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France au principe du pays-deux systèmes

Emmanuel Macron a rappelé le 5 mai au cours d’un long entretien téléphonique avec son homologue chinois Xi Jinping le soutien de la France au principe “un pays, deux systèmes” permettant à Hong Kong de jouir d’une relative autonomie vis-à-vis de la Chine, a-t-on appris le 6 mai d’une source à l’Elysée.

Une partie des habitants de Hong Kong soupçonnent la Chine de vouloir restreindre leurs libertés. Pékin assure que cette loi est nécessaire pour garantir la stabilité de la ville.

Au cours d’un entretien d’une heure et demie vendredi entre les présidents français et chinois, Emmanuel Macron a dit à Xi Jinping “suivre la situation (à Hong Kong) de près et a rappelé le soutien de la France au principe du pays, deux systèmes”, a-t-on dit à l’Elysée.

La volonté de la Chine d’instaurer une loi de sécurité nationale à Hong Kong suscite des inquiétudes dans l’ancienne colonie britannique, théâtre l’an dernier d’un vaste mouvement de contestation contre l’exécutif local et Pékin. Ce projet a aussi été dénoncé par certains pays, notamment les Etats-Unis.

Tout en rappelant “l’importance du partenariat stratégique qui lie la France à la Chine”, Emmanuel Macron a ainsi voulu “éviter tout malentendu et se dire les choses dans le respect de cette relation”, a-t-on ajouté.

OMS contre des «passeports de santé» 

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré le 25 avril qu’il n’y avait actuellement “aucune preuve” que les personnes guéries du COVID-19 et qui ont développé des anticorps étaient immunisés.

La plupart des études ont montré jusqu’à présent que les personnes guéries de l’infection ont développé des anticorps contre le virus, selon l’OMS.

Dans une note scientifique, l’agence des Nations unies a mis en garde les Etats contre la délivrance de “certificats d’immunité» aux personnes guéries car leur fiabilité ne pouvait être garantie.

Cette pratique pourrait en fait augmenter les risques de propagation, certaines personnes guéries s’exposant sans précaution en pensant être protégées du virus.

Il n’y a actuellement aucune preuve que les personnes qui se sont remises du COVID-19 et qui ont des anticorps sont protégées contre une deuxième infection”, a souligné l’OMS.

Cependant, certains d’entre eux ont de très faibles niveaux d’anticorps neutralisants dans le sang, “suggérant que l’immunité cellulaire peut également être un élément critique pour la guérison”, a-t-il ajouté.

Le Chili a déclaré la semaine dernière qu’il commencerait à remettre des “passeports de santé” aux personnes réputées guéries.

L’OMS a déclaré qu’elle continuait d’étudier les données concernant la réaction des anticorps au virus, apparu à la fin de l’année dernière à Wuhan, en Chine.

Quelque 2,9 millions de personnes ont été infectées par le COVID-19 dans le monde et 203,688 sont décédées.

Chine: le doutes de Macron

Emmanuel Macron appelle, dans une interview au Financial Times publiée le 16 avril, à ne pas faire preuve de “naïveté” concernant la gestion par la Chine de l’épidémie de coronavirus, jugeant impossible de comparer des pays où l’information circule librement avec d’autres où la liberté d’expression est réduite.

Compte tenu de ces différences, des choix qui sont faits, de ce qu’est la Chine aujourd’hui et que je respecte, n’ayons pas non plus une naïveté qui consiste à dire que c’est beaucoup plus fort” et mieux géré en Chine, estime le chef de l’Etat français dans cet entretien.

On ne sait pas”.

L’épidémie de coronavirus est apparue dans le centre de la Chine en décembre avant de se propager dans plus de 200 pays, faisant selon le dernier bilan établi par Reuters, près de 140.000 morts et contaminant plus de deux millions de personnes dans le monde.

Les Etats-Unis ont à plusieurs reprises ces dernières semaines accusé Pékin d’avoir dissimulé l’ampleur et la portée de l’épidémie, et sous-évalué son bilan. La Chine a dénoncé des commentaires “indécents” et a invité les autorités américaines à cesser de politiser une question de santé publique.

La Russie est à son tour intervenue le 16 avril soir, pour prendre la défense de la Chine. Le président russe Vladimir Poutine a qualifié jeudi, au cours d’une conversation avec son homologue chinois Xi Jinping, de “contreproductives” les accusations visant Pékin, soupçonné de désinformation sur le nouveau coronavirus, apparu à Wuhan.

