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La crise Catalane s’aggrave

Le président du gouvernement autonome de Catalogne, Carles Puigdemont, à l‘expiration jeudi matin, 19 octobre, de l’ultimatum lancé par Madrid, n’a pas apporté de clarification sur le point de savoir s’il avait ou non proclamé l‘indépendance.

Il a ajouté que le Parlement régional pourrait voter une déclaration formelle d’indépendance si aucun dialogue ne s’engage avec le gouvernement central.

A Madrid, un porte-parole du gouvernement a annoncé qu‘une déclaration officielle serait faite vers 10h30 (08h30 GMT).

Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, avait donné jusqu’à ce jeudi matin 10h00 aux autorités catalanes pour renoncer clairement à une proclamation unilatérale d‘indépendance.

Passé ce délai, Madrid pourrait suspendre l’autonomie de la région en application de l’article 155 de la Constitution de 1978.

La Suisse en contact avec Espagne et Catalogne

La Suisse a indiqué d’être en contact avec «les deux parties» en conflit en Espagne afin de trouver une résolution pacifique à la crise catalane, mais a assuré que les conditions pour une «facilitation» du dialogue ne sont pas réunies pour l’instant.

«La Suisse est en contact avec les deux parties mais les conditions pour une facilitation ne sont en ce moment pas réunies», a déclaré le Département fédéral des Affaires étrangères. «Une facilitation ne peut se faire que si les deux parties le demandent», indique-t-il. Un porte-parole du DFAE, Tilman Renz, n’a toutefois pas souhaité donner plus de précisions sur ces contacts.

Le référendum du 1er octobre en Catalogne a ouvert une crise politique majeure entre les séparatistes au pouvoir dans cette région de l’Espagne et le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy, alors qu’ils menacent de déclarer unilatéralement l’indépendance faute de dialogue.

Espagne en « réflection à l’avenir »

Le chef de l’exécutif catalan a ouvert la voie dimanche #1Oct à une proclamation d’indépendance, au soir du référendum d’autodétermination interdit par Madrid, par lequel 90% des votants se sont prononcés pour une sécession.

Malgré la mobilisation de la police espagnole, qui a tout fait pour empêcher la tenue du scrutin déclaré inconstitutionnel par Madrid, le gouvernement régional revendique la participation de 2,26 millions de personnes, soit environ 42% des électeurs catalans.

Près de 850 personnes ont été blessées par les forces de l’ordre, qui ont fait usage de matraques et de balles en caoutchouc pour s’opposer à la tenue du scrutin, selon le bilan communiqué par le gouvernement régional.

“En ce jour d’espoir et de souffrances, les citoyens catalans ont gagné le droit d’avoir un Etat indépendant sous la forme d’une république”, a déclaré Carles Puigdemont, président du gouvernement régional, lors d’une allocution télévisée.

“Mon gouvernement va, dans les jours qui viennent, transmettre les résultats du scrutin de ce jour au Parlement, garant de la souveraineté de notre peuple, afin qu’il puisse agir conformément à la loi référendaire”, a-t-il ajouté.

Aucun référendum d’autodétermination n’a eu lieu aujourd’hui en Catalogne, a quant à lui affirmé dans la soirée le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, qui a remercié la police, malgré les heurts, et a souhaité réunir tous les partis politiques “pour réfléchir à l’avenir”.

La « violence injustifiée » contre les Catalans

Les Catalans ont malgré les difficultés et des heurts avec la police participé dimanche, 1.10.2017, à un référendum de l’indépendance  de la région organisé en défi aux autorités espagnoles, fermement résolues à en empêcher la tenue.

Selon les services d’urgence catalans, 38 personnes ont été blessées, la plupart légèrement, après que la police espagnole a chargé des manifestants qui protestaient contre la fermeture d’un bureau de vote à Barcelone et tiré des balles en caoutchouc.

Le président de la Généralité, le gouvernement régional catalan, Carles Puigdemont, a accusé les autorités de Madrid de recourir à une “violence injustifiée” et de donner à l’étranger une “image épouvantable de l‘Espagne”.

“La violence injustifiée, disproportionnée et irresponsable de l’Etat espagnol n’a pas seulement échoué à décourager les Catalans de voter, elle a aussi contribué à lever tous les doutes qui se posaient aujourd‘hui”, a-t-il déclaré à des journalistes.

Bien que Madrid ait décrété le référendum illégal, de longues files d‘attente s’étaient formées avant l‘aube dans toute la Catalogne devant des écoles et autres lieux destinés à servir de bureau de vote.

Dans certains endroits, les organisateurs avaient au dernier moment amené des urnes dans de grands sacs en plastique. Les autorités ont conseillé aux électeurs d‘imprimer eux-mêmes chez eux leur bulletin de vote.

En cas de fermeture par la police de leur bureau de vote, les gens pouvaient voter n’importe où ailleurs, l’exécutif régional disposant de ce qu’il appelle “un recensement universel”.

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