs restent fermés pour l’instant en raison du risque de promiscuité susceptible de favoriser la propagation du nouveau coronavirus.

Les responsables de la Tour Eiffel espèrent revenir à une activité normale dans le courant de l’été.

Cette réouverture n’est que partielle et s’accompagne de strictes mesures d’hygiène avec port du masque obligatoire au-dessus de enfants de 11 ans.

COVID19: les musées affectés

Une partie des institutions culturelles pourraient ne pas rouvrir après la crise de la COVID-19, une perte inestimable pour la diversité du monde, craint le sous-directeur général pour la Culture de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), Ernesto Ottone Ramirez.

L’extension du numérique ravive toutefois les inégalités entre les pays où internet est bien installé, et les autres et la convalescence prendra du temps.

Le manque à gagner affecte les petits musées mais aussi des institutions anciennes comme le musée du Prado en Espagne et le château de Versailles en France, dont 75% du budget repose sur la billetterie.

Du transport des oeuvres à la programmation en passant par la situation des guides, des artistes, les réservations et les visites en ligne, le secteur doit entièrement revoir sa copie.

“Quand vous parlez aux directeurs, ils vous disent que les musées ont su se réinventer depuis 400 ans donc c’est aussi une possibilité de renouveau”, dit Ernesto Ottone Ramirez.

 

Schengen: lever les contrôles

La Commission européenne (CE) a recommandé le 11 juin aux Etats membres de l’espace Schengen de lever les contrôles à leurs frontières intérieures d’ici au 15 juin mais de prolonger au moins jusqu’au 30 juin les restrictions temporaires sur les déplacements non-essentiels à destination de l’Union européenne.

D’après la proposition de la Commission, l’autorisation d’entrer dans l’espace Schengen sera basée sur le lieu de résidence du voyageur et non sa nationalité et aucune mesure de quarantaine ne lui sera imposée à son arrivée.

L’exécutif bruxellois justifie son refus d’une levée généralisée des restrictions sur les voyages par la situation sanitaire qui reste critique dans certains pays tiers.

Les restrictions devraient être levées pour des pays sélectionnés conjointement par les Etats membres sur la base d’une série de principes et de critères objectifs”, indique la Commission dans un communiqué, citant “la situation sanitaire, la capacité à mettre en oeuvre des mesures de contrôle lors des déplacements et des considérations liées à la réciprocité”.

“Même si nous devons tous rester prudents, le moment est venu d’engager les préparatifs concrets d’une levée des restrictions avec les pays présentant une situation sanitaire similaire à celle de l’UE et d’une reprise du traitement des visa”, a-t-elle ajouté.

La commission propose egalement de lever les restrictions sur les voyageurs en provenance des Balkans occidentaux (Croatie, Bosnie-Herzégovine, Albanie, Kosovo, Macédoine du Nord, Monténégro et la Serbie). Ylva Johansson n’a pas souhaité citer d’autres pays.

Cela doit être fait étape par étape. Je pense donc que cette liste s’allongera, peut-être pas au jour le jour mais au moins peut-être de semaine en semaine”, a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse.

Venice encourage le tourism durable

Cette semaine, les autorités italiennes ont peu apprécié le manque de respect du voisin autrichien, lorsque son ministre des Affaires étrangères Alexander Schallenberg annonçait l’ouverture aux citoyens de sept pays de l’UE, excluant les Italiens.

Après avoir rouvert ses confins le 3 juin, l’Italie espérait un geste réciproque de ses partenaires européens. Sans succès. Rome avait suscité l’étonnement à travers l’UE
lorsqu’elle avait annoncé mi-mai cette mesure, encouragée par une épidémie de la COVID-19 faiblissante. Mais la Péninsule, parmi les pays les plus touchés par le pandémie avec ses 234 000 cas et plus de 33 000 victimes, reste encore exclue d’une libre circulation renaissante.

Pour les Vénitiens, la COVID-19 n’est en réalité qu’un deuxième traumatisme après la marée haute record de novembre dernier et les intempéries ayant mis à genoux la ville. La librairie Acqua Alta s’en rappelle bien.

Une gondole reconvertie en bibliothèque au milieu de l’établissement n’avait pas permis de sauver des milliers de livres trempés.

Comme le week-end précédent, le 2 juin, ce n’est pourtant pas la marée qui inonde la boutique mais de nombreux touristes locaux profitant du jour de congé.

Par trois fois, les forces de l’ordre menacent la librairie de sanctions si les rassemblements ne sont pas évités.

Acqua Alta est victime de son succès. Avant même le retour d’un tourisme international, les problèmes de gestion de tels espaces étroits, comme des ruelles typiques de Venise, sont accentués par les mesures anti-coronavirus.

La ville accueille chaque année quelque 30 millions de personnes, soit plus de deux touristes pour chaque habitant chaque jour. 80% d’entre eux ne restent que quelques heures, asphyxiant des Vénitiens contraints de s’en aller, les services proposés étant tous exclusivement destinés à ce sur-tourisme.

Limiter donc l’entrée à 18 millions de personnes par an permettrait de développer un tourisme «de qualité» visant ceux qui souhaitent découvrir la cité en y passant au moins une nuit ou deux.

