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Chômage en hausse 7,1%

En France le nombre de demandeurs d’emploi n’exerçant aucune activité a bondi de 7,1% en mars – soit près de 250.000 personnes – l’instauration du confinement généralisé pour faire face à l’épidémie de nouveau coronavirus se traduisant par une hausse sans précédent des effectifs de la catégorie A, selon les données publiées le 27 avril par le ministère du Travail et Pôle emploi.

Constatant que cette “hausse historique” résulte principalement d’une chute des sorties de Pôle Emploi et non d’une explosion des inscriptions, le ministère du Travail souligne dans un communiqué que cette évolution reflète donc un gel des embauches et non des licenciements massifs par les entreprises françaises.

Le ministère voit dans ce constat le succès du “système protecteur” mis en place en France, sans lequel “le nombre de nouveaux chômeurs se compterait par millions, comme aux Etats-Unis par exemple.”

Dans le détail, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A (sans aucune activité) en France (hors Mayotte) a connu le mois dernier une progression sans précédent depuis le début de la série en 1996, bondissant de 246.100 pour s’établir à 3.732.500, un niveau proche de celui de septembre 2017.

À titre de comparaison, la deuxième hausse mensuelle la plus importante, intervenue en mars 2009 durant la crise financière, s’établissait à 77.300 inscrits supplémentaires.

L’opposition déplore des conseils de Macron

L’opposition a déploré le “mépris” des conseils prodigués par Emmanuel Macron ce week-end à un jeune sans emploi, des propos défendus par le gouvernement pour leur “franc-parler”.

A l’occasion de l’ouverture de l’Elysée au public pour les Journées du patrimoine, le chef de l’Etat a recommandé à un diplômé en horticulture sans emploi de 25 ans de postuler dans le secteur de l’hôtellerie-restauration ou le bâtiment.

“Honnêtement, hôtel, café, restaurant, je traverse la rue, je vous en trouve”, a-t-il dit lors d’un échange filmé par la presse, avant d’inviter le jeune homme à aller postuler dans le quartier parisien du Montparnasse.

Sur fond de rentrée politique délicate pour l’exécutif, au plus bas dans l’opinion, ces propos ont alimenté le procès en mépris de classe fait au chef de l’Etat.

 

 

 

Philippe à suivre Reagan-Thatcher?..

Le Premier ministre Edouard Philippe a présenté un plan d’investissement de 57 milliards d’euros d’ici la fin du quinquennat pour lutter contre le chômage de masse, accélérer la transition énergétique et stimuler l‘innovation.

Ce plan n‘aura pas d‘effet sur le déficit public, assure le gouvernement, qui entend utiliser des instruments comme des prêts, des fonds propres ou des fonds de garantie (pour un montant de 11 milliards d‘euros), notamment grâce à la mobilisation de la Caisse des dépôts.

Il prévoit aussi une réorientation d‘investissements existants pour 12 milliards d‘euros et comprend les dix milliards d‘euros correspondant au troisième programme d‘investissements d‘avenir (PIA 3).

Les 24 milliards d’euros de nouvelles mesures à impact budgétaire ont déjà été intégrées dans la trajectoire des finances publiques pour le quinquennat.

L’économiste Jean Pisani-Ferry, architecte de ce plan d‘investissement après avoir coordonné le programme d‘Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle, a précisé que l‘objectif était de faire baisser d‘un point le taux de chômage structurel.

Ce plan sera mis en oeuvre progressivement à partir de 2018, avec des montants d‘investissements atteignant leur maximum en 2020 et 2021.

Dans le détail, 20 milliards d‘euros seront consacrés à l‘accélération de la transition écologique (dont quatre milliards dans les transports), 15 milliards à la formation, 13 milliards à l‘innovation (dont cinq milliards dans l‘agriculture) et neuf milliards à la modernisation et la transformation numérique de l‘Etat et des administrations publiques (dont cinq milliards pour le système de santé).

Ce plan d’investissement “ne sera (…) pas un PIA 4”, est-il souligné dans le rapport remis par Jean Pisani-Ferry à Edouard Philippe.

Sa gestion ne sera plus assurée par le Commissariat général à l’investissement. Les moyens correspondants seront inscrits dans les crédits des ministères, qui devront en contrepartie assurer la sélection, le suivi et l’évaluation des projets et s’assurer de la cohérence des investissements effectués avec les réformes qu’ils mettent en oeuvre.

Le chômage en nette hausse

Le chômage est reparti en nette hausse en juillet en France, repassant au-dessus du seuil de 3,5 millions d’inscrits à Pôle emploi en catégorie A pour la première fois depuis le mois de mars, selon les chiffres publiés jeudi par le ministère du Travail.

Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A (sans aucune activité) a enregistré le mois dernier sa plus forte hausse mensuelle depuis le mois de mars et a progressé de 1,0%, soit 34.900 personnes supplémentaires.

Les effectifs dans cette catégorie ont ainsi atteint 3.518.100 inscrits, au plus haut depuis août 2016.

Cette évolution confirme la tendance suggérée par le Premier ministre Edouard Philippe en début de matinée.

“Je ne suis pas sûr que les chiffres du chômage de juillet soient exceptionnels”, a-t-il prévenu sur BFM TV et RMC, tout en précisant qu’il ne disposait pas de ces données.

Le taux de chômage – une dynamique encourageante

Le taux de chômage calculé selon les normes du Bureau international du travail (BIT) est revenu au deuxième trimestre à son niveau de début 2012 et le taux d’emploi a atteint un plus haut depuis 1980, dans le sillage de créations d’emplois salariés dynamiques sur la période dans le privé.

Selon les données publiées jeudi par l’Insee, le taux de chômage tel que défini par le BIT s’est replié de 0,1 point au deuxième trimestre, à la fois en France métropolitaine où il s’est établi à 9,2% et sur l’ensemble du territoire, départements d’Outre-mer inclus (hors Mayotte), où il atteint 9,5%.

Quel que soit le périmètre considéré, avec un recul de 0,5 point sur un an, le taux de chômage revient avec ce huitième trimestre consécutif de baisse à son niveau de début 2012, avant l’élection de François Hollande.

Cette évolution est légèrement plus rapide qu’anticipé par l’Insee, qui tablait sur un taux de chômage de 9,6% en France (Dom inclus) mi-2017 dans ses dernières prévisions publiées fin juin.

Parallèlement, le taux d’emploi des 15-64 ans, en hausse de 0,5 point par rapport à fin mars, à 65,3%, atteint sa valeur la plus élevée depuis 1980. Un signe d’autant plus encourageant que sa progression concerne toutes les tranches d’âge, en particulier les seniors (+0,8 point sur le trimestre, +1,2 point sur un an).

Cette évolution, logique au vu des bons chiffres des créations d’emploi dans le privé sur la période publiés la semaine dernière, devrait se poursuivre au cours des prochains mois, estime Philippe Waechter, chef économiste de Natixis Asset Management.

Le programme présidentiel d’Emmanuel Macron prévoyait un retour du taux de chômage à 7% en 2022, sous l’effet notamment d’un assouplissement du droit du travail – dont les modalités seront présentées le 31 août – ainsi que d’une amélioration de la compétitivité des entreprises par une baisse de la fiscalité.