Archives des étiquettes : CO2

Guterres propose la réunion l’ONU Amazonie

Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres a évoqué l’idée d’organiser en marge de l’Assemblée générale le mois prochain une réunion consacrée à la situation en Amazonie, plus grande forêt tropicale du monde, où les incendies se multiplient.

Pour tenter d’enrayer les incendies qui se multiplient en Amazonie, Jair Bolsonaro a signé tard un décret interdisant les brûlis agricoles dans tout le Brésil pendant 60 jours. Le président brésilien fait face à une pression internationale de plus en plus accrue.

Noémia n’est pas la seule à souffrir de cet air toxique qui s’accumule. À Porto Velho, la capitale régionale, des dizaines de personnes patientent dans la salle d’attente des urgences pédiatriques. Elle ne désemplit pas, il y a 20 % d’admissions en plus depuis le début des feux.

#Katowice: 24e Conférence climat

La communauté internationale a doté  l’accord de Paris des outils qui lui donneront vie, mais sans s’engager à faire plus et plus vite contre le réchauffement climatique malgré l’urgence et les catastrophes qui se déchaînent à travers le monde.

Alors que les pays du Nord ont promis de passer leur aide climat à $100 milliards  par an d’ici 2020, quelques pays comme l’Allemagne ont annoncé de nouvelles contributions, notamment au Fonds vert. Et la Banque mondiale a promis 200 milliards de dollars pour la période 2021-2025.

Il y a quelques semaines, les scientifiques du Giec tiraient la sonnette d’alarme : dans un monde à +2°C, objectif minimal du pacte climatique de 2015, les impacts seraient bien plus importants que dans un monde à +1,5°C, limite idéale de l’accord. Mais pour rester sous +1,5°C, il faudrait réduire les émissions de CO2 de près de 50% d’ici 2030 par rapport à 2010, alors que les engagements actuels des Etats annoncent un monde à +3°C avec son lot de tempêtes, sécheresses, inondations.

Face à ce coup de semonce, nombre de délégations, en particulier les vulnérables Etats insulaires, espéraient que pour cette 24e Conférence climat de l’ONU (COP24) les pays promettent de relever d’ici 2020 leurs engagements de réduction des gaz à effet de serre.

Le réchauffement se manifeste aussi en profondeur, au fond de l’océan arctique. Stocké dans les sédiments marins, le méthane, un puissant gaz à effet de serre, est libéré des fonds océaniques lorsque la température augmente.

Image: l’ours polaire,  Kerstin Langenberger/Facebook

Polar bear

Viande comme première source d’émissions de CO2

On compte plus de 2% de végétariens en France, une proportion qui tend à augmenter. Mais la consommation de viande reste bien ancrée dans les habitudes, les traditions et les mentalités. La consommation de viande et l’élevage destiné à l’alimenter représentent la première source d’émissions de CO2 sur la planète, devant les transports. Seule une diminution de la part de la viande dans l’alimentation permettrait d’endiguer le phénomène.

Actuellement, la FAO estime que 83 % de la surface agricole mondiale est utilisée pour l’élevage – pâturage du bétail et production de céréales destinées à les nourrir. Ce, alors qu’il ne produit que 18% des calories nécessaires et 37% des protéines, selon une étude publiée par le journal Science.

Émissions du secteur de l’aviation

Jusqu’à fin 2023, les compagnies aériennes ne paieront pas les émissions de CO2 pour les vols intercontinentaux.

La législation, approuvée de façon informelle mercredi soir par les négociateurs du Parlement et du Conseil, prolongera la dérogation pour les vols intercontinentaux jusqu’au 31 décembre 2023, lorsque la première phrase du régime CORSIA (compensation et réduction de carbone pour l’aviation internationale) de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) entrera en vigueur. Cela permettra d’éviter tout vide juridique, alors que la dérogation devait arriver à son terme à la fin de cette année.Les députés ont obtenu que la Commission européenne soit tenue de réviser la législation en vue d’inclure le régime CORSIA dans le système d’échange de quotas d’émission de l’UE (SEQE), afin que les vols intra-UE et intercontinentaux soient soumis à un régime unique.

Ils ont également obtenu que davantage d’efforts soient faits pour réduire les émissions des vols intra-UE, au moyen d’un ‘‘facteur de réduction linéaire’’ – une réduction annuelle des permis d’émission placés sur le marché européen du carbone.

Enfin, les négociateurs du Parlement et du Conseil sont aussi tombés d’accord sur des mesures visant à protéger le SEQE-UE au cas où les quotas britanniques viendraient à inonder le marché du SEQE une fois que le Royaume-Uni aura quitté l’UE.

‘‘Je suis ravie que nous soyons parvenus à un accord hier soir. Cela donnera du temps au régime CORSIA pour se mettre en place et cela placera le secteur de l’aviation davantage en phase avec les autres secteurs couverts par le SEQE-UE. Le Parlement européen utilisera ce laps de temps pour s’assurer que les détails du dispositif nous permettront d’atteindre les bénéfices climatiques dont nous avons besoin’’ – la députée en charge du dossier, Julie Girling (ECR, UK), a déclaré.

Une fois approuvé par les ambassadeurs de l’UE, le texte sera mis aux voix en commission de l’environnement et en session plénière, avant son adoption finale par les États membres de l’UE.

L’aviation représente environ 2,1% des émissions de CO2 au niveau mondial, et les vols intercontinentaux environ 1,3%. Les projections de l’OACI prévoient que la croissance du trafic aérien engendrera en 2050 des émissions de CO2 sept à dix fois plus importantes qu’en 1990. Dans l’UE, les émissions directes de CO2 issues de l’aviation représentent environ 3% du total des émissions.

L’UE est la première région du monde à s’attaquer aux émissions de CO2 du secteur de l’aviation internationale, en incluant l’aviation dans le SEQE-UE depuis le 1er janvier 2012. Toutefois, les États-Unis et d’autres nations se sont opposés à l’inclusion des vols intercontinentaux dans le SEQE-UE.