Déforestation et maladies zoonotiques

Alors que l’origine animale du novel coronavirus est avérée, les scientifiques alertent sur le risque de voir se propager d’autres pandémies si l’Homme poursuit son utilisation toujours plus intense des ressources planétaires et la destruction des écosystèmes.

« Vu la croissance de la population humaine et son utilisation toujours plus intense des ressources planétaires, la destruction d’écosystèmes de plus en plus nombreux multiplie les contacts » entre espèces, abonde Gwenaël Vourc’h, directrice-adjointe de l’unité d’épidémiologie vétérinaire de l’INRAE, un institut de recherche public français.

En cause, la déforestation pour faire place à l’agriculture, l’élevage intensif, l’urbanisation et la fragmentation des milieux, qui modifient l’équilibre entre les espèces. À tout cela s’ajoute le réchauffement climatique qui peut conduire certains animaux vecteurs de maladie à prospérer là où ils ne vivaient pas avant.

Qu’il vienne de la chauve-souris ou du pangolin, le COVID-19, dont le bilan mondial approche les 100 000 morts vient du monde animal, c’est certain. Toutefois, c’est l’activité humaine qui a favorisé son passage à l’Homme, et si rien ne change, alertent les spécialistes, bien d’autres pandémies pourraient suivre.

Les zoonoses sont les maladies ou infections qui se transmettent de l’animal à l’humain. Celles-ci n’ont rien de nouveau : tuberculose, rage, toxoplasmose, paludisme… Selon le programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), 60 % des maladies infectieuses humaines ont cette origine. Un chiffre qui grimpe à 75 % pour les maladies « émergentes » telle que Ebola, le Sida, les grippes aviaires et autres SRAS ou Zika.

Or, notait le PNUE dans un rapport de 2016, « l’émergence de maladies zoonotiques est souvent associé aux changements environnementaux » qui sont « habituellement le résultat d’activités humaines, de la modification de l’usage des sols au changement climatique ».

COVID19 décès en France

Un touriste chinois âgé de 80 ans affecté par le coronavirus (COVID-19)et hospitalisé à Paris est décédé, devenant ainsi la première victime de l’épidémie en dehors de l’Asie.

“J’ai été informée hier soir du décès du patient de 80 ans qui était hospitalisé à l’hôpital Bichat depuis le 25 janvier dernier et qui était atteint d’une infection pulmonaire par le coronavirus”, a déclaré le 15 février la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, lors d’une courte déclaration à la presse.

Depuis le 24 janvier 2020, 11 cas d’infection au coronavirus ont été détectés en France. A la date de samedi, quatre patients étaient guéris et sortis de l’hôpital, dont un médecin généraliste qui avait été contaminé par un patient.

“Il reste six patients hospitalisés dont l’état n’inspire pas d’inquiétude aujourd’hui”, a souligné la ministre. 25 janvier dernier et qui était atteint d’une infection pulmonaire par le coronavirus”, a déclaré samedi la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, lors d’une courte déclaration à la presse.

Ce patient, originaire de la province de Hubei, épicentre de l’épidémie, était arrivé en France le 16 janvier dernier. Il avait été hospitalisé à Bichat le 25 janvier, où son état s’était rapidement dégradé.

Agnès Buzyn a précisé que l’état de santé de la fille de ce patient, également touchée par le virus, n’inspirait en revanche plus d’inquiétude et que cette dernière devrait sortir rapidement de Bichat, où elle avait également été prise en charge.

Depuis le 24 janvier 2020, 11 cas d’infection au coronavirus ont été détectés en France. A la date de samedi, quatre patients étaient guéris et sortis de l’hôpital, dont un médecin généraliste qui avait été contaminé par un patient.

“Il reste six patients hospitalisés dont l’état n’inspire pas d’inquiétude aujourd’hui”, a souligné la ministre.

Coronavirus se propage

Plus de 9.800 personnes ont été contaminées en Chine par le coronavirus de Wuhan depuis son apparition en décembre, a annoncé le 31 janvier l’ambassadeur chinois auprès des Nations unies à Vienne, ce qui fait 2.000 cas de plus que la veille, alors que le bilan reste, selon lui, de 213 décès.

