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Le procureur a requis l’extradition de Puigdemont

Le procureur général de Schleswig n’a entendu aucun argument des avocats de Carles Puigdemont. Il a requis ce mardi matin l’extradition vers l’Espagne du président destitué de Catalogne, arrêté il a dix jours en entrant Allemagne.

Le parquet a aussi repris à son compte les accusations de «rébellion» et de «détournement de fonds» dont fait l’objet l’indépendantiste. Il les a jugées «recevables» en droit allemand. En attendant la décision du tribunal, qui doit intervenir au plus tard 60 jours après l’arrestation, le parquet a demandé le «maintien en détention» de Carles Puigdemont en raison «du risque de fuite», selon Le Figaro correspondent à Berlin. 

Le procès politique à Madrid contre les dirigeants catalanes

Le procureur de l’Etat espagnol a requis un mandat d’arrêt européen contre le president Carles Puigdemont et le placement en détention provisoire de huit des neuf dirigeants séparatistes entendus par une juge de l’Audience nationale, la Haute Cour de justice espagnole, à Madrid, où ils doivent répondre d’accusations de rébellion, sédition et détournement de fonds publics.

Il a demandé une mesure de libération sous caution de 50.000 euros pour le neuvième, Santi Vila, qui a démissionné de l‘exécutif régional de Catalogne avant le vote de la déclaration unilatérale d‘indépendance et milite depuis pour une solution négociée avec le gouvernement.

Comme annoncé, Carles Puigdemont, le président destitué de l’exécutif régional qui a gagné Bruxelles en début de semaine, n’a pas répondu à la convocation mais a fait savoir par son avocat belge qu’il se tenait prêt à témoigner depuis la Belgique.

Quatre autres conseillers de l‘exécutif destitué de Catalogne ne se sont pas présentés non plus devant la juge Carmen Lamela.

Le président du Tribunal suprême, Carlos Lesmes, avait estimé jeudi matin que Puigdemont fasse l‘objet d‘un mandat d‘arrêt européen s‘il refuse de se présenter devant les juges.

Le procureur de l‘Etat espagnol est également de cet avis et a demandé au juge de lancer ce mandat d‘arrêt européen contre l‘ancien président catalan.

Dans ce cas, il sera pratiquement impossible à Carles Puigdemont de se présenter aux élections régionales du 21 décembre.

La présidente du parlement régional, Carme Forcadell, et cinq autres députés qui siégeaient au bureau de l’assemblée catalane ont été entendus eux par le Tribunal suprême, qui a accepté leur demande de report de l’audition au 9 novembre, le temps qu‘ils puissent se préparer.

Rajoy cherche la suspension d’autonomie Catalan

Cette décision du président du gouvernement Mariano Rajoy intervient au lendemain d’un discours du chef de l’exécutif catalan, Carles Puigdemont, qui a déclaré symboliquement l’indépendance tout en gelant son processus de mise en oeuvre afin de laisser la porte ouverte au dialogue avec Madrid.

Si le président de la Generalitat confirme d’ici lundi 16 octobre 08h00 GMT qu’il a proclamé l’indépendance, il aura trois jours supplémentaires, jusqu’au jeudi 19 octobre 08h00 GMT, pour revenir sur sa décision, a annoncé Mariano Rajoy devant le Parlement.

Dans le cas contraire, le gouvernement espagnol invoquera l’article 155 de la Constitution, qui permet à Madrid de suspendre l’autonomie d’une région, a-t-il averti.

Des élections régionales seraient probablement convoquées dans la perspective d’un tel scénario.

Catalogne va déclarer l’indépendance suite à référendum

La Catalogne appliquera la loi référendaire votée début septembre par le Parlement catalan qui prévoit une déclaration d’indépendance en cas de référendum faisant ressortir une majorité de “oui”,  devait déclarer dimanche le chef de l’exécutif catalan Carles Puigdemont lors d’une émission de télévision.

La loi votée début septembre pour préparer le référendum du 1er octobre prévoit que le Parlement de Catalogne déclare l’indépendance de la région dans les 48 heures d’un vote “oui” proclamé par le bureau électoral.

