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Macron conseille d’arrêter de « foutre le bordel »

En suggérant que des salariés feraient mieux d’aller chercher du travail plutôt que de “foutre le bordel”, Emmanuel Macron a suscité des critiques de plusieurs membres de l’opposition dans la soirée de mercredi.

Des heurts ont éclaté mercredi après-midi entre les forces de l’ordre et des salariés de GM&S qui souhaitaient s’entretenir avec le chef de l’Etat lors de son déplacement à Égletons (Corrèze) sur le thème de la formation professionnelle.

Des images tournées par BFMTV montrent une conversation entre Emmanuel Macron et Alain Rousset, président de la région Nouvelle Aquitaine, qui évoque les difficultés de recrutement de l‘usine d‘Ussel (Corrèze) du fabricant de produits en aluminium Constellium.

“Il y en a certains au lieu de foutre le bordel, ils feraient mieux d’aller regarder s’ils peuvent avoir des postes là-bas. Parce qu’il y en a qui ont les qualifications pour le faire”, répond le président de la République.

“C‘est pas loin de chez eux”, poursuit-il.

Dans un climat social marqué par une réforme contestée du Code du travail et la grogne montante liée à un projet de budget 2018 décrit par l’opposition de gauche comme favorable aux catégories les plus aisées, ces propos ont fait réagir des élus de l’opposition sur les réseaux sociaux.

Macron a signé la réforme du Code du travail

Emmanuel Macron a signé  à l’Elysée les cinq ordonnances réformant le Code du travail et annoncé que l’ensemble des mesures de cette réforme contestée entreraient en vigueur au plus tard au 1er janvier 2018.

Entouré, dans son bureau, de la ministre du Travail Muriel Pénicaud et du secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement Christophe Castaner, également porte-parole du gouvernement, le chef de l’Etat a salué “une réforme en profondeur inédite du marché du travail indispensable à notre économie et notre société”.

“Cette réforme rentrera en vigueur à compter de sa publication”, a-t-il souligné, précisant que les premières mesures, comme le droit au télétravail, seraient applicables “dès les tout prochains jours”.

“Une petite vingtaine de décrets” seront pris avant la fin de l’année et “toutes les réformes contenues dans ces ordonnances” seront applicables au plus tard au 1er janvier prochain, a-t-il dit.

“Maintenant c’est à nos concitoyens de faire vivre” cette “transformation inédite de notre modèle social”, a dit Emmanuel Macron.

Marseille: opposants à la réforme du Code du travail

Entre 7.500 et 60.000 opposants à la réforme du Code du travail ont manifesté mardi à Marseille, où le cortège a été rejoint par le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon.

“Monsieur Macron a bien compris que c’était un bras de fer, il l’a voulu. Et maintenant c‘est à nous de relever le défi”, a déclaré le député au début du cortège. “Nous ne sommes pas en train de faire des barouds d’honneur, nous sommes en train d’organiser une défense implacable du Code du travail.”

“Nous allons le faire reculer”, a-t-il ajouté. “Que Monsieur Macron dise qu‘il ne va pas céder, ce n‘est pas une surprise. Ce qui va être une surprise, c‘est qu‘il va céder parce que ce pays ne veut pas du monde libéral où tout le monde est en guerre contre tout le monde et n‘a aucun droit.”

Jean-Luc Mélenchon, dont le mouvement entend être la principale force d‘opposition à Emmanuel Macron, s‘est dit persuadé que la mobilisation serait d‘un “bon niveau”.

La CGT, qui a lancé l’appel à la mobilisation, a dénombré 60.000 personnes à Marseille. La police en a compté 7.500.

Selon Jean-Luc Mélenchon, les Français été “souffletés” par les propos du président français sur les “fainéants” qui veulent selon lui l‘immobilisme.

Emmanuel Macron a déclaré lundi qu’il ne regrettait “absolument pas” ces propos qui ont suscité de vives réactions dans une partie de la classe politique et les rangs des syndicats.

L’opposition de la réforme du Code du travail

Près de six Français sur dix (58%) se disent opposés aux ordonnances sur la réforme du Code du travail présentées jeudi par le Premier ministre, Edouard Philippe, et la ministre du Travail Muriel Pénicaud, selon un sondage Harris Interactive pour RMC et Atlantico publié vendredi.

Plus des deux tiers des personnes interrogées (71%) estiment que la loi va réduire le pouvoir des syndicats dans les entreprises et plus d‘un sur deux pense qu‘elle va détériorer les conditions de travail des salariés.

Par ailleurs, moins de la moitié des Français jugent que cette réforme va améliorer la compétitivité des entreprises françaises (43%), la croissance (36%) ou réduire le chômage (31%).

Pour autant, parmi les mesures phares proposées, seul l’encadrement des indemnités prud‘homales en cas de licenciement abusif recueille moins de 50% d’opinions favorables, à 41%.