Le diplomate a précisé que 1.527 malades étaient dans un état critique et a fait état de 15.238 cas suspects. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a reconnu jeudi que l’épidémie représentait une urgence de santé publique de portée internationale tout en saluant les efforts de Pékin pour endiguer l’épidémie et en exhortant les pays à ne pas cesser leurs échanges avec la Chine.

Selon l’OMS, au moins huit cas de transmission du virus 2019-nCoV entre humains avaient été signalés jeudi dans quatre pays: Etats-Unis, Allemagne, Japon, Vietnam, auxquels s’ajoute la Thaïlande, qui a annoncé vendredi un premier cas de transmission humaine.

L’Italie, la Grande-Bretagne, la Russie et la Suède ont annoncé vendredi leurs premiers cas de contamination.

Défilé de Nouvel An chinois annulé

Un défilé prévu ce dimanche à Paris pour célébrer le Nouvel An chinois a été annulé à l’initiative des associations chinoises locales, a annoncé dimanche la maire de Paris Anne Hidalgo.

La France a confirmé les trois premiers cas de contamination en Europe – tous originaires de Chine – avec un couple hospitalisé à Paris et un homme pris en charge à Bordeaux.

En Chine, le bilan du coronavirus s’est alourdi dimanche à 56 morts et plus de 2.000 cas ont été répertoriés dans le monde.

Ce 25 janvier 2020, c’est le Nouvel An chinois et cette année, il se passe sous le signe du rat.

Chaque année est associée à un élément, soit le métal, la terre, le bois, l’eau ou le feu. Par exemple, 2020 est l’année du rat de métal, ce qui veut dire que ce sera une année intense, «confrontante», et remplie d’opportunités financières pour tous.

Wuhan: rapatriement direct des français

Le Premier ministre Edouard Philippe a demandé d’organiser en milieu de semaine un rapatriement direct par voie aérienne des ressortissants français de Wuhan avec l’accord des autorités chinoises, a annoncé la ministre de la Santé, Agnès Buzyn.

Le Premier ministre a demandé d’organiser un rapatriement par voie aérienne directe vers la France avec l’accord des autorités chinoises. Ce rapatriement aura lieu en milieu de semaine, une équipe médicale dédiée accompagnera ce retour.”

Ils seront transférés dans un lieu d’accueil où ils resteront en observation pendant 14 jours, a ajouté la ministre lors de son point de situation quotidien après une réunion interministérielle organisée à l’Hôtel de Matignon.

Le consulat recense toutes les personnes qui souhaiteraient être rapatriées sur notre territoire”, a dit Agnès Buzyn.

Priée de dire combien de personnes étaient concernées par ce rapatriement, la ministre a évalué ce nombre entre “quelques dizaines à quelques centaines”.

Aucun nouveau cas avéré de contamination au coronavirus n’a été enregistré, mais les autorités sanitaires espèrent obtenir lundi matin les résultats des tests subis par six personnes, a-t-elle dit.

Wuhan: étudiantes françaises rapatriées

Quatre étudiantes françaises effectuaient un échange d’un semestre à Wuhan en Chine ont été rapatriées le 25 janvier. Elles ne se trouvaient pas dans la ville au moment où elle a été placée en quarantaine. Elles racontent leur périple pour rentrer au micro de BFMTV. L’épidémie de coronavirus a contaminé au moins 1.300 personnes et fait 41 morts.

Un mois après l’apparition du virus dans la province du Hubei en Chine, le nombre de personnes contaminées a bondi à 1 300. 56 millions de personnes sont désormais confinées. Trois cas ont été confirmés en France, mais le ministère de la Santé assure que le pays est à même de faire face.

Les trois patients hospitalisés, dont deux au moins s’étaient rendus en Chine, ont été placés en isolement.

La ministre de la Santé avait d’abord confirmé deux cas vendredi. « Nous sommes en train de remonter l’histoire de ces patients positifs de façon à rentrer en contact avec les personnes qu’ils ont croisées », avait expliqué la ministre lors d’un point presse, notant que la période d’incubation était probablement « autour de 7 jours, entre 2 et 12 jours ».

Nouvelle course aux armements

Pierre-Emmanuel Thomann, géopolitologue OPINION Les États-Unis, moins d’un mois après leur sortie effective le 2 août du traité INF sur les missiles à portée intermédiaire signé en 1987 (500 à 5.500 km), ont tiré un missile de portée intermédiaire au large de la Californie le 19 août pour tester cette nouvelle arme auparavant interdite par le traité. Ce nouveau missile conventionnel est susceptible de porter aussi une tête nucléaire. La Russie s’est aussi immédiatement définitivement retirée du traité INF en réaction de la décision des États-Unis.

