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Gouvernement espagnol socialiste et féminin

Le nouveau gouvernement espagnol, dirigé par le socialiste Pedro Sanchez, 46 ans, après la chute du conservateur Mariano Rajoy, a prêté jeudi 7 juin devant le roi Felipe VI. Avec onze femmes et six hommes, dont un astronaute au ministère des sciences, c’est l’exécutif le plus féminin que l’Espagne ait jamais connu.

C’est aussi le plus minoritaire depuis le rétablissement de la démocratie. Le Parti socialiste ne dispose que de 84 députés sur 350 et dépendra donc de la marge de manœuvre que voudront bien lui laisser le parti de gauche radicale Podemos, les nationalistes basques et les indépendantistes catalans, qui ont soutenu la motion de censure contre M. Rajoy.

Aux Affaires étrangères arrive un europhile enthousiaste, l’ex-président du Parlement européen Josep Borrell. Il avait déjà été ministre dans les gouvernements de Felipe González (1982-1996) et s’était engagé récemment contre le processus indépendantiste de sa région d’origine, la Catalogne.

Puigdemont: la ‘honte’ des prisonniers politiques en Europe

Un tribunal du Schleswig-Holstein a autorisé la remise en liberté de Carles Puigdemont moyennant le versement d’une caution de 75.000 euros. Il a estimé que le président catalan pouvait être extradé pour détournement de fonds publics mais pas pour “rébellion”.

A sa sortie de la prison de Neumünster, dans le nord de l’Allemagne, Carles Puigdemont a été applaudi par un groupe de personnes brandissant des drapeaux catalans.

Le président catalan ‘en exil’ a aussitôt demandé la levée par l’Espagne des poursuites engagées contre tous les dirigeants séparatistes et exhorté Madrid à entamer un dialogue.

Carles Puigdemont avait été arrêté en Allemagne sur la base d’un mandat d’arrêt européen émis par l’Espagne, où il est passible d’une peine pouvant aller jusqu’à 25 ans de prison pour avoir organisé le référendum d’autodétermination du 1er octobre dernier, illégal aux yeux de Madrid.

La consultation a débouché sur une proclamation unilatérale d’indépendance de la Catalogne le 27 octobre puis sur le placement de la région sous tutelle de Madrid. De nouvelles élections régionales en décembre ont redonné une courte majorité aux indépendantistes.

“J’appelle à la libération immédiate de tous mes collègues dans les prisons espagnoles”, a-t-il dit. “C’est une honte pour l’Europe d’avoir des prisonniers politiques. Le temps du dialogue est venu”, a ajouté le leader catalan.

La séance inaugurale de Parlement de Catalogne

Le président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a fixé vendredi au 17 janvier la séance inaugurale du Parlement de Catalogne. Il s’agira de la première étape vers la levée de la tutelle imposée à la région par Madrid après la proclamation unilatérale d’indépendance du 27 octobre dernier.

Une fois que le Parlement se sera réuni, les candidats à la présidence de la Généralité, l‘exécutif régional, se soumettront à un vote de confiance dans les dix jours qui suivent. Des semaines de négociations pourraient cependant être nécessaires avant de voir émerger un nouveau gouvernement catalan.

“Je souhaite que nous puissions être en mesure d’avoir le plus tôt possible un gouvernement catalan ouvert au dialogue et capable de s’adresser à tous les Catalans, et non à la moitié d’entre eux”, a déclaré Mariano Rajoy à l’occasion de ses traditionnels voeux de fin d‘année.

“La seule ombre qui plane sur notre économie est l‘instabilité engendrée par la situation politique en Catalogne”, a-t-il ajouté.

Avec 70 élus, les partis indépendantistes ont obtenu la majorité absolue des sièges au parlement local lors des législatives anticipées du 21 décembre.

 

Catalogne: “Liberté pour les prisonniers politiques!”

Des dizaines de milliers de partisans de l’indépendance de la Catalogne sont descendus samedi en fin d’après-midi dans les rues de Barcelone pour réclamer la libération de dirigeants séparatistes emprisonnés par les autorités espagnoles pour leur rôle dans le processus de sécession de la région.

Les manifestants, qui avaient des rubans jaunes accrochés au revers de leurs vestes en signe de soutien à l‘indépendance, ont défilé dans l‘avenue Marina, qui va du front de mer à la basilique de la Sagrada Familia, tandis que les organisateurs lisaient les noms des personnes emprisonnées.

Les deux grandes associations catalanes favorables à l’indépendance avaient appelé la population à participer à cette manifestation, sous le slogan “Liberté pour les prisonniers politiques!”

Les manifestants, qui avaient des rubans jaunes accrochés au revers de leurs vestes en signe de soutien à l‘indépendance, ont défilé dans l‘avenue Marina, qui va du front de mer à la basilique de la Sagrada Familia, tandis que les organisateurs lisaient les noms des personnes emprisonnées.

Les deux grandes associations catalanes favorables à l‘indépendance avaient appelé la population à participer à cette manifestation, sous le slogan “Liberté pour les prisonniers politiques!”

Huit ex-ministres du gouvernement régional et les chefs de file de ces deux grandes associations sont toujours en détention pour sédition.

Jeudi, le Tribunal suprême d‘Espagne a remis en liberté sous caution la présidente du parlement catalan, l‘indépendantiste Carme Forcadell, et quatre autres membres du parlement catalan. Un cinquième député a été libéré sans avoir à verser de caution.

Huit ex-ministres du gouvernement régional et les chefs de file de ces deux grandes associations sont toujours en détention pour sédition.