Au contraire, les référendums des entreprises dans les TPE de moins de 20 salariés (70%) et l’augmentation des indemnités légales de licenciement (66%) sont largement soutenus.

Un peu plus de la moitié des Français soutiennent, en outre, les consultations des salariés à l‘intérieur des entreprises pour des accords en matière de temps de travail, de rémunération et de mobilité (52%) et le fait que les TPE de moins de 20 salariés pourront négocier sans les syndicats (54%).

L‘enquête a été réalisée en ligne le 31 août après les annonces, auprès d’un échantillon de 1.004 personnes représentatif des Français de 18 ans et plus.

Le Code du travail sera présenté la fin d’été

Le gouvernement présentera son projet de réforme du Code du travail le 31 août, déclaré le Premier ministre, Edouard Philippe, dans une interview publiée vendredi dans Le Parisien.

« La concertation se poursuit pendant l’été pour finaliser le projet, qui sera présenté le 31 août, et les textes définitifs seront approuvés par le conseil des ministres avant la fin de l’été », a-t-il dit.

Le gouvernement, qui a terminé le 25 juillet sa première phase de concertation avec les partenaires sociaux, avait annoncé vouloir d’abord présenter les ordonnances aux organisations syndicales et patronales avant de les rendre publiques. Cette phase de discussion est prévue dans la semaine du 21 août.

L’exécutif enverra ensuite les textes au Conseil d’Etat la semaine du 28 août pour que celui-ci se prononce sur leur régularité juridique et leur pertinence au regard des objectifs poursuivis.

Le projet de loi souhaite donner davantage de place aux accords d’entreprise tout en sécurisant de nombreux thèmes au niveau des branches. Il entend aussi simplifier le dialogue social et modifier le régime juridique entourant les ruptures des contrats de travail.

« Nous voulons sécuriser la relation employeur-employé avec des règles simples et prévisibles pour chacun », a poursuivi le Premier ministre, et avec ce texte, « nous tenons l’ensemble de nos engagements ».

Le texte sera soumis le 4 septembre à cinq instances consultatives, avant d’être présenté au conseil des ministres dans la semaine du 18 septembre et d’être publié au Journal officiel, le 25 septembre, si tout se déroule comme convenu. Les ordonnances rentreront alors en vigueur immédiatement.

« Des mesures paraîtront trop audacieuses à certains et pas assez à d’autres, c’est la vie, mais toutes auront fait l’objet d’un dialogue approfondi avec les partenaires sociaux », dit Edouard Philippe.

Le feu vert sur deux réformes controversées

Fort de sa majorité, Emmanuel Macron a obtenu le feu vert du Parlement sur deux mesures phares de son début de quinquennat, la réforme controversée du Code du travail par ordonnances et la loi très attendue sur la moralisation de la vie politique, au moment même où sa cote de popularité est en chute libre.

En moins de trois mois, « la nouvelle majorité a avancé sur les deux dossiers qui avaient été présentés comme prioritaires par Emmanuel Macron », note Stéphane Rozès, président de CAP, qui prévient toutefois que rien n’est pour autant acquis.

Dans un pays où 75% des Français estiment qu’élus et dirigeants politiques sont « plutôt corrompus », le projet de loi ordinaire sur la moralisation adopté jeudi – l’organique, qui prévoit la suppression de la réserve parlementaire, sera voté la semaine prochaine – était très attendu.

Ce texte, promesse du chef de l’Etat après une campagne marquée par une série des affaires », prolonge les efforts en faveur d’une plus grande transparence engagés lors du quinquennat précédent dans le sillage de l’affaire Cahuzac.

Mais il reste en deçà des promesses de campagne d’Emmanuel Macron, notamment sur la question du casier judiciaire vierge et de l’interdiction de toute activité de conseil, deux mesures qui ont été respectivement enterrée et amendée.

Ce texte « permet indiscutablement de combler quelques trous dans la raquette », estime René Dosière, ancien député PS de l’Aisne et spécialiste du contrôle de l’argent public.

« Il s’agit du 8e texte spécifiquement consacré aux financements de la vie politique, il en faudra sûrement un neuvième sur d’autres points bien entendu mais globalement il va dans le bon sens », dit-il..

L’ancien élu socialiste regrette toutefois que « la dimension juridique, la prudence l’ait souvent emporté sur la dimension politique », particulièrement sur la question du casier judiciaire vierge, enterré par « risque d’inconstitutionnalité ».

Assemblée-Sénat sont d’accord sur le réform du Code du travail

Une commission mixte paritaire (CMP) Assemblée-Sénat est parvenue à un accord sur le projet de loi habilitant le gouvernement à modifier par ordonnances le Code du travail, la grande réforme promise par Emmanuel Macron pendant sa campagne.

« Le travail préalable Assemblée-Sénat à chercher à rapprocher les points de vue a été fructueux », a déclaré le rapporteur du texte à l’Assemblée, Laurent Pietraszewski, de La République en marche (LREM), la formation du président.