Ce tir de missile révèle la réalité suivante: Pour être déjà en mesure de lancer un nouveau missile, un mois après la sortie du traité, des recherches avaient donc été entreprises par les États-Unis sur le développement d’un nouveau missile intermédiaire, alors que ce type de missile était encore interdit. Il est stupéfiant qu’aucun européen membre de l’UE ou de l’OTAN n’ai relevé cet aspect. Cet évènement renforce la thèse de ceux qui accusent les États-Unis d’avoir utilisé le prétexte d’un soi-disant non respect du traité INF de la part des Russes pour développer leur propre missile. De plus, en sortant du traité unilatéralement, les États-Unis perdent un moyen de pression vis à vis de la Russie. La Chine qui n’a signé aucun traité en la matière est aussi la cible des États-Unis qui cherchent à maintenir leur suprématie stratégique en Eurasie, de Lisbonne à Pékin. La Chine refuse jusqu’à présent d’engager des négociations sur un nouveau traité plus large promu par les États-Unis qui pratiquent l’escalade comme moyen de pression.

En tant que puissance maritime inégalée dans le monde, le États-Unis sont pourtant déjà capables de tirer des missiles de moyenne portée sur les territoires Russe et Chinois à partir de l’espace maritime, alors que la Russie et la Chine, avant tout des puissances continentales ayant pour priorité la sécurité de leur environnement terrestre, ont jusqu’à présent développé moins de capacité maritimes. Comme les capacités maritimes (missiles embarqués à bord des navires de surface, des sous-marins ou des aéronefs) n’ont jamais été intégrés dans le traité INF qui porte sur les missiles sol-sol et sol air, une asymétrie a toujours existé en faveur des États-Unis.
Il faut aussi souligner que les environnements de sécurité des États-Unis et de la Russie ne sont pas comparables. La question de la position géographique des territoires des États-Unis et de la Russie est un élément central pour comprendre que l’on ne peut pas simplement raisonner en termes d’équivalence des armements. La Russie est entourée dans son environnement géographique proche de nombreux États dotés de capacité balistiques accrues.
Le territoire de la Russie est donc situé dans un environnement stratégique difficile au contact de puissances nucléaires comme la Chine et des zones de rivalités géopolitiques comme la Caucase, l’Asie centrale, l’Extrême Orient, tandis que les États-Unis ont pour voisins le Canada et le Mexique. La production par les États-Unis de nouveaux missiles en réponse au nom respect supposé des accords par les Russes et les déploiement de missiles chinois n’apporte ni un gain de sécurité aux États-Unis, entourés des Océans Pacifique et Atlantique, et n’a pas d’effet de dissuasion, ni sur la Russie, ni sur la Chine non plus qui doivent se positionner face à d’autres menaces provenant du continent eurasien. Cette décision fournit même une incitation de la part des Russes et des Chinois pour renforcer leur propre arsenal.
Après s’être retirés unilatéralement du Traité ABM en 2002, du traité INF en 2019, les États-Unis, ont aussi souligné que le renouvellement 2021 d’un traité de réduction des armes nucléaires, Start II (traité de réduction des armes stratégiques signé en 2012) ne serait pas automatiquement reconduit.

La Russie avait proposé avant le retrait américain un « moratoire sur le déploiement d’armes de portée intermédiaire », rejeté par l’OTAN. L’OTAN a pourtant affirmé ne pas vouloir se lancer dans une course aux armements et refuse jusqu’à présent la perspective d’installer de nouveau missiles sur le territoire européen.

Toutefois, cette posture étant par nature précaire face au risque d’escalade entre les États-Unis, la Russie et la Chine qui ferait des Européens les grands perdants d’une nouvelle course aux armements, l’idée d’une nouvelle architecture européenne de sécurité de Lisbonne à Vladivostok devient encore plus pertinente. En effet, seule une négociation d’envergure continentale incluant la Russie est susceptible de rétablir la confiance et maîtriser cette nouvelle course aux armements sur les missiles à portée intermédiaire qui n’a pas de sens pour les intérêts géopolitiques des nations européennes.

 

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