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Manifestants contre-sommet G7 seront jugées

Dans le cadre des manifestations organisées en marge du sommet du G7 à Biarritz un total de 119 personnes ont été placées en garde à vue et une cinquantaine seront jugées, a annoncé le procureur de Bayonne.

Les 53 personnes concernées ont été jugées, le sont ou le seront d’ici début décembre “principalement pour des faits de participation à un groupement en vue de commettre des violences, transport ou port d’armes prohibés, violences et outrages sur personnes dépositaires de l’autorité publique”, précise-t-il dans un communiqué.

Les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène et de canons à eau contre des manifestants altermondialistes venus à Bayonne, à côté de Biarritz où les dirigeants du G7 étaient réunis.

Plus de 13.000 policiers et gendarmes ont été mobilisés dans la région le 24 août  pour prévenir tout débordement, notamment des black-blocs, en marge du #G7 auquel participaient 24 chefs d’Etat et de gouvernement, dirigeants d’institutions internationales, et délégations.

Des manifestations ont également eu lieu pendant le weekend entre Hendaye et Irun, en Espagne.

Greta: « dictature de l’émotion »

Cette dictature de l’émotion permanente qui plus est lorsqu’elle s’appuie sur des enfants, est une nouvelle forme de totalitarisme”, Jordan Baradella a dit. “On ne peut pas en même temps faire venir la Jeanne d’arc du climat et faire voter le traité de libre échange avec le Canada (examiné à l’Assemblée nationale ce mardi-JTA) qui va accroître la pollution”.

Les Républicains (LR)  dès ce week-end les critiques ont afflué. “La planète, oui. Le greenbusiness, non”, a ainsi twitté Julien Aubert, candidat à la présidence du parti. “Pour lutter intelligemment contre le réchauffement climatique, nous n’avons pas besoin de gourous apocalyptiques, mais de progrès scientifique et de courage politique”, a estimé samedi Guillaume Larrivé.

Cette jeune fille de 16 ans qui s’engage pour une cause noble, je trouve ça plutôt sympathique”, a renchéri mardi matin Christian Jacob, chef de file des députés LR et également candidat à la présidence du parti, sur RTL. “Mais j’aurais préféré que le président de l’Assemblée nationale mette en exergue les chercheurs du GIEC” (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) plutôt que “de chercher à faire un coup médiatique”.

Face aux critiques, ministres et députés sont montés au front pour défendre la cause défendue par Greta Thunberg, hissée au rang de priorité politique depuis le début de son quinquennat par Emmanuel Macron dont le bilan en matière d’écologie reste mitigé.

De quoi (les députés appelant au boycott-JTA) ont-ils peur?”, s’interroge la secrétaire d’Etat à la Transition écologique et solidaire dans une interview au Parisien publiée mardi (23/07/2019). “Je ne suis pas forcément d’accord avec tout ce qu’elle dit mais je partage son constat. On a besoin de lanceurs d’alerte comme elle auprès des jeunes notamment car le combat contre les climatosceptiques est très loin d’être gagné”.

Greta Thunberg est attendue à l’Assemblée nationale

La jeune militante écologiste suédoise Greta Thunberg (16) est attendue ce mardi (23/07/2019) à Paris à l’Assemblée nationale pour une réunion parlementaire sur le climat dénoncée par certains députés de l’opposition, issus de la droite et du Rassemblement national notamment, qui ont appelé au boycott.

“On est au-delà du ridicule, une jeune fille de 16 ans appelle à boycotter l’école pour aller défiler contre le climat, je trouve que tout ça n’est pas sérieux”, a estimé l’eurodéputé RN Jordan Bardella sur France 2.

L’égérie de la lutte contre le réchauffement climatique, qui a initié un vaste mouvement de grève de la jeunesse en août 2018 en quittant les bancs de son lycée de Stockholm pour aller manifester devant le Parlement, participera à une réunion organisée par le collectif transpartisan “Accélérons la transition écologique et solidaire” avant d’assister à la séance des questions au gouvernement dans la tribune d’honneur.

Saluée par les militants écologistes, la visite de la jeune activiste de 16 ans est dénoncée par certains députés qui fustigent une jeune “activiste sous emprise” et qui ont multiplié ces derniers jours les appels à boycotter la rencontre avec cette “prophétesse en culottes courtes”, lui déniant toute “légitimité”.