« Le Sénat a entendu un certain nombre de choses importantes de façon à ce qu’elles restent dans leur rédaction proposée par l’Assemblée et l’Assemblée a aussi été attentive aux propositions du Sénat notamment sur le télétravail, l’hygiène et la sécurité », a-t-il ajouté.

Ce texte commun mis au point par la CMP sera entériné mardi en séance publique par les députés puis jeudi par les sénateurs. Il sera alors définitivement adopté par le Parlement.

Les députés du groupe La France insoumise (LFI, 17 députés) et du groupe de la Gauche démocrate et républicaine (GDR, 16 députés), qui rassemble les communistes, voudraient déposer un recours devant le Conseil constitutionnel mais il leur faut réunir la signature de 60 députés ou de 60 sénateurs.

Au Sénat, lors de l’examen de ce texte présenté par la ministre du Travail, Muriel Penicaud, les groupes Les Républicains (LR) et centriste (UC) avaient voté pour.

Celui de LREM, le jugeant trop modifié par rapport à sa version votée par l’Assemblée et trop favorable aux employeurs, s’était abstenu, tout comme plusieurs élus radicaux de gauche.

Les groupes de gauche, PS et PC et apparentés avaient voté contre, jugeant que ce texte signe « la liquidation des droits des salariés ».

Ce projet de loi est vivement critiqué par les formations de gauche et les syndicats comme la CGT, qui a d’ores et déjà appelé à des manifestations le 12 septembre auxquelles s’associeront le Parti communiste et LFI, qui a décidé d’organiser une journée de mobilisation le 23 septembre.

Le Sénat a adopté le Code du travail

Le Sénat, où la droite est majoritaire, a adopté par 186 voix contre 106, après l’avoir modifié, le projet de loi habilitant le gouvernement à modifier par ordonnances le Code du travail, sur lequel la concertation avec les partenaires sociaux s’est achevée.

Les groupes Les Républicains (LR) et centriste (UC) ont voté pour. Celui de La République en marche (LREM) s’est abstenu ainsi que plusieurs élus radicaux de gauche. Les groupes de gauche, PS et PC et apparentés ont voté contre, jugeant que ce texte signé « la liquidation des droits des salariés ».

Ce projet de loi présenté par la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, est vivement critiqué par les formations de gauche et les syndicats comme la CGT, qui a d’ores et déjà appelé à des manifestations le 12 septembre auxquelles s’associeront le Parti communiste et La France insoumise (LFI), qui a décidé d’organiser une journée de mobilisation le 23 septembre.

Le gouvernement ayant décidé d’utiliser la procédure accélérée, qui réduit le nombre de navettes entre l’Assemblée et le Sénat, une commission mixte paritaire (CMP) Assemblée-Sénat sera convoquée afin de tenter de mettre au point un texte commun aux deux assemblées.

En cas de désaccord, l’Assemblée, qui a constitutionnellement le dernier mot, tranchera. Son adoption définitive est prévue pour le jeudi 3 août.

Le Sénat a adopté le texte – les députés l’avaient voté le 13 juillet par 270 voix contre 50 – après l’avoir rendu plus favorable aux employeurs.

Le Code du travail amendements ont été adopté

La commission des Affaires sociales du Sénat a adopté le projet de loi habilitant le gouvernement à réformer le Code du travail par ordonnances tout en durcissant le texte, confirmant une orientation redoutée par les organisations syndicales.

La plupart des 31 amendements adoptés par cette commission du Sénat sur le texte voté par l’Assemblée nationale le 13 juillet franchissent les « lignes rouges » mises en avant par les syndicats lors des discussions avec la ministre du Travail Muriel Pénicaud.

La commission a par exemple réduit de moitié les délais de contestation d’un licenciement économique et ouvert la possibilité pour les entreprises de moins de 50 salariés et dépourvues de délégué syndical de « conclure des accords collectifs directement avec les représentants du personnel ».

Le texte de loi voté par les députés restait volontairement vague sur ces sujets.

Ces différentes propositions avaient déjà été dénoncées par les organisations syndicales, qu’il s’agisse de la consultation directe des employés, de la fusion des instances de représentation du personnel ou du raccourcissement du délai de recours au contentieux.

Le Code du travail sur la réforme

Des syndicats se sont insurgés contre le projet de fusion des instances représentatives du personnel confirmée la veille par le gouvernement dans le cadre de la réforme du Code du travail.

Le ministère du Travail a confirmé, lors d’un bilan des concertations avec les partenaires sociaux, son projet de fusion obligatoire du comité d’entreprise, du délégué du personnel et du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail pour les entreprises de plus de 50 salariés.

« Le regroupement des missions serait une véritable usine à gaz », a prévenu Fabrice Angéi, secrétaire confédéral de la CGT, lors d’une table ronde de la commission des Affaires sociales du Sénat qui a réuni mercredi matin les partenaires sociaux pour discuter du projet de loi d’habilitation.

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