La ville pourrait ainsi cesser de concentrer son économie exclusivement sur le tourisme et développer d’autres secteurs comme l’exportation, à l’image par exemple de l’industrie du verre de Murano, qui ne souffre aujourd’hui que peu de l’absence de visiteurs. Les opportunités ne manquent pas: la COVID-19 peut être l’occasion de changements pour encourager le tourisme durable.

Masques dans l’espace publique

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) recommande désormais le port du masque dans l’espace public lorsqu’existe un risque de transmission du nouveau coronavirus – COVID-19.

Cette évolution de l’OMS sur le port du masque, annoncée le 5 mai, a été motivée par des résultats d’études menées ces dernières semaines.

L’OMS souligne cependant que cette pratique n’est qu’un moyen parmi d’autres pour freiner la propagation du nouveau coronavirus et qu’elle ne doit pas donner l’illusion d’une protection parfaite.

“Nous conseillons aux gouvernements d’encourager la population à porter un masque. Et nous spécifions un masque grand public, c’est-à-dire un masque non médical”, a dit Maria Van Kerkhove, experte technique de l’OMS sur le COVID-19, la maladie provoquée par le coronavirus.

Ascension: test du déconfinement

Les médecins se sont relayés le 23 mai dans les médias pour inciter les Français à la prudence au coeur du week-end de l’Ascension, premier véritable test du déconfinement en France.

Malgré un passage pluvieux et le maintien de la limite des 100 kilomètres, de nombreux Français profitent, ou entendent profiter, du premier week-end prolongé depuis la fin officielle le 11 mai du confinement décrété dans l’Hexagone pour endiguer l’épidémie de coronavirus.

Bison Futé estime que pour ceux qui ont pu faire le pont notamment, le week-end générera une augmentation du niveau de trafic général sur le territoire, et notamment autour des grandes métropoles et des plages qui ont été rouvertes, tout en restant en deçà des niveaux habituels pour cette période.

S’ils comprennent le besoin des habitants de prendre un bol d’air bien mérité, plusieurs médecins ont tenu à rappeler que le virus n’avait pas disparu, même dans les régions classées en vert sur la carte sanitaire bicolore des départements français.

“Je crois que la couleur verte, c’est un mauvais message (en signifiant) que si vous êtes au vert, tout va bien, circulez”, a dit Daniel Scimeca, médecin généraliste, sur CNews. “Il faut que tout le monde soit prudent.”

Le ministère de la santé a annoncé le 23 mai une baisse du nombre de personnes hospitalisées, qui a reculé de 205 en 24 heures. Les données relatives à la mortalité seront actualisées lundi le 25, le week-end férié empêchant une remontée des informations de la part des établissements médico-sociaux.

Véran attaque l’hydroxychloroquine

Le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé le 23 mai saisir le Haut conseil de la santé publique (HCSP) après la publication dans la revue de santé The Lancet d’une étude concluant à l’inefficacité et aux risques de certains traitements du coronavirus, dont l’hydroxychloroquine.

“J’ai saisi le HCSP pour qu’il l’analyse et me propose sous 48 heures une révision des règles dérogatoires de prescription”, a dit le ministre dans un tweet

Ce traitement contre le paludisme est au coeur d’une controverse sur ses effets contre le coronavirus. 

https://twitter.com/realdonaldtrump/status/1241367239900778501?s=21

Le président américain Donald Trump a révélé qu’il prenait le médicament à titre préventif et exhorté les autres à faire de même, mais selon une nouvelle étude publiée dans The Lancet, le produit est lié à un risque accru de décès et d’anomalie du rythme cardiaque chez les patients souffrant du Covid-19 et hospitalisés. 

L’étude, qui a porté sur plus de 96.000 personnes, n’a pas établi non plus de bénéfice pour les patients infectés prenant la chloroquine, écrit le magazine.

Soros: la survie de l’Union européenne

La Commission européenne, qui doit présenter sa proposition de plan de relance le 27 mai, a prévenu cette semaine qu’elle ne reprendrait pas en tant que telle l’idée franco-allemande d’un fonds de 500 milliards d’euros en dépenses budgétaires mais qu’elle panacherait prêts et subventions.

« La survie de l’Union européenne est en jeu à moins qu’elle n’émette des obligations perpétuelles afin d’aider les pays du bloc les plus touchés par l’épidémie de coronavirus, à l’image de l’Italie« , estime le milliardaire américain George Soros à quelques jours de la présentation par Bruxelles d’un plan de relance.

Si l’Union européenne est incapable de l’envisager à ce stade, « elle ne sera peut-être pas capable de survivre aux défis auxquels elle fait face actuellement”, déclare-t-il dans un échange par courriel avec des journalistes sous forme de questions-réponses.

“Il ne s’agit pas d’une possibilité théorique, cela pourrait être une réalité tragique”, ajoute l’homme d’affaires, connu pour son attaque spéculative contre la livre sterling en 1992, qui se dit également très préoccupé par la situation en Italie.

L’assouplissement des règles en matière d’aides d’État, qui sont favorables à l’Allemagne, a été particulièrement injuste pour l’Italie, qui était déjà l’homme malade de l’Europe et ensuite le pays le plus durement touché par le coronavirus”, poursuit George Soros.

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