Le Tribunal suprême d’Espagne a remis en liberté sous caution la présidente du parlement catalan, l’indépendantiste Carme Forcadell, et quatre autres membres du parlement catalan. Un cinquième député a été libéré sans avoir à verser de caution.

Catalan forcadell reste en détention

Un magistrat du Tribunal suprême a ordonné jeudi à Madrid que la présidente du parlement catalan soit placée en liberté conditionnelle contre versement d’une caution de 150.000 euros, le temps que soit bouclée l’enquête sur son rôle dans le processus indépendantiste en Catalogne, a-t-on déclaré en fin de soirée de source proche du tribunal.

La présidente du parlement, Carme Forcadell, reste en détention provisoire tant qu’elle n’a pas versé la caution, ajoutait-on de même source.

Carme Forcadell et cinq autres membres du parlement catalan, accusés de sédition, rébellion et détournement de fonds publics, ont été entendus jeudi par le Tribunal suprême.

Quatre de ces cinq députés vont eux aussi recouvrer la liberté, contre versement d’une caution de 25.000 euros chacun, tandis qu’un cinquième sera libéré à certaines conditions, mais sans versement de caution, poursuivait-on de même source.

Le Tribunal suprême n‘a pas suivi la requête du procureur général d‘Espagne, qui, quelques heures plus tôt, avait demandé le placement en détention de Carme Forcadell et de trois des cinq députés entendus par le Tribunal suprême. Il avait préconisé la remise en liberté des deux autres députés, assortie de certaines conditions.

Sont actuellement en détention provisoire huit anciens membres du gouvernement catalan et les dirigeants des deux associations de masse indépendantistes, en l‘attente de leur procès pour leur rôle dans le processus indépendantiste.

Jeudi, la juge Carmen Lamela, de l’Audience nationale, a rejeté un appel présenté par leurs avocats pour qu’ils recouvrent la liberté, a déclaré un porte-parole du tribunal.

Lors de sa comparution devant le Tribunal suprême, Carme Forcadell, opposante déclarée à la mise sous tutelle de la Catalogne par Madrid, a dit jeudi que la déclaration d‘indépendance adoptée le 27 octobre n’était pas juridiquement contraignante, a-t-on déclaré de sources judiciaires à Madrid.

“Tous les accusés(…)ont dit soit qu’ils renonçaient à leurs activités politiques à l’avenir, soit, pour ceux qui continuent, qu’ils le feraient en renonçant à tout acte en dehors du cadre constitutionnel”, a déclaré le juge Pablo Llarena.

Puigdemont est libéré à Bruxelles

Le président déchu du gouvernement catalan Carles Puigdemont et ses quatre ex-ministres ont été placés sous mandat d’arrêt par le juge d’instruction, mais libérés sous conditions, a indiqué dimanche soir à minuit passé le Parquet de Bruxelles.

Leur remise en liberté est conditionnée à une interdiction de quitter le territoire belge sans l’accord du juge d’instruction, au fait de résider à une adresse fixe et à une obligation de se présenter personnellement à tous les actes de procédure ou à toutes convocations des autorités judiciaires et policières. Ces décisions ne sont pas susceptibles d’appel.

La prochaine étape de la procédure est la comparution des cinq personnes devant la chambre du conseil de Bruxelles dans un délai de 15 jours.

Les cinq personnes recherchées par l’Espagne se sont présentées d’elles-mêmes dimanche matin à la police judiciaire fédérale à Bruxelles et ont été privées de liberté à 09H17.

Ils ont été escortés au Portalis, rue des Quatre-bras, par la police. Le juge d’instruction a entendu les intéressées dans la journée. Sur base de ces auditions, il a rendu ses ordonnances dans le cadre des cinq mandats d’arrêt européens émis par l’Espagne.

Puigdemont est disposé pour l’élections de la Belgique

Le président d’autoproclamé Republique Catalan en exile Carles Puigdemont, s’est rendu dans les studios de la RTBF pour une interview exclusive sur la situation politique de l’Espagne et sur sa vision de l’avenir de la Catalogne.

Alors que le mandat d’arrêt européen n’a pas encore été décerné par les autorités espagnole, Carles Puigdemont dit vouloir se livrer « à la vraie justice (de Belgique), mais pas à la justice espagnole« . »Je n’ai pas fui, mais il est impossible de bien se préparer (pour ma défense) ». Le président catalan en exile assure être venu pour éviter une vague de violence: « Jamais la violence n’a été une option pour nous« .

Quant à sa présence sur le sol belge, il assure ne pas vouloir « belgianiser la politique catalane » et n’avoir pas encore rencontré des responsables belges. « Ce que l’on veut obtenir de l’Espagne, c’est la reconnaissance, le respect. »

La Suisse en contact avec Espagne et Catalogne

La Suisse a indiqué d’être en contact avec «les deux parties» en conflit en Espagne afin de trouver une résolution pacifique à la crise catalane, mais a assuré que les conditions pour une «facilitation» du dialogue ne sont pas réunies pour l’instant.

«La Suisse est en contact avec les deux parties mais les conditions pour une facilitation ne sont en ce moment pas réunies», a déclaré le Département fédéral des Affaires étrangères. «Une facilitation ne peut se faire que si les deux parties le demandent», indique-t-il. Un porte-parole du DFAE, Tilman Renz, n’a toutefois pas souhaité donner plus de précisions sur ces contacts.

Le référendum du 1er octobre en Catalogne a ouvert une crise politique majeure entre les séparatistes au pouvoir dans cette région de l’Espagne et le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy, alors qu’ils menacent de déclarer unilatéralement l’indépendance faute de dialogue.