“Le fait d’utiliser des enfants pour faire passer un certain nombre d’idées, pour afficher un fatalisme pour expliquer à la jeunesse que le monde est terminé, que le monde va prendre feu, et que donc il faut arrêter l’école et faire la grève, je trouve ce discours est profondément défaitiste”, Baradella a souligné.

 

Loi l »urgence écologique » au Sénat

Les sénateurs ont adopté à leur tour le projet de loi sur l’énergie et la protection du climat, érigé en “urgence”, dont le parcours n’est toutefois pas achevé puisque le texte devra désormais faire l’objet de discussions avec les députés.

226 sénateurs se sont prononcés pour, 16 contre.

La commission mixte paritaire, destinée à faire émerger un consensus entre les deux chambres, doit se réunir en milieu de semaine prochaine, juste avant les vacances parlementaires.

La mouture votée à l’Assemblée nationale le 28 juin a en effet subi des évolutions durant les trois jours de débats au Sénat, véritable baptême du feu pour la nouvelle ministre de la Transition écologique, Elisabeth Borne, dépêchée au Palais du Luxembourg pour pallier la démission de son prédécesseur François de Rugy.

Ce texte, qui décrète l’”urgence écologique”, a pour but d’inscrire noir sur blanc plusieurs objectifs du gouvernement: la neutralité carbone en 2050, la fermeture des quatre dernières centrales à charbon d’ici à 2022 ou la réduction à 50% du nucléaire dans la production d’électricité d’ici à 2035 – et non 2025 comme le veut la législation actuelle.

Il contient également des mesures diverses, concernant par exemple la lutte contre les “passoires thermiques” – ces bâtiments aux piètres performances énergétiques.

#ActeXVIII: Marche pour le climat

Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont participé le 16 mars à la ‘marche du siècle‘, à Paris et ailleurs en France, à l’appel de nombreuses associations pour réclamer des « changements immédiats » en faveur du climat.

La manifestation à Paris à laquelle se sont mêlés de nombreux Gilets jaunes, s’est déroulée dans une atmosphère bon enfant sur toute la longueur du parcours, qui a abouti à la place de la République en fin d’après-midi.

Les organisateurs ont dénombré 107.000 personnes dans la capitale. La préfecture de police en a compté 36.000.

Les manifestants étaient également plusieurs milliers à Marseille, Lyon ou Bordeaux.

‘One planet summit’

 ‘One planet summit’, co-organisé par la Banque mondiale, l’Onu et la France réunit sur l’île Seguin des acteurs publics et non étatiques (entreprises, fonds, ONG, banque de développement, start-ups), deux ans jour pour jour après l’adoption de l’accord de Paris.

Annoncé en juillet par Emmanuel Macron, le “sommet d’étape” de ce mardi devrait déboucher en fin de journée sur une courte déclaration – sans cadre juridique – répertoriant une douzaine d‘engagements pris par différents participants.

Une soixantaine de chefs d’Etat et de gouvernement sont attendus ce mardi à l’ouest de Paris pour un sommet sur le climat conçu pour entretenir la dynamique de la COP 21 et dégager des financements supplémentaires dans la lutte contre le réchauffement de la planète.

Hulot contre « l’hypocrisie » de subvention des énergies fossiles

Le ministre français de la Transition écologique, Nicolas Hulot, a plaidé pour la fin de toute subvention au secteur des énergies fossiles, faisant écho aux revendications des associations de défense de l’environnement.

Il faut mettre un terme à une “forme d’hypocrisie”, a-t-il déclaré lors du sommet international sur le climat – le “One planet summit” – organisé près de Paris à l’initiative d’Emmanuel Macron.

Cette “hypocrisie” consiste selon lui “d’un côté dire qu’il faut s’affranchir des énergies fossiles et de l’autre que l’ensemble de la communauté internationale – et ça vaut pour mon propre pays – continue sous des formes diverses et variées, à hauteur de plus de 300 milliards de dollars chaque année, à soutenir les énergies fossiles en forme d’exonérations, de subventions”, a-t-il poursuivi.

Or ce “modèle énergétique (…) non seulement participe au déséquilibre climatique mais (…) occasionne des externalités négatives qui se chiffrent en milliers de milliards de dollars”, a poursuivi le ministre français.

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