“La déclaration d’indépendance, que nous n’appelons pas une déclaration ‘unilatérale’ d’indépendance, est prévue par la loi référendaire en application des résultats. Nous appliquerons ce que dit la loi”, devait déclarer Carles Puigdemont à TV3, selon des extraits diffusés sur le site internet de la chaîne de télévision catalane.

Le gouvernement autonome de Catalogne a publié vendredi soir les résultats définitifs du référendum de dimanche dernier qui avait été interdit par le Tribunal constitutionnel. Le “oui” à l’indépendance l’a emporté avec 90,18% des voix exprimées par les quelque 2,3 millions d’électeurs qui se sont déplacés malgré le déploiement des forces de police, soit une participation de 43% des inscrits.

La France « ne reconnaîtra » pas l’indépendance de la Catalogne

Si la Catalogne déclarait unilatéralement son indépendance mardi, la France ne la “reconnaîtrait pas”, a déclaré lundi la ministre des Affaires européennes, Nathalie Loiseau.

Le président de l’exécutif autonome catalan, Carles Puigdemont, qui doit prendre la parole mardi devant le Parlement régional, pourrait proclamer l’indépendance de la Catalogne en s’appuyant sur les résultats du référendum du 1er octobre où le “oui” l’a largement emporté malgré un faible taux de participation.

“S’il devait y avoir une déclaration d’indépendance, elle serait unilatérale, elle ne serait pas reconnue”, a déclaré Nathalie Loiseau sur CNEWS.

“On ne peut pas résumer la Catalogne à la consultation que les indépendantistes (ont) organisée”, a-t-elle ajouté.

Le gouvernement autonome de Catalogne a publié vendredi soir les résultats définitifs de cette consultation qui avait été interdite par le Tribunal constitutionnel.

Le “oui” à l’indépendance l’a emporté avec 90,18% des voix de quelque 2,3 millions d’électeurs malgré le déploiement des forces de police, soit une participation de 43% des inscrits.

Le Roi Felipe accuse les Catalans

Une prise de parole exceptionnelle pour le garant de l’unité de l’Espagne. Dans un discours d’une rare fermeté, le roi Felipe VI a accusé mardi 3 octobre les dirigeants indépendantistes de la Catalogne de menacer la stabilité de L’Espagne.

 L’épreuve de force entre le gouvernement central et les dirigeants catalans, qui menacent de déclarer l’indépendance, a plongé l’Espagne dans sa crise la plus grave depuis le retour de la démocratie en 1977.
Dans une charge aussi rare que cinglante, Felipe VI a accusé les dirigeants catalans de s’être placés « en marge du droit et de la démocratie » en organisant le référendum de dimanche #CatalanReferendum.

Espagne en « réflection à l’avenir »

Le chef de l’exécutif catalan a ouvert la voie dimanche #1Oct à une proclamation d’indépendance, au soir du référendum d’autodétermination interdit par Madrid, par lequel 90% des votants se sont prononcés pour une sécession.

Malgré la mobilisation de la police espagnole, qui a tout fait pour empêcher la tenue du scrutin déclaré inconstitutionnel par Madrid, le gouvernement régional revendique la participation de 2,26 millions de personnes, soit environ 42% des électeurs catalans.

Près de 850 personnes ont été blessées par les forces de l’ordre, qui ont fait usage de matraques et de balles en caoutchouc pour s’opposer à la tenue du scrutin, selon le bilan communiqué par le gouvernement régional.

“En ce jour d’espoir et de souffrances, les citoyens catalans ont gagné le droit d’avoir un Etat indépendant sous la forme d’une république”, a déclaré Carles Puigdemont, président du gouvernement régional, lors d’une allocution télévisée.

“Mon gouvernement va, dans les jours qui viennent, transmettre les résultats du scrutin de ce jour au Parlement, garant de la souveraineté de notre peuple, afin qu’il puisse agir conformément à la loi référendaire”, a-t-il ajouté.

Aucun référendum d’autodétermination n’a eu lieu aujourd’hui en Catalogne, a quant à lui affirmé dans la soirée le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, qui a remercié la police, malgré les heurts, et a souhaité réunir tous les partis politiques “pour réfléchir à l’